<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>ATTAC 92</title>
	<link>https://92.site.attac.org/</link>
	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://92.site.attac.org/spip.php?id_rubrique=13&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>ATTAC 92</title>
		<url>https://92.site.attac.org/local/cache-vignettes/L144xH264/siteon0-3713d.png?1767607396</url>
		<link>https://92.site.attac.org/</link>
		<height>264</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>LE SERVICE PUBLIC : DEFINITION ET EVOLUTIONS</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article9</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article9</guid>
		<dc:date>2002-04-27T19:26:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Lecourieux</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Service public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le concept de &#034; service public &#034; recouvre en France deux &#233;l&#233;ments bien distincts : d'une part les missions de service public et d'autre part les entreprises publiques g&#233;rant certains services publics. Cette situation originale de confusion des missions et des moyens de r&#233;alisation provient de l'histoire de notre pays et notamment des r&#233;formes issues des nationalisation de 1946. &lt;br class='autobr' /&gt;
A) Les missions de service public : &lt;br class='autobr' /&gt;
Les missions de service public sont cr&#233;&#233;es par des actes politiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Services publics&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Service public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le concept de &#034; service public &#034; recouvre en France deux &#233;l&#233;ments bien distincts : d'une part les missions de service public et d'autre part les entreprises publiques g&#233;rant certains services publics. Cette situation originale de confusion des missions et des moyens de r&#233;alisation provient de l'histoire de notre pays et notamment des r&#233;formes issues des nationalisation de 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A) Les missions de service public :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions de service public sont cr&#233;&#233;es par des actes politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service public n'existe pas par nature, il &#233;mane de la volont&#233; politique. En effet, c'est l'autorit&#233; publique (nationale ou locale) qui d&#233;finie la mission de base r&#233;pondant &#224; un besoin d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qu'elle a pour tache d'identifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les besoins de service public &#233;manent :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; soit de droits fondateurs (constitution, droits de l'homme, droits de l'enfants),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; soit de l'int&#233;r&#234;t collectif ou de l'utilit&#233; sociale,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; soit de la couverture de besoins vitaux,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; soit d'int&#233;r&#234;ts nationaux (am&#233;nagements du territoire)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; soit enfin de la gestion d'un patrimoine collectif (ex. : mus&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On notera que la constitution impose &#224; l'Etat, donc aux services qu'il cr&#233;e, des devoirs de solidarit&#233;, d'&#233;galit&#233; et de justice socialepublique s'installe sur des secteurs non couvert par les . Le plus souvent, la mission de service syst&#232;mes marchands concurrentiels. En effet, les missions de service publique r&#233;pondent &#224; des besoins structurants de la soci&#233;t&#233; n&#233;cessitant un investissement de long terme peu compatible avec les normes de rentabilit&#233; &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions de services public sont issues d'actes l&#233;gislatifs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actes l&#233;gislatifs (loi nationale, arr&#234;t&#233;s municipale&#8230;) d&#233;finissent non seulement l'objet de la mission mais aussi le cadre de sa r&#233;alisation (cahier des charges).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions de service publique s'exercent traditionnellement hors concurrence sur un champ de &#034; client captif &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela qui permet d'assurer le financement du service et sa gestion. C'est la notion d'&#233;quilibre des concessions publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contre-partie de la &#034; captivit&#233; &#034;, le client se transforme en usagers en gagnant des droits inali&#233;nables d&#233;finis par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La naissance et la r&#233;gulation de ce secteur non concurrentiel &#224; donc donn&#233; naissance &#224; la juridiction administrative diff&#233;rente du droit commercial et priv&#233;. L'ensemble des services publics est soumis au droit administratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions de service public ont pour particularit&#233; un transfert de rentabilit&#233; vers les usagers b&#233;n&#233;ficiants des services &#224; des fins &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rentabilit&#233; de l'investissement collectif ne doit donc pas &#234;tre recherch&#233; &#224; l'int&#233;rieur du syst&#232;me mais plus globalement sur l'ensemble de l'activit&#233; &#233;conomique (ex : l'&#233;ducation nationale permet une &#233;conomie de formation aux entreprises).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions de service public doivent &#234;tre mise en &#339;uvre en respectant trois principes fondateurs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) la continuit&#233; (assurance du service 24h/24h &#8211; 365 jours par an, d&#233;ploiement g&#233;ographique&#8230;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) l'&#233;galit&#233; (&#233;galit&#233; d'acc&#232;s et de traitement, non discrimination, &#224; chacun selon ses besoins&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) la mutabilit&#233; (adaptabilit&#233; &#224; l'&#233;volution des besoins des populations, de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et des d&#233;fis technologiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S 'y ajoute, depuis peu, les principes de transparence et de concertation. Ces nouveaux principes sont issues d'une part de la volont&#233; de briser la corruption qui parasitait de nombreux secteurs, et d'autre part de la prise en compte de la d&#233;mocratie locale (associations, collectivit&#233;s territoriales&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B) La gestion des services publics :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois la mission d&#233;finies, plusieurs possibilit&#233; s'offre aux pouvoirs publics : soit r&#233;aliser les missions lui m&#234;me, soit les d&#233;l&#233;guer &#224; un tiers (priv&#233; ou public) par un contrat administratif. Il existe plusieurs types de d&#233;l&#233;gation : concession, affermage, g&#233;rance, r&#233;gie int&#233;ress&#233;e ou contrat mixte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comp&#233;tences r&#233;galiennes de l'Etat (justice, police, arm&#233;e&#8230;) ne sont pas d&#233;l&#233;guables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre la composition actuelle du droit fran&#231;ais, il faut se rappeler que les premi&#232;res missions de service public n&#233;es au XIX si&#232;cle &#233;tait le plus souvent assur&#233; par des personnes priv&#233;es sous le r&#233;gime de la concession. Ce syst&#232;me de d&#233;l&#233;gation n'est que l'&#233;volution des &#034; charges royales &#034; de l'ancien r&#233;gime qui &#233;taient misent aux ench&#232;res afin de remplir le Tr&#233;sor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sp&#233;cificit&#233; fran&#231;aise est essentiellement imputable aux lois de nationalisation d'apr&#232;s guerre dans un contexte politique et social favorable aux &#034; entreprises collectives nationales &#034;. Vont alors na&#238;tre les administrations actuelles ainsi que les grandes entreprises nationales de service public comme EDF, PTT...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La constitution des monopoles nationaux (ou r&#233;gionaux, communaux, d&#233;partementaux) verticalement int&#233;gr&#233;s (de la production &#224; la distribution) r&#233;pondait &#224; une logique &#233;conomique (on parle de monopoles naturels) li&#233;e &#224; la recherche de la meilleur efficience &#233;conomique (&#233;conomies d'&#233;chelles) mais aussi &#224; la nature des service dits de &#034; r&#233;seaux &#034;. Enfin, le monopole r&#233;pondait &#224; la n&#233;cessaire &#233;galit&#233; des clients captifs gr&#226;ce, par exemple, &#224; la p&#233;r&#233;quation tarifaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait de l'investissement &#233;norme &#224; r&#233;aliser dans une p&#233;riode de reconstruction, l'Etat, garant de la solidarit&#233; nationale, est naturellement devenu propri&#233;taire et financeur des nouvelles soci&#233;t&#233;s de service public( au nom de la socialisation des investissements collectifs). C'est une p&#233;riode o&#249; la charge cr&#233;e la ressource.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 60, certains services publics &#224; caract&#232;re industriel et commercial se trouvent confront&#233;s &#224; des surproductions qu'il faut valoriser (&#224; la demande de l'Etat ?). C'est le d&#233;but de l'intrusion du &#034; commercial &#034; dans les services publics. Peu &#224; peu , s'engage un mouvement de d&#233;l&#233;gation vers le priv&#233; au nom de l'efficience &#233;conomique et de la r&#233;duction des d&#233;penses publiques. L'offensive n&#233;o-lib&#233;rale trouvera un terreau fertile pour s'implanter et d'abord au niveau des collectivit&#233;s locales (la d&#233;centralisation et son transfert de budget rendait le secteur attractif d'autant que le financement des activit&#233;s politiques n'&#233;tait pas r&#233;glement&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce glissement a d'autres r&#233;percussion avec un retour vers le droit commercial au d&#233;triment des juridictions administratives. En clair, la d&#233;cision politique a moins en moins de prise sur l'ex&#233;cution de la mission de service public con&#231;u comme un acte avant tout commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, plusieurs syst&#232;mes coexistent : Il n'y &#224; pas un service public mais DES services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau suivant bien que non exhaustif permet d'appr&#233;cier les diff&#233;rences d'organisation des services publics :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C) Evolution r&#233;cente :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;volutions r&#233;centes des services publics proviennent de la conjonction de trois ph&#233;nom&#232;nes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'int&#233;gration europ&#233;enne,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la crise de surproduction globale,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mutation technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;ponses donn&#233;es par l'U.E &#224; ces probl&#232;mes &#233;conomiques sont issues de la logique libre &#233;changiste qui &#233;tait au c&#339;ur de la formation du march&#233; commun. Le n&#233;o-lib&#233;ralisme d&#233;velopp&#233;e par la commission a contribu&#233; &#224; introduire de plus en plus des crit&#232;res commerciaux de concurrence dans les syst&#232;mes de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, aux notions de base fran&#231;aises se sont rajout&#233;es : le principe de s&#233;curit&#233;, de qualit&#233;, de r&#233;gularit&#233; et co&#251;t (prix) qui constitue le corpus de &#034; l'efficience &#233;conomique &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission europ&#233;enne ne reconna&#238;t pour l'instant que les missions d'int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques g&#233;n&#233;ral garante de la coh&#233;sion &#233;conomique et social de l'Union. Ces missions devant s'effectuer sous un contr&#244;le (public ou priv&#233;), dans la transparence (communication ?) et de fa&#231;on non discriminatoire. Enfin l'Union reconna&#238;t aux &#233;tats membres le droit &#224; des politiques nationales de services publics mais uniquement sur la programmation &#224; long terme et la mutualisation des financements des activit&#233;s non rentables, le reste devant &#234;tre l'affaire des march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate aussi un d&#233;rive de notions de base comme :&lt;br class='autobr' /&gt;
a) la justice sociale est remplac&#233;e par la &#034; coh&#233;sion sociale &#034; ce qui remplace la notion de justice (Etat de droit) par une coh&#233;sion laissant place aux in&#233;galit&#233;s sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
b) la solidarit&#233; est renvoy&#233; &#224; un &#034; service universel &#034; visant les groupes sociaux d&#233;favoris&#233;es ce qui constitue une sectorisation de la solidarit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
c) Egalit&#233; se transforme en &#233;quit&#233; : de chacun selon ses besoins vers chacun selon ses moyens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de &#034; co&#251;ts &#034; et donc de &#034; prix &#034;, devenant primordiale dans les march&#233;s lib&#233;ralis&#233;s, la commission europ&#233;enne demande la s&#233;paration des comptes entre les activit&#233;s rentables et les missions relevant de la solidarit&#233; nationale afin de &#034; prot&#233;ger &#034; les clients captifs d'&#233;ventuels transfert de charge de secteurs d&#233;ficitaires vers les secteurs captifs. Cette s&#233;paration l&#233;gitime, si l'on n'y prend garde, pr&#233;figure une coupure plus radicale pr&#244;n&#233; par les lib&#233;raux conduisant &#224; privatiser les secteurs rentables tout en reportant sur l'imp&#244;t le co&#251;ts de la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les droits attach&#233;s au &#034; statut &#034; d'usagers se transforment de plus en plus en clauses de contrat commercial dont la France a d&#233;couvert l'arbitraire et les abus avec le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous assistons donc &#224; une re-d&#233;finition compl&#232;te de la notion de service public sous l'impulsion d'institutions internationales comme l'OMC (n&#233;gociations des AGCS), de la Commission Europ&#233;enne (directive), du FMI (Plan d'Ajustement Structurel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions de service public &#233;tant largement rattach&#233;es &#224; des droits fondamentaux exprimant les valeurs de &#034; base &#034; de la soci&#233;t&#233;, le travail linguistique et id&#233;ologique actuellement r&#233;alis&#233; sur le contenu et la gestion des service public n'est pas anodin. Ce travail de r&#233;forme touche aux fondements de la citoyennet&#233; et de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#034; modernisation &#034; du concept de service public est au c&#339;ur d'une nouvelle formulation des droits humains sur des bases mercantiles et concurrentielles favorables aux &#034; milieux des affaires &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES IDEES FORTES :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) Le service public &#233;mane de la volont&#233; politique fond&#233;e sur le droit fondateur (constitution et droits de l'homme notamment).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) Le droit administratif d&#233;fini le cadre juridique du service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) Le service public doit respecter les principes de :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Continuit&#233;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Egalit&#233;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mutabilit&#233;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Transparence
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Concertation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d) L'usager (client captif) poss&#232;de des droits ancr&#233;s dans la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e) Il n'y a pas UN type service public mais DES services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTIONS FONDATRICES DU SYSTEME PUBLIC : Evolution vers le mod&#232;le europ&#233;en !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Archa&#239;sme&#034; &#034;Modernit&#233;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) &#034;Contre les privatisations, une &#233;conomie plurielle&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
* B. Cassen Monde diplomatique mai 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) &#034;Le service public en question&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
* CFDT chimie-&#233;nergie Initiatives syndicales n&#176;4 - 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) &#034;Pour une nouvelle politique &#233;nerg&#233;tique&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
* CFDT chimie-&#233;nergie Initiatives syndicales n&#176;9 - 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) &#034; les services publiques &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
* ATTAC ATTAC.org/sommet social&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) &#034; Alerte g&#233;n&#233;rale &#224; la Capture des Services publics &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
CCC-OMC CCC-OMC avril 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) &#034; Les modes de d&#233;volution contractuelle du service public &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
P. Manojlovic Internet : servicepublic.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7) &#034; Institutions publiques et soci&#233;t&#233; civile &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
S. George Internet : stars.coe.fr - 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8) &#034; Conclusions du conseil europ&#233;en de l'&#233;nergie &#8211; Bruxelles 2000 &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
* Actualit&#233; &#233;lectrique europ&#233;enne n&#176; 541 &#8211; juin 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9) &#034; Loi n&#176; 200-108 du 10 f&#233;vrier 2000 relative &#224; la modernisation et au d&#233;veloppement du service public de l'&#233;lectricit&#233; &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
assembl&#233;enationale.gouv.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10) &#034; Directive 96/92/CE concernant les r&#232;gles communes pour le march&#233; int&#233;rieur de l'&#233;lectricit&#233; &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
document Internet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11) &#034; Vers la futur organisation &#233;lectrique fran&#231;aise&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Minist&#232;re de l'Economie - 1998&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12) &#034; Livre blanc du gouvernement sur la transposition de la directive europ&#233;enne 96/92 &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
document Internet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13) &#034; Communication de la commission au conseil et au parlement europ&#233;en : les progr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;cents dans la r&#233;alisation du march&#233; int&#233;rieur de l'&#233;lectricit&#233; &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
* Actualit&#233; &#233;lectrique europ&#233;enne n&#176; 539 c &#8211; mai 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14) &#034; R&#232;gles d'ouverture de march&#233; et potentialit&#233;s de d&#233;stabilisation d'une industrie &#233;lectrique&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;gr&#233;e en &#233;conomie ouverte &#8211; sc&#233;narios d'&#233;volution de l'industrie &#233;lectrique fran&#231;aise &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
* D. Finon cahier de recherches n&#176; 17 de l'IEPE - 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15) &#034; El&#233;ments d'environnement concernant l'&#233;volution du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
SYNDEX rapport au CCE-CNR - juin 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16) &#034; service public et secteur de l'&#233;nergie : probl&#233;matiques, enjeux et politiques &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Revue de l'&#233;nergie &#8211; mars 1997&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Proposition de r&#233;solution sur la mondialisation pour l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale d'Attac des 3 et 4 novembre 2001 &#224; Tours</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article14</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article14</guid>
		<dc:date>2001-08-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject>Lib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans certains champs, d&#233;passer l'analyse critique et la r&#233;sistance, et contribuer, avec les partis, syndicats et associations, &#224; verser au d&#233;bat d&#233;mocratique des esquisses, des pistes, des grandes orientations ou des propositions, de court, moyen et long termes, pour &#034; cet autre monde possible &#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;velopper, pour ce faire, au sein d'Attac, les conditions (r&#232;gles, moyens et pratiques) qui assurent l'&#233;quilibre entre l'opportunit&#233; politique, l'efficacit&#233; et le d&#233;bat d&#233;mocratique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le document...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique26" rel="directory"&gt;Propositions relatives &#224; la mondialisation&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Lib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans certains champs, d&#233;passer l'analyse critique et la r&#233;sistance, et contribuer, avec les partis, syndicats et associations, &#224; verser au d&#233;bat d&#233;mocratique des esquisses, des pistes, des grandes orientations ou des propositions, de court, moyen et long termes, pour &#034; cet autre monde possible &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;velopper, pour ce faire, au sein d'Attac, les conditions (r&#232;gles, moyens et pratiques) qui assurent l'&#233;quilibre entre l'opportunit&#233; politique, l'efficacit&#233; et le d&#233;bat d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document ci-dessous est une contribution &#224; cette proposition de r&#233;solution. Cette r&#233;solution s'inscrit, notamment mais pas exclusivement, dans le cadre du Grand &#233;v&#233;nement d'Attac du 19 janvier 2002 et de Porto Alegre II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une nouvelle &#034; Grande Transformation &#034; contre l'absolutisme du march&#233; : enjeux, objectifs, pistes et propositions - Le 27 juillet 2001&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document r&#233;sulte d'un travail dont le point de d&#233;part est l'OMC et l'AGCS. Par n&#233;cessit&#233;, les services repr&#233;sentant, par exemple en France, 63% du PIB, il va au-del&#224; de ce champ et traite de la mondialisation actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son objectif est de d&#233;passer l'analyse critique et la r&#233;sistance, et de contribuer, avec beaucoup d'autres, &#224; mettre au d&#233;bat d&#233;mocratique des pistes et des propositions, de court, moyen et long termes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document s'articule sch&#233;matiquement autour des trois dimensions suivantes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une dimension logique &#233;conomique et sociale : les logiques du march&#233; pur (accumulation du capital), du march&#233; r&#233;gul&#233;, du march&#233; fortement r&#233;gul&#233; et enfin la logique de la satisfaction de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une dimension d'articulation entre les pouvoirs : les pouvoirs politique, juridique, &#233;conomique et social (et l'arri&#232;re plan : concepts, instruments, rapport de forces, propositions),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une dimension g&#233;ographique : du local au mondial ; l'accent est mis, pour simplifier, sur les dimensions suivantes : l'Etat-nation, la r&#233;gion (la r&#233;gion est d&#233;finie, ici, comme un ensemble d'Etats-nations) et le monde (monde entier ou large ensemble d'Etats &#8211; exemple : les cent quarante et un Etats membres de l'OMC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'essentielle, la d&#233;clinaison sectorielle (grandes cat&#233;gories de biens et services) est abord&#233;e, mais pas r&#233;ellement trait&#233;e ici : appareil de l'Etat, sant&#233; et protection sociale, &#233;ducation, agriculture, culture, &#233;nergie, environnement, finance, transports, services professionnels, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document de six pages tire notamment parti de pratiques et de publications, et tient compte des commentaires, critiques et suggestions de nombreux militants. Il s'agit d'une introduction, d'une esquisse qui appelle un d&#233;bat et un approfondissement d&#233;j&#224; largement entam&#233;s. Attac peut et doit y tenir sa place, avec les partis politiques, syndicats et associations qui poursuivent des buts voisins. Vos commentaires, critiques et suggestions sont les bienvenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Lecourieux Attac92 01 47 81 81 67 ou alain.lecourieux@wanadoo.fr - Il s'agit ici de la version du 27 juillet 2001.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. - Le monde n'est-il qu'une marchandise ? Mis&#232;re immense et prosp&#233;rit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent sont-elles l'alpha et l'om&#233;ga de ce monde-marchandise ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I.1 Objectifs :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rompre la logique d'extension, sans limites, du march&#233; : extensions g&#233;ographiques et sectorielles, marchandisation d'activit&#233;s et d'exp&#233;riences auparavant situ&#233;es hors du march&#233; (le consommateur est consid&#233;r&#233; comme une source d'investissement entre sa conception, sa mort et au-del&#224; ; &#034; nouvel esprit du capitalisme &#034; : l'abonnement aux r&#233;seaux renforce le pouvoir des propri&#233;taires et exclut les non connect&#233;s
