<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>ATTAC 92</title>
	<link>https://92.site.attac.org/</link>
	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://92.site.attac.org/spip.php?id_mot=6&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>ATTAC 92</title>
		<url>https://92.site.attac.org/local/cache-vignettes/L144xH264/siteon0-3713d.png?1767607396</url>
		<link>https://92.site.attac.org/</link>
		<height>264</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Compte rendu de la formation conf&#233;rence d&#233;bat &#224; l'ultralib&#233;ralisme du 7 d&#233;cembre 2005 &#224; Ch&#226;tillon</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1045</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1045</guid>
		<dc:date>2006-03-11T18:20:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses</dc:subject>
		<dc:subject>Lib&#233;ralisme</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique95" rel="directory"&gt;Ch&#226;tillon - Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Lib&