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	<title>ATTAC 92</title>
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	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
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		<title>ATTAC 92</title>
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		<title> Lettre et questions aux candidats aux l&#233;gislatives de juin 2007</title>
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		<dc:date>2007-05-26T17:38:07Z</dc:date>
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		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action locale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voici en document joint RTF la lettre et les dix questions que nous envoyons aux candidats aux l&#233;gislatives dans notre circonscription. Si d'autres groupes veulent utiliser ce travail...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique101" rel="directory"&gt;Rueil-Malmaison Garches Vaucresson Marnes-la-Coquette&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot15" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Association et action locale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici en document joint RTF la lettre et les dix questions que nous envoyons aux candidats aux l&#233;gislatives dans notre circonscription. Si d'autres groupes veulent utiliser ce travail...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Compte rendu de r&#233;union publique du 24 f&#233;vrier 2006 : &#034;La dette des pays du Tiers-Monde&#034;</title>
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		<dc:date>2006-09-19T16:58:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;% Attac % &lt;br class='autobr' /&gt;
Groupe de proximit&#233; de Rueil &lt;br class='autobr' /&gt;
Garches - Vaucresson - Marnes &lt;br class='autobr' /&gt; LA DETTE DES PAYS DU TIERS-MONDE &lt;br class='autobr' /&gt;
Compte rendu de la r&#233;union publique du vendredi 24 f&#233;vrier 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
Au resto-club Galli&#233;ni, &#224; Rueil-Malmaison &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce vendredi 24 f&#233;vrier 2006, vers 20h30, la petite salle du resto-club Galli&#233;ni, &#224; Rueil-Malmaison, se remplit peu &#224; peu. Des adh&#233;rents habituels, certes, mais aussi quelques t&#234;tes nouvelles. Une petite quarantaine de militants, d'adh&#233;rents du groupe de proximit&#233; d'Attac, ou...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique101" rel="directory"&gt;Rueil-Malmaison Garches Vaucresson Marnes-la-Coquette&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;Association et action internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;% Attac %&lt;br /&gt;
Groupe de proximit&#233; de Rueil&lt;br /&gt;
Garches - Vaucresson - Marnes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;LA DETTE&lt;BR /&gt;
DES PAYS DU TIERS-MONDE&lt;BR /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte rendu de la r&#233;union publique du vendredi 24 f&#233;vrier 2006&lt;br /&gt;
Au resto-club Galli&#233;ni, &#224; Rueil-Malmaison&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce vendredi 24 f&#233;vrier 2006, vers 20h30, la petite salle du resto-club Galli&#233;ni, &#224; Rueil-Malmaison, se remplit peu &#224; peu. Des adh&#233;rents habituels, certes, mais aussi quelques t&#234;tes nouvelles. Une petite quarantaine de militants, d'adh&#233;rents du groupe de proximit&#233; d'Attac, ou tout simplement de citoyens attir&#233;s davantage, on l'esp&#232;re, par le th&#232;me de la r&#233;union publique du jour que par la perspective, certes all&#233;chante, de se voir offrir le verre de l'amiti&#233; &#224; la fin des d&#233;bats. Le sujet, il faut dire, valait qu'on y pr&#234;t&#226;t attention. La Dette des Pays du Tiers-Monde, en effet, appara&#238;t comme l'un des enjeux centraux des relations et des solidarit&#233;s internationales de notre &#233;poque. Une v&#233;rit&#233; plus limpide encore apr&#232;s l'expos&#233; de Damien Millet, pr&#233;sident du Comit&#233; pour l'Annulation de la Dette des Pays du Tiers-Monde (CADTM) et de Julie Castro, &#233;galement membre de l'association. Un expos&#233; qui s'est poursuivi par un d&#233;bat souvent passionn&#233; avec l'assistance. Compte-rendu.&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Propos recueillis par Cyril Pocr&#233;aux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On a souvent, ces derniers temps, entendu parler de la dette des pays du Tiers-Monde, &lt;strong&gt;sujet r&#233;current dans les m&#233;dias&lt;/strong&gt;. Mais comment d&#233;crypter les annonces m&#233;diatiques, qui affirmaient r&#233;cemment encore que la dette allait &#234;tre effac&#233;e ? Pour cela, il faut conna&#238;tre l'historique de cette dette, et s'attarder sur son cycle actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;BR /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;LA DETTE, TOUTE UNE HISTOIRE...&lt;BR /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;
Historiquement, la dette des pays du Tiers-Monde trouve ses bases &lt;strong&gt;au sortir de la seconde guerre mondiale&lt;/strong&gt;. Les Etats-Unis mettent alors en place le plan Marshall, plan de financement et d'aide &#224; la reconstruction de l'Europe pour des raisons politiques et strat&#233;giques. Une quantit&#233; de plus en plus importante de dollars se retrouve dans les banques. Dans la foul&#233;e, les accords de Bretton Woods imposent des taux de change fixes des monnaies entre elles, monnaies qui deviennent en outre librement convertibles par rapport &#224; l'or. Les banques, qui disposent de dollars, peuvent donc &#224; tout moment demander au tr&#233;sor am&#233;ricain d'&#233;changer cette monnaie contre de l'or. Ce qui, bien s&#251;r, n'int&#233;resse pas vraiment les Etats-Unis, qui pr&#233;f&#232;rent garder leurs r&#233;serves aurif&#232;res. Ils vont donc tout faire pour que les dollars restent en Europe. D&#232;s lors, pour les banques, se pose la question de l'utilisation de leur monnaie. Une des solutions ? &lt;strong&gt;La pr&#234;ter&lt;/strong&gt;. A qui ? &lt;strong&gt;Aux pays qui acc&#232;dent &#224; la d&#233;colonisation, qui ont besoin d'argent pour se reconstruire, se restructurer : les pays d'Afrique et d'Asie. Mais aussi aux pays d'Am&#233;rique latine qui sont en phase d'industrialisation rapide.&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;D'embl&#233;e, les banques europ&#233;ennes offrent des taux d'int&#233;r&#234;ts bas, car &lt;strong&gt;elles ont un r&#233;el besoin de pr&#234;ter &lt;/strong&gt;leur monnaie. Le discours qu'elles tiennent aux nouveaux pays qui ont conquis leur ind&#233;pendance est limpide : &lt;i&gt;&#171; L'emprunt vous permet de vous doter d'un appareil de production, production qui va vous permettre d'exporter. Or l'exportation va vous permettre de rembourser votre dette. &#187; &lt;/i&gt;C'est malheureusement, on va le voir, un mirage... Ce syst&#232;me d'&lt;strong&gt;incitation &lt;/strong&gt;des pays du Sud &#224; &lt;strong&gt;emprunter aupr&#232;s des banques priv&#233;es &lt;/strong&gt;va contribuer &#224; cr&#233;er une partie de la dette : c'est ce qu'on appelle &lt;strong&gt;la part priv&#233;e de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt; Les gouvernements des pays riches vont aussi jouer un r&#244;le majeur. &lt;strong&gt;Pour &#233;couler la production de leurs entreprises, ils d&#233;cident de distribuer du pouvoir d'achat &lt;/strong&gt;aux pays pauvres. Mais attention ! Cette g&#233;n&#233;rosit&#233; s'accompagnait bien entendu d'un imp&#233;ratif : &lt;i&gt;&#171; ces pays devront acheter chez nous &#187;. &lt;/i&gt;Ces pr&#234;ts sont donc conditionn&#233;s et li&#233;s &#224; l'achat - on parle d' &#171; aide li&#233;e &#187;. Cette aide constitue &lt;strong&gt;la part bilat&#233;rale de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Troisi&#232;me acteur &#224;&lt;/strong&gt; avoir favoris&#233; la cr&#233;ation de la dette des pays du Tiers-Monde : &lt;strong&gt;la Banque Mondiale&lt;/strong&gt;. En 1968, le pr&#233;sident de cette institution est l'Am&#233;ricain Robert McNamara. McNamara avait &#233;t&#233; auparavant le PDG du groupe Ford, avant que Kennedy ne lui demande de devenir conseiller &#224; la D&#233;fense puis secr&#233;taire d'Etat &#224; la D&#233;fense. C'est Mc Namara qui, en particulier, a g&#233;r&#233; et voulu toute l'escalade de la guerre au Vietnam. En 1968, en devenant pr&#233;sident de la Banque mondiale, il &#233;tend son rayon d'action au d&#233;veloppement apr&#232;s avoir &#339;uvr&#233; dans le commerce et la guerre. Or &lt;strong&gt;Mc Namara va utiliser la dette comme un levier &lt;/strong&gt; : il d&#233;cide de pr&#234;ter des fonds &#224; tous les Etats qui vont faire le choix de soutenir le bloc occidental. &lt;strong&gt;Suharto &lt;/strong&gt;aux Philippines, &lt;strong&gt;Pinochet &lt;/strong&gt;au Chili ou la junte militaire argentine vont recevoir de l'argent, et devenir des alli&#233;s strat&#233;giques. Un autre exemple : &lt;strong&gt;Mobutu&lt;/strong&gt;, au Za&#239;re, qui sera subventionn&#233; pour &lt;strong&gt;contrer &lt;/strong&gt;l'Angola et &lt;strong&gt;l'influence communiste &lt;/strong&gt;en Afrique centrale. Malgr&#233; les violations des droits de l'homme dans son pays, malgr&#233; les d&#233;tournements et la corruption, on choisit de soutenir Mobutu. L'Egypte &#233;tait &#233;galement un pays strat&#233;gique (il l'est toujours), d'autant que &lt;strong&gt;Nasser&lt;/strong&gt; &#233;tait sur le point d'en appeler &#224; l'URSS pour r&#233;gler le probl&#232;me du barrage d'Assouan. Divers pr&#234;ts vont en faire une alli&#233;e pour le bloc occidental. Ce versant de la dette est connu sous le nom de &lt;strong&gt;part multilat&#233;rale de la dette.&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;De 1968 &#224; 1980, la dette des pays du Sud va ainsi &#234;tre multipli&#233;e par douze, et passer de 50 &#224; 600 milliards de dollars&lt;/strong&gt;. Et McNamara va plus pr&#234;ter en cinq ans que la Banque mondiale n'avait pr&#234;t&#233; pendant les vingt-trois ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;LA QUESTION DU REMBOURSEMENT :&lt;BR /&gt;