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; substituer &#224; la logique du march&#233; pur (accumulation du capital) trois logiques correspondant &#224; trois cat&#233;gories de biens et de services :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a. la satisfaction de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral (cette logique est fondamentalement diff&#233;rente de celle du march&#233; ; cf. : dans la colonne &#034; Pistes et propositions &#034;, ce qui concerne les nouveaux indicateurs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b. le march&#233; fortement r&#233;gul&#233; (la r&#233;gulation inclut la soumission aux droits fondamentaux &#8211; nationaux, r&#233;gionaux ou internationaux &#8211; cf. II, ainsi qu'une r&#233;gulation sp&#233;cifique qui tient compte de la nature des biens et services)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c. le march&#233; r&#233;gul&#233; : la r&#233;gulation traduit ici la subordination du droit des affaires &#224; des droits fondamentaux &#8211; nationaux, r&#233;gionaux ou internationaux, ainsi que les r&#233;gulations qui r&#233;sultent du mouvement social (cf. II)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I.2 Pistes et propositions :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; distinguer, par exemple, trois cat&#233;gories de biens et de services : &lt;br /&gt;&#8212; les biens et services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qui s'adressent aux citoyens (qui incluent les biens communs ou publics de l'humanit&#233;) (besoins fondamentaux)
&lt;br /&gt;&#8212; les biens et services strat&#233;giques qui s'adressent &#224; la fois aux consommateurs et aux citoyens (besoins interm&#233;diaires ayant une utilit&#233; sociale affirm&#233;e)
&lt;br /&gt;&#8212; les biens et services qui s'adressent aux consommateurs stricto sensu et aux entreprises (d&#233;sirs individuels)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;velopper et mettre en place, pour la logique a et la cat&#233;gorie 1, de nouveaux indicateurs mesurant l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et se substituant &#224; l'accumulation du capital, disqualifi&#233;e pour les biens et services &#034; a-1 &#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; faire r&#233;sulter cette cat&#233;gorisation d'un choix d&#233;mocratique : les fronti&#232;res entre cat&#233;gories sont donc variables dans l'espace et le temps ; il s'agit ici de faire pr&#233;valoir les pr&#233;f&#233;rences collectives
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; abroger, ren&#233;gocier, n&#233;gocier les trait&#233;s internationaux &#224; partir des trois logiques et cat&#233;gories (a-1, b-2, c-3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I.3 Observations :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; par exemple, &#034; a-1 &#034; : justice, prisons, arm&#233;e, police, finances de l'Etat, culture, sant&#233;, m&#233;dicaments de base, agriculture, protection sociale et retraites, &#233;ducation, logement social, recherche publique, eau, air, d&#233;chets, &#034; vivant &#034;, etc.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; par exemple, &#034; b-2 &#034; : infrastructures de long terme, biens et services strat&#233;giques (transports en commun, &#233;nergie, finance, etc.)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'AGCS doit &#234;tre abrog&#233; et ren&#233;goci&#233; sur un champ limit&#233; de services (c-3, voire b-2) ; d'autres trait&#233;s doivent &#234;tre abrog&#233;s, ren&#233;goci&#233;s ou n&#233;goci&#233;s
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le concept d'&#233;change &#233;quitable est central, pour &#233;viter le dumping &#233;thique, sanitaire, social, fiscal, environnemental, mon&#233;taire, etc., mais c'est, comme la d&#233;mocratie, une utopie hautement d&#233;sirable
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la r&#233;gulation indispensable du march&#233; trouve rapidement ses limites dans la profusion bureaucratique des textes et des contr&#244;les, et les capacit&#233;s de contournement du capitalisme ; d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'inscrire les biens et services a-1 dans une logique en rupture avec le march&#233;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; biens communs et publics de l'humanit&#233; ; par exemple : eau, savoirs et d&#233;couvertes, information, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II - La finance mondialis&#233;e doit-elle continuer &#224; imposer sa dictature ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II.1 Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rompre avec la financiarisation de la soci&#233;t&#233;, de la politique, de l'&#233;conomie, du &#034; social &#034;, etc.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; proposer une r&#233;gulation forte de la finance en la ramenant &#224; son r&#244;le l&#233;gitime dans l'&#233;conomie r&#233;elle
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;criminaliser les march&#233;s, r&#233;duire l'instabilit&#233; et la sp&#233;culation, et faire financer la &#034; maintenance &#034; du syst&#232;me financier mondial par ceux qui le menacent ou le sapent (sp&#233;culation r&#233;siduelle, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II.2 Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; il s'agit l&#224; de propositions qui, au total, dessinent une nouvelle architecture financi&#232;re, au service de l'homme, dans les diff&#233;rentes zones g&#233;ographiques pertinentes (cf. les propositions d'Attac, d'autres organisations et de contre-experts)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II.3 Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la financiarisation a des cons&#233;quences multiples n&#233;fastes sur la politique des gouvernements : taux d'int&#233;r&#234;t, emprunts, actions, obligations, taux de change, co&#251;t du cr&#233;dit et de l'endettement de l'Etat, des entreprises et des particuliers, politiques fiscale et budg&#233;taire, fraude, blanchiment &#8230; et politique sociale
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; voir propositions du Conseil scientifique d'Attac sur les Institutions financi&#232;res internationales (IFI) d'ao&#251;t 2001&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III - Le droit des affaires doit-il r&#233;gner en ma&#238;tre sur les autres droits ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III.1 - Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; subordonner le droit des affaires aux droits fondamentaux (droits de l'homme, droits des femmes et des enfants (premi&#232;res victimes de la mondialisation), droits &#233;thiques, droits &#224; la s&#233;curit&#233;, droits &#224; la sant&#233;, droits sociaux et environnementaux et principe de pr&#233;caution) ; il s'agit de mettre en place, au plan juridique, une hi&#233;rarchie entre les valeurs et les moyens de la faire respecter (domaine de la loi) ; cette hi&#233;rarchie de valeurs doit &#234;tre int&#233;gr&#233;e dans les trait&#233;s internationaux (domaine du contrat)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#224; partir de cette subordination, refonder les institutions internationales, pour certaines h&#233;rit&#233;es des accords de Bretton Woods de 1944, et en assurer la l&#233;gitimit&#233; politique et le fonctionnement d&#233;mocratique ; cela revient &#224; construire le cadre institutionnel de &#034; l'autre monde &#034;, celui de demain, sur deux piliers : la d&#233;mocratie repr&#233;sentative et la d&#233;mocratie participative, en assurant le pouvoir l&#233;gitime des pays du Sud (pas un &#034; conseil de r&#233;gence, &#224; la G8 &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III.2 &#8211; Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cr&#233;er, consolider, hi&#233;rarchiser les droits fondamentaux au plan international (pouvoir l&#233;gislatif intergouvernemental)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cr&#233;er un ensemble d'institutions internationales (nouvelle architecture) qui soutiennent les valeurs et les droits nouveaux, dans leur champ de comp&#233;tences
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cr&#233;er un conseil international des droits fondamentaux arbitrant entre l'homme et le capital (pouvoir judiciaire)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; s&#233;parer, dans les organisations internationales, les pouvoirs ex&#233;cutifs, l&#233;gislatifs, judiciaires
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;mocratiser (et arr&#234;ter la privatisation des) les organisations internationales (y compris l'ONU)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;velopper et mettre en oeuvre, pour les grandes infrastructures internationales et les biens communs et publics de l'humanit&#233;, des propositions de r&#233;gulation internationale (cf. I, &#034; b-2 &#034; et II, ci-dessus &#8211; finance mondialis&#233;e)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III.3 &#8211; Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; exiger l'application concr&#232;te du &#034; droit mort &#034; : D&#233;claration universelle des droits de l'homme (1948), Pacte international des droits civils et politiques (1966), Pacte international des droits &#233;conomiques, sociaux et culturels (1966)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;velopper un droit international et une Organisation mondiale de l'environnement (OME) qui rend ce droit effectif
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; faire de m&#234;me pour les droits sociaux dans le cadre d'une Organisation internationale du travail (OIT) refond&#233;e
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; idem pour l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d'autres domaines sont concern&#233;s comme la propri&#233;t&#233; intellectuelle, le droit de la concurrence, etc.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les grandes infrastructures internationales sont d&#233;finies, ici, comme celles dont les effets sont d&#233;terminants pour l'humanit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IV - Les entreprises globales (EG) ont-elles supplant&#233; &#224; jamais les peuples et leurs repr&#233;sentants ? Sont-elles, pour toujours les ma&#238;tres du monde ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV.1 &#8211; Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; emp&#234;cher la constitution de cartels, d'oligopoles et de monopoles priv&#233;s
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; lutter, dans les entreprises globales (EG) et les autres, pour abolir la dictature des actionnaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV.2 &#8211; Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; lois antitrust et droit de la concurrence
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;gulation du &#034; monopoly capitaliste &#034; : fusions, acquisitions, niches fiscales, prix de transfert, etc. (Universit&#233; d'Attac 2000)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; droits nouveaux des salari&#233;s et des syndicats dans les EG et les autres entreprises, y compris&lt;br class='autobr' /&gt;
les sous-traitants des EG
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;gulations sectorielles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV.3 &#8211; Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ici, comme souvent, le r&#244;le du mouvement social est d&#233;terminant (contre-expertises, droit de veto, etc.)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la r&#233;gulation a ses limites (cf. I : remarque sur les limites de la r&#233;gulation)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les obligations des EG et autres entreprises vis-&#224;-vis des territoires font partie du champ des r&#233;gulations indispensables&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;V - Le pillage et la colonisation du Sud par le Nord sont-ils in&#233;luctables ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V.1 &#8211; Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; permettre et favoriser le type de d&#233;veloppement choisi par les peuples, ind&#233;pendant du &#034; mod&#232;le occidental &#034; et &#233;chappant &#224; la corruption du Nord et du Sud (cf. les deux plans r&#233;cents de d&#233;veloppement, propos&#233;s pour l'Afrique, par l'Afrique du Sud et le S&#233;n&#233;gal)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; promouvoir et mettre en &#339;uvre les coop&#233;rations et solidarit&#233;s entre le Nord et le Sud qui assurent une r&#233;partition &#233;quitable des richesses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V.2 &#8211; Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; annuler la dette des pays pauvres imm&#233;diatement, compl&#232;tement et inconditionnellement
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; favoriser l'&#034; autonomisation &#034; de r&#233;gions tourn&#233;es vers la satisfaction de leurs propres besoins
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; favoriser la mise en place de protections dans les secteurs choisis par les pays du Sud
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; promouvoir les clauses sociales et environnementales, en commen&#231;ant, pour ce qui est du Sud, par les EG qui y sont implant&#233;es, puis plus largement, dans le cadre de n&#233;gociations bilat&#233;rales ou plurilat&#233;rales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V.3 &#8211; Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; MERCOSUR, UEMOA, etc.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; substituer le principe d'autosuffisance au d&#233;veloppement du Sud par l'exportation (en &#233;chec, par les chocs exog&#232;nes qu'il entra&#238;ne)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; conserver ou mettre en place les protections dans l'agriculture et les infrastructures strat&#233;giques notamment
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; promouvoir la coop&#233;ration (versus la concurrence) et le transfert des technologies demand&#233;es par le Sud
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; s'appuyer sur le mouvement social du Sud dans la mise en &#339;uvre des clauses sociales et environnementales&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VI - Quelles sont, pour chaque grande question, les zones g&#233;ographiques pertinentes de l'action politique et de la n&#233;gociation ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le multilat&#233;ralisme est-il la forme ind&#233;passable de l'action politique internationale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VI.1- Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rompre avec le multilat&#233;ralisme qui expulse les dimensions politiques, historiques, culturelles et l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral au profit d'un march&#233; &#034; naturel &#034; et abstrait
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rompre avec le mutilat&#233;ralisme qui organise la domination des Etats forts sur les Etats faibles : &#034; renards libres et poules libres &#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;terminer les zones g&#233;ographiques pertinentes de l'action politique &#224; partir de trois principes, subsidiarit&#233;, d&#233;mocratie et communaut&#233; : le pouvoir est exerc&#233; au niveau, le plus proche des citoyens, qui assure son efficacit&#233; ; il offre les plus grandes garanties d&#233;mocratiques ; les b&#233;n&#233;fices sont r&#233;serv&#233;s aux Etats qui acceptent toutes les contraintes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VI.2 &#8211; Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; aux antipodes de la &#034; narration &#034; d'un village plan&#233;taire, montrer l'inhumanit&#233; d'une mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale achev&#233;e, y substituer la diversit&#233; et les promesses d'une coop&#233;ration internationale fond&#233;e sur des valeurs humanistes et sociales &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;habiliter le &#034; r&#233;gionalisme &#034;, comme l'un des substituts au multilat&#233;ralisme, et aider &#224; la constitution de nouvelles r&#233;gions
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rapprocher, par les instruments macro-&#233;conomiques et sociaux, les aires de production, d'&#233;changes et d'exercice de la politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VI.3 &#8211; Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; c'est une &#233;vidence que tous les niveaux g&#233;ographiques, du local au mondial, sont concern&#233;s
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le multilat&#233;ralisme : dans l'OMC, par exemple, accord entre cent quarante Etats membres, sur la base du consensus ; en fait, les Etats-Unis, le Japon, l'UE et le Canada y ont un r&#244;le dominant
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; combattre le caract&#232;re absolu et &#034; naturel &#034; de l'avantage comparatif (sp&#233;cialisation dans ce qu'on peut produire le mieux, mais les co&#251;ts et les profits sociaux ne sont pas compt&#233;s) et la hi&#233;rarchisation des Etats
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; combattre la division internationale du travail&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VII - Voulons-nous encore la d&#233;mocratie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VII.1 &#8211; Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;tablir le primat de la politique et faire pr&#233;valoir les valeurs et les choix d&#233;mocratiques des peuples
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; assurer une d&#233;mocratisation radicale de l'ensemble du processus international en y renfor&#231;ant la d&#233;mocratie repr&#233;sentative et en y introduisant la d&#233;mocratie participative&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VII.2 &#8211; Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; permettre des exclusions et des protections effectives, pour prendre en compte les pr&#233;f&#233;rences nationales et les rapports de domination
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; reconna&#238;tre le concept d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et de service public
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;mocratiser les organisations internationales
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cr&#233;er des contrepouvoirs et favoriser des contre-expertises
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mettre les questions fondamentales dans le d&#233;bat d&#233;mocratique, tout au long des processus : du choix au contr&#244;le&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VII.3 - Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; vouloir traiter &#224; un niveau g&#233;ographique sup&#233;rieur (plus large que n&#233;cessaire), donc souvent non d&#233;mocratique, une question qui peut l'&#234;tre &#224; un niveau inf&#233;rieur est une strat&#233;gie fr&#233;quente et bien peu innocente du capitalisme (Cf. ci-dessus, les remarques sur le multilat&#233;ralisme)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; vouloir le faire &#224; un niveau g&#233;ographique inf&#233;rieur &#224; ce qui est n&#233;cessaire condamne &#224; l'impuissance par manque d'informations et d'instruments, et par l'atomisation des forces&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VIII - Quelle Europe voulons-nous ? L'&#034;Europe Incorporated&#034;, l'Europe SA ou l'Europe d&#233;mocratique de la transformation sociale ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VIII.1 - Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mettre en oeuvre une Union europ&#233;enne (UE) sociale, environnementale et solidaire
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tenir compte des pr&#233;f&#233;rences nationales dans un &#233;quilibre entre communaut&#233; et diversit&#233; europ&#233;enne
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mettre en &#339;uvre une UE coop&#233;rative, notamment avec les pays du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VIII.2 &#8211; Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; refuser le d&#233;bat entre &#034; plus &#034; ou &#034; moins &#034; de l'Europe actuelle, lib&#233;rale et antid&#233;mocratique, et s'accorder sur un projet alternatif de la transformation sociale, du d&#233;veloppement durable et des autres droits (r&#233;pondre &#224; la question : quelle Europe voulons-nous ?) ; en faire une condition de la poursuite de la construction europ&#233;enne
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;velopper la citoyennet&#233; europ&#233;enne, notamment avec le mouvement social, autour du d&#233;bat d&#233;mocratique entre le projet actuel du tout-march&#233;, et le ou les projets alternatifs
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ren&#233;gocier les trait&#233;s pour y introduire explicitement et clairement l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et le service public au niveau national et europ&#233;en
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; appliquer les principes de subsidiarit&#233;, de d&#233;mocratie et de communaut&#233;, comme moyens pour d&#233;terminer les comp&#233;tences de l'UE et pour assurer la coh&#233;rence des politiques communautaires (cf. II &#8211; multilat&#233;ralisme)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; refuser l'&#233;largissement qui conduit au libre-&#233;change et y substituer des coop&#233;rations bilat&#233;rales et plurilat&#233;rales
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; proposer des r&#233;formes institutionnelles comme moyen de r&#233;aliser l'Europe que nous voulons et de d&#233;velopper un espace r&#233;ellement d&#233;mocratique ; par exemple, la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) n'a en face d'elle ni un Parlement, ni un gouvernement pour lui faire contrepoids ; sa mission exclusive (stabilit&#233; des prix) la conduit &#224; des arbitrages contraires &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ; elle d&#233;cide, en fait, de la politique de change
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; red&#233;finir et mettre en &#339;uvre une &#034; pr&#233;f&#233;rence commerciale UE-Sud &#034;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;velopper une politique de coop&#233;ration et de solidarit&#233; avec les pays du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VIII.2 &#8211; Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le march&#233; et la concurrence sont de fa&#231;on quasi-exclusive au c&#339;ur des trait&#233;s de l'UE ; le service public n'y est pas reconnu
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la pratique intergouvernementale de l'UE n'est pas d&#233;mocratique (absence de choix alternatifs, secret des n&#233;gociations, d&#233;fausse ult&#233;rieure des gouvernants sur la Commission, etc.)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la dimension europ&#233;enne est une dimension pertinente pour de nombreux champs ; l'UE est autocentr&#233;e &#233;conomiquement (plus de 70% du commerce international des Quinze se fait dans l'UE)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour certains services publics (Cf. V) et des fonctions de l'appareil d'Etat, la dimension nationale n'est plus pertinente
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la logique et la pratique de l'UE sont celles du march&#233; : lib&#233;ralisation, privatisation et d&#233;r&#233;gulation (t&#233;l&#233;communications et communications, gaz, &#233;lectricit&#233;, poste, environnement, formation des adultes, services professionnels, sports, etc.)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cette Europe-l&#224; a inspir&#233; l'OMC et l'AGCS, les a pr&#233;c&#233;d&#233;s et est, &#224; maints &#233;gards, plus &#034; efficace &#034; et plus puissante que l'OMC et l'AGCS, dans la marchandisation de l'UE et de sa zone d'influence
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; dans le cadre des n&#233;gociations relatives &#224; l'AGCS, l'UE propose &#224; la lib&#233;ralisation, privatisation et d&#233;r&#233;gulation les secteurs de service d&#233;j&#224; lib&#233;ralis&#233;s, privatis&#233;s et d&#233;r&#233;gul&#233;s dans l'UE (cf. secr&#233;tariat d'Etat au commerce)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'UE n&#233;gocie, au nom des Quinze, &#224; l'OMC, dans le cadre d'un mandat accord&#233; au terme d'un processus antid&#233;mocratique (cf. le d&#233;bat &#224; l'Assembl&#233;e nationale sur le mandat du Commissaire europ&#233;en au commerce, Pascal Lamy, pour Seattle en 1999&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IX - Le service public, pour quoi faire : capitalisme d'Etat, voiture-balai sociale ou satisfaction de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral dans le cadre de la transformation et l'appropriation sociales ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IX.1 &#8211; Objectifs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; garantir, d&#233;velopper et r&#233;nover le service public comme moyen de :
&lt;br /&gt;&#8212; satisfaire l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, v&#233;ritable construction d&#233;mocratique,
&lt;br /&gt;&#8212; limiter l'emprise du march&#233;,
&lt;br /&gt;&#8212; assurer une partie de la redistribution des richesses,
&lt;br /&gt;&#8212; donner des moyens concrets de l'exercice des droits (&#233;galit&#233; d'acc&#232;s, prix, etc.)
&lt;br /&gt;&#8212; . mettre en &#339;uvre la transformation sociale en leur sein
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; trouver les formes appropri&#233;es de mise en oeuvre : propri&#233;t&#233; publique, &#233;conomie sociale, mutuelles, mouvement associatif, d&#233;l&#233;gations fortement encadr&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IX.2 &#8211; Pistes et propositions&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; arr&#234;ter la lib&#233;ralisation, privatisation et d&#233;r&#233;gulation
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; faire un bilan social et &#233;conomique et engager un d&#233;bat d&#233;mocratique sur les entreprises r&#233;cemment privatis&#233;es et les services publics actuels
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tirer les enseignements de ce bilan, notamment sur le champ souhaitable du service public, les objectifs, les formes de mise en &#339;uvre, la mesure de l'efficacit&#233;, la nature des garanties et des r&#233;novations
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mettre en &#339;uvre les r&#233;formes n&#233;cessaires (cf. observations ci-contre), et en particulier l'appropriation et la transformation sociales, ainsi que la d&#233;mocratie participative (&#233;valuation d&#233;mocratique).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; garantir les sources de financement des op&#233;rations et des investissements
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; promouvoir la coop&#233;ration r&#233;gionale et internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IX.3 - Observations&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; par convention, distinguons l'identit&#233; (ou la mission) du service public (au centre d'un triangle) et les trois fonctions d'orientation (ou objectifs), d'op&#233;ration et de r&#233;gulation, aux trois sommets du triangle &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les pouvoirs publics ont un r&#244;le essentiel dans l'identit&#233; et l'orientation
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les salari&#233;s et les syndicats &#034; font &#034; le service public et ont donc un r&#244;le d&#233;terminant dans les quatre domaines ; au-del&#224; de la dimension revendicative, ils d&#233;fendent &#233;galement, dans bien des cas, l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ; ils peuvent aussi &#234;tre en conflit avec lui
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les citoyens (et non les utilisateurs du service public), aujourd'hui absents, doivent, sur les quatre points, repr&#233;senter l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral : c'est la d&#233;mocratie participative (ou l'&#034; &#233;valuation d&#233;mocratique &#034;)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ce tr&#233;pied (pouvoirs publics, salari&#233;s-syndicats et citoyens) devrait diriger le service public (et pas seulement les entreprises publiques) ; le troisi&#232;me pied, citoyen, introduit la d&#233;mocratie participative dans le service public&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;X. Autres logiques &#224; l'&#339;uvre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autres logiques, qui visent notamment &#224; la lib&#233;ralisation, privatisation et d&#233;r&#233;gulation des biens et services (ou ont ce r&#233;sultat indirectement), ne sont pas &#233;voqu&#233;es dans ce document.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour terminer, il convient de citer certaines d'entre elles :&lt;br class='autobr' /&gt;
l'appauvrissement de l'administration et du service public par les restrictions budg&#233;taires qui r&#233;sultent notamment d'une baisse importante de l'imp&#244;t et de sa progressivit&#233; ;&lt;br class='autobr' /&gt;
le z&#232;le des gouvernements europ&#233;ens qui vont au-del&#224; des &#034; prescriptions &#034; internationales ou de celles de l'UE dans les lib&#233;ralisations, privatisations et d&#233;r&#233;gulations ;&lt;br class='autobr' /&gt;
la socialisation des pertes des agents &#233;conomiques priv&#233;s selon le th&#233;or&#232;me : &#034; too big to fail ! &#034; (trop grand pour &#233;chouer), et la privatisation des b&#233;n&#233;fices &#224; partir d'aides publiques directes ou indirectes ;&lt;br class='autobr' /&gt;
les techniques manag&#233;riales de l'entreprise pr&#233;sent&#233;es comme lois de nature : &#034; downsizing &#034; (contraction), &#034; back to the core business &#034; (recentrage sur le m&#233;tier de base), reengineering &#034; (r&#233;&#233;valuation des cha&#238;nes de valeur de l'entreprise - activit&#233;s regroup&#233;es en processus), &#034; corporate governance &#034; (mesures institutionnelles visant &#224; r&#233;duire l'asym&#233;trie d'informations entre actionnaires et dirigeants des entreprises) ; leur but est d'augmenter la valeur de l'action, en faisant peser la charge et les souffrances sur les salari&#233;s ; c'est la victoire du mod&#232;le anglo-saxon ;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'introduction de la technologie et de la techno-science, sans concertation, qui s'accompagne souvent d'une subversion des m&#233;tiers par les contenus d'information (exemple : didacticiels d'enseignement) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;tatisme, la bureaucratie, la technocratie, le corporatisme qui nient, dans certains cas, l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et condamnent le service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document appelle un d&#233;veloppement plus approfondi sur la place de l'Etat-nation et de l'UE, les instruments et marges de man&#339;uvre dont ils disposent face &#224; la mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale, la citoyennet&#233; europ&#233;enne, la R&#233;publique (et la tension permanente entre libert&#233;, &#233;galit&#233; et fraternit&#233;), sur l'&#034; introuvable &#034; gouvernement mondial, etc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;sum&#233; de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) de 1994</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article7</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article7</guid>
		<dc:date>2001-04-26T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Service</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I - Article I - Champ d'application et d&#233;finitions &lt;br class='autobr' /&gt;
L'AGCS s'applique &#224; toute mesure affectant le commerce des services. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le commerce des services est d&#233;fini comme la fourniture de services dans les quatre modes de fourniture de services suivants : mode 1 : les services transfrontaliers fournis depuis le territoire d'un membre dans le territoire d'un autre membre ; mode 2 : la consommation de services &#224; l'&#233;tranger ; mode 3 : la fourniture de services par une entreprise &#233;trang&#232;re implant&#233;e...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;AGCS&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Service&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;I - Article I - Champ d'application et d&#233;finitions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS s'applique &#224; toute mesure affectant le commerce des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce des services est d&#233;fini comme la fourniture de services dans les quatre modes de fourniture de services suivants :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mode 1 : les services transfrontaliers fournis depuis le territoire d'un membre dans le territoire d'un autre membre ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mode 2 : la consommation de services &#224; l'&#233;tranger ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mode 3 : la fourniture de services par une entreprise &#233;trang&#232;re implant&#233;e sur le territoire d'un autre membre ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mode 4 : la fourniture de services par des personnes physiques qui quittent provisoirement leur pays, membre, pour fournir ces services sur le territoire d'un autre membre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord concerne aussi bien les autorit&#233;s gouvernementales centrales, r&#233;gionales ou locales ou les autorit&#233;s non gouvernementales exer&#231;ant des pouvoirs d&#233;l&#233;gu&#233;s par les gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services concern&#233;s comprennent tous les services &#224; l'exception de ceux qui sont fournis dans l'exercice de l'autorit&#233; gouvernementale, c'est-&#224;-dire ni sur une base commerciale, ni en concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; II - Obligations et r&#232;gles g&#233;n&#233;rales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article II - Traitement de la nation la plus favoris&#233;e (NPF)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes les mesures couvertes par le trait&#233;, chaque membre accorde imm&#233;diatement et inconditionnellement &#224; tout service et &#224; tout fournisseur de services d'un membre un traitement non moins favorable que celui qu'il accorde aux autres membres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les exemptions &#224; cette clause doivent &#234;tre list&#233;es et remplir les conditions de l'annexe NPF au trait&#233; (Cf. section VI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article III - Transparence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque membre est tenu de publier toute mesure qui affecte ce trait&#233;, y compris les accords internationaux. Tout changement des lois, r&#233;gulations ou r&#232;gles administratives doit &#234;tre communiqu&#233; au Conseil du commerce des services. Chaque membre doit r&#233;pondre &#224; toute demande d'un autre membre, doit mettre en place une structure fournissant les r&#233;ponses en un temps limit&#233; et peut signaler au Conseil du commerce des services toute mesure, prise par un autre membre et affectant la bonne application de ce trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article IV &#8211; Participation croissante des pays en d&#233;veloppement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette participation croissante au commerce des services sera facilit&#233;e par la n&#233;gociation d'engagements sp&#233;cifiques portant sur :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le renforcement de la capacit&#233; et la comp&#233;titivit&#233; de leurs services nationaux, notamment par l'acc&#232;s &#224; la technologie sur une base commerciale,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'am&#233;lioration de leur acc&#232;s aux canaux de distribution et d'information,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la lib&#233;ralisation de secteurs fournissant des possibilit&#233;s d'exportation pour ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article V - Int&#233;gration &#233;conomique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS ne doit pas emp&#234;cher des membres de signer des accords de lib&#233;ralisation du commerce des services entre eux, pourvu que ces accords aient une couverture sectorielle substantielle, &#233;vitent toute discrimination notamment au titre du traitement national (Cf. section III) et n'augmentent pas les obstacles au commerce des services pour les membres non signataires de ces accords. Le Conseil du commerce des services doit &#234;tre inform&#233; de ces accords d'int&#233;gration &#233;conomique, peut questionner les membres concern&#233;s et faire les recommandations appropri&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article V bis &#8211; Accords d'int&#233;gration des march&#233;s du travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS ne doit pas emp&#234;cher les membres de conclure un accord de compl&#232;te int&#233;gration du march&#233; du travail pourvu que cet accord ne comporte pas d'exigences relatives au lieu de r&#233;sidence et aux permis de travail et soit notifi&#233; au Conseil du commerce des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article VI - R&#233;gulations nationales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les secteurs o&#249; des engagements sp&#233;cifiques sont pris (Cf. section III), chaque membre doit s'assurer que toute mesure affectant le commerce des services est administr&#233;e d'une mani&#232;re raisonnable, objective et impartiale. A la demande d'un fournisseur de services, chaque membre doit fournir les rem&#232;des, l&#224; o&#249; ils sont justifi&#233;s, aux d&#233;cisions administratives. Si une autorisation est n&#233;cessaire pour fournir un service, la d&#233;cision doit &#234;tre notifi&#233;e en un temps limit&#233;. De fa&#231;on &#224; s'assurer que les mesures relatives aux exigences de qualification des personnes, aux proc&#233;dures, aux standards techniques et aux licences ne constituent pas des obstacles non n&#233;cessaires au commerce des services, le Conseil du commerce des services d&#233;veloppera, au travers d'organisations qu'il mettra en place, toutes les r&#232;gles n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article VII - Reconnaissance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un membre reconna&#238;t les qualifications, standards, licences d'un membre, il doit offrir la possibilit&#233; aux autres membres d'obtenir une telle reconnaissance. Le Conseil du commerce des services doit &#234;tre inform&#233; de toute activit&#233; li&#233;e &#224; ce type de reconnaissance. L'objectif est d'&#233;tablir des standards internationaux communs de reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article VIII - Monopoles et fournisseurs exclusifs de services&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque membre doit s'assurer que ces monopoles ne contreviennent pas aux obligations de la NPF et des engagements sp&#233;cifiques (Cf. section III) pris par sous-secteur. Un monopole qui cherche &#224; fournir des services, soit directement, soit au travers d'une filiale, en dehors du champ de son monopole ou dans un sous-secteur qui fait l'objet d'engagements sp&#233;cifiques, ne doit pas abuser de sa position de monopole. Un tel abus peut faire l'objet d'une demande d'information du Conseil du commerce des services vers le membre duquel d&#233;pend le monopole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article IX - Pratiques commerciales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres reconnaissent que certaines pratiques commerciales, autres que celles des monopoles, peuvent constituer des restrictions au commerce des services. Chaque membre doit donc, &#224; la demande d'un autre, entrer en consultation avec lui pour &#233;liminer de telles pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article X - Mesures de sauvegarde d'urgence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aura des n&#233;gociations sur de telles mesures sur la base de la non discrimination entre membres. Les mesures r&#233;sultant de ces n&#233;gociations devront entrer en vigueur avant le d&#233;but de 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XI - Paiements et transferts de capitaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf dans le cadre de la sauvegarde de la balance des paiements (Cf. article XII), un membre ne peut imposer des restrictions aux transferts de capitaux et paiements internationaux de transactions relatives &#224; ses engagements sp&#233;cifiques au titre de l'AGCS. Par ailleurs, rien dans l'AGCS ne doit affecter les droits et obligations vis-&#224;-vis du Fonds mon&#233;taire international (FMI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XII - Restrictions pour sauvegarder la balance des paiements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de s&#233;rieuses difficult&#233;s financi&#232;res ou de s&#233;rieuses menaces, un membre peut maintenir ou adopter des restrictions au commerce des services dans un secteur o&#249; il a pris des engagements sp&#233;cifiques (Cf. section III). Ces restrictions ne doivent pas &#234;tre discriminatoires entre les membres, doivent &#234;tre coh&#233;rentes avec les accords pass&#233;s avec le FMI, doivent &#233;viter tout dommage non n&#233;cessaire &#224; un autre membre, ne doivent pas exc&#233;der ce qui est n&#233;cessaire, doivent &#234;tre temporaires et comporter un plan visant &#224; leur &#233;limination, ne doivent pas viser &#224; prot&#233;ger un secteur particulier. Le Conseil du commerce des services doit &#234;tre inform&#233; de ces restrictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XIII - March&#233;s publics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les achats publics sont exempts des obligations de l'AGCS. Toutefois il y aura des n&#233;gociations multilat&#233;rales sur les march&#233;s publics de services entre 1995 et 1997 dont l'objectif sera d'ouvrir certains achats publics aux fournisseurs &#233;trangers de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XIV - Exceptions g&#233;n&#233;rales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exceptions ne doivent pas constituer des discriminations entre membres ou des restrictions d&#233;guis&#233;es au commerce. Ces exceptions concernent la protection de la morale, le maintien de l'ordre public, la protection de la vie et de la sant&#233; des hommes, animaux et plantes, la pr&#233;vention de pratiques frauduleuses, la protection de la vie priv&#233;e, la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XIV bis - Exceptions relatives &#224; la s&#233;curit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS ne doit pas contraindre un membre &#224; fournir des informations ou &#224; prendre des mesures contraires &#224; ses int&#233;r&#234;ts essentiels de s&#233;curit&#233; ou l'emp&#234;cher de remplir ses obligations dans le cadre de l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XV - Subventions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres reconnaissent que, dans certaines circonstances, les subventions occasionnent des distorsions sur le commerce des services. Les membres doivent mener des n&#233;gociations pour d&#233;velopper les r&#232;gles multilat&#233;rales pour &#233;viter de tels effets. Tout membre qui consid&#232;re qu'il est affect&#233; par l'octroi d'un subvention par un autre membre peut demander une consultation avec ce membre &#224; ce sujet. Cette demande doit &#234;tre prise en consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; III - Engagements sp&#233;cifiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XVI - Acc&#232;s au march&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque membre ne doit pas accorder aux services et aux fournisseurs de services d'un autre membre un traitement moins favorable (en mati&#232;re d'acc&#232;s au march&#233;) que celui qui est sp&#233;cifi&#233; dans le Plan d'engagements sp&#233;cifiques (PES) correspondant (Cf. la d&#233;finition du PES dans la note 18 de bas de page).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les limitations suivantes, sauf &#224; &#234;tre sp&#233;cifi&#233;es dans le PES, sont proscrites :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; nombre des fournisseurs,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; valeur totale des transactions ou des actifs,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; nombre d'op&#233;rations ou quantit&#233; de service,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; nombre total de personnes physiques employ&#233;es,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; type d'entit&#233; l&#233;gale,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; participation &#233;trang&#232;re au capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XVII - Traitement national&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les secteurs qui font l'objet d'un PES, chaque membre ne doit pas accorder aux services ou aux fournisseurs de services d'un autre membre un traitement moins favorable que celui qu'il accorde &#224; ses propres services ou fournisseurs de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XVIII - Engagements additionnels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les engagements affectant le commerce qui ne ressortissent pas de l'acc&#232;s au march&#233; ou du traitement national tels que qualifications, standards et licences doivent figurer dans le PES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; IV - Lib&#233;ralisation progressive&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XIX &#8211; N&#233;gociation des engagements sp&#233;cifiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres entreront dans des cycles successifs de n&#233;gociations qui commenceront au plus tard cinq ans apr&#232;s le 1er janvier 1995 et se poursuivront. L'objectif de ces n&#233;gociations sera de parvenir progressivement &#224; un plus haut degr&#233; de lib&#233;ralisation. De telles n&#233;gociations doivent r&#233;duire ou &#233;liminer les obstacles au commerce des services et ainsi de donner un acc&#232;s effectif au march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de lib&#233;ralisation doit tenir compte des politiques nationales et du degr&#233; de d&#233;veloppement des membres. Il doit se d&#233;rouler dans le cadre de n&#233;gociations bilat&#233;rales, plurilat&#233;rales ou multilat&#233;rales dont l'objectif sera d'augmenter le niveau des engagements des PES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XX &#8211; Plan d'engagements sp&#233;cifiques (PES)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque PES sp&#233;cifie pour chaque sous-secteur et pour chaque membre :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les termes, limitations et conditions de l'acc&#232;s au march&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les conditions et qualifications du traitement national,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les conditions relatives aux engagements additionnels,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le calendrier d'application de ces engagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les PES de chaque membre sont annex&#233;s &#224; l'AGCS et font partie int&#233;grante du trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXI - Modification des Plan d'engagements sp&#233;cifiques (PES)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un membre peut modifier ou retirer un engagement figurant dans le PES, au plus t&#244;t trois ans apr&#232;s son