FAUSSES SOLUTIONS, VRAIES CONSEQUENCES&lt;BR /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;
Pour autant, pour les pays &#224; qui l'on pr&#234;te, le postulat reste le m&#234;me : ils doivent, encore et toujours, produire davantage. &lt;strong&gt;Le probl&#232;me ? Tous ces pays produisent la m&#234;me chose&lt;/strong&gt;... Que dit-on au Mali, au Burkina Faso, au Tchad, au B&#233;nin ? &lt;i&gt;&#171; Allez-y, produisez du coton ! &#187;&lt;/i&gt; Du coup, l'offre explose, tandis que la demande stagne puisque c'est la crise au Nord. &lt;strong&gt;Et le cours s'effondre&lt;/strong&gt;. Ainsi, on assiste dans la seconde moiti&#233; des ann&#233;es 70 &#224; un effondrement du cours des mati&#232;res premi&#232;res. Et donc &#224; une baisse des revenus des pays producteurs, &lt;strong&gt;revenus cens&#233;s rembourser la dette &lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre facteur intervient au m&#234;me moment : &lt;strong&gt;la hausse des taux d'int&#233;r&#234;ts &lt;/strong&gt;aux Etats-Unis. Le pr&#233;sident &lt;strong&gt;Jimmy Carter &lt;/strong&gt;veut lancer &#224; cette &#233;poque un vaste programme militaro-industriel, amplifi&#233; apr&#232;s l'arriv&#233;e de Ronald Reagan d&#233;but 1981. L'Etat a donc besoin d'argent. Cette demande provoque une flamb&#233;e des taux d'int&#233;r&#234;t, &lt;strong&gt;qui passent de 4 &#224; 18%.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Or les taux accord&#233;s aux pays du Sud au moment des pr&#234;ts &#233;taient certes bas. &lt;strong&gt;Bas, mais variables... &lt;/strong&gt;Avec l'arriv&#233;e au pouvoir de &lt;strong&gt;Margaret Thatcher&lt;/strong&gt;, qui va mener la m&#234;me politique que celle des Etats-Unis, &#224; la toute fin des ann&#233;es 70, les taux augmentent encore. Et &lt;strong&gt;d&#232;s 1982, le Mexique annonce qu'il ne pourra plus rembourser sa dette&lt;/strong&gt;. Dans la foul&#233;e, quatorze autres pays suivent son exemple.&lt;br /&gt;
Les pays du Nord sont alors saisis d'une grande peur : celle que le syst&#232;me n'explose. Il existe deux solutions oppos&#233;es pour venir en aide &#224; ces pays : soit aider les populations &#233;touff&#233;es par la dette, &lt;strong&gt;soit aider les cr&#233;anciers menac&#233;s par le non-remboursement&lt;/strong&gt;. Les pays du Nord vont &#233;videmment choisir la deuxi&#232;me option.&lt;br /&gt;
En 1983, au G7 (le regroupement des sept pays les plus riches de la plan&#232;te), &lt;strong&gt;le FMI est mandat&#233; pour g&#233;rer la crise&lt;/strong&gt;. Le FMI est l'institution charg&#233;e depuis 1945 de veiller &#224; la stabilit&#233; du syst&#232;me financier international. En 1971, &lt;strong&gt;Nixon &lt;/strong&gt;avait mis fin au syst&#232;me mon&#233;taire. Il avait r&#233;alis&#233; qu'il existait une masse de dollars trop importante dans le monde, et qu'il serait impossible pour son pays d'en garantir la convertibilit&#233; en or. Il rompt donc la convertibilit&#233; du dollar avec l'or. La r&#233;ponse sera alors la fluctuation des monnaies. &lt;strong&gt;R&#233;sultat : le FMI, d&#232;s cette &#233;poque, est quasiment une grosse coquille vide&lt;/strong&gt;. C'est dans ces circonstances qu'on lui demande, au d&#233;but des ann&#233;es 80, de g&#233;rer la crise de la dette. Quelle va &#234;tre sa r&#233;ponse ? Une s&#233;rie de mesures et de d&#233;cisions qui se d&#233;clinent en plusieurs temps...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Le FMI va aller voir directement les pays endett&#233;s, en leur tenant &#224; tous &lt;strong&gt;le m&#234;me discours &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes endett&#233;s ? Personne ne veut plus rien vous pr&#234;ter ? Eh bien nous, le FMI, nous allons continuer &#224; vous pr&#234;ter des fonds. Mais attention, &#224; une condition : &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;vous allez devoir appliquer la politique que nous allons d&#233;cider&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;... &#187; &lt;/i&gt;Du d&#233;but des ann&#233;es 80 &#224; la fin des ann&#233;es 90, &lt;strong&gt;la plupart des pays du Sud signent ce pacte&lt;/strong&gt;. Soit une centaine au total, d'abord en Afrique et en Am&#233;rique latine, puis en Asie. On assiste alors au d&#233;but d'une &lt;strong&gt;mainmise totale du FMI sur l'&#233;conomie des pays du Sud&lt;/strong&gt;. Et au d&#233;but des fameux &lt;i&gt;&#171; programmes d'ajustement structurel &#187;. &lt;/i&gt;Le principe ? Faire baisser les d&#233;penses, et augmenter les recettes pour permettre aux pays concern&#233;s de rembourser leurs dettes. Un des exemples les plus criants de cette politique se noue dans la Jama&#239;que de &lt;strong&gt;Michael Manley&lt;/strong&gt;, &#224; partir de 1972. Les Etats-Unis ne veulent pas lui pr&#234;ter &#224; cause de son soutien &#224; Cuba ? Le FMI accepte mais &#224; condition que la Jama&#239;que prenne des mesures n&#233;olib&#233;rales, ce que Manley refuse dans un premier temps, avant de c&#233;der. Une catastrophe dans un pays essentiellement rural. Mais, en l'occurrence, &lt;strong&gt;le seul et unique objectif du FMI est bel et bien le remboursement de la dette&lt;/strong&gt;. Ce sch&#233;ma des taux d'int&#233;r&#234;ts &#233;lev&#233;s va se retrouver chez la plupart des pays o&#249; vivaient de petits producteurs. Et va g&#233;n&#233;rer un effondrement de l'agriculture en m&#234;me temps qu'une d&#233;sorganisation totale de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Dans certains pays du Sud, les gouvernements prenaient diff&#233;rentes mesures de &lt;strong&gt;subventions publiques &#224; la production d'eau, de lait, de pain, afin que la population pauvre puisse en b&#233;n&#233;ficier. Des pratiques que le FMI va juger impossibles &lt;/strong&gt;&#224; perp&#233;tuer, car incompatibles avec le remboursement. D'o&#249; des &#233;meutes qui vont &#233;clater un peu partout, pour s'opposer &#224; la suppression des subventions aux produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; et aux importantes hausses de prix qu'elle implique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3) Dans d'autres r&#233;gions s'ajoute le probl&#232;me de la d&#233;valuation de la monnaie, comme le franc CFA en 1994. &lt;strong&gt;Du jour au lendemain, le franc CFA perd 50% de sa valeur&lt;/strong&gt;. Une d&#233;valuation impos&#233;e par deux Fran&#231;ais, le Ministre &lt;strong&gt;Michel Roussin &lt;/strong&gt;et le directeur g&#233;n&#233;ral du FMI &lt;strong&gt;Michel Camdessus&lt;/strong&gt;, persuad&#233;s que les marchandises produites par les pays concern&#233;s, moins ch&#232;res, se vendraient ainsi plus facilement. Sans tenir compte que pour en tirer la m&#234;me somme, il leur faudrait en vendre deux fois plus, et que les produits import&#233;s seraient eux, du coup, deux fois plus chers, et la dette aussi... &lt;strong&gt;Car la dette, elle, restait toujours &#224; rembourser en dollars&lt;/strong&gt;. Enfin, les investisseurs les plus riches, sachant que la d&#233;valuation allait avoir lieu, ont bien entendu pr&#233;f&#233;r&#233; retirer leurs billes et placer leur argent &#224; l'&#233;tranger avant de le rapatrier une fois la d&#233;valuation faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) L'injonction est simple : &lt;i&gt;&#171; Exportez, exportez &#187;, &lt;/i&gt;r&#233;p&#232;te-t-on aux pays du Sud. Produisez du riz, produisez du coton. Or, prenons l'exemple des pays africains : sur 53 d'entre eux, 31 d&#233;pendent de trois produits seulement pour 80% de leurs exportations. Ce qui signifie que &lt;strong&gt;si l'une de leurs ressources d'exportation s'&#233;croule, toute leur &#233;conomie s'&#233;croule&lt;/strong&gt;. Et n'oublions pas que ces productions de mati&#232;res premi&#232;res sont souvent en concurrence avec celle des pays voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 5) La doctrine pr&#244;n&#233;e par le FMI est celle d'une &lt;strong&gt;lib&#233;ralisation totale de l'&#233;conomie&lt;/strong&gt;. Ce qui signifie que &lt;strong&gt;les diverses multinationales doivent pour voir entrer sans entrave sur les march&#233;s int&#233;rieurs&lt;/strong&gt;. Mais toutes vont avoir le m&#234;me comportement : une fois qu'elles auront, sur place, r&#233;alis&#233; des profits, elles vont rapatrier ces gains vers les maisons m&#232;res gr&#226;ce &#224; la libert&#233; de mouvement des capitaux. La logique va aussi &#234;tre de &lt;strong&gt;privatiser toute entreprise locale susceptible d'&#234;tre rentable &lt;/strong&gt;pour ces multinationales. Des entreprises qui ne vont pas se g&#234;ner pour profiter de l'occasion, comme a pu le faire par exemple, EDF &#224; l'&#233;tranger. En l'occurrence, l'entreprise fran&#231;aise a eu un comportement et une attitude de firme priv&#233;e sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me trame, le m&#234;me souci de d&#233;mant&#232;lement des structures nationales s'est d'ailleurs impos&#233; au Nord. En ce sens, &lt;strong&gt;l'appellation &#171; Nord et Sud &#187; n'est sans doute pas un bon clivage&lt;/strong&gt;. Il ne convient pas d'observer et d'analyser cette situation comme un match de foot, avec deux camps adverses qui s'opposent. &lt;strong&gt;Le clivage, le vrai, r&#233;side entre ceux qui profitent de la situation, et ceux qui la subissent&lt;/strong&gt;. En d'autres termes, le clivage est entre les populations d'un c&#244;t&#233;, les cr&#233;anciers et les potentats locaux de l'autre dans les pays du Sud. Mais les peuples remboursent &#233;galement, au Nord, la dette de leurs Etats aux m&#234;mes cr&#233;anciers. La logique est comparable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;RIEN NE VA PLUS... ET MAINTENANT ?&lt;BR /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;