entr&#233;e en application et aux conditions figurant ci-apr&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il doit en informer le Conseil du commerce des services trois mois avant la modification ou le retrait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il doit entrer en n&#233;gociation avec tout membre qui en fait la demande et peut &#234;tre affect&#233; par cette modification ou ce retrait ; il doit chercher avec lui un accord de compensation. Si un accord n'est pas trouv&#233;, le membre affect&#233; peut demander un arbitrage. Le membre qui veut effectuer une modification ou un retrait ne peut le faire que si un accord est trouv&#233; ou un arbitrage rendu. Dans le cas o&#249; l'arbitrage est ignor&#233; par le membre qui effectue la modification d'un de ses PES, le ou les membres affect&#233;s peuvent prendre des sanctions correspondant aux dommages &#233;valu&#233;s lors de l'arbitrage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Conseil du commerce des services &#233;tablira des proc&#233;dures plus pr&#233;cises pour mener &#224; bien ces modifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; V - Dispositions institutionnelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXII &#8211; Consultation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Accord sur le r&#232;glement des diff&#233;rends (ARD) s'applique aux consultations entre les membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil du commerce des services ou l'Organe de r&#232;glement des diff&#233;rends (ORD) peuvent intervenir &#224; la demande d'un membre si une solution n'a pas pu &#234;tre trouv&#233;e par les membres concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXIII &#8211; R&#232;glement des diff&#233;rends et ex&#233;cution des d&#233;cisions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un membre ou plusieurs membres consid&#232;rent qu'un autre membre ne remplit pas ses obligations, il peut avoir recours &#224; l'ARD. L'ORD, s'il consid&#232;re que les circonstances sont suffisamment s&#233;rieuses, peut autoriser le ou les membres affect&#233;s &#224; suspendre leurs obligations ou leurs engagements conform&#233;ment &#224; l'ARD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un membre consid&#232;re que l'un quelconque des b&#233;n&#233;fices attendus d'un engagement d'un autre membre, au titre de la section III de ce trait&#233;, est annul&#233; ou affect&#233; par une mesure qui ne ressortit pas des dispositions de ce trait&#233;, il peut avoir recours &#224; l'ARD. Si L'ORD d&#233;termine que cette mesure a annul&#233; ou affect&#233; de tels b&#233;n&#233;fices, le membre affect&#233; aura le droit &#224; des compensations au titre de l'article XXI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXIV &#8211; Conseil du commerce des services&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil du commerce des services devra faciliter les op&#233;rations li&#233;es &#224; ce trait&#233; et &#224; ses objectifs. Il sera ouvert aux repr&#233;sentants des membres. Son directeur sera &#233;lu par les membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXV &#8211; Coop&#233;ration technique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fournisseurs de services des membres qui recherchent une coop&#233;ration technique auront acc&#232;s aux services des points de requ&#234;tes d&#233;finis &#224; l'article IV. L'assistance technique aux pays en d&#233;veloppement sera fournie sur une base multilat&#233;rale par le Secr&#233;tariat de l'OMC et par le Conseil du commerce des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXVI &#8211; Relations avec d'autres organisations internationales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil g&#233;n&#233;ral de l'OMC prendra des dispositions pour arranger des consultations et une coop&#233;ration avec l'ONU et ses agences sp&#233;cialis&#233;es ainsi qu'avec d'autres organisations intergouvernementales concern&#233;es par les services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; VI - Dispositions finales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXVII &#8211; Refus de b&#233;n&#233;fices&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un membre peut refuser d'accorder les b&#233;n&#233;fices de ce trait&#233; soit &#224; un service fourni depuis ou dans le territoire d'un non membre, soit &#224; un service d'un membre auquel il n'applique pas le trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un membre peut refuser d'accorder les b&#233;n&#233;fices de ce trait&#233; &#224; un fournisseur de services qui n'est pas un fournisseur d'un autre membre, ou qui est le fournisseur de services d'un membre auquel il n'applique pas le trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article XXVIII &#8211; D&#233;finitions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article donne des d&#233;finitions qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; donn&#233;es, pour l'essentiel, pr&#233;c&#233;demment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; VII - Annexe de l'AGCS sur les exemptions &#224; la clause de la nation la plus favoris&#233;e (NPF)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette annexe sp&#233;cifie les conditions auxquelles un membre est exempt&#233; de la clause NPF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil du commerce des services reverra toutes les exemptions accord&#233;es (en avril 1994) pour une p&#233;riode de plus de cinq ans. Cet examen interviendra avant 2000 et d&#233;terminera si les conditions qui ont justifi&#233; les exemptions sont toujours valables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exemptions se terminent &#224; la date mentionn&#233;e dans l'exemption. En principe elles se terminent toutes moins de dix ans apr&#232;s leur prise d'effet (soit en 2004). Elles font partie des n&#233;gociations des cycles successifs de n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; VIII - Annexe de l'AGCS sur le mouvement des personnes physiques fournissant des services&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS ne s'applique pas aux mesures affectant les personnes physiques &#233;trang&#232;res qui cherchent, &#224; titre permanent, un emploi sur le march&#233; du travail d'un membre. Il ne s'applique pas non plus aux mesures relatives &#224; l'obtention de la nationalit&#233; et de la r&#233;sidence sur le territoire d'un membre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS s'applique aux mesures affectant les personnes physiques, soit employ&#233;es par un fournisseur de services d'un membre, ou soit fournisseurs de services &#224; titre individuel et originaires d'un membre, au titre de la fourniture de services, quand ces services sont fournis sur le territoire d'un autre membre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS n'emp&#234;che pas un membre d'appliquer des mesures de r&#233;gulation de l'entr&#233;e de personnes physiques &#233;trang&#232;res sur son territoire, pourvu que ces r&#233;gulations ne viennent pas contredire les PES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; IX - Annexes, d&#233;cisions minist&#233;rielles et protocoles faisant partie de l'AGCS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi tous ces textes, il convient de signaler :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un accord sur les transports a&#233;riens ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un accord sur les services maritimes ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un protocole sur le mouvement des personnes physiques sign&#233; le 21 juillet 1995 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; deux protocoles sur les services financiers sign&#233;s le 21 f&#233;vrier 1995 et le 14 novembre 1997 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un protocole sur les t&#233;l&#233;communications de base sign&#233; le 30 avril 1997.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;volution de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) entre 1994 et 1999</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article8</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article8</guid>
		<dc:date>2001-04-26T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Lecourieux</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Service</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Annexes, d&#233;cisions minist&#233;rielles et protocoles d'accord &lt;br class='autobr' /&gt; 1. L'annexe sur les transports a&#233;riens (1994) &lt;br class='autobr' /&gt;
Les services de transport a&#233;rien sont, pour partie, r&#233;gis par la Convention de Chicago du 7 d&#233;cembre 1944 qui g&#232;re les droits de trafic . Ces droits sont donc exclus de l'AGCS qui s'applique par contre aux services de maintenance et de r&#233;paration, au marketing et &#224; la vente de services a&#233;riens (conditions et prix du transport non inclus) et aux syst&#232;mes de r&#233;servation. Cette annexe...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;AGCS&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Service&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Annexes, d&#233;cisions minist&#233;rielles et protocoles d'accord&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1. L'annexe sur les transports a&#233;riens (1994)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services de transport a&#233;rien sont, pour partie, r&#233;gis par la Convention de Chicago du 7 d&#233;cembre 1944 qui g&#232;re les droits de trafic . Ces droits sont donc exclus de l'AGCS qui s'applique par contre aux services de maintenance et de r&#233;paration, au marketing et &#224; la vente de services a&#233;riens (conditions et prix du transport non inclus) et aux syst&#232;mes de r&#233;servation. Cette annexe pr&#233;cise le champ de l'AGCS et indique que les &#233;volutions du transport a&#233;rien seront examin&#233;es par l'OMC, tous les cinq ans ; la porte est donc ouverte &#224; de possibles extensions des engagements pris, au titre de l'AGCS, dans ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2. L'annexe sur les services financiers (1994)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annexe exclut du champ de l'AGCS les activit&#233;s des banques centrales ou d'autres institutions en charge de la politique mon&#233;taire et des taux. L'exclusion des fournisseurs &#233;trangers de services s'&#233;tend aux activit&#233;s telles que la s&#233;curit&#233; sociale statutaire ou le syst&#232;me de retraites public. C'est aussi le cas d'activit&#233;s qui sont r&#233;alis&#233;es par des entit&#233;s publiques pour le compte du gouvernement ou avec des fonds publics, pourvu qu'aucune institution financi&#232;re nationale, non-gouvernementale, ne prenne pas part &#224; ces activit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
La disposition centrale de cette annexe est connue sous le nom de &#171; d&#233;coupe prudentielle &#187; (prudential carve-out) ; son but est de permettre aux gouvernements de prot&#233;ger leur syst&#232;me financier et ses clients. Cette disposition qui peut &#234;tre regard&#233;e comme similaire aux exceptions g&#233;n&#233;rales pr&#233;vues dans l'AGCS ne doit pas &#234;tre utilis&#233;e pour &#233;chapper aux obligations du trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3. Accord sur les engagements dans les services financiers (1994)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accord (Understanding on commitments in financial services) donne un cadre standard de lib&#233;ralisation des services financiers qui permet d'aller au-del&#224; des exigences de lib&#233;ralisation de la section III de l'AGCS de 1994. Il ouvre les achats de services financiers des gouvernements, r&#233;duit le champ des monopoles et favorise le commerce transfrontalier dans le domaine des services financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 4. L'annexe sur les t&#233;l&#233;communications (1994)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette annexe met l'accent sur une question majeure : le droit pour un fournisseur priv&#233; d'utiliser les r&#233;seaux et services publics ; elle &#233;tablit ce droit. Ces fournisseurs b&#233;n&#233;ficient donc de la clause de la nation la plus favoris&#233;e, du traitement national et des conditions commerciales aussi favorables que celles attribu&#233;es &#224; tout autre utilisateur. Ces droits s'appliquent &#224; tous les services publics disponibles tels que t&#233;l&#233;phone, t&#233;l&#233;graphe, t&#233;lex et transmission de donn&#233;es (radios et t&#233;l&#233;vision sont exclues). Les pays en d&#233;veloppement peuvent mettre des limitations temporaires &#224; ce droit pour renforcer leurs propres capacit&#233;s pourvu que ces limitations soient mentionn&#233;es dans leurs Plans d'engagements sp&#233;cifiques (PES).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 5. Le groupe de travail sur les mesures de sauvegarde, les march&#233;s publics et les subventions (lanc&#233; en mars 1995)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS de 1994 est un trait&#233; doublement incomplet :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la partie IV du trait&#233; invite explicitement &#224; une lib&#233;ralisation d'un niveau plus &#233;lev&#233; par des cycles de n&#233;gociations successifs qui se traduisent par un approfondissement des Plans d'engagements sp&#233;cifiques (PES), relatifs &#224; chacun des cent soixante sous-secteurs de services et sp&#233;cifiques &#224; chaque membre de l'OMC. Ce document montre que, sans attendre le cycle de n&#233;gociations du mill&#233;naire qui a avort&#233; &#224; Seattle, les gouvernements ont largement avanc&#233; dans la lib&#233;ralisation et la d&#233;r&#233;gulation, notamment dans des secteurs dits d'infrastructure comme la finance et les t&#233;l&#233;communications ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mais, le corps m&#234;me du trait&#233;, le &#171; tronc commun &#187; sign&#233; par tous les membres est incomplet et le trait&#233; lui-m&#234;me donnait mandat au Conseil du commerce des services, une des composantes de l'OMC, de le compl&#233;ter, en relation avec les gouvernements des membres, sur trois points : les mesures de sauvegarde, les march&#233;s publics et les subventions, en quoi il convient de lire : les financements publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de trois points essentiels qui touchent &#224; l'irr&#233;versibilit&#233; des engagements (en cas de crise grave dans un Etat membre), au champ du trait&#233; et aux r&#233;gulations nationales. Sur ces trois points, semble-t-il, les n&#233;gociations n'ont pas encore abouti. Nous avons quelques informations sur les deux premiers points qu'il est int&#233;ressant de r&#233;sumer ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures de sauvegarde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une note de l'OMC du 3 juin 1997 avance les questions essentielles auxquelles les n&#233;gociateurs veulent r&#233;pondre : au nom de quoi un membre peut-il prendre de telles mesures ? Dans quelles circonstances et dans quels buts ? Quelle approche doit adopter un membre au sujet des dommages qu'il subit ? Y a-t-il des mesures qui peuvent &#234;tre jug&#233;es plus n&#233;cessaires que d'autres ? La question des sauvegardes reste ouverte et fait actuellement l'objet de n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les march&#233;s publics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail r&#233;alis&#233; dans ce domaine a consist&#233; essentiellement &#224; rassembler des informations sur les pratiques des membres. Vingt-et-un membres ont r&#233;pondu &#224; un questionnaire et ces r&#233;ponses figurent dans un document du Secr&#233;tariat de l'OMC (S/WPGR/W/20). L'OMC consid&#232;re qu'elle a ainsi les bases pour proposer des r&#232;gles multilat&#233;rales concernant les march&#233;s publics. L'objectif est de donner aux op&#233;rateurs priv&#233;s &#233;trangers un acc&#232;s plus large &#224; ces march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs et &#224; c&#244;t&#233; de l'AGCS, les pays industrialis&#233;s ont sign&#233;, en 1994, dans le cadre de l'OMC, un nouvel Accord sur les march&#233;s publics (AMP). Les Etats-Unis, signataires de l'AMP, ont argu&#233; du caract&#232;re f&#233;d&#233;ral de leur constitution pour exon&#233;rer quinze de leurs Etats f&#233;d&#233;r&#233;s de toute discipline en la mati&#232;re. L'AMP de 1994 ouvre les march&#233;s publics &#224; la concurrence internationale ; il comporte des obligations et des r&#232;gles ainsi qu'une liste des entit&#233;s nationales de chaque membre susceptibles de passer des march&#233;s. L'AMP s'&#233;tend aux services et &#224; toutes les niveaux de l'organisation administrative. L'objectif poursuivi maintenant par l'OMC est d'&#233;viter les discriminations (notamment dans le domaine de l'informatique) et d'obtenir la signature de nouveaux membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin un Groupe de travail sur la transparence des march&#233;s publics a &#233;t&#233; mis en place par la r&#233;union minist&#233;rielle de Singapour de d&#233;cembre 1996. Ce Groupe s'int&#233;resse aux pratiques de passation des march&#233;s et doit &#233;laborer des dispositions qui seront incorpor&#233;es dans les diff&#233;rents accords relatifs aux march&#233;s publics, AGCS compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 6. Les n&#233;gociations sur le transport maritime (lanc&#233;es en avril 1994)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces n&#233;gociations ont &#233;t&#233; lanc&#233;es par une D&#233;cision minist&#233;rielle d'avril 1994 dans trois domaines :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les services concernant le transport international de passagers et de fret (cabotage exclu) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les services auxiliaires (manipulation des cargaisons, stockage, d&#233;p&#244;ts de containers, agences maritimes) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'acc&#232;s et l'utilisation des ports (pilotage, remorquage, approvisionnement, alimentation en carburant et en eau, collecte des ordures et des d&#233;chets, capitainerie, aide &#224; la navigation, communications, alimentation en &#233;lectricit&#233;, r&#233;parations d'urgence, ancrage, mouillage et amarrage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services multimodaux associant route, pipe-line et rail ont &#233;t&#233; partiellement trait&#233;s dans ces n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un questionnaire portant sur la structure du march&#233; et ses r&#233;gulations a re&#231;u la r&#233;ponse de trente-sept membres. A partir de ces donn&#233;es, le groupe de travail a mis au point un mod&#232;le de PES (Plan d'engagements sp&#233;cifiques) ; ce mod&#232;le avait pour but de guider les membres dans la r&#233;daction de leurs propres PES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de 1996, les membres ont admis qu'ils ne pourraient pas conclure positivement les n&#233;gociations. Celles-ci ont &#233;t&#233; suspendues et ont repris en janvier 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 7. Les accords post&#233;rieurs &#224; 1994 sur les services financiers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services financiers comprennent deux larges cat&#233;gories de services : les assurances d'une part, et les banques et les autres services financiers d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le protocole de juillet 1995 entr&#233; en vigueur le 1er septembre 1996 (2&#232;me protocole)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre vingt dix-sept pays (l'UE comptant pour un), au lieu de soixante-seize en 1994, ont des Plans d'engagements sp&#233;cifiques par sous-secteur (PES) et r&#233;duisent simultan&#233;ment leurs exemptions &#224; la clause de la nation la plus favoris&#233;e (NPF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le protocole de novembre 1997 entr&#233; en vigueur le 1er mars 1999 (5&#232;me protocole)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'issue de la n&#233;gociation, cent quatre membres ont accept&#233; des engagements dans le secteur des services sous la forme de Plans d'engagements sp&#233;cifiques (PES).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les nouveaux engagements pris par les membres comprennent notamment une lib&#233;ralisation substantielle permettant l'&#233;tablissement d'entreprises &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 8. Le protocole de juillet 1995 entr&#233; en vigueur le 30 janvier 1996 sur le mouvement des personnes physiques (3&#232;me protocole)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement des personnes physiques constitue le mode 4 de l'AGCS. En 1994, la plupart des membres avaient trait&#233; de ce mode de fourniture de services sous la forme d'engagements horizontaux (c'est-&#224;-dire qui s'appliquent indistinctement aux cent soixante sous-secteurs de services). Les pays en voie de d&#233;veloppement ont consid&#233;r&#233; que ces engagements introduisaient des limites excessives au mouvement des personnes physiques et demand&#233; l'extension des n&#233;gociations sur le mode 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations ont abouti &#224; six ensembles d'engagements suppl&#233;mentaires. Par exemple, l'Union europ&#233;enne, la Suisse et la Norv&#232;ge ont garanti le d&#233;tachement de professionnels &#233;trangers dans les secteurs des services professionnels et des services aux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC consid&#232;re que des progr&#232;s ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s, mais que le mode 4 de fourniture de services n'a pas &#233;t&#233; lib&#233;ralis&#233; de fa&#231;on tr&#232;s significative. Elle constate que &#171; les r&#232;gles applicables &#224; l'immigration qui constituent certainement l'obstacle principal au mouvement des personnes n'&#233;taient pas dans le champ des n&#233;gociations &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations sur le mouvement des personnes physiques ont repris en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 9. Le protocole d'avril 1997 entr&#233; en vigueur le 5 f&#233;vrier 1998 sur les services de t&#233;l&#233;communications de base (4&#232;me protocole)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur des services de t&#233;l&#233;communications de base &#233;tait, avant la signature de ce protocole, beaucoup moins lib&#233;ralis&#233; que le secteur des t&#233;l&#233;communications &#224; valeur ajout&#233;e. Ce secteur de t&#233;l&#233;communications de base comprend notamment le t&#233;l&#233;phone, la transmission de donn&#233;es, le t&#233;lex, le t&#233;l&#233;graphe, le fac-simil&#233;, les lignes priv&#233;es, les satellites, le t&#233;l&#233;phone cellulaire, les services relatifs aux portables, etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de ce protocole, tous les pays industrialis&#233;s, plus de quarante pays en d&#233;veloppement et six pays d'Europe centrale et orientale ont pris des engagements dans le cadre de PES ; ils repr&#233;sentent &#224; eux tous 91% du march&#233; mondial des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ces pays, l'acc&#232;s &#224; de nombreux sous-secteurs est maintenant largement ouvert (Cf. article XVI de l'AGCS). De plus, au titre de l'article XVIII de l'AGCS (engagements additionnels), certains de ces membres ont sign&#233; un Document de r&#233;f&#233;rence (Reference paper) relatif aux r&#233;gulations nationales ; cet ensemble d'engagements suppl&#233;mentaires concernent notamment les sauvegardes, les garanties d'interconnexion, la transparence des processus d'octroi de licences et l'ind&#233;pendance des r&#233;gulateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 10. Les services professionnels (1997)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce secteur, l'un des douze de l'AGCS, inclut de nombreux sous-secteurs : services juridiques, comptabilit&#233;, audit, architecture, engineering, urbanisme et am&#233;nagement rural, services m&#233;dicaux et dentaires, services v&#233;t&#233;rinaires, services rendus par les sages-femmes, les infirmi&#232;res, les kin&#233;sith&#233;rapeutes et le personnel para-m&#233;dical, etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une D&#233;cision minist&#233;rielle a consid&#233;r&#233; que les clauses d'acc&#232;s au march&#233; et de traitement national &#224; elles-seules ne permettaient pas un acc&#232;s effectif au march&#233;.. Un Groupe de travail sur les services professionnels (Working party) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour d&#233;velopper des r&#232;gles pour &#171; r&#233;guler &#187; ce secteur. Le sous-secteur de la comptabilit&#233; a &#233;t&#233; pris en priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mandat re&#231;u par le Groupe de travail comportait trois domaines :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des r&#232;gles multilat&#233;rales relatives &#224; l'acc&#232;s au march&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le recours &#224; des standards internationaux,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la reconnaissance des qualifications des personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mandat pr&#233;cisait &#233;galement que les organisations gouvernementales et non-gouvernementales de r&#233;gulation devaient &#234;tre prises en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lib&#233;ralisation et cette d&#233;r&#233;gulation de la comptabilit&#233; ont &#233;t&#233; men&#233;es &#224; bien et la question de la g&#233;n&#233;ralisation, soit sous-secteur par sous-secteur, soit horizontale (globale &#224; tout le secteur des services professionnels) est pos&#233;e maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 11. Groupe de travail sur le droit de la concurrence (1996 - 1998)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partant de l'id&#233;e que la libert&#233; des &#233;changes ne peut &#234;tre &#233;quitable que s'il y a &#233;galit&#233; de traitement pour tous les acteurs de l'&#233;change, la r&#233;union minist&#233;rielle de l'OMC de Singapour, en d&#233;cembre 1996, a d&#233;cid&#233; la mise en place d'un groupe de travail sur le commerce et le droit de la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe de travail a remis, en 1998, un rapport au Conseil g&#233;n&#233;ral de l'OMC. L'autonomie des politiques de concurrence n'y est pas remise en cause. Les questions relatives au traitement des ententes &#224; l'exportation, des cartels internationaux et des firmes multinationales ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail n'a pas, pour l'instant, conduit &#224; un accord multilat&#233;ral sur le droit &#224; la concurrence. Si un tel accord est conclu et m&#234;me s'il s'agit d'un accord distinct de l'AGCS, il aura des cons&#233;quences sur ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 12. L'investissement (1996 - 1998)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord MIC (Accord sur les mesures sur l'investissement li&#233;es au commerce) est le seul accord traitant de l'investissement &#224; l'OMC. De port&#233;e limit&#233;e, il vise essentiellement &#224; interdire &#171; les obligations de contenu local &#187; pour l'investissement. Apr&#232;s l'&#233;chec de l'Accord multilat&#233;ral sur l'investissement (AMI), des membres de l'OMC, dont l'Union europ&#233;enne, demandent la cr&#233;ation d'un organisme international de r&#233;gulation de l'investissement. Un groupe de travail, dont la mise en place a &#233;galement &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e par la r&#233;union minist&#233;rielle de Singapour, n'a pas donn&#233; de r&#233;sultats tangibles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question reste donc ouverte. Si un nouvel accord sur l'investissement est conclu et m&#234;me s'il s'agit d'un accord distinct de l'AGCS, il aura des cons&#233;quences sur ce dernier, en particulier sur le mode 3 de fourniture des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 13. Accord sur les aspects des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accord ne fait pas partie de l'AGCS, mais de sa p&#233;riph&#233;rie. Plus connu sous son nom anglais, Agreement on Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights (TRIPS), il a &#233;t&#233; sign&#233; en avril 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il soumet &#224; l'Organe de r&#232;glement des diff&#233;rends (ORD) des r&#232;gles tr&#232;s largement inspir&#233;es de l'Organisation mondiale de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (OMPI). Il couvre les principaux domaines de la propri&#233;t&#233; intellectuelle : brevets, droits d'auteur, marques, dessins et mod&#232;les, indications d'origine g&#233;ographiques, etc.. Pour les brevets, il introduit une dur&#233;e minimale de protection de vingt ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'ADPIC est un accord distinct de l'AGCS, l'ADPIC a des cons&#233;quence tr&#232;s importantes dans de nombreux secteurs de services, par exemple l'acc&#232;s aux services de sant&#233;, comme l'a montr&#233; le r&#233;cent proc&#232;s intent&#233; par trente-neuf groupes pharmaceutiques &#224; l'Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 14. Puis vinrent ... Seattle ... et les &#171; n&#233;gociations AGCS 2000 &#187; ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A suivre ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Analyse critique de l'AGCS</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article6</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article6</guid>
		<dc:date>2001-04-17T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Lecourieux</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Service</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On trouve sur le site de l'OMC le document GATS - Fact and fiction ou AGCS - Faits et fictions. L'OMC entend y &#034; d&#233;mentir les mythes et les mensonges &#034; colport&#233;s par les critiques de l'AGCS. Le texte qui suit est une contribution &#224; l'analyse de ce document ; dans ce texte le document GATS - Fact and fiction de l'OMC est appel&#233; GFF, par commodit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alain Lecourieux &lt;br class='autobr' /&gt; Structure et objectifs du trait&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'OMC admet, en une phrase, dans son document GFF que le libre-&#233;change n'est pas une fin...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique22" rel="directory"&gt;AGCS&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Service&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On trouve sur le site de l'&lt;a href=&#034;http://www.wto.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;OMC&lt;/a&gt; le document GATS - Fact and fiction ou AGCS - Faits et fictions. L'OMC entend y &#034; d&#233;mentir les mythes et les mensonges &#034; colport&#233;s par les critiques de l'AGCS.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte qui suit est une contribution &#224; l'analyse de ce document ; dans ce texte le document GATS - Fact and fiction de l'OMC est appel&#233; GFF, par commodit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Lecourieux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Structure et objectifs du trait&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'OMC admet, en une phrase, dans son document GFF que le libre-&#233;change n'est pas une fin en soi et que les services doivent r&#233;pondre &#224; une demande individuelle et sociale et concourir au bien-&#234;tre humain (welfare), elle reprend longuement les arguments traditionnels du n&#233;o-lib&#233;ralisme : les Etats ne peuvent pas prosp&#233;rer avec une infrastructure de services inefficace et co&#251;teuse ; la concurrence est la seule r&#233;ponse, elle est source d'efficacit&#233;, de qualit&#233; des services, de choix plus larges pour le consommateur, de prix plus bas, d'emplois plus nombreux et de transferts de technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC constate aussi que le secteur des services est le plus vaste, le plus croissant de l'&#233;conomie et qu'il contribue peu au commerce mondial (20% des &#233;changes) et que l'AGCS apporte la transparence et la pr&#233;visibilit&#233; n&#233;cessaires aux acteurs &#233;conomiques priv&#233;s pour qu'ils d&#233;veloppent leurs activit&#233;s dans ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re multilat&#233;ral de l'AGCS (clause de la nation la plus favoris&#233;e - NPF) est affirm&#233; : chaque Etat est en concurrence avec tous les autres (sauf exceptions motiv&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC insiste sur le fait que l'AGCS est constitu&#233; d'un accord-cadre qui comporte peu d'obligations et d'engagements sp&#233;cifiques que les Etats prennent volontairement sous-secteur par sous-secteur (appel&#233;s schedule of specific commitments).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique que l'on peut formuler ici est multiple :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la demande sociale mentionn&#233;e ne trouve aucune r&#233;ponse ni dans les valeurs de l'OMC, ni dans le texte du trait&#233;, ni dans le document : pour la satisfaire les Etats n'ont d'autres choix que d'exclure les secteurs concern&#233;s du champ du trait&#233; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; au credo lib&#233;ral sur les vertus de la concurrence doit &#234;tre oppos&#233; celui de la coop&#233;ration : le premier tire le social vers le bas, l'autre vers le haut ; il doit &#234;tre accompagn&#233; d'un effort pour promouvoir une r&#233;forme des services publics qui privil&#233;gie l'efficacit&#233; sociale (Cf. les nombreuses publications &#224; ce sujet) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la marchandisation de services qui &#233;chappent, pour une part (les services publics) aux int&#233;r&#234;ts priv&#233;s est un objectif du trait&#233; (les 20%) et l'un des buts, sous couvert de transparence et de pr&#233;visibilit&#233;, est de mettre dans le champ des n&#233;gociations tout ce qui est un obstacle au commerce ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la NPF est un moyen de renforcer le plus fort : c'est le combat entre le renard libre et la poule libre ; l&#224; encore, pour se prot&#233;ger ou prendre en compte les accords bilat&#233;raux ou r&#233;gionaux entre Etats, on en est r&#233;duit &#224; recourir aux exceptions &#224; la NPF ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'affirmation selon laquelle l'accord-cadre, sans engagement dans un secteur, n'entra&#238;ne que peu d'obligations est contestable ; nous devons expliciter ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le champ du trait&#233;, sa flexibilit&#233;, les engagements, leur r&#233;versibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC pr&#233;sente, dans ce domaine, trois arguments majeurs :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les services rendus dans le cadre de l'exercice de l'autorit&#233; gouvernementale sont exclus du champ de l'AGCS ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le trait&#233; offre toutes les flexibilit&#233;s aux gouvernements qui peuvent ou non prendre des engagements en excluant des secteurs ou sous-secteurs, limiter ou pas l'acc&#232;s au march&#233; ou le traitement national, exclure ou pas un ou plusieurs modes ; le rythme de la lib&#233;ralisation est &#224; la discr&#233;tion des gouvernements ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les engagements sont r&#233;versibles moyennant certaines conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; parmi les limitations d'acc&#232;s au march&#233; mentionn&#233;es dans le trait&#233; figurent notamment le nombre de fournisseurs, la valeur totale des transactions, le nombre de personnes employ&#233;es, le type d'entit&#233; l&#233;gale autoris&#233;e, la part du capital &#233;tranger ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les quatre mode de fourniture des services du trait&#233; sont : les services transfrontaliers, les services consomm&#233;s &#224; l'&#233;tranger, la pr&#233;sence d'une entit&#233; &#233;trang&#232;re fournissant des services, la pr&#233;sence physique d'&#233;trangers fournissant des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci appelle les remarques suivantes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les services rendus dans l'exercice de l'autorit&#233; gouvernementale sont d&#233;finis, dans le trait&#233;, comme n'&#233;tant fournis ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs ; le document de l'OMC d&#233;clare qu'il n'est pas n&#233;cessaire d'interpr&#233;ter cette d&#233;finition ; en effet la culture, la sant&#233; et l'&#233;ducation, par exemple, font partie clairement du champ du trait&#233; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour pr&#233;ciser le champ du trait&#233;, il convient de citer le trait&#233; : il s'applique &#224; toutes les mesures qui affectent le commerce des services que ces mesures soient prises par les autorit&#233;s gouvernementales centrales, r&#233;gionales ou locales ou non-gouvernementales dans l'exercice de d&#233;l&#233;gations ; il s'applique &#224; tous les stades d'&#233;laboration des services : production, distribution, marketing, vente et livraison ; le document GFF de l'OMC ne mentionne pas ces points ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; il est exact que le trait&#233; offre des flexibilit&#233;s pour limiter l'engagement, mais la logique du trait&#233; est justement d'&#233;liminer ces limitations ; pour la premi&#232;re fois, et &#224; la diff&#233;rence des trait&#233;s qui concernent les marchandises, l'AGCS stipule explicitement dans sa partie IV que les membres chercheront dans les rounds successifs un degr&#233; toujours plus grand de lib&#233;ralisation ; la logique m&#234;me des n&#233;gociations est rappel&#233;e, par exemple, par Pascal Lamy, commissaire de l'UE au commerce, devant le United States Council for International Business le 8 juin 2000 : &#034; Si nous voulons am&#233;liorer notre propre acc&#232;s aux march&#233;s &#233;trangers, alors nous ne pouvons mettre &#224; l'abri nos secteurs prot&#233;g&#233;s. Il nous faut &#234;tre pr&#234;ts &#224; les n&#233;gocier tous, si nous voulons avoir mati&#232;re &#224; un accord global ? Pour les Etats-Unis, comme pour l'UE, cela veut dire quelques douleurs dans quelques secteurs, mas des gains dans beaucoup d'autres, et je crois que nous savons, de part et d'autre, qu'il faudra consentir des sacrifices pour obtenir par ailleurs ce que nous voulons &#034; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; enfin, quand un Etat prend un engagement, il ne peut revenir sur celui-ci qu'au bout de trois ans en n&#233;gociant avec les autres Etats concern&#233;s les &#034; dommages &#034; qu'il leur cause, soit sous forme mon&#233;taire, soit sous la forme d'une concession d'une valeur &#233;quivalente ; les Etats peuvent, dans des cas tout &#224; fait exceptionnels, invoquer un int&#233;r&#234;t public majeur ou un probl&#232;me crucial de balance des paiements ; ces conditions de retrait sont si excessives que les Etats n&#233;gocient actuellement des mesures de sauvegarde d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les financements publics&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document GFF de l'OMC d&#233;clare qu'il n'y a pas de r&#232;gles, dans le trait&#233;, relatives aux subventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or les subventions sont reconnues, dans le trait&#233;, comme des obstacles &#233;ventuels au commerce des services et les Etats qui prennent des engagements dans un secteur de service doivent signaler toute subvention accord&#233;e dans ce secteur comme limitation au principe du traitement national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le trait&#233; annonce l'ouverture de n&#233;gociations sur les subventions visant &#224; d&#233;velopper les disciplines multilat&#233;rales n&#233;cessaires pour &#233;viter les distorsions sur le commerce ; le document GFF indique que ces n&#233;gociations se d&#233;roulent actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;r&#233;gulation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document GFF de l'OMC rappelle que l'objectif de l'AGCS est de lib&#233;raliser (c'est-&#224;-dire d'ouvrir aux acteurs priv&#233;s de nouveaux secteurs de service) et non pas de d&#233;r&#233;guler ; les acteurs priv&#233;s se plieraient donc, selon l'OMC, aux obligations du secteur public, s'ils veulent les concurrencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons d'abord le trait&#233; (Article VI : Domestic regulations) : pour s'assurer que les mesures relatives aux exigences de qualification (des personnes), aux proc&#233;dures, aux standards techniques et &#224; l'octroi de licences ne constituent pas des barri&#232;res non n&#233;cessaires au commerce des services, le conseil du commerce des services (un des services de l'OMC) d&#233;veloppera les disciplines n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document GFF de l'OMC pr&#233;cise que la seule circonstance o&#249; des r&#233;gulations nationales peuvent &#234;tre mises en cause est le r&#232;glement des diff&#233;rends entre Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux &#233;l&#233;ments permettent d'affirmer que l'AGCS et l'Organe de R&#232;glement des Diff&#233;rends (ORD), dans certaines circonstances, peuvent contraindre un Etat &#224; revenir sur des r&#233;gulations nationales ; c'est l'ORD qui, en cas de diff&#233;rend, d&#233;cidera si les r&#233;gulations sont n&#233;cessaires ou pas. Quand on conna&#238;t les critiques dont l'ORD fait l'objet (arbitraire de la d&#233;signation des juges, opacit&#233;, co&#251;t, domination du droit anglo-saxon), on peut &#234;tre l&#233;gitimement inquiet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ORD menace-t-il la d&#233;mocratie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le document GFF de l'OMC qui pose la question et r&#233;pond : non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenant sur le fait que les r&#233;gulations nationales ne seront questionn&#233;es que par la proc&#233;dure de r&#232;glement des diff&#233;rends, l'OMC indique qu'aucun diff&#233;rend entre Etats n'est advenu en six ans, sur les services ; elle ajoute que cela peut n&#233;anmoins arriver. Pour l'OMC, l'AGCS entra&#238;ne, comme tout trait&#233;, un abandon de souverainet&#233; ; en cas de condamnation dans le r&#232;glement d'un diff&#233;rend, un Etat doit admettre que les droits d'un autre Etat peuvent pr&#233;valoir sur les siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC oublie ce qu'a d&#233;clar&#233; Renato Ruggiero, ancien directeur de l'OMC, le 2 juin 1998 &#224; Bruxelles : &#034; L'AGCS fournit des garanties sur un champ de droit et de r&#233;gulation bien plus vaste que celui du GATT ; le droit d'&#233;tablissement d'une entreprise de services dans un autre pays et l'obligation de traitement national &#224; l'&#233;gard des fournisseurs de services &#233;trangers &#233;tendent le champ de l'accord &#224; des domaines qui n'avaient jamais &#233;t&#233; reconnus auparavant comme faisant partie de la politique commerciale. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'&#224; la diff&#233;rence des trait&#233;s concernant les marchandises, l'AGCS s'applique aux mouvements de capitaux et de personnes, par les modes 3 et 4 de fourniture de services (&#233;tablissement d'une entreprise de services dans un autre pays et mouvement de personnes physiques &#224; l'&#233;tranger) ; l'AGCS p&#232;se donc sur les r&#233;gulations nationales pour assurer de &#034; bonnes conditions &#034; aux capitaux investis dans l'entreprise qui op&#232;re &#224; l'&#233;tranger ; de m&#234;me, le mouvement de personnes physiques &#224; l'&#233;tranger conduit &#224; un dumping social exerc&#233; par la concurrence que ces personnes exercent sur les personnes pr&#233;sentes dans le pays qui rendent les m&#234;mes services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC indique, &#224; juste titre, que ce sont les gouvernements qui d&#233;cident de leurs engagements ; l'OMC est en effet une institution inter-gouvernementale. Dans ce document, l'OMC rejette les autres organisations comme auto-proclam&#233;es, donc ill&#233;gitimes et consid&#232;re qu'elles sont bien inform&#233;es (briefings, site internet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait la question qui est pos&#233;e est celle du caract&#232;re d&#233;mocratique de l'ensemble des organisations concern&#233;es et du processus d'&#233;laboration et de modification de trait&#233;s tels que l'AGCS ... et de la place que doit y tenir le d&#233;bat d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Non, l'OMC ne nous fera pas le coup de l'AMI, avec l'AGCS !</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article13</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article13</guid>