Qu'observe-t-on, avec un peu de recul, alors que le FMI pr&#233;tendait savoir pr&#233;venir les crises ? &lt;strong&gt;En fait, ces crises se multiplient&lt;/strong&gt;. En 1994 au Mexique, en 1997 en Asie du Sud-Est, au Br&#233;sil en 1999, en Argentine en 2002, et on en passe... Et c'est l&#224; que les dirigeants des pays riches reconnaissent que la dette n'est pas une question conjoncturelle, mais structurelle. Un des points, &lt;strong&gt;un des rouages essentiels du mod&#232;le &#233;conomique mondial&lt;/strong&gt;. D'o&#249; l'id&#233;e, qui va commencer &#224; appara&#238;tre, du besoin d'annuler cette dette. &lt;strong&gt;Le G8 va d'abord d&#233;cider d'annuler 33%... d'une petite partie de la dette globale&lt;/strong&gt;. Sans que les choses ne s'arrangent le moins du monde. Ce taux va alors &#234;tre successivement revu et augment&#233;. On va passer &#224; 50, puis &#224; 67, 80, 90% d'annulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces d&#233;cisions, on l'a dit, ne concernent pas l'int&#233;gralit&#233; de la dette. Seuls sont concern&#233;s &lt;strong&gt;les PPTE, les &#171; Pays Pauvres Tr&#232;s Endett&#233;s &#187; et pour une part de leur dette. &lt;/strong&gt;Que va-t-on faire ? On va demander &#224; nouveau &#224; ces pays, pendant trois ans, de mener des politiques &lt;strong&gt;d'ajustement structurel soutenus&lt;/strong&gt;. En leur r&#233;p&#233;tant que si elle n'avaient pas fonctionn&#233; pendant vingt ans, c'est parce qu'ils ne les avaient pas bien appliqu&#233;es... Un comportement pour le moins &#233;trange, non ? &lt;strong&gt;En science, lorsqu'une exp&#233;rience ne fonctionne pas, on remet en cause la th&#233;orie qui la sous-tend et la science avance. Mais les responsables internationaux et les dirigeants du FMI ne fonctionnent visiblement pas sur ce mod&#232;le. &lt;/strong&gt;Au bout de trois ans, on &#233;value &#224; nouveau la situation, en regardant si le poids de la dette est, ou n'est pas, soutenable. Ce qui reste &lt;strong&gt;un crit&#232;re parfaitement subjectif &lt;/strong&gt; ! Pour quatre pays, on a ainsi d&#233;cid&#233; que la dette &#233;tait &#224; nouveau soutenable. Et qu'ils allaient donc devoir tout payer.&lt;br /&gt;
Les autres, dont la dette reste &#171; insoutenable &#187; ? On va annuler cette part &#171; insoutenable &#187; de leur dette. On ne cherche donc aucunement &#224; l'annuler totalement, mais &#224; &lt;strong&gt;annuler ce qui, de toute fa&#231;on, est strictement impossible &#224; payer&lt;/strong&gt;... La rengaine du FMI ? &lt;i&gt;&#171; On ne r&#233;cup&#233;rera pas tout, mais l'argent doit quand m&#234;me arriver. &#187; &lt;/i&gt;Un refrain surtout destin&#233; &#224; ce que l'argent continue &#224; rentrer r&#233;guli&#232;rement. Mais cela n'a pas suffi... &lt;br /&gt;
Au point qu'au sommet de Londres, en 2005, on annonce de mani&#232;re spectaculaire qu'on va annuler 100% de la dette de dix-huit pays. Soit 40 milliards de dollars. Pourquoi ? Nous sommes arriv&#233;s, avec ces dix-huit pays, &#224; la fin du processus mis en place avec les &#171; Pays Pauvres Tr&#232;s Endett&#233;s &#187;. Une fin de processus sans cesse repouss&#233;e. Or ces dix-huit pays sont arriv&#233;s &lt;strong&gt;au point d'ach&#232;vement du syst&#232;me voulu et mis en place par le FMI, qui a r&#233;form&#233; &#224; tour de bras &lt;/strong&gt;pendant au moins quatre. Des pays qui sont d&#233;sormais sous son contr&#244;le, &lt;strong&gt;qui exercent une politique n&#233;o-lib&#233;rale compl&#232;te&lt;/strong&gt;. On peut donc d&#233;cider de desserrer l'&#233;tau de la dette. Le G8 va donc imposer au FMI, &#224; la Banque mondiale et &#224; la Banque africaine de d&#233;veloppement d'annuler la dette de ces pays. Au passage, il est &#224; noter que les huit pays les plus puissants imposent aux 178 autres leur bon vouloir politique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est &#224; noter, finalement, que &lt;strong&gt;ces annulations n'am&#232;nent strictement rien aux populations concern&#233;es&lt;/strong&gt;. Voil&#224; pourquoi le CADTM demande non seulement l'annulation de toute la dette, mais aussi que l'arr&#234;t des politiques d'ajustement structurel et la mise en place d'une autre logique o&#249; les populations du Sud peuvent d&#233;cider de leur avenir dans leur int&#233;r&#234;t. Car on observe, dans les pays en difficult&#233;, que les situations de pauvret&#233; n'ont pas chang&#233;. On parle de construire des dispensaires, des &#233;coles... Sauf que, d&#233;sormais, &lt;strong&gt;dans ces &#233;conomies lib&#233;ralis&#233;es &#224; l'extr&#234;me, l'Etat n'a m&#234;me plus le droit de former et recruter davantage d'enseignants ou de m&#233;decins&lt;/strong&gt;. Ce sont les &#171; clients &#187; qui doivent financer ces institutions, mais la majorit&#233; de la population n'en a pas les moyens... Nous appelons donc, au CADTM, &#224; un changement complet de logique. Avec un objectif incontournable : satisfaire les besoins humains fondamentaux des populations - l'un des arguments forts que nous d&#233;veloppons pour exiger l'annulation de la dette. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;POURQUOI UNE ANNULATION INCONDITIONNELLE ?&lt;BR /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;
&#171; On l'a vu, la Banque Mondiale comme le FMI se sont pos&#233;s en acteurs principaux du m&#233;canisme de la dette, tout en s'estimant l&#233;gitimes pour la d&#233;crire et y rem&#233;dier... Or on peut d&#233;velopper &lt;strong&gt;plusieurs arguments &lt;/strong&gt;pour une simple annulation totale et inconditionnelle de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D'abord des &lt;strong&gt;arguments &#233;conomiques&lt;/strong&gt;. La dette ext&#233;rieure publique (contract&#233;e aupr&#232;s des cr&#233;anciers, des banques, des Etats, du FMI...) repr&#233;sentait 1600 milliards de dollars au niveau mondial en 2004. Pour avoir une id&#233;e, les d&#233;penses militaires mondiales repr&#233;sentent chaque ann&#233;e 1000 milliards de dollars.&lt;br /&gt;
Tandis que l'aide publique au d&#233;veloppement &#233;quivaut &#224; 78 milliards annuels, chaque ann&#233;e, 90 milliards de dollars vont des populations des pays endett&#233;s vers les cr&#233;anciers. Le transfert net de la dette et de l'aide est donc n&#233;gatif pour les pays du Sud. Par ailleurs, ces sommes et transferts en jeu dans la question de la dette sont, &#224; l'&#233;chelle internationale, infimes par rapport &#224; l'ensemble des transactions financi&#232;res quotidiennes, de l'ordre de 1250 milliards de dollars &lt;strong&gt;par jour &lt;/strong&gt; !&lt;br /&gt;
Enfin, on peut remarquer que la dette a d'ores et d&#233;j&#224; &#233;t&#233; rembours&#233;e, si l'on prend en compte la baisse du co&#251;t des mati&#232;res premi&#232;res et la hausse des taux d'int&#233;r&#234;ts. D'une mani&#232;re globale, pour 1 dollar d&#251; en 1980, les pays du Sud en ont rembours&#233; huit et en doivent encore quatre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Arguments moraux&lt;/strong&gt;, ensuite. Parce que la dette est un obstacle &#224; la &lt;strong&gt;satisfaction des besoins humains fondamentaux &lt;/strong&gt;que sont par exemple l'acc&#232;s &#224; l'eau potable, la sant&#233;, l'&#233;ducation... L'UNICEF a calcul&#233; que la satisfaction de ces besoins correspondrait &#224; &lt;strong&gt;un investissement annuel de 80 milliards de dollars sur dix ans&lt;/strong&gt;. Un peu moins que le transfert annuel de la dette des pays pauvres vers les pays riches...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des &lt;strong&gt;arguments historiques&lt;/strong&gt;, qui renvoient aux politiques d'ajustement structurel, mais aussi &#224; l'esclavage et &#224; la colonisation. Ces politiques ont conduit de fait &#224; ce que les pays riches ont, tout simplement, dict&#233; leur politique aux pays du Sud. C'est, pour eux, une perte de souverainet&#233; inacceptable. On peut y voir la mise en place d'une &lt;strong&gt;continuit&#233; entre le projet colonial de la fin des ann&#233;es 60 et une domination &#233;conomique &lt;/strong&gt;qui le remplace aujourd'hui. Annuler la dette, c'est aussi r&#233;tablir ces pays dans leur souverainet&#233; politique et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Autre argument : la dette n'est pas qu'&#233;conomique, et ne va pas dans un seul sens. &lt;strong&gt;Elle est aussi &#233;cologique&lt;/strong&gt;, et repr&#233;sente cette fois un d&#251; des pays riches aux pays pauvres. Dans les pays qui ont subi les ajustements structurels, la transformation des &#233;conomies a ravag&#233; le milieu naturel. Pour pouvoir rembourser leur dette, les pays du Sud ont surexploit&#233; et brad&#233; leurs ressources. Les for&#234;ts tropicales, par exemple, ont &#233;t&#233; exploit&#233;es. Souvent pour les b&#233;n&#233;fices des multinationales qui ont profit&#233; de la situation et des politiques mises en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un &lt;strong&gt;argument politique&lt;/strong&gt;, enfin : la dette a organis&#233; une domination des pays les plus pauvres par les plus riches. Elle a aussi &lt;strong&gt;engendr&#233; la corruption et la pauvret&#233;&lt;/strong&gt;, ce qui a fait que les annulations, un temps, ont &#233;t&#233; conditionn&#233;es &#224; une &#171; bonne gouvernance &#187; et &#224; la r&#233;duction de la pauvret&#233;. Bref, dans un sens ou dans l'autre, il y a toujours une imposition d'une volont&#233; politique ext&#233;rieure, apr&#232;s que les institutions internationales eurent organis&#233; et cr&#233;&#233; la dette.&lt;br /&gt;
Le CADTM fait &#233;galement sienne la doctrine de la &lt;strong&gt;&#171; dette odieuse &#187; &lt;/strong&gt; : si la dette a &#233;t&#233; contract&#233;e par un r&#233;gime dictatorial, qu'elle n'a pas servi &#224; la population mais &#224; ce r&#233;gime, elle n'a pas &#224; &#234;tre rembours&#233;e. Comment peut-on demander au peuple de rembourser la dette d'un Mobutu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, on rel&#232;vera que, ici et l&#224;, dans les pays endett&#233;s, &lt;strong&gt;des mouvements naissent, apparaissent&lt;/strong&gt;, se d&#233;veloppent et grandissent pour relayer et imposer ces positions. &#171; &lt;strong&gt;Jubil&#233; Sud&lt;/strong&gt; &#187; est un mouvement intraitable qui r&#233;p&#232;te &lt;i&gt;&#171; nous ne devons rien, et nous ne verserons rien &#187;. &lt;/i&gt;On peut citer des initiatives telles que la &lt;strong&gt;Caravane du Niger&lt;/strong&gt;, dont le but est de cr&#233;er du d&#233;bat et de faire prendre conscience aux habitants du probl&#232;me. Partout, les acteurs locaux se structurent et agissent dans un m&#234;me objectif : &lt;strong&gt;l'annulation totale inconditionnelle de la dette ext&#233;rieure publique des Pays du Tiers-Monde&lt;/strong&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;A savoir :&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Une bande dessin&#233;e sur la Dette a &#233;t&#233; publi&#233;e par le CADTM : &#171; DETTE ODIEUSE &#187;, par Fr&#233;d&#233;ric Chauvreau et Damien Millet (Ed. CADTM/Syllepse, 48 pages, couleur, 9 euros).&lt;br /&gt;
La BD sera en librairie &#224; compter du 3 mai 2006. Pour la d&#233;couvrir en exclusivit&#233;, vous pouvez la commander directement au CADTM (ch&#232;que &#224; l'ordre du CADTM en pr&#233;cisant nom et adresse de livraison) : CADTM France, 17 rue de la Bate, 45150 Jargeau, France. Tel : 02 38 59 98 28 ; E-mail : &lt;a href=&#034;mailto:france@cadtm.org&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;france@cadtm.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Compte rendu r&#233;union du 23 mai 2003 &#224; Rueil &#034;Profs : les raisons d'une gr&#232;ve&#034;</title>
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		<dc:date>2005-02-03T16:09:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette</dc:subject>
		<dc:subject>Education</dc:subject>

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&lt;p&gt;Profs : les raisons d'une gr&#232;ve &lt;br class='autobr' /&gt;
Compte rendu de la r&#233;union du vendredi 23 mai 2003 au coll&#232;ge des Martinets, &#224; Rueil &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce vendredi 23 mai, le coll&#232;ge des Martinets, &#224; Rueil, est rest&#233; anim&#233; un peu plus tard que de coutume. De 20 heures &#224; 23 heures, les professeurs en gr&#232;ve y tenaient une &#233;ni&#232;me r&#233;union d'information &#224; l'attention des parents d'&#233;l&#232;ves pour expliquer les raisons qui motivent leur action. D&#232;s l'entr&#233;e, la banderole annonce la couleur : les personnels ATOS (charg&#233;s de...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique101" rel="directory"&gt;Rueil-Malmaison Garches Vaucresson Marnes-la-Coquette&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Education&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Profs : les raisons d'une gr&#232;ve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte rendu de la r&#233;union du vendredi 23 mai 2003&lt;br class='autobr' /&gt;
au coll&#232;ge des Martinets, &#224; Rueil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce vendredi 23 mai, le coll&#232;ge des Martinets, &#224; Rueil, est rest&#233; anim&#233; un peu plus tard que de coutume. De 20 heures &#224; 23 heures, les professeurs en gr&#232;ve y tenaient une &#233;ni&#232;me r&#233;union d'information &#224; l'attention des parents d'&#233;l&#232;ves pour expliquer les raisons qui motivent leur action. D&#232;s l'entr&#233;e, la banderole annonce la couleur : les personnels ATOS (charg&#233;s de l'entretien, de l'accueil...) se proclament solidaires de l'action des professeurs. M&#234;me s'ils n'ont pas arr&#234;t&#233; de travailler. Il faut dire qu'&#224; 300 francs par jour de gr&#232;ve en moins sur la feuille de paye, il y a de quoi r&#233;fl&#233;chir. Les fonctionnaires de l'Education Nationale ne sont pas pay&#233;s, en effet, quand ils choisissent de cesser le travail pour faire valoir leurs droits. C'est donc &#224; leurs frais que les profs des Martinets, comme d'autres en France, ont d&#233;cid&#233; d'entamer leur action. En prenant, &#233;galement, sur leur temps libre : ce soir, c'est le r&#233;fectoire qui tient lieu de salle de d&#233;bat. Une trentaine de parents sont venus pr&#234;ter une oreille attentive, et &#233;changer leurs points de vue avec celui des enseignants. L'occasion pour Nathalie Soihet, prof de fran&#231;ais, de prendre la parole au nom des gr&#233;vistes du coll&#232;ge. Compte rendu sous forme de propos recueillis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nathalie Soihet :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je tiens d'abord &#224; pr&#233;ciser que notre action concerne la situation du personnel menac&#233; par la r&#233;forme que tente d'imposer actuellement le gouvernement. Un personnel qui travaille dans les &#233;coles et coll&#232;ges : assistantes sociales, conseillers d'orientation, personnels ATOS (charg&#233;s de l'entretien des b&#226;timents, de l'accueil des &#233;l&#232;ves...), etc.&lt;br&gt;
Les premi&#232;res alertes quant &#224; la situation actuelle, qui &#224; notre sens met en p&#233;ril l'&#233;ducation en tant que service public, nous sont parvenues au mois de mars dernier. Les psychologues qui interviennent dans les &#233;tablissements scolaires ont alors re&#231;u une lettre de Luc Ferry leur expliquant qu'ils seraient rattach&#233;s &#224; la fonction territoriale, donc &#224; l'autorit&#233; de leur r&#233;gion et non plus &#224; celle de l'Etat, &#224; partir de janvier 2004. Nous avons voulu en savoir plus, ce qui nous a pouss&#233;s &#224; v&#233;rifier cette information au Bulletin Officiel. L&#224;, quelle ne fut notre surprise de d&#233;couvrir qu'il n'&#233;tait plus pr&#233;vu que les Conseillers d'Orientation, qui jouent un r&#244;le important dans les &#233;quipes &#233;ducatives, fasse partie de ces &#233;quipes pour la rentr&#233;e de septembre 2003. Il nous a fallu du temps pour v&#233;rifier et recouper toutes ces informations. Nous nous sommes pench&#233;s sur le Journal Officiel. L&#224;, nous avons d&#233;couvert que le Minist&#232;re de l'Education Nationale &#233;tait devenu le Minist&#232;re &#171; charg&#233; de l'&#233;ducation &#187;. Plus de r&#233;f&#233;rence au caract&#232;re &#171; national &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a un effet direct sur les Conseillers d'Orientation (les COPSY, Conseillers d'Orientation et psychologues) : ceux-ci passent en effet un concours national, qui leur ouvre deux ann&#233;es de formation. Ce concours, d&#233;sormais, n'existera plus. Et personne ne sait comment ils pourront &#234;tre recrut&#233;s ni form&#233;s. Or les Conseillers sont des partenaires essentiels dans les &#233;quipes &#233;ducatives. D'abord parce qu'ils interviennent sur l'orientation des &#233;l&#232;ves, leur indiquent les fili&#232;res &#224; suivre, leur ouvrent des perspectives, leur fournissent les adresses utiles... Ils distribuent, &#233;galement, des revues d'orientation gratuites (comme celle de l'ONISEP). leur disparition impliquera aussi la disparition de ces revues. A moins que leur production ne soit confi&#233;e au secteur priv&#233; ?&lt;br&gt;
Les Conseillers ont par ailleurs un recul et une objectivit&#233; que nous, professeurs, n'avons pas toujours, puisque nous passons notre temps &#224; &#233;valuer les &#233;l&#232;ves. C'est le conseiller qui peut indiquer &#224; l'&#233;l&#232;ve les diff&#233;rentes voies qui s'offrent &#224; lui. D'autre part, ils jouent un r&#244;le de psychologues (ils ont en effet suivi une formation en psychologie) qui est grandement utile aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves. Car si des psys existent dans le secteur primaire, ce n'est pas le cas dans le secondaire.&lt;br&gt;