		<dc:date>2001-04-15T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Lecourieux</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Service</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I . Une logique d&#233;vastatrice &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Accord G&#233;n&#233;ral sur le Commerce des Services (AGCS) a une importance &#233;conomique, sociale, culturelle et politique consid&#233;rable : ce sont les services qui tirent l'&#233;conomie mondiale ; en France et plus g&#233;n&#233;ralement dans les pays d&#233;velopp&#233;s, ils repr&#233;sentent plus de 60% du PIB ; la sant&#233; est, dans les pays de l'OCDE, un march&#233; de 2000 milliards de $ par an, financ&#233; &#224; 75% par les d&#233;penses de l'Etat ; l'&#233;ducation dans le monde, c'est 1000 milliards de $ de d&#233;penses...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Critiques de la mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Service&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I . Une logique d&#233;vastatrice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Accord G&#233;n&#233;ral sur le Commerce des Services (AGCS) a une importance &#233;conomique, sociale, culturelle et politique consid&#233;rable : ce sont les services qui tirent l'&#233;conomie mondiale ; en France et plus g&#233;n&#233;ralement dans les pays d&#233;velopp&#233;s, ils repr&#233;sentent plus de 60% du PIB ; la sant&#233; est, dans les pays de l'OCDE, un march&#233; de 2000 milliards de $ par an, financ&#233; &#224; 75% par les d&#233;penses de l'Etat ; l'&#233;ducation dans le monde, c'est 1000 milliards de $ de d&#233;penses publiques et un milliard d'&#233;l&#232;ves ; la culture, c'est, pour prendre un seul exemple, 6000 langues parl&#233;es dans le monde, facteur de complexit&#233; insupportable pour les n&#233;o-lib&#233;raux qui souhaiteraient, sans aucun doute, ramener ce chiffre &#224; 200 (interview de M. Ko&#239;chiro Matsuura, directeur g&#233;n&#233;ral de l'UNESCO, dans Le Monde du 3 octobre 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dix ans qui viennent de s'&#233;couler montrent une tendance irr&#233;pressible &#224; la &#034; marchandisation &#034; de tous les services, &#224; l'envahissement de la sph&#232;re priv&#233;e, et &#224; la subversion &#034; douce &#034; des services publics par la fa&#231;on dont est mise en place la technologie, et plus g&#233;n&#233;ralement la techno-science.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la signature de l'Accord de Marrakech sur le commerce des services (connu sous le nom d'AGCS et entr&#233; en vigueur le 1er janvier 1995), les membres de l'OMC avaient programm&#233; le d&#233;mant&#232;lement inexorable de tous les services publics, dans la pure logique n&#233;o-lib&#233;rale o&#249; seules la police et la justice doivent rester dans le secteur public. M&#234;me pas les prisons (interview de David Boaz, Cato institute, &#034; think tank &#034; am&#233;ricain, dans Le Monde du 25 janvier 2000, sous le titre : &#034; Le XX&#232;me si&#232;cle n'a &#233;t&#233; qu'une parenth&#232;se &#233;tatique &#034; ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La logique interne de l'AGCS est diabolique : l'effet de cliquet qui interdit tout retour en arri&#232;re, la r&#233;vision continue pour &#233;lever sans cesse le niveau de lib&#233;ralisation, l'&#233;largissent, &#224; l'envi, du champ d'application de l'accord, la technique des &#034; listes positives &#034; qui suppose que &#034; les sous-secteurs non offerts &#034; (sic !) &#224; la d&#233;r&#233;gulation ne sont que des exceptions provisoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne parlons pas des incitations de l'OMC, vis-&#224;-vis de l'Union europ&#233;enne et des Etats-Unis d'Am&#233;rique (qui les suivent &#224; la lettre), pour que ces derniers invitent les entreprises priv&#233;es &#224; fournir, pays par pays, la liste des obstacles &#224; la libre concurrence, qu'ils soient l&#233;gislatifs, r&#233;glementaires, nationaux, r&#233;gionaux ou locaux ; tout cela pour alimenter ensuite son bras arm&#233; : l'Organe de R&#232;glement des Diff&#233;rends (ORD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour finir, la d&#233;finition que l'OMC donne des services gouvernementaux : ceux o&#249; il n'y a pas l'once d'une prestation fournie par le secteur priv&#233;, ceux o&#249; il y a un monopole absolu de l'Etat. Traduisez : tous les autres secteurs doivent &#234;tre &#034; lib&#233;r&#233;s &#034; de la tutelle publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC n'est pas seule. L'Union europ&#233;enne (UE) est, dans cette affaire, &#224; tour de r&#244;le, son fer de lance, son valet et son porteur d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'UE qui dit par la bouche de son commissaire au commerce que tout est n&#233;gociable et qui le traduit dans les faits en s'engageant, notamment, sur les secteurs suivants : sant&#233;, &#233;ducation, environnement, recherche scientifique au travers des &#034; listes positives &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'UE qui conclut, avec les Etats-Unis d'Am&#233;rique, le Partenariat Transatlantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi elle qui envoie notes sur notes &#224; l'OMC pour d&#233;r&#233;guler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bref, l'UE s'est engag&#233;e, depuis 1995, sur 120 sous-secteurs de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est fait dans la plus grande opacit&#233;, sans que les citoyens soient r&#233;ellement inform&#233;s, sans que les &#233;lus soient m&#234;me consult&#233;s, sur le fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La D&#233;claration Universelle des Droits de l'Homme est fond&#233;e notamment sur le droit &#224; l'&#233;ducation et sur l'acc&#232;s &#224; la culture, mais l'OMC s'en moque, l'OMC ne doute pas, tant que les citoyens ne savent pas &#233;peler AGCS !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS, c'est l'AMI &#224; la puissance dix ; c'est notamment, contre la d&#233;mocratie, tous pouvoirs &#224; Disney, Vivendi, AOL et autres transnationales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. L'actualit&#233; de l'AGCS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de lire le suppl&#233;ment Economie du journal Le Monde, dat&#233; du 3 octobre dernier, les articles parus dans L'Humanit&#233; de la semaine du 9 octobre, ou de consulter le site internet de l'OMC, &lt;a href=&#034;http://www.wto.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.wto.org&lt;/a&gt; , pour se convaincre que le temps presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 5 et 6 octobre les n&#233;gociateurs de l'OMC se retrouvent &#224; Gen&#232;ve, avec au menu, entre autres, la sant&#233; et l'&#233;ducation. L'OMC &#034; requalifie &#034; douze secteurs et cent-soixante sous-secteurs, de fa&#231;on, par exemple, &#224; ce que l'assurance-maladie fasse partie des engagements de l'UE. Le secr&#233;tariat de l'OMC recommande d'employer un personnel plus qualifi&#233;, plus efficace et moins co&#251;teux en d&#233;pla&#231;ant du Sud vers le Nord les personnes n&#233;cessaires et en leur appliquant le droit du travail en vigueur dans leurs pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UE, pour ne pas &#234;tre &#224; la tra&#238;ne, d&#233;posera ses demandes de d&#233;r&#233;gulation avant mars 2001. Les Etats-Unis d'Am&#233;rique avancent la date-butoir de d&#233;cembre 2002 pour tout boucler, donc pour tout livrer aux int&#233;r&#234;ts priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. Attac : approfondir la r&#233;flexion et d'&#233;largir l'action&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac reconna&#238;t l'AGCS comme une priorit&#233; de lutte et que tout ce qui est &#224; la mesure de nos moyens sera entrepris, pour mettre fin &#224; cette farce tragique, &#224; cette dictature des march&#233;s. L'objectif est bien de contribuer, avec les organisations et plus g&#233;n&#233;ralement les citoyens et les &#233;lus, qui poursuivent les m&#234;mes buts, &#224; construire, par la r&#233;flexion et l'action, un rapport de force qui soumette l'AGCS &#224; la loi de la d&#233;mocratie ou le supprime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'allons pas sortir de notre chapeau un plan d'actions tout ficel&#233; qui, &#224; ce stade, ne serait pas concert&#233; avec les parties qui doivent participer &#224; son &#233;laboration ; mais ATTAC, en coop&#233;ration avec les organisations locales, nationales et mondiales qui soutiennent ce projet, souhaite le construire collectivement et mettre son &#233;nergie et ses comp&#233;tences dans la balance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiquement tous les comit&#233;s locaux sont motiv&#233;s et agissent d&#233;j&#224; sur cette question ; de nombreuses initiatives sont lanc&#233;es, partout ; nous voulons maintenant y consacrer plus de moyens ; une &#034; orchestration &#034; globale est n&#233;cessaire, comme pour le round de Seattle, en novembre 1999, respectueuse des identit&#233;s de toutes les parties prenantes, y compris celles des comit&#233;s locaux et des adh&#233;rents d'Attac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire quoi ? :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;unir les adh&#233;rents sur le th&#232;me de l'AGCS pour mieux les informer et mieux les former ; former les formateurs ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; donner un meilleur acc&#232;s aux informations fondamentales, &#224; l'actualit&#233; de l'AGCS, notamment par internet, par des vid&#233;os et des livres ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;signer une personne du si&#232;ge d'ATTAC pour contribuer &#224; la r&#233;flexion et &#224; l'action ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;clairer les citoyens et les &#233;lus sur les enjeux ; exiger que les &#233;lus exercent leur devoir d'information et de d&#233;lib&#233;ration avec les citoyens et leur droit de proposition et de contr&#244;le, au Parlement, sur les accords internationaux ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mettre ces enjeux en perspective et lancer un vrai d&#233;bat sur la l&#233;gitimit&#233; des institutions internationales ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; identifier les d&#233;cideurs n&#233;o-lib&#233;raux, publier leurs coordonn&#233;es, de fa&#231;on &#224; ce que les comit&#233;s, les adh&#233;rents et surtout les citoyens puissent les interpeller ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; agir pour que le secret de leurs n&#233;gociations soit rompu ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; proposer des alternatives de renforcement de services publics au service des hommes et des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esprit de Seattle selon lequel le droit des hommes et des femmes est sup&#233;rieur au droit des affaires, est au c&#339;ur de la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour paraphraser ce que Lionel Jospin a d&#233;clar&#233; au sujet de l'AMI : l'AGCS n'est ni n&#233;gociable, ni amendable, il faut le retirer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV. Une campagne en deux &#233;tapes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. S'organiser&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partant notamment de leur propre exp&#233;rience, les comit&#233;s locaux sont invit&#233;s, d&#232;s maintenant, &#224; approfondir le d&#233;bat sur l'AGCS et le renforcement des services publics pour :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; discuter et compl&#233;ter les propositions faites ici ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; construire un &#034; r&#233;seau AGCS &#034; et mettre en &#339;uvre une large campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;union d'organisation marquera, en d&#233;cembre 2000, la fin de cette premi&#232;re &#233;tape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Unir les comp&#233;tences et les &#233;nergies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s maintenant, Attac prend contact avec les organisations qui poursuivent les m&#234;mes buts pour construire et lancer, avec elles, une campagne unitaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'AGCS et les services du secteur de la sant&#233;</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article11</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article11</guid>
		<dc:date>2001-02-19T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Lecourieux</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Service</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Projet de texte - Version 0 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de ce document est de donner des informations de base aux adh&#233;rents d'Attac qui souhaitent militer contre l'AGCS dans le secteur des services de sant&#233;. Vos remarques, critiques et commentaires sont les bienvenus. Alain Lecourieux. &lt;br class='autobr' /&gt; Le syst&#232;me de sant&#233; en France &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques chiffres &lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;penses de sant&#233; ont &#233;t&#233; de 815 milliards de Francs en 1997, soit 10% du PIB (4&#232;me rang de la d&#233;pense de sant&#233; par personne) ; ce secteur est le plus important...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Service&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Projet de texte - Version 0&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de ce document est de donner des informations de base aux adh&#233;rents d'Attac qui souhaitent militer contre l'AGCS dans le secteur des services de sant&#233;. Vos remarques, critiques et commentaires sont les bienvenus. Alain Lecourieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le syst&#232;me de sant&#233; en France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques chiffres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;penses de sant&#233; ont &#233;t&#233; de 815 milliards de Francs en 1997, soit 10% du PIB (4&#232;me rang de la d&#233;pense de sant&#233; par personne) ; ce secteur est le plus important secteur de services. Il emploie directement 1,7 million de personnes, soit 7,5% de la population active. 87% des d&#233;penses rel&#232;vent du financement collectif public ou priv&#233;, le reste est &#224; la charge du malade. Les d&#233;penses sont pass&#233;es de 6,2% du PIB en 1970 &#224; 10% en 1997 (6,2% de croissance dans les ann&#233;es 70, 2,3% entre 1990 et 1997).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un syst&#232;me mixte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; assume la prise en charge des probl&#232;mes g&#233;n&#233;raux de sant&#233; publique ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; assure la formation des personnels de sant&#233;, participe &#224; la d&#233;finition de leurs conditions d'exercice, garantit les normes de qualit&#233; et de s&#233;curit&#233; des producteurs de soins ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; veille &#224; l'ad&#233;quation des structures de soins et de pr&#233;vention aux besoins et r&#233;gule le volume de l'offre de soins : personnels, &#233;tablissements, &#233;quipements techniques lourds ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; exerce la tutelle de la protection sociale dans le cadre de contrats d'objectifs et de gestion et intervient sur les modalit&#233;s de son financement (assiette et taux de cotisation), sur les r&#232;gles de couverture de la population, sur les producteurs de soins, sur la prise en charge financi&#232;re des soins (prix et taux de remboursement) et veille &#224; l'&#233;quilibre des comptes sociaux ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; fixe le budget de la recherche m&#233;dicale et subventionne divers organismes priv&#233;s tels que l'Institut Pasteur ou la Fondation Curie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La protection sociale contre les risques li&#233;s &#224; la maladie est assur&#233;e, pour 74% de la d&#233;pense, par l'assurance maladie, une des branches de la S&#233;curit&#233; Sociale, cr&#233;&#233;e en 1945 et 1946. La couverture de la population est maintenant th&#233;oriquement compl&#232;te depuis l'instauration de la Couverture M&#233;dicale Universelle (CMU) en 2000. Par ailleurs, les organismes mutualistes, les institutions de pr&#233;voyance et les assurances priv&#233;es offrent une protection compl&#233;mentaire (84% des assur&#233;s en b&#233;n&#233;ficiaient en 1997). Le financement de l'assurance maladie r&#233;sulte de cotisations patronales et de cotisations assises, depuis 1998, sur l'ensemble des revenus (CSG).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 1er janvier 1998, il y avait 175000 m&#233;decins en activit&#233; dont 68% avaient une pratique lib&#233;rale. C'est aussi le cas de la quasi-totalit&#233; des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes, de 75% des masseurs kin&#233;sith&#233;rapeutes, alors que seulement 15% des infirmi&#232;res et 12% des sages-femmes ont une pratique lib&#233;rale. Les professionnels lib&#233;raux assurent la plus grande part des soins ambulatoires ou &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels lib&#233;raux peuvent exercer soit dans le cadre des conventions qu'ils concluent avec la S&#233;curit&#233; sociale, soit dans le secteur 2 &#224; honoraires libres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;65% du secteur d'hospitalisation est public. Le secteur priv&#233; d'hospitalisation qui repr&#233;sente 35% des lits regroupe des &#233;tablissements &#224; vocation commerciale et des &#233;tablissements &#224; but non lucratif ; parmi ces derniers, certains participent au service public et ob&#233;issent donc &#224; certaines obligations. Les salaires et charges vers&#233;s aux personnels hospitaliers repr&#233;sentent 70% du budget de fonctionnement des h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La planification est d&#233;finie &#224; l'&#233;chelon r&#233;gional au moyen de deux instruments : la carte sanitaire et le sch&#233;ma r&#233;gional d'organisation sanitaire (SROS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de fixation des prix des m&#233;dicaments remboursables fait intervenir la Commission de la transparence et le Comit&#233; &#233;conomique du m&#233;dicament.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les enjeux du syst&#232;me de sant&#233; en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ralentissement de l'activit&#233; &#233;conomique et la mont&#233;e du ch&#244;mage ont affect&#233; l'&#233;quilibre des r&#233;gimes sociaux depuis le milieu des ann&#233;es 70. Ma&#238;triser l'&#233;volution des d&#233;penses de sant&#233; sans accro&#238;tre les in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s aux soins est donc un enjeu majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Fran&#231;ais sont attach&#233;s au syst&#232;me mixte qui pr&#233;vaut aujourd'hui : l'assurance maladie obligatoire, la coexistence de secteurs public et priv&#233;, l'exercice lib&#233;ral de la m&#233;decine et la libert&#233; de choix des malades. Un des enjeux est donc de maintenir ce syst&#232;me mixte, quitte &#224; le r&#233;nover, en d&#233;veloppant les compl&#233;mentarit&#233;s entre les secteur public et priv&#233;, sans collusion des int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vieillissement de la population est un autre enjeu ; il ne faut pour autant pas en exag&#233;rer l'importance puisque ce vieillissement se traduirait par une augmentation des d&#233;penses de sant&#233; de 0,5% en moyenne par an, sur la p&#233;riode 1998-2015, alors que la consommation m&#233;dicale a augment&#233; de 3% par an, en francs constants, entre 1985 et 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modalit&#233;s de la protection sociale ont consist&#233; &#224; &#233;tendre la couverture (CMU notamment), mais aussi &#224; augmenter la part des d&#233;penses &#224; la charge des malades par l'augmentation du ticket mod&#233;rateur et les limitations des cas de prise en charge, de fa&#231;on &#224; r&#233;duire les &#034; effets incitatifs &#034; &#224; la sur-consommation m&#233;dicale. Ces mesures n'ont-elles pas, en fait, limit&#233; l'acc&#232;s &#224; des soins justifi&#233;s et contribu&#233; ainsi &#224; l'accroissement des in&#233;galit&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'asym&#233;trie d'information entre m&#233;decins et patients, mais aussi l'offre de soins et le progr&#232;s technique sont &#224; l'origine de nombreux enjeux qu'on peut appeler &#034; les enjeux de l'offre &#034;. Parmi ces enjeux, citons : le numerus clausus (professionnels et lits), la responsabilit&#233; des m&#233;decins sur le montant des services qu'ils prescrivent, l'institution de r&#233;seaux de soins (r&#233;seaux de ville, r&#233;seaux d'h&#244;pitaux), l'&#233;volution du traitement des malades (dur&#233;e de s&#233;jour r&#233;duite, chirurgie ambulatoire, sp&#233;cialisation, etc.), &#034; les bonnes pratiques professionnelles &#034;, le d&#233;veloppement excessif des activit&#233;s rentables, etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fonction de pr&#233;vention des pathologies est une mission transversale du syst&#232;me de sant&#233;. Elle est prise dans l'&#233;tau de la logique &#233;conomique et est largement n&#233;glig&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des organismes ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s avec des formes juridiques diverses : agences, d&#233;l&#233;gations, comit&#233;s, associations. Citons : l'Institut de veille sanitaire, L'Agence fran&#231;aise sanitaire des produits de sant&#233;, l'Etablissement fran&#231;ais du sang, l'Agence fran&#231;aise de s&#233;curit&#233; des aliments, l'Etablissement fran&#231;ais des greffes, le Comit&#233; fran&#231;ais d'&#233;ducation pour la sant&#233;, le Conseil national du syndrome immunod&#233;ficitaire acquis, l'Agence nationale d'accr&#233;ditation et d'&#233;valuation en sant&#233;, le Conseil national du cancer, le Comit&#233; consultatif national d'&#233;thique pour les sciences de la vie et de la sant&#233;, etc..