Le gouvernement nous assure qu'il veut faire passer cette loi de d&#233;centralisation pour favoriser la proximit&#233;... Mais la proximit&#233; est d&#233;j&#224; effective ! Les conseillers sont sur le terrain, ils tiennent des permanences sur place, travaillent au contact des jeunes. En revanche, s'ils deviennent, comme c'est pr&#233;vu, plac&#233;s sous l'autorit&#233; de la R&#233;gion, aucun texte ne dit s'ils pourront travailler dans les &#233;tablissements. Nous ne savons pas o&#249; ils seront affect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, cette loi implique aussi la disparition des assistantes sociales des &#233;tablissements. Ces assistantes tiennent elles aussi des permanences dans les coll&#232;ges. Nous, professeurs, pouvons r&#233;guli&#232;rement et facilement discuter avec elles. Si un probl&#232;me appara&#238;t pour un enfant, on sait qu'on pourra leur en parler dans la semaine, lorsqu'elles viendront travailler ici. Mais dans le cadre de la nouvelle loi, les assistantes n'auraient plus de missions sp&#233;cifiques. Imaginons qu'elles n'aient plus la possibilit&#233; de se rendre sur place, et que le service social dont d&#233;pend un &#233;tablissement soit situ&#233; sur une autre commune, pas forc&#233;ment proche : pensez-vous qu'un jeune en difficult&#233; s'y rendra ? Je peux vous assurer qu'il ne fera pas le d&#233;placement, alors qu'il aurait pu s'entretenir avec son assistante si celle-ci &#233;tait venue sur place. Et ne croyez pas que des cas de figure de ce type soient rares : nous en voyons sans cesse, j'en ai personnellement encore vu cette ann&#233;e. Que les assistantes sociales ne soient plus pr&#233;sentes dans les &#233;tablissements, comme c'est pr&#233;vu actuellement, est une mesure profond&#233;ment injuste. Le probl&#232;me n'est donc pas seulement celui d'un changement d'employeur, de l'Etat &#224; la R&#233;gion : il s'agit aussi d'un changement de mission, comme pour les conseillers d'orientation. Pour l'heure, aucun texte, aucun cadre n'a &#233;t&#233; donn&#233; pour faire en sorte que ces membres des &#233;quipes &#233;ducatives soient maintenus sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous l'avons dit, le projet de loi pr&#233;voit aussi que les personnels ATOS passent sous la coupole de la R&#233;gion, qui pourra alors, si bon lui semble, confier les t&#226;ches d'entretien ou d'accueil &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es. Or ces personnels repr&#233;sentent une pr&#233;sence adulte appr&#233;ciable et m&#234;me indispensable pour tous dans un &#233;tablissement. D'une part parce que les &#233;l&#232;ves les connaissent, mais aussi parce qu'ils permettent de pr&#233;ciser les r&#232;gles du lien social. Les &#233;l&#232;ves apprennent &#224; respecter leur travail, comprennent que l'&#233;cole ne se r&#233;sume pas &#224; un t&#234;te-&#224;-t&#234;te entre les profs et eux. Leur travail est aussi un vrai outil &#233;ducatif. Si leurs t&#226;ches sont confi&#233;es &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es, cet outil sera soumis aux horaires et au contraintes impos&#233;es par le priv&#233;, qui ne vont pas forc&#233;ment dans le sens de l'int&#233;r&#234;t des &#233;l&#232;ves, et qui pourraient avoir des incidences non n&#233;gligeables sur la gestion de la cantine, ou de l'accueil par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de loi va de pair avec une politique g&#233;n&#233;rale d'&#233;conomie budg&#233;taire sur les services publics. Cette politique d'&#233;conomie touche &#233;galement directement les moyens &#233;ducatifs, et les missions des personnels enseignants. Une note officielle a ainsi demand&#233; aux professeurs de ne plus exercer de cours de soutien ou d'&#233;tudes dirig&#233;es pour cette ann&#233;e. Ce volant d'heures suppl&#233;mentaires, correspondant &#224; 1% du temps de travail annuel, permettait aux profs d'aider les &#233;l&#232;ves &#224; pr&#233;parer le Brevet des Coll&#232;ges, &#224; accompagner ceux qui en ont besoin, ou &#224; rattraper des heures d'absence pour cause de maladie. Aujourd'hui, concr&#232;tement, les classes de sixi&#232;me qui b&#233;n&#233;ficiaient d'heures de soutien ont vu ces cours s'arr&#234;ter, puisque les profs n'ont plus le droit de les dispenser. C'est donc bien &#233;galement sur l'&#233;ducatif que rogne ce gouvernement pour faire des &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques-uns de ces projets sont inspir&#233;s par un rapport de la documentation fran&#231;aise, sur lequel nous sommes tomb&#233;s au fur et &#224; mesure de nos recherches sur la loi en pr&#233;paration. Ce rapport s'interroge : &#171; Comment r&#233;former l'Education ? &#187; On y conseille d'instaurer un syst&#232;me o&#249; le professeur devra passer un contrat avec l'&#233;tablissement dans lequel il voudra travailler. Ce qui laisse entendre et pr&#233;voir beaucoup de choses... Nous avons recoup&#233; ces documents avec d'autres textes, pour nous apercevoir que tout cela faisait &#233;cho aux d&#233;clarations de Xavier Darcos, notre ministre d&#233;l&#233;gu&#233;, qui s'inspire lui carr&#233;ment du syst&#232;me anglais. En janvier dernier, il expliquait en effet dans le journal Lib&#233;ration que l'enseignant, l'assistante sociale et le conseiller d'orientation sont une seule et m&#234;me personne dans l'&#233;cole anglaise. Et que ce syst&#232;me serait bien plus efficace pour les &#233;l&#232;ves...&lt;br&gt;
Alors, nous avons encore cherch&#233;. Comme on remonte un fil, nous avons voulu savoir d'o&#249; venaient ces id&#233;es surprenantes. Nous avons consult&#233;s diff&#233;rents rapports de l'Assembl&#233;e Nationale, des rapports &#233;conomiques... Nous nous sommes aper&#231;us que beaucoup des id&#233;es qu'on cherche &#224; nous imposer actuellement sont en fait souffl&#233;es par l'OCDE (Organisation de Coop&#233;ration et de D&#233;veloppement Economiques), qui publie r&#233;guli&#232;rement des cahiers et des dossiers &#224; l'attention des gouvernements pour leur indiquer la marche &#224; suivre sur la voie du lib&#233;ralisme. Or ces rapports vont tous dans le sens d'une privatisation de l'enseignement, dans le but de s'en approprier les march&#233;s, comme celui du parc informatique par exemple. Nous avons parfois eu du mal &#224; croire ce que nous avons lu (&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un exemple : dans son cahier n&#176;13, qu'elle a transmis aux gouvernements,...&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour conclure, je dirais que la r&#233;gionalisation rec&#232;le de nombreux dangers, car les choix budg&#233;taires qui p&#232;seront sur l'&#233;cole d&#233;pendront alors des &#233;lus, et non plus d'une volont&#233; politique nationale, mais aussi des ressources de la r&#233;gion, des ressources locales : des imp&#244;ts locaux ou des taxes des entreprises par exemple. Une r&#233;gion riche sera donc bien mieux arm&#233;e pour dispenser un enseignement de qualit&#233; qu'une r&#233;gion pauvre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUESTIONS DIVERSES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- En quoi la privatisation des personnels ATOS risque-t-elle d'influer sur l'enseignement ? N'est-ce pas l&#224; une diabolisation du priv&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si les personnel ATOS sont privatis&#233;s, ils ne seront plus soumis, dans l'&#233;cole, &#224; l'autorit&#233; du chef d'&#233;tablissement, mais uniquement &#224; celle de leur patron. Le directeur d'&#233;tablissement ne pourra plus rien leur imposer, ni au niveau des horaires, ni sur la s&#233;curit&#233; par exemple. Un exemple : ici, aux Martinets, le service du chauffage d&#233;pend d'une soci&#233;t&#233; priv&#233;e. Elle seule d&#233;cide de le mettre en route ou pas, sans que nous puissions lui en faire la demande. Nous nous retrouvons parfois dans des situations ou il fait froid mais o&#249; nous n'avons pas de chauffage. A contrario, il peut faire chaud dehors tandis que le chauffage est &#224; fond... Par ailleurs, si le Minist&#232;re ne veut pas que les profs s'alarment sur des sujets de la sorte, il lui suffit de pr&#233;ciser les choses. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, tous les textes un tant soit peu pr&#233;cis qui ont &#233;t&#233; publi&#233;s montrent que le gouvernement veut rogner sur le c&#244;t&#233; &#233;ducatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- L'&#233;cole ne doit-elle pas &#234;tre plus r&#233;active face &#224; l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rapprocher l'&#233;cole, l'administration et les citoyens est bien s&#251;r le but de chacun. Mais pourquoi toucher &#224; un personnel qui a prouv&#233; son efficacit&#233; et sa proximit&#233;, la qualit&#233; et la n&#233;cessit&#233; de son travail sur le terrain : les conseillers d'orientation et les assistantes sociales ? Beaucoup peuvent &#234;tre d'accord sur la pesanteur de l'Education Nationale. Mais il faut savoir que partout, dans de nombreux &#233;tablissements, des exp&#233;riences f&#233;condes pour am&#233;liorer le syst&#232;me sont men&#233;es qui m&#233;ritent d'&#234;tre &#233;tendues, qui m&#233;ritent qu'on en discute. Beaucoup d'&#233;tablissements se bougent, m&#234;me parmi ceux qui ont des difficult&#233;s. Mais organisons un vrai d&#233;bat d&#233;mocratique sur la question, demandons aux citoyens ce qu'ils en pensent, discutons de l'avenir de l'&#233;cole. Nous ne demandons rien d'autre qu'un vrai d&#233;bat d&#233;mocratique, dont on nous prive actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interventions des membres d'ATTAC Rueil assistant &#224; la r&#233;union (deux, pas plus, mais qui ont beaucoup parl&#233;...)