&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces organismes dessinent une nouvelle fa&#231;on de concevoir l'&#233;laboration d'une politique de sant&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces organismes sous-estiment la place des citoyens dans la d&#233;finition de cette politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs groupes et organisations travaillent pour que le citoyen soit reconnu comme partenaire &#224; part enti&#232;re du syst&#232;me de sant&#233;, au m&#234;me titre que les pouvoirs publics, les personnels, les syndicats et les directions. Elles veulent revenir aux principes m&#234;mes du service public (&#233;galit&#233;, continuit&#233;, adaptabilit&#233;) pour sortir par le haut, c'est-&#224;-dire par la d&#233;mocratie participative, des d&#233;fauts du syst&#232;me actuel : &#233;tatisme, autoritarisme, hi&#233;rarchie, logiques de pouvoir ou d'argent. Elles pr&#233;conisent &#034; l'&#233;valuation d&#233;mocratique &#034; du syst&#232;me de sant&#233; (Cf. L'&#233;valuation d&#233;mocratique par Jean-Claude Boual et Philippe Brachet, L'Harmattan). L'&#233;valuation d&#233;mocratique devient alors un outil de concertation qui permet la confrontation des int&#233;r&#234;ts des diff&#233;rentes parties prenantes. C'est tout le syst&#232;me de sant&#233;, r&#233;gulation, orientation et op&#233;rations qui serait ainsi progressivement &#233;valu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'OMC et l'AGCS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit ici de mettre en &#233;vidence la vision, la strat&#233;gie et les objectifs de l'OMC dans le secteur des services de sant&#233;, au travers des dispositions de l'AGCS et des notes du Council for Trade in Services. Ce qui suit est donc un r&#233;sum&#233; constitu&#233; de citations de l'OMC, sans commentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nature et fonctionnement du secteur des services de sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'analystes des pays de l'OCDE voient la sant&#233;, non pas comme un contributeur au PIB, mais comme un pr&#233;l&#232;vement sur la croissance &#233;conomique qui r&#233;duit l'efficacit&#233; des autres initiatives politiques, notamment la baisse des imp&#244;ts. Les d&#233;penses de sant&#233; des pays de l'OCDE (2500 milliards de $) repr&#233;sentent 8% du PIB et sont en forte croissance. Les services hospitaliers entrent pour 40 &#224; 50% dans ces d&#233;penses, la consommation pharmaceutique pour 30 &#224; 40%. L'augmentation des d&#233;penses de sant&#233; a &#233;t&#233; nourrie par l'augmentation continue de l'emploi dans ce secteur ; dans l'UE, il repr&#233;sente 8% de la force de travail, les sages-femmes et les infirmi&#232;res comptant pour un quart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation des d&#233;penses r&#233;sulte de la demande (extension de la couverture, vieillissement de la population, nouvelles maladies, manque d'incitation &#224; &#233;conomiser) et de l'offre (manque d'incitation &#224; lier le co&#251;t des traitements et les b&#233;n&#233;fices escompt&#233;s, l'usage non r&#233;fl&#233;chi de technologies co&#251;teuses, les d&#233;fauts de planification des ressources, les traitements inadapt&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays de l'OCDE on peut distinguer deux syst&#232;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syst&#232;mes construits sur le contrat entre les fournisseurs de soins et les organismes payeurs ; dans ce cas les assureurs ont un contr&#244;le plus grand sur la distribution des fonds et des remboursements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syst&#232;mes de sant&#233; int&#233;gr&#233;s o&#249; une institution contr&#244;le la fourniture des services de sant&#233; ; ce syst&#232;me r&#233;duit la complexit&#233; et les incertitudes du syst&#232;me contractuel, mais aussi l'innovation, la flexibilit&#233; et le choix du consommateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;tude de l'OCDE montre une &#233;volution vers le syst&#232;me contractuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La place du march&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les politiques de sant&#233; servent des objectifs &#233;conomiques et non-&#233;conomiques, elles ont un point commun : la recherche d'efficacit&#233; dans l'utilisation des ressources. Des pistes telles que la commercialisation de fonctions hospitali&#232;res, la r&#233;forme des assurances et des subventions publiques encourageront une meilleure utilisation des ressources. C'est l'orientation vers le march&#233; (&#034; market-based reform strategy &#034;) perceptible dans de nombreux pays sous l'effet des contraintes budg&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services de sant&#233; sont fournis dans un environnement significativement diff&#233;rent de l'id&#233;al de l'&#233;conomie de march&#233; (asym&#233;trie entre consommateurs et producteurs, distorsion entre co&#251;ts et prix pay&#233; par le consommateur, offre de soins cr&#233;ant la demande). La concurrence n'entra&#238;ne pas obligatoirement des gains pour la population (les assureurs priv&#233;s peuvent &#233;cr&#233;mer le march&#233; et laisser les segments &#224; bas revenus et &#224; hauts risques au secteur public ; les cliniques priv&#233;es peuvent attirer les professionnels de qualit&#233; des h&#244;pitaux publics). N&#233;anmoins ces exemples ne sont pas des arguments contre des r&#233;formes orient&#233;es vers le march&#233; (&#034; market-based reforms &#034;). Le d&#233;fi pour les autorit&#233;s de sant&#233; est de d&#233;finir des politiques et de cr&#233;er le cadre r&#233;glementaire qui conduisent &#224; une meilleure utilisation des ressources. Le cadre pertinent pourrait &#233;voluer pour prendre en compte les changements de priorit&#233;s politiques et l'&#233;mergence de nouvelles technologies qui vont saper les barri&#232;res g&#233;ographiques qui emp&#234;chent la circulation de l'information, la coordination et la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le commerce international des services de sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce international des services de sant&#233; n'est pas un probl&#232;me politique dominant ; le secteur de la sant&#233; est en effet un contributeur mineur au commerce. C'est l'effet de mesures restrictives de r&#233;gulation qui d&#233;couragent la pr&#233;sence commerciale &#233;trang&#232;re et de barri&#232;res technologiques qui inhibent les &#233;changes transfrontaliers. Ces deux freins se rel&#226;chent et le prochain round offre une occasion de reconsid&#233;rer la largeur et la profondeur des engagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce international des services de sant&#233; est tr&#232;s limit&#233;. Par exemple, les exportations des Etats-Unis repr&#233;sentent 2 pour mille des d&#233;penses, m&#234;me si un r&#233;cent rapport de l'OMS met en &#233;vidence l'importance croissante des &#233;changes transfrontaliers (t&#233;l&#233;m&#233;decine des Etats-Unis vers les pays du Golfe ou vers des r&#233;gions isol&#233;es).&lt;br class='autobr' /&gt;
Un secteur doit retenir l'attention : le management de fonctions hospitali&#232;res qui peut &#234;tre ex&#233;cut&#233; &#224; distance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains pays ont &#233;galement un pouvoir d'attraction sur des patients &#233;trangers en proposant des services non disponibles ou moins co&#251;teux. N&#233;anmoins, par exemple, la consommation, par des &#233;trangers, de soins aux Etats-Unis reste limit&#233;e (872 millions $). De m&#234;me les investissements &#233;trangers (&#034; establishment trade &#034;) qui devraient se d&#233;velopper reste limit&#233;s (1,8 milliards $ de services de sant&#233; vendus par les h&#244;pitaux &#233;trangers install&#233;s aux Etats-Unis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements de professionnels de sant&#233; doivent prendre en consid&#233;ration deux &#233;l&#233;ments : la contribution des immigrants &#224; combler les trous de l'offre et &#224; r&#233;duire la pression des co&#251;ts ; les pertes &#233;conomiques associ&#233;es &#224; l'installation &#224; l'&#233;tranger de sp&#233;cialistes form&#233;s (&#034; brain drain &#034;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#244;le de la technologie dans le commerce international des services de sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apparition de nouvelles technologies de transport et de communication favorisent le d&#233;placement des professionnels et des consommateurs et permettent de nouveaux modes de fourniture des services (t&#233;l&#233;m&#233;decine). Ces changements ouvrent des br&#232;ches qui permettent d'augmenter la participation &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lib&#233;ralisation et AGCS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures de r&#233;gulation touchent les professionnels de la sant&#233;, les organisations op&#233;rant dans le secteur (cliniques, h&#244;pitaux, cr&#232;ches) et les organisations commerciales (industries pharmaceutiques, assureurs). Ces mesures affectent les conditions d'acc&#232;s au march&#233; pr&#233;vues dans l'AGCS dans les quatre modes de fourniture de services.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'exception des pays o&#249; les services de sant&#233; sont fournis directement par le gouvernement, &#224; titre gratuit, les autres doivent autoriser une participation priv&#233;e totale sans contr&#244;le d'acc&#232;s au march&#233;, si ce n'est celui qui assure la qualit&#233; des soins &#224; un prix n&#233;goci&#233; de fa&#231;on libre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les pays nombreux o&#249; les secteurs publics et priv&#233;s coexistent, on ne peut pas argumenter sur le fait qu'il n'y pas de concurrence entre les deux types de fournisseurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela sugg&#232;re que dans les secteurs sur lesquels ces pays s'engagent toutes les subventions soient soumises aux obligations du traitement national.&lt;br class='autobr' /&gt;
De m&#234;me dans les cas o&#249; des obligations de service public sont donn&#233;es &#224; des h&#244;pitaux priv&#233;s, les m&#234;mes possibilit&#233;s doivent &#234;tre offertes &#224; tout fournisseur, au titre de la clause de la nation la plus favoris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a, pour r&#233;sumer, trois types de r&#233;gulation :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les conditions de qualification des professionnels de sant&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les conditions d'accr&#233;ditation des cliniques et h&#244;pitaux
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les r&#232;gles de remboursement relevant de sch&#233;mas d'assurance obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exigences et ces r&#232;gles peuvent avoir des effets restrictifs sur le commerce ; elles doivent &#234;tre &#233;valu&#233;es au cas par cas pour s'assurer qu'elles sont administr&#233;es de fa&#231;on raisonnable, objective et impartiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceci vise en particulier les mesures prises par les gouvernements ou les organismes non-gouvernementaux dans l'exercice d'un pouvoir d&#233;l&#233;gu&#233; par le gouvernement ; &#224; ce titre, des arrangements entre des participants priv&#233;s au march&#233; ne font pas partie du champ de l'AGCS, tandis que des arrangements similaires entre, par exemple, des assureurs mandat&#233;s par le gouvernement et des h&#244;pitaux priv&#233;s (ou entre des assureurs priv&#233;s et des h&#244;pitaux s&#233;lectionn&#233;s par le gouvernement) font partie du champ de l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consid&#233;rations sur les engagements pris par les membres de l'OMC dans l'AGCS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS pr&#233;voit deux types d'engagements :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des engagements g&#233;n&#233;raux (clause de la nation la plus favoris&#233;e, notamment) qui s'appliquent &#224; tous les services
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des engagement sp&#233;cifiques que les pays, membres de l'OMC, prennent ou pas sous-secteur par sous-secteur ; il s'agit des &#034; listes positives &#034; ou &#034; secteurs offerts &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il est bien difficile de faire une synth&#232;se des engagements pris par les membres de l'OMC &#224; Marrakech en 1994, on peut n&#233;anmoins faire les remarques suivantes en distinguant les modes de fourniture des services 1,2 et 3 d'une part et le mode 4 d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des modes 1, 2, 3 (fournitures transfrontali&#232;res, consommation &#224; l'&#233;tranger, pr&#233;sence commerciale) :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les engagements sont plus nombreux sur les services m&#233;dicaux non-hospitaliers que sur les services hospitaliers,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; beaucoup de pays du Sud ont pris des engagements importants sur les services hospitaliers pour attirer les investissements &#233;trangers,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les engagements sur les services transfrontaliers (mode 1) n'ont gu&#232;re de sens, car les pays n'ont pas eu une compr&#233;hension commune sur la possibilit&#233; de fournir ces services au travers des fronti&#232;res,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le mode 2 (consommation &#224; l'&#233;tranger) fait l'objet d'engagements complets de la plupart des membres,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les limitations d'acc&#232;s au march&#233; dans le mode 3 (pr&#233;sence commerciale &#233;trang&#232;re) sont nombreuses et ont pour but de contenir la consommation m&#233;dicale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les engagements au titre du mode 4 (pr&#233;sence de personnes physiques &#233;trang&#232;res), les membres de l'OMC ont, en g&#233;n&#233;ral, appliqu&#233;, de fa&#231;on horizontale aux douze secteurs de service (la sant&#233; &#233;tant l'un d'entre eux) les restrictions li&#233;es aux politiques d'immigration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les engagements, au titre de ce mode 4, pour la sant&#233;, sont donc largement &#224; la tra&#238;ne par rapport &#224; ceux relatifs aux autres modes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or il convient de faire plusieurs remarques :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le champ des modes 1, 2 et 3 est limit&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les activit&#233;s concern&#233;es par le secteur de la sant&#233; sont tr&#232;s li&#233;es au capital humain (donc au mode 4),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; alors que la pr&#233;sence commerciale peut &#234;tre pertinente dans bon nombre des secteurs hors sant&#233;, les b&#233;n&#233;fices les plus significatifs du commerce international dans le secteur des services de sant&#233; ne viendront pas de la construction d'h&#244;pitaux ou de leur gestion, mais de l'arriv&#233;e de professionnels de sant&#233; mieux form&#233;s, plus efficaces et moins co&#251;teux que ceux qui sont disponibles sur le march&#233; du travail domestique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Esquisse d'analyse critique de l'AGCS dans le secteur de la sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; est un bien social. L'objectif d'un bon syst&#232;me de sant&#233; est de donner acc&#232;s &#224; tous &#224; une pr&#233;vention et &#224; des soins de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la nature d'un tel syst&#232;me, tout-march&#233; ou tout-Etat pour prendre les extr&#234;mes, on y trouve trois fonctions li&#233;es :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la r&#233;gulation : les r&#232;gles de fonctionnement ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'orientation : la fixation des objectifs ; l'articulation et l'allocation des moyens pour les atteindre ; c'est-&#224;-dire la politique de sant&#233; au sens strict ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les op&#233;rations : l'utilisation de ces moyens pour atteindre ces objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les missions relatives aux services de sant&#233; comprennent la pr&#233;vention, les soins, l'enseignement, la recherche et l'assurance maladie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#034; acteurs &#034; sont les professionnels de sant&#233;, les h&#244;pitaux et cliniques, les organismes d'assurance maladie, les pouvoirs publics et les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif affich&#233; de l'AGCS, dans le secteur de la sant&#233; comme dans les autres services, est de lib&#233;raliser. Les acteurs priv&#233;s op&#232;reraient dans le cadre des r&#233;gulations et des orientations d&#233;cid&#233;es. La concurrence obligerait les op&#233;rateurs publics &#224; une meilleure gestion des ressources. Or cette concurrence existe d&#233;j&#224; pour une tr&#232;s large part. Les acteurs priv&#233;s choisissent les segments solvables et rentables. Une plus grande ouverture du syst&#232;me de sant&#233; aux acteurs priv&#233;s provoquerait une multiplication des offres dans ces segments et d&#233;velopperait une m&#233;decine &#224; deux vitesses. L'efficacit&#233; &#233;conomique doit &#234;tre plut&#244;t recherch&#233;e par un &#233;quilibre du syst&#232;me mixte et une soumission &#224; une &#233;valuation pluraliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me objectif de l'AGCS d&#233;coule d'une d&#233;marche manag&#233;riale d'origine am&#233;ricaine. Il s'agit de surfer sur la vague technologique (syst&#232;mes d'information notamment) et d'importer dans le syst&#232;me de sant&#233; les pratiques qui font flor&#232;s dans l'entreprise priv&#233;e : recentrage des organisations sur leur m&#233;tier de base, restructurations, externalisation, sous-traitance, info-g&#233;rance (facility management) ; ces techniques sont parfois regroup&#233;es sous le vocable &#034; reengineering &#034;. Il convient ici de revenir aux objectifs du syst&#232;me de sant&#233; et de confronter, au cas par cas, ces techniques aux besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me objectif de l'AGCS est de r&#233;duire les co&#251;ts des personnels de sant&#233; par l'immigration ; c'est le mode 4 de fournitures de services pr&#233;vu par l'accord. Cette tentative paup&#233;riserait les pays du Sud, conduirait, au Nord, &#224; la diminution des salaires, &#224; la d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail et &#224; la r&#233;duction de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quatri&#232;me objectif est la d&#233;r&#233;gulation dans les trois domaines principaux : qualification des professionnels de sant&#233;, accr&#233;ditation des h&#244;pitaux et des cliniques et assurance maladie. Or la r&#233;gulation repr&#233;sente bien les r&#232;gles que se donnent les citoyens d'un Etat pour assurer &#224; tous l'acc&#232;s &#224; une pr&#233;vention et &#224; des soins de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;soudre un probl&#232;me qui n'existe pas (le commerce international des services de sant&#233;) l'AGCS veut d&#233;manteler le service public. Il veut d&#233;velopper la colonisation du Sud et cr&#233;er au Nord une m&#233;decine &#224; deux vitesses, en livrant la sant&#233; aux seuls int&#233;r&#234;ts priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les sources qui ont servi &#224; &#233;crire ce texte :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le service de sant&#233; en France - Marie Duriez, Jean Lancry, Diane Lequet-Slama, Simone Sandier
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'AGCS et les notes du Council for Trade in Services de l'OMC
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;valuation d&#233;mocratique, outil de citoyennet&#233; active - Jean-Claude Boual, Philippe Brachet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contribution &#224; l'organisation d'Attac sur le chantier : AGCS et services publics</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article10</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article10</guid>
		<dc:date>2000-11-22T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Lecourieux</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Service public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Projet - Vos remarques, commentaires, critiques et suggestions sont les bienvenues &lt;br class='autobr' /&gt; AGCS ET SERVICES PUBLICS &lt;br class='autobr' /&gt;
Le champ d'application de l'AGCS &lt;br class='autobr' /&gt;