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Peut-&#234;tre faudrait-il cesser de consid&#233;rer que ce qu'apporte l'&#233;cole et l'&#233;ducation peut se mesurer en termes de rentabilit&#233;, de le mesurer comme on mesure les diff&#233;rents secteurs &#233;conomiques. Ne doit-on pas consid&#233;rer que l'&#233;change des savoirs va produire du lien social, de la citoyennet&#233;, des richesses (y compris &#233;conomiques, stricto sensu) qui ne se mesureront pas imm&#233;diatement mais &#224; long terme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quels sont les crit&#232;res objectifs, les donn&#233;es concr&#232;tes qui peuvent nous faire dire, comme l'id&#233;e en est r&#233;pandue un peu partout, que &#171; &lt;i&gt;l'&#233;cole, &#231;a ne marche pas ? &lt;/i&gt; &#187; Que &#171; &lt;i&gt;trop d'argent est allou&#233; &#224; l'&#233;ducation ?&lt;/i&gt; &#187; ? On nous le r&#233;p&#232;te sans cesse, comme pour nous le faire admettre comme une &#233;vidence. Mais, une fois encore, quels sont les &#233;l&#233;ments concrets qui permettent d'affirmer cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les dangers de la r&#233;gionalisation des ressources a juste &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;, mais il semble primordial : je ne vois pas comment, &#224; long terme, des collectivit&#233;s territoriales qui auront besoin de l'argent des entreprises pour financer les &#233;tablissements scolaires pourront garantir la neutralit&#233; de l'enseignement et le fait que la sph&#232;re priv&#233;e n'interviendra pas sur les contenus. Quand un &#233;lu local devra composer avec un chef d'entreprise qui sera l'un des bailleurs de fond des &#233;coles du coin, quelle sera sa marge de man&#339;uvre r&#233;elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La privatisation des personnels ATOS pose concr&#232;tement le probl&#232;me de l'in&#233;galit&#233; entre r&#233;gions. Dans une r&#233;gion riche comme l'Ile-de-France, il existera peut-&#234;tre bel et bien plusieurs entreprises d'entretien ou d'accueil qui proposeront leurs services aux &#233;tablissements scolaires, &#233;ventuellement &#224; des prix int&#233;ressants. Ce ne sera pas le cas pour un village dans un zone rurale peu peupl&#233;e, dans les r&#233;gions ou les d&#233;partements les plus d&#233;favoris&#233;s, qui ne repr&#233;sentent pas un march&#233; assez rentable pour une entreprise. Comment feront ces &#233;tablissements ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un exemple : dans son cahier n&#176;13, qu'elle a transmis aux gouvernements, L'OCDE traite la question de savoir &#171; Comment aborder les risques politiques ? &#187; face &#224; la privatisation des services publics. Le cahier aborde justement la question de l'&#233;ducation. Je vous en fais lecture : &#171; &lt;i&gt;Si l'on diminue les d&#233;penses de fonctionnement, il faut veiller &#224; ne pas diminuer la &#171; quantit&#233; &#187; de service, quitte &#224; ce que la &#171; qualit&#233; &#187; baisse. On peut r&#233;duire, par exemple, les cr&#233;dits de fonctionnements aux &#233;coles et aux universit&#233;s, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'&#233;l&#232;ves ou d'&#233;tudiants. Les familles r&#233;agiront violemment &#224; un refus d'inscription de leurs enfants, mais non &#224; une baisse graduelle de la qualit&#233; de l'enseignement et l'&#233;cole peut progressivement et ponctuellement (...) supprimer telle activit&#233;. Cela se fait au coup par coup, dans une &#233;cole mais non dans l'&#233;tablissement voisin, de telle sorte que l'on &#233;vite un m&#233;contentement g&#233;n&#233;ral de la population.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Compte-rendu r&#233;union du 30 septembre 2004 sur &#034;L'&#233;largissement de la base sociale d'ATTAC &#034;</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article516</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article516</guid>
		<dc:date>2005-02-03T15:59:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette</dc:subject>
		<dc:subject>Association et action locale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Compte-rendu de la r&#233;union du 30 septembre 2004 sur le th&#232;me de &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220; L'&#233;largissement de la base sociale d'ATTAC &#8221; &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une question qui revient comme un leitmotiv depuis deux ans &#224; diff&#233;rents niveaux d'Attac. Mais c'est aussi un dossier que l'association tarde &#224; ouvrir, se contentant de rappeler la n&#233;cessit&#233; &#8220; d'&#233;largir la base sociale du mouvement &#8221; : comment donner aujourd'hui &#224; Attac un souffle nouveau, alors que son nombre d'adh&#233;rents (souvent issus d'un m&#234;me milieu social) a tendance &#224;...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique101" rel="directory"&gt;Rueil-Malmaison Garches Vaucresson Marnes-la-Coquette&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Association et action locale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compte-rendu de la r&#233;union du 30 septembre 2004&lt;br class='autobr' /&gt;
sur le th&#232;me de&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8220; L'&#233;largissement de la base sociale d'ATTAC &#8221;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une question qui revient comme un leitmotiv depuis deux ans &#224; diff&#233;rents niveaux d'Attac. Mais c'est aussi un dossier que l'association tarde &#224; ouvrir, se contentant de rappeler la n&#233;cessit&#233; &#8220;&lt;i&gt; d'&#233;largir la base sociale du mouvement&lt;/i&gt; &#8221; : comment donner aujourd'hui &#224; Attac un souffle nouveau, alors que son nombre d'adh&#233;rents (souvent issus d'un m&#234;me milieu social) a tendance &#224; plafonner ? Un rapprochement avec d'autres associations ne permettrait-il pas de diversifier ses formes d'action et de profiter de l'exp&#233;rience de travailleurs de terrain, qui luttent au quotidien contre les effets des politiques que d&#233;nonce Attac ?&lt;br&gt;
C'est dans le but d'ouvrir ce d&#233;bat, et d'aller plus avant dans ce sens, que le groupe Rueil-Garches-Saint Cloud a souhait&#233; organiser, le 30 septembre dernier, une rencontre entre plusieurs adh&#233;rents d'Attac et des repr&#233;sentants d'associations de terrain. Parmi celles qui avaient &#233;t&#233; contact&#233;es, deux nous avaient fait le plaisir de se d&#233;placer. De leur c&#244;t&#233;, quelques adh&#233;rents du groupe local, de ceux de Nanterre, de Clamart ou des Yvelines avaient fait le d&#233;placement. En tout, une trentaine de personne ont palabr&#233; ensemble autour de diff&#233;rents th&#232;mes : quelle image les associations invit&#233;es ont-elles d'Attac ? Serait-il possible, souhaitable, int&#233;ressant ou productif de travailler ensemble ? Comment y parvenir, dans quelles conditions ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici le compte-rendu de cette soir&#233;e d'&#233;changes, qui n'aspire qu'&#224; &#234;tre la premi&#232;re pierre d'une action &#224; plus long terme...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les deux associations invit&#233;es :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Respect les amis (repr&#233;sent&#233;e par Erwan) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le but de notre association est de recr&#233;er du lien social, d'&#234;tre un porte voix pour des populations issues des quartiers populaires qui se posent des questions et qui ressentent le besoin de s'exprimer sans en avoir les moyens, sans &#234;tre repr&#233;sent&#233;es dans les m&#233;dias traditionnels. Dans ce but, nous avons mis en place trois outils : &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le magazine RESPECT (diffusion mensuelle nationale en kiosque)&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; organisation de r&#233;unions festives avec concerts, d&#233;bats...&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; organisation de r&#233;flexions sur diff&#233;rents th&#232;mes de soci&#233;t&#233;, en s'appuyant en particulier sur les cultures urbaines telles que la culture hip-hop. &#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;''ZyVa (repr&#233;sent&#233;e par Mamadou et Ameziane, son pr&#233;sident) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ZyVa est une association d'aide &#224; la scolarit&#233; (qui f&#234;te cette ann&#233;e ses 10 ans), bas&#233;e &#224; Nanterre, dans le quartier du petit Nanterre, &#224; la cit&#233; des P&#226;querettes. Elle compte de nombreux b&#233;n&#233;voles de tous les &#226;ges (de 15 &#224; 82 ans) et de tous les milieux, &#233;tudiants, retrait&#233;s, salari&#233;s, qui aident les enfants apr&#232;s les cours ou pendant les vacances scolaires. Elle s'occupe aujourd'hui d'environ 280 enfants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'ext&#233;rieur, quelle image avez-vous de l'association Attac ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamadou (ZyVa) :&lt;br&gt;
On per&#231;oit l'association comme un club de r&#233;flexion, un contre poids au capitalisme, &#224; l'&#233;conomie de march&#233;. Pour ce qui est du travail sur le terrain, les actions, on ne sait pas trop, et on ne voit pas trop...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ameziane (ZyVa) :&lt;br&gt;
Attac est per&#231;u comme un club de r&#233;flexion, un contre poids &#224; la pens&#233;e unique. On sait qu'elle est n&#233;e, &#224; la base, sur l'id&#233;e de la taxe Tobin, sur une id&#233;e de redistribution des richesses. Mais on sent aussi qu'il y a peut-&#234;tre dans cette association un certain &#233;litisme. On semble voir s'y reproduire ce &#224; quoi on assiste dans d'autres partis, en terme de repr&#233;sentation sociale ou des populations. En clair, on ne voit pas de &#8220; minorit&#233;s &#8221; &#224; Attac ! Le message, les actions d'Attac ne nous semblent pas toujours clairs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan (Respect) :&lt;br&gt;
Je triche : je connais d&#233;j&#224; bien le milieux du militantisme politique, j'en suis issu. Si je travaille sur la question des quartiers, et dans les quartiers, j'ai certainement le profil type du militant d'Attac, qui a men&#233; des &#233;tudes sup&#233;rieures apr&#232;s le bac. Si je me place de l'autre c&#244;t&#233; de la barri&#232;re, celui o&#249; je me trouve aujourd'hui, j'ai un sentiment d'&#233;tranget&#233;. Il y a une rupture, un mur herm&#233;tique entre ces deux mondes, celui du militantisme type Attac et celui des quartiers - ne serait-ce que sur le vocabulaire, essentiel pour bien se comprendre.&lt;br&gt;
A Respect, on &#224; tout d'abord essayer de cr&#233;er un magazine en s'appuyant sur les structures institutionnelles. Nous sommes soutenus par diff&#233;rentes institutions et minist&#232;res &#224; pr&#232;s de 70%, soit quelques centaines de milliers d'euros... En revanche, on s'est alors pris une grande claque en ne recevant aucun soutien des diff&#233;rents cercles de la gauche alternative, partitaire, et du mouvement de &#034;l'&#233;conomie sociale et solidaire&#034;, ce qui est largement plus grave. On nous a expliqu&#233; que notre projet &#233;tait irr&#233;aliste. L'&#233;chec de cette derni&#232;re mouvance en ce qui nous concerne (et en ce qui concerne l'ensemble des questions li&#233;es aux &#171; banlieues &#187;, pour faire vite) est absolument consternant. Cela traduit le vide de pens&#233;e dans certains milieux sur ce genre d'actions. Finalement on s'est d&#233;brouill&#233; tout seul et maintenant il y a des pubs de TF1 sur la quatri&#232;me de couverture ! ! D&#233;sol&#233;... On a l'impression que le mouvement altermondialiste, comme l'ensemble des partis politiques, a commenc&#233; &#224; s'int&#233;resser &#224; ce qui se passe dans les quartiers apr&#232;s le 11 septembre. En s'appuyant sur des intervenants qui me semblent tr&#232;s loin de repr&#233;senter ce qu'est la r&#233;alit&#233; des quartiers et dont la l&#233;gitimit&#233; peut &#234;tre remise en cause. Aujourd'hui, dans les divers FSE, on voit invit&#233;s le MIB, Tariq Ramadan... On parle de fermeture des diff&#233;rents milieux sociaux, c'est vrai. Attac est ferm&#233;e, mais tous les milieux le sont ! Dans le contexte actuel, c'est aux plus favoris&#233;s de venir chercher ceux qui le sont moins. Mais il y a un moment ou il faut savoir l&#226;cher les armes id&#233;ologiques, savoir se taire et &#233;couter pour apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rapprochement entre Attac et les associations de quartiers, de terrain, est-il souhaitable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remi (Attac Rueil) :&lt;br&gt;
Est-ce vraiment la question ? Ne doit-on pas se demander plut&#244;t comment aller conqu&#233;rir les &#233;tudiants de HEC ou de l'ENA, plut&#244;t que les associations de banlieue ? N'est-ce pas davantage la vocation d'Attac ? L'&#233;conomie est compliqu&#233;e, les r&#233;flexions d&#233;velopp&#233;es &#224; Attac le sont. Mais le monde est compliqu&#233;. On ne va pas simplifier les tracts pour que les gens qui ne savent pas lire puissent les comprendre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan (Respect) :&lt;br&gt;
L'&#233;largissement n'est pas un th&#232;me crucial d'ATTAC ? ? ATTAC se veut un mouvement d'&#233;ducation populaire, c'est au centre de pas mal de choses. ATTAC doit int&#233;grer les milieux populaires car aujourd'hui, dans les quartiers, il est plus valorisant d'&#234;tre consum&#233;riste qu'engag&#233; associatif ! Le mod&#232;le appliqu&#233; dans les milieux populaires tend vers le mod&#232;le am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick (Attac Rueil) :&lt;br&gt;
Il ne faut pas niveler par le bas les propositions que ATTAC fait. On a toujours besoin d'une &#233;lite. Vous aussi, en tant que responsables associatifs, vous faites partie d'une certaine &#233;lite et cela est n&#233;cessaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamadou (ZyVa) :&lt;br&gt;
Personnellement, j'ai arr&#234;t&#233; l'&#233;cole en CM2...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cyril (Attac Rueil) :&lt;br&gt;
J'ai l'impression qu'Attac prend un peu ce sujet de mani&#232;re &#171; colonialiste &#187; (avec tous les guillemets du monde !) : on va venir dans les quartiers pour y apporter la v&#233;rit&#233; et apprendre &#224; ceux qui ne savent pas. Je suis pour ma part persuad&#233; qu'une association comme Attac a plus &#224; apprendre des associations de terrain que l'inverse. Elles ont un savoir-faire et une exp&#233;rience face aux probl&#232;mes ou &#224; l'urgence que n'ont pas forc&#233;ment les militants d'Attac. L'association, m&#234;me si elle parle beaucoup depuis deux ans de l'&#233;largissement de la base sociale, ne fait concr&#232;tement pas grand' chose. Mon sentiment ? Dans le fond, elle ne s'en soucie gu&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment parvenir &#224; un rapprochement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DIFFERENCES DE VUES A SURMONTER ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;mi (Attac Rueil) :&lt;br&gt;
Le fait qu'une publicit&#233; de TF1 apparaisse au dos du magazine Respect me g&#234;ne, d&#233;sol&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan (Respect) :&lt;br&gt;
C'est une question qui fut un point de d&#233;bat, mais je peux vous assurer que lorsqu'on essaie de monter un projet comme celui-l&#224;, au bout d'un moment, on est tr&#232;s contents de pouvoir recevoir une telle manne financi&#232;re, m&#234;me si on n'est pas forc&#233;ment d'accord avec TF1. On a re&#231;u davantage d'&#233;coute de la part des entreprises priv&#233;es de ce type que des institutions et des services de l'Etat. Encore une fois, il faut accepter de laisser tomber les armes id&#233;ologiques et faire avec les moyens qu'on a pour exister. Apr&#232;s, quand on sera en position de choisir, on pourra en rediscuter...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ameziane (ZyVa) :&lt;br&gt;
Moi, si TF1 finance des sorties avec les jeunes, des &#233;v&#233;nements, des vacances, comme a pu le faire Vivendi avec nous, je prends l'argent, et &#231;a ne me pose aucun probl&#232;me de conscience. Je ne peux pas me permettre ce luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUEL ROLE POUR ATTAC NATIONAL ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Claude (Attac 78) :&lt;br&gt;
ATTAC National ne pourrait-il pas d&#233;j&#224; remonter et exprimer les sentiments des adh&#233;rents sur ce sujet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves (Attac Rueil) :&lt;br&gt;
Le National peut faire des choses : r&#233;pertorier, par exemple, les associations de terrain et leur fournir les moyens d'avancer et de traiter des sujets. Apporter un soutien de coordination et de moyens !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nathalie (Attac) :&lt;br&gt;
Pourquoi ATTAC National ne se prendrait pas en main et ne ferait pas une double page p&#233;dagogique sur des th&#232;mes locaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac Nanterre :&lt;br&gt;
Il ne faut pas attendre du National un 4 pages &#8220; Mode d'emploi &#8221; pour &#233;largir la base sociale (la plupart des adh&#233;rents hurleraient !). Faisons les choses nous-m&#234;mes, localement. ATTAC est mouvement d'&#233;ducation populaire et ce sujet est crucial, il faut que chacun r&#233;alise son importance et le prenne en main &#224; son niveau, &#224; chaque niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nelly (Attac Nanterre) :&lt;br&gt;
Nous avons attaqu&#233; le sujet, modestement, sans pr&#233;tention, avant le National. Nous sommes all&#233;s au-devant d'associations &#224; Nanterre. Notre exp&#233;rience nous fait dire que c'est une question de p&#233;dagogie. Il ne faut surtout pas construire une relation prof-&#233;l&#232;ve ! Il faut construire un autre type de lien. Les gens ne peuvent pas avoir envie d'apprendre si il n'y a pas d'espoir concret derri&#232;re. C'est important qu'il y ait de l'&#233;coute, du faire ensemble, du vivre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UNE PEDAGOGIE ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas (Attac Clamart) :&lt;br&gt;
Nous voyons bien que nos associations respectives ont des r&#244;les diff&#233;rents, comment pouvons nous nous rejoindre ? ATTAC essaie de d&#233;crypter des m&#233;canismes, des ph&#233;nom&#232;nes, pour &#234;tre en mesure de les d&#233;noncer. Je suis conscient que cela est rapidement chiant pour une grande partie de la population. Mais c'est la meilleure forme d'action que je vois...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilbert (Attac Rueil) :&lt;br&gt;
Il manque cruellement d'une litt&#233;rature plus vulgaris&#233;e. La plupart des textes (les 4 pages, etc.) et des tracts sont illisibles ou difficilement abordables pour la plupart des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques (Attac Garches) :&lt;br&gt;
Dans les Hauts-de-Seine, nous sommes en train de r&#233;fl&#233;chir au d&#233;veloppement d'outils p&#233;dagogiques (biblioth&#232;que, cin&#233;ma...). Ne pourrait-on pas travailler sur ce genre de sujets ensemble ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamadou (ZyVa) :&lt;br&gt;