Commen&#231;ons par une citation du d&#233;but de l'article 1er de l'AGCS : &#034; les services (auxquels s'appliquent cet accord) comprennent tous les services de tous les secteurs &#224; l'exception des services fournis dans l'exercice du pouvoir gouvernemental ; un tel service s'entend de tout service qui n'est fourni ni sur une base commerciale, ni en concurrence...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Services publics&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Service public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Projet - Vos remarques, commentaires, critiques et suggestions sont les bienvenues&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;AGCS ET SERVICES PUBLICS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le champ d'application de l'AGCS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons par une citation du d&#233;but de l'article 1er de l'AGCS : &#034; les services (auxquels s'appliquent cet accord) comprennent tous les services de tous les secteurs &#224; l'exception des services fournis dans l'exercice du pouvoir gouvernemental ; un tel service s'entend de tout service qui n'est fourni ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon cette d&#233;finition le champ de l'AGCS comprend donc tous les services, c'est-&#224;-dire :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les services proprement dits qui supposent un travail effectu&#233; avant et surtout pendant la consommation ; mais aussi les &#034; promesses &#034; : assurances, sp&#233;culation sur les produits financiers, les changes &#8230; et formes ill&#233;gales ou criminelles de services telles que corruption, blanchiment de l'argent sale ; ces promesses supposent essentiellement un travail futur, qui suit la consommation &#8230; ou pas de travail du tout ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tous les secteurs d'activit&#233; sont concern&#233;s par l'AGCS, puisqu'aujourd'hui il n'y a plus de produits sans services associ&#233;s ; citons certains secteurs o&#249; la partie &#034; services &#034; domine : sant&#233;, &#233;ducation, transports, t&#233;l&#233;communications, culture et loisirs, environnement (d&#233;chets, asssainissement, etc.), recherche, &#233;nergie, eau, services financiers, services postaux, services professionnels (professions lib&#233;rales), tourisme, la distribution, l'internet et le commerce &#233;lectronique ; c'est 64% du PIB e France ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tous les modes de &#034; production &#034; des services sont concern&#233;s : fourniture transfrontali&#232;re, consommation &#224; l'&#233;tranger, pr&#233;sence physique d'une filiale d'un prestataire &#233;tranger, pr&#233;sence de personnes physiques qui quittent leur pays pour aller exercer leur m&#233;tier dans un pays tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'AGCS, lire le rapport de B&#233;atrice Marre &#034; De la mondialisation subie au d&#233;veloppement contr&#244;l&#233; &#034; , Assembl&#233;e nationale, rapport n&#176; 1824 o&#249; l'auteur m&#233;lange le pire et le meilleur dans un exercice de manipulation politique tr&#232;s n&#233;o-lib&#233;ral, sous une logomachie sociale- d&#233;mocrate. Une mention sp&#233;ciale pour la brochure de la CCCOMC : &#034; Alerte g&#233;n&#233;rale &#224; la capture des services publics &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le service public&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire l'excellent petit livre de Pierre Bauby : le service public, dans la collection Dominos (et bien d'autres publications) qui retrace la tradition, la doctrine, les forces, les faiblesses du service public en France et en Europe ; la vague de lib&#233;ralisation d&#232;s les ann&#233;es 80 ; la n&#233;cessaire refondation, &#8230; encore dans les cartons.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES ACTEURS EN PRESENCE DANS UNE CAMPAGNE UNITAIRE
CONTRE L'AGCS ET POUR DES SERVICES PUBLICS RENOVES &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le discr&#233;dit qui frappe les politiques (et pire encore la politique)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impasses &#233;conomique, sociale, &#233;cologique, donc au total politique, on trouve, dans ce discr&#233;dit, les motifs principaux suivants qui concernent tous une conception refond&#233;e des services publics :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mauvaise gestion de l'argent public (les avions renifleurs, le Cr&#233;dit Lyonnais, le GAN, Elf, la gestion des march&#233;s publics, la distribution, les concessions de services publics locaux, la corruption, les affaires, etc.) ; l'impuissance du contr&#244;le (Cour des comptes, r&#233;gulateur subordonn&#233; &#224; l'op&#233;rateur, etc.) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'impuissance dissimul&#233;e des politiques dans la r&#233;solution de probl&#232;mes cruciaux tels que le ch&#244;mage depuis 1973, la mont&#233;e des in&#233;galit&#233;s, la d&#233;mocratie en Europe, la gouvernance mondiale, la protection de l'environnement : &#034; Ces myst&#232;res nous d&#233;passent, feignons d'en &#234;tre les organisateurs ! &#034; Jean Cocteau ; l'affaiblissement de l'Etat au seul profit des transnationales ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le brouillage, la disparition du clivage gauche-droite, la dictature du court terme, du nomadisme, l'absence de sens, dans l'accumulation sans fin du capital ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les logiques fiscales internationales (dumping) et nationales &#224; toutes &#233;preuves : baisse des imp&#244;ts et des cotisations sociales sous la pression des lobbies, maintien ou augmentation du d&#233;ficit public, baisse des d&#233;penses publiques pour le contenir, financement du d&#233;ficit public en enrichissant, par des taux d'int&#233;r&#234;ts scandaleux, ceux &#224; qui on a r&#233;duit les imp&#244;ts ; forte imposition du travail, faible imposition (ou imposition nulle &#8211; les non-r&#233;sidents) du capital ; en bref transfert de richesses des pauvres vers les riches ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la puissance de subversion de la technoscience, de la technologie dans tous les secteurs de la vie par les supports et les contenus ; l'alibi que la technoscience fournit maintenant aux politiques ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le repli des hommes et des femmes, &#233;cras&#233;s par les souffrances du travail, ni&#233;s par l'exclusion, sur une sph&#232;re priv&#233;e marchandis&#233;e et &#034; flic&#233;e &#034; par les produits et les services ; la juridicisation de la soci&#233;t&#233; autour du droit anglo-saxon, la contractualisation des rapports sociaux ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;chec et le pillage du Sud, l'esclavage des femmes et des enfants ; le combat de la poule libre (le Sud) et du renard libre (le Nord) dans le cadre du libre-&#233;change n&#233;o-lib&#233;ral et de la &#034; concurrence &#034; des oligopoles (Cf. &#034; Un nouveau mod&#232;le &#233;conomique &#034; par Amartya Sen, Odile Jacob).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une politique de services publics forte, d&#233;mocratique, refond&#233;e sur des bases nouvelles (&#233;quilibre entre efficacit&#233; &#233;conomique et sociale, acc&#232;s &#233;gal de tous, p&#233;r&#233;quation des prix, effet redistributif, d&#233;veloppement de la coh&#233;sion sociale, coop&#233;ration avec le Sud, etc. ) pourrait contribuer &#224; conjurer, pour partie, ces sept p&#233;rils. Y a-t-il un sens, un projet plus fort &#224; donner &#224; la construction europ&#233;enne que des services publics soucieux de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qui ferait des citoyens des acteurs centraux ? Ou bien est-on condamn&#233; &#224; &#234;tre eurosceptique, eurolib&#233;ral ou f&#233;d&#233;raliste, amoureux soit du repli, soit du march&#233;, soit d'une Constitution (Cf. &#034; Apr&#232;s l'Etat-nation &#034; de J&#252;rgen Habermas, Fayard) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le capitalisme, la critique artiste et la critique sociale, les syndicats, le n&#233;ocapitalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire le livre &#034; Le nouvel esprit du capitalisme &#034; de Luc Boltanski et Eve Chiapello, Gallimard, o&#249; les deux auteurs montrent comment le capitalisme a r&#233;cup&#233;r&#233; la critique artiste, n&#233;e de Mai 68, et comment la critique sociale manquait le tournant du n&#233;ocapitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi le livre &#034; L'&#226;ge de l'acc&#232;s &#034; de Jeremy Rifkin, La D&#233;couverte, o&#249; l'auteur montre que nous vivons une mutation sans pr&#233;c&#233;dent o&#249; les march&#233;s laissent la place aux r&#233;seaux, les biens aux services, les vendeurs aux prestataires et les acheteurs aux utilisateurs . O&#249; le recours au leasing, aux licences, aux abonnements sonne le glas de la propri&#233;t&#233;. O&#249; les nouveaux g&#233;ants de l'&#233;conomie veulent nous faire adh&#233;rer &#224; l'imaginaire de leurs marques, &#224; nous regrouper en clubs, &#224; nous faire partager des &#233;motions communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les associations, les ong, les mouvements de citoyens, Attac et tous les autres, les citoyens isol&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire le livre de Pierre Ronsanvallon, &#034; La d&#233;mocratie inachev&#233;e, histoire de la souverainet&#233; du peuple en France &#034;, Gallimard. Il convient de citer ici la fin du livre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; La solidarit&#233; de citoyennet&#233; est beaucoup plus exigeante. Elle implique &#224; la fois de r&#233;aliser une certaine &#233;galit&#233; des chances et d'arriver &#224; une proximit&#233;, m&#234;me tr&#232;s relative, des niveaux de vie. Dans les pays industrialis&#233;s, elle se traduit par des pr&#233;l&#232;vements obligatoires qui oscillent entre 35% et 50% de la richesse nationale &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande tentation actuelle est de voir reculer cette exigeante solidarit&#233; de citoyennet&#233; &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vision renouvel&#233;e et exigeante de la nation a pour cette raison encore un avenir. Elle a pour mission de r&#233;aliser en petit ce que le monde ne peut pas encore faire en grand &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les interrogations sur la mondialisation et les r&#233;flexions sur la solidarit&#233; convergent de la sorte pour remettre au c&#339;ur de nos soci&#233;t&#233;s la question de la d&#233;mocratie dans son lien &#224; celle de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de dispara&#238;tre dans le vide qui se serait creus&#233; entre la vie accrue des individus et l'ouverture acc&#233;l&#233;r&#233;e du monde, l'id&#233;e de souverainet&#233; du peuple a un long avenir devant elle &#8230; &#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;COMPRENDRE ET AGIR ENSEMBLE DANS LE CADRE D'UNE CAMPAGNE UNITAIRE CONTRE L'AGCS ET POUR UNE REFONDATION DES SERVICES PUBLICS EN FRANCE, EN EUROPE, DANS LE SUD &#8230; ET AILLEURS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lire le document d'Attac distribu&#233; lors de son assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#224; Saint-Brieuc, les 28 et 29 octobre 2000, et intitul&#233; : &#034; Non, l'OMC ne nous fera pas le coup de l'AMI, avec l'AGCS ! &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; reconna&#238;t la lutte contre l'AGCS et le renforcement des services publics comme un des dix chantiers prioritaires d'Attac,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;crit la logique d&#233;vastatrice de l'AGCS,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rappelle les &#233;ch&#233;ances de l'OMC, de mars 2001 et de fin 2002,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; veut une d&#233;marche ouverte sur les organisations qui poursuivent les m&#234;mes buts qu'Attac (syndicats, associations et ong, &#233;lus, citoyens),
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; fixe l'objectif : &#034; construire un rapport de force qui soumette l'AGCS &#224; la loi de la d&#233;mocratie, ou le supprime &#034;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; prend acte des actions en cours dans les comit&#233;s locaux d'Attac,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; sugg&#232;re quelques &#233;l&#233;ments d'un plan d'action &#224; construire avec nos partenaires,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; propose qu'Attac s'organise d&#232;s novembre 2000 et que ceci soit mat&#233;rialis&#233; par une &#034; r&#233;union d'organisation &#034;,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; indique que des contacts seront pris d&#232;s fin octobre 2000 avec nos partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#034; r&#233;union d'organisation &#034; suppose l'adoption de quelques principes qui sont propos&#233;s ici :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; il s'agit d'un chantier d'une dur&#233;e minimum de deux ans,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'organisation d'Attac est un r&#233;seau de personnes ou de groupes (adh&#233;rents, comit&#233;s, groupes th&#233;matiques, conseil d'administration d'Attac, conseil scientifique, membres fondateurs) dont les r&#232;gles du jeu sont mat&#233;rialis&#233;es dans un court document approuv&#233; lors de cette &#034; r&#233;union d'organisation &#034; ; l'embryon de ces r&#232;gles figurent ici ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034; l'orchestration &#034; consiste &#224; s&#233;lectionner, communiquer et m&#233;diatiser les meilleures id&#233;es et pratiques du r&#233;seau ou des partenaires, qu'il s'agisse de &#034; comprendre &#034; ou d'&#034; agir &#034; ; les personnes qui s&#233;lectionnent, communiquent et m&#233;diatisent, dans Attac, seront repr&#233;sentatives du r&#233;seau Attac (comit&#233; d'animation de la campagne unitaire) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034; l'orchestration &#034; sera respectueuse des identit&#233;s des adh&#233;rents, des comit&#233;s locaux, du conseil d'administration d'Attac ; &#034; l'orchestration &#034; n'est donc pas attrape-tout, elle laisse hors de son champ des initiatives portant sur ce chantier ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la construction et la r&#233;alisation de la campagne unitaire avec nos partenaires passent par une identification et un accord des partenaires, une information sur notre organisation et sur la leur, une formulation des objectifs, une identification des actions communes (&#034; comprendre &#034; et &#034; agir &#034;) et une r&#233;alisation en commun de ces actions ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les contacts locaux, r&#233;gionaux et nationaux, en France ainsi que les contacts internationaux seront pris par le r&#233;seau Attac, en fonction des comp&#233;tences de ses membres ; les contacts avec les partenaires d'Attac ne sont donc pas r&#233;serv&#233;s au &#034; centre &#034; du r&#233;seau Attac ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les comit&#233;s locaux sont invit&#233;s &#224; d&#233;signer un ou plusieurs adh&#233;rents, pr&#234;ts &#224; consacrer du temps &#224; ce chantier ; ces adh&#233;rents pourront &#234;tre soit des repr&#233;sentants g&#233;ographiques du comit&#233;, soit des repr&#233;sentants th&#233;matiques, sp&#233;cialis&#233;s sur un des secteurs des services : &#233;ducation, sant&#233;, culture, transports, &#233;nergie, etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Lecourieux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'OMC au service du n&#233;o-lib&#233;ralisme</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article12</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article12</guid>
		<dc:date>1999-11-15T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Lecourieux</dc:creator>


		<dc:subject>Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Lib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;LE GATT, PUIS L'OMC ONT ACCELERE LA MONDIALISATION LIBERALE Les accords r&#233;sultant des diff&#233;rents rounds ob&#233;issent &#224; une logique implacable de d&#233;r&#233;glementation ou de d&#233;r&#233;glementation diff&#233;r&#233;e ; la seule r&#233;glementation d'importance introduite par les accords pass&#233;s concerne la propri&#233;t&#233; intellectuelle. Le champ couvert par la d&#233;r&#233;glementation couvre l'ensemble des activit&#233;s humaines ; l'accord de Marrakech a fait cesser, par exemple, les exceptions de l'agriculture et des services. Les...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Critiques de la mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Asni&#232;res, Bois Col., Clichy, Genevilliers, Levallois, Villeneuve la Gar.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Lib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE GATT, PUIS L'OMC ONT ACCELERE LA MONDIALISATION LIBERALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les accords r&#233;sultant des diff&#233;rents rounds ob&#233;issent &#224; une logique implacable de d&#233;r&#233;glementation ou de d&#233;r&#233;glementation diff&#233;r&#233;e ; la seule r&#233;glementation d'importance introduite par les accords pass&#233;s concerne la propri&#233;t&#233; intellectuelle.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le champ couvert par la d&#233;r&#233;glementation couvre l'ensemble des activit&#233;s humaines ; l'accord de Marrakech a fait cesser, par exemple, les exceptions de l'agriculture et des services.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les dimensions non financi&#232;res du commerce ne sont pas reconnues.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les normes sociales (les US n'ont sign&#233; qu'une des douze conventions de l'OIT, l'affaire des bananes Cara&#239;bes) ; les normes environnementales (les US ach&#232;tent des droits &#224; polluer, les esp&#232;ces en danger ne sont pas prot&#233;g&#233;es, les d&#233;chets sont consid&#233;r&#233;s comme des marchandises, l'accord de Rio est ni&#233;) ; les normes &#233;thiques (brevetage du vivant) ; les normes de sant&#233; (boeuf aux hormones, pas de principe de pr&#233;caution, pression pour accepter les OGM, marchandisation des m&#233;dicaments) ; la diversit&#233; culturelle (les nouveaux supports (Internet , etc.) vont &#234;tre l'occasion de tourner la pseudo exception culturelle) ; la dimension strat&#233;gique d'un secteur n'est pas plus accept&#233;e (eau, &#233;nergie, transport, &#233;ducation, etc.).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le GATT et l'OMC d&#233;fendent les int&#233;r&#234;ts des entreprises et sp&#233;cialement ceux des multinationales qui font l'essentiel du commerce mondial ; ces entreprises sont les nouveaux ma&#238;tres du monde (le chiffre d'affaires des 200 premi&#232;res entreprises mondiales d&#233;passent le PIB des 150 Etats non membres de l'OCDE). A un moment o&#249; les salaires sont consid&#233;r&#233;s comme un co&#251;t et o&#249; se g&#233;n&#233;ralise la division internationale du travail, l'OMC donnent des droits nouveaux aux entreprises et ne veut pas parler de leurs devoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;==&gt; La pens&#233;e unique est questionn&#233;e : l'&#233;conomie n'est pas une fin en soi ; il convient d'associer efficacit&#233; et justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE GATT ET L'OMC ONT ACCENTUE LES INEGALITES DANS LES PAYS DEVELLOPES ET ENTRE LES PAYS DEVELOPPES ET LES PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dans les pays d&#233;velopp&#233;s des secteurs entiers ont &#233;t&#233; d&#233;truits par la concurrence g&#233;n&#233;ralis&#233;e ; les normes sociales (flexibilit&#233;) et les salaires sont tir&#233;s vers le bas ; l'Europe a 50 millions de pauvres ; la moiti&#233; de la population des US est constitu&#233;e de working poors ou d'exclus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;cart entre les pays en voie de d&#233;veloppement et les pays d&#233;velopp&#233;s s'agrandit : les 20% les plus favoris&#233;s ont un revenu 80 fois sup&#233;rieur &#224; celui des 20% les moins favoris&#233;s (l'&#233;cart a doubl&#233; en vingt ans). Le PIB de l'Afrique est pass&#233; de 12 &#224; 6% du PIB mondial entre 1981 et 1996. Les 49 pays les moins avanc&#233;s (PMA) repr&#233;sentent moins de 0,25% du commerce mondial. Les investissements se concentrent dans les pays d&#233;velopp&#233;s et dans ceux qui ont d&#233;coll&#233;. Le SIDA se r&#233;pand dramatiquement en Afrique. Les grands groupes pharmaceutiques ne font pratiquement aucune recherche sur les maladies tropicales. 40% de la population active de l'Afrique est constitu&#233; d'enfants de moins de 14 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;==&gt; Le dogme du libre-&#233;change est questionn&#233; : est-il cause ou cons&#233;quence du progr&#232;s ? n'est-ce pas le combat du renard libre avec la poule libre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'OMC N'A PAS UN FONCTIONNEMENT INTERNE ET EXTERNE SATISFAISANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les pays en voie de d&#233;veloppement n'y participent pas r&#233;ellement : rapports de domination, absence de formation, co&#251;ts des arbitrages)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'Organe de R&#232;glement des Diff&#233;rends (ORD) de l'OMC n'est pas transparent ; il est co&#251;teux ; il p&#233;nalise des secteurs &#233;trangers &#224; la chose jug&#233;e ; le pouvoir judiciaire n'est pas s&#233;par&#233; du pouvoir l&#233;gislatif.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'unilat&#233;ralisme des US est accept&#233; de facto (4 fois plus de subventions &#224; Boeing qu'&#224; Airbus, section 301 et Amato, 15 Etats am&#233;ricains exon&#233;r&#233;s de l'accord sur les march&#233;s publics, etc.).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'OMC est toujours en retard d'une guerre : commerce &#233;lectronique, droit de la concurrence (lutte contre les monopoles et oligopoles).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La plupart des autres organisations internationales sont impotentes ; seule l'OMC a un bras arm&#233; avec l'ORD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'OMC N'EST PAS CONTROLEE DEMOCRATIQUEMENT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le parlement ne joue aucun r&#244;le (cas des 13 des 15 pays de l'UE) ou n'a qu'un r&#244;le formel (France et Danemark) (le Parlement, ratificateur muet de textes intouchables), alors que le Congr&#232;s am&#233;ricain joue un r&#244;le-cl&#233;. Il n'y a pas d'office parlementaire permanent (donc un lieu o&#249; il y a la comp&#233;tence) sur le commerce international.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La soci&#233;t&#233; civile n'est pas consult&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUE FAIRE ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Faire un bilan des accords de Marrakech (sont-ils appliqu&#233;s ? quelles cons&#233;quences a le libre-&#233;change ?)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Refonder le syst&#232;me d'organisations internationales et subordonner le droit du commerce aux accords et chartes internationales (normes sociales, environnement, sant&#233;, etc.)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lancer un v&#233;ritable plan de d&#233;veloppement des pays les moins avanc&#233;s (agriculture, sant&#233;, &#233;ducation, infrastructure)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;guler le syst&#232;me financier (sp&#233;culation, bandes de flottement pour les monnaies principales, r&#232;gles prudentielles)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Renforcer le r&#244;le du politique (droits et devoirs des entreprises) et associer la soci&#233;t&#233; civile &#224; l'&#233;laboration des d&#233;cisions (syndicats, ONG, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Lecourieux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