Attention, nous ne voulons pas non plus de mis&#233;rabilisme. Il n'y a pas que de la mis&#232;re sociale dans les quartiers. Il n'y a pas que des gens qui ne savent pas lire, qui n'ont pas de toit... Il y en a qui ont le ventre plein, pour qui les choses ne vont pas mal, qui ont des projets, militent dans des associations. On peut tr&#232;s bien s'appuyer sur ces gens l&#224;, travailler et leur proposer des choses...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ameziane (ZyVa) :&lt;br&gt;
D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, j'ai envie de dire aux associations comme aux institutions qui se penchent sur la question des quartiers : &#171; arr&#234;tez de penser pour les autres, arr&#234;tez le mis&#233;rabilisme ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan (Respect) :&lt;br&gt;
On est dans une logique ou l'ensemble des milieux se referment sur eux m&#234;mes (c'est encore plus vrai dans les quartiers...). Or la p&#233;dagogie ne peut pas passer dans un tel contexte. La situation catastrophique d'aujourd'hui ne permet pas d'intervention ext&#233;rieure tant elle d&#233;bouche sur une situation de repli. Il faut travailler de l'int&#233;rieur, on ne peut plus faire autrement ! C'est le sens de notre approche &#224; Respect : nous souhaitons que les gens se r&#233;approprient leur histoire et leur parole. Il faut donc cr&#233;er des outils pour que les gens parlent d'eux-m&#234;mes. Nous nous sommes fix&#233; un certain nombre d'imp&#233;ratifs :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tous les gens qui travaillent sur ce projet (50 personnes, m&#234;me ponctuellement, m&#234;me occasionnellement) sont pay&#233;s&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ce n'est pas un journal de journalistes : il y a des &#233;tudiants, des rappeurs, des associatifs, etc. Et m&#234;me des journalistes ! Mais on veut en revanche que les gens soient professionnels, que le produit fini soit nickel, et on essaie de les former pour cela.&lt;br&gt;
L'association n'a pas de positionnement id&#233;ologique, mais, de fait, les th&#232;mes abord&#233;s - les questions qui nous int&#233;ressent - sont r&#233;v&#233;lateurs d'un certain positionnement. Ces th&#232;mes : identit&#233;, m&#233;moire, rapport hommes / femmes, rapport avec les Etats Unis... C&#8216;est en abordant ces questions culturelles, et uniquement comme cela, que l'on peut ensuite aborder les questions politiques. Si on attaque d'embl&#233;e par le politique, on n'int&#233;resse pas les gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cyril (Attac Rueil) :&lt;br&gt;
D'accord avec Erwan : il faut travailler de l'int&#233;rieur, que les gens se r&#233;approprient les choses. Cela demandera une certaine forme d'humilit&#233; pour les militants d'Attac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUELLES THEMATIQUES ABORDER ? QUELLE BASE DE TRAVAIL COMMUNE ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamadou (ZyVa) :&lt;br&gt;
ATTAC ne doit pas forc&#233;ment changer pour &#234;tre utile dans les quartiers. Nous quand on veut organiser une animation autour du th&#233;&#226;tre, on se tourne vers les professionnels du th&#233;&#226;tre. Le jour o&#249; l'on souhaite se tourner vers les sujets dont vous vous occupez, nous nous tournerons vers vous. Il est en revanche effectivement important que vous fassiez un effort sur la forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ameziane (ZyVa) :&lt;br&gt;
Ce serait bien qu'Attac r&#233;fl&#233;chisse sur les probl&#232;mes de terrain. Pourquoi pas par exemple sur la s&#233;gr&#233;gation urbaine ? C'est un sujet important, qui nous touche au quotidien, et qui est en lien direct avec les th&#232;mes d'Attac. Comment fait on pour en sortir ? Venez en parler avec nous, int&#233;grez-le dans vos r&#233;flexions... Mais l&#224; dessus, on n'entend rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nelly (r&#233;ponse &#224; Mamadou) :&lt;br&gt;
Vous dites que l'on pourrait travailler ensemble sur des sujets dont nous nous occupons, par exemple les paradis fiscaux. Mais vous savez bien bien que cela n'a pas fonctionn&#233; lorsque nous avons essay&#233; ensemble. En revanche, si nous organisons ensemble une f&#234;te locale et que nous arrivons avec des produits du commerce &#233;quitable et que l'on commence ensuite &#224; engager une discussion (consommation, production...) sur ce th&#232;me, cela peut marcher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan (Respect) :&lt;br&gt;
Quelques axes de r&#233;flexion qui pourraient un jour trouver un &#233;cho dans pas mal de quartiers, et qui seraient peut-&#234;tre susceptibles de rencontrer l'int&#233;r&#234;t des militants d'ATTAC :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la s&#233;gr&#233;gation urbaine, la question du logement / de la ghetto&#239;sation&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les questions internationales (r&#233;percussions en France du conflit isra&#233;lo-palestinien, et une th&#233;matique sur laquelle certains FSE se sont s&#251;rement d&#233;j&#224; interrog&#233;s : &#171; l'islamisme est-il un tiers-mondisme ? &#187;)&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;conomie parall&#232;le et consum&#233;risme&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; s&#233;curit&#233; et pr&#233;carit&#233; (ins&#233;curit&#233; sociale)&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le monde de l'entreprise : nouvelles formes de management (type McDo, Eurodisney, etc.) et la discrimination (cf Le plafond de verre, de Yamina Benguigui et les nouvelles propositions d'Axa/Institut Montaigne et consorts)&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; et pourquoi pas m&#233;dias - cultures alternatives des quartiers, la&#239;cit&#233;, m&#233;moire coloniale, de l'immigration, et R&#233;publique, r&#233;forme des institutions (&#233;ducation, politique envers la jeunesse / &#233;ducation populaire et transfert aux entreprises / assos de la politique de la ville).&lt;br&gt;
Il y a le choix !!! L'ensemble de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise se pose de plus en plus de questions sur tout &#231;a... A mon avis, on a des choses &#224; faire ensemble l&#224;-dessus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En guise de conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'&#233;largissement de la base sociale d'Attac est un th&#232;me important, dans le sens o&#249; cela pourrait constituer un nouveau mode d'action pour l'association. Elle influerait, m&#234;me en partie, m&#234;me faiblement, sur la strat&#233;gie, voire la nature d'Attac.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si un rapprochement doit s'op&#233;rer entre Attac et les associations de quartiers, et les &#171; classes populaires &#187;, comme le National l'a r&#233;cemment &#233;nonc&#233; parmi les &#171; Orientations strat&#233;giques pour 2005 &#187;*, il semble toutefois qu'un certain nombre de points importants soient &#224; prendre en compte par Attac si l'association veut que cette initiative soit un succ&#232;s. A savoir :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Attac devra s'inscrire et s'int&#233;grer dans un tissu social et associatif qui existe d&#233;j&#224; et fournit un gros travail de terrain. Il faudra apprendre &#224; &#233;couter avant de parler, &#224; gagner la confiance, &#224; travailler sur des projets diff&#233;rents de ce qu'Attac a peut-&#234;tre l'habitude de faire, &#224; construire quelque chose en commun avant de pr&#233;tendre sortir une bo&#238;te &#224; id&#233;es. Et accepter de mettre de c&#244;t&#233;, pour un temps au moins, les &#171; armes id&#233;ologiques &#187;.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Besoin de s'appuyer sur les acteurs de terrain, qui ont d&#233;j&#224; une exp&#233;rience difficilement rempla&#231;able. Eviter de vouloir parler et penser en lieu et place des gens.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; S'appuyer sur l'une des forces d'Attac : son r&#233;seau de comit&#233;s locaux, sa force d'initiative et ses &#233;nergies.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Faire un effort sur la forme de ses publications et productions diverses, en les vulgarisant davantage encore.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; aborder des questions en lien concret et direct avec les probl&#232;mes quotidiens qui d&#233;coulent des politiques n&#233;o-lib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &#171; La strat&#233;gie d'Attac-France doit se mener avec la pr&#233;occupation constante de l'&#233;largissement de toutes les initiatives aux classes populaires et aux jeunes ; aux femmes, aux ch&#244;meurs et pr&#233;caires, aux travailleurs pauvres qui sont les premi&#232;res victimes de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Recueilli et mis en forme par Gr&#233;gory Launay et Cyril Pocr&#233;aux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Synth&#232;se du livre &#034;La taxe Tobin&#034; par Yves J&#233;gourel </title>
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		<title>&#034;Les m&#233;dias et Maastricht&#034; : compte rendu de l'expos&#233; du 5 avril 2001</title>
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		<title>Une nouvelle dynamique pour ATTAC : &#034;Radicalit&#233;, violence et d&#233;ob&#233;issance civile&#034;</title>
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		<title>Une nouvelle dynamique pour ATTAC : &#034;Les alternatives au n&#233;o-lib&#233;ralisme&#034;</title>
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		<title>Une nouvelle dynamique pour ATTAC : &#034;ATTAC et les partis politiques&#034;</title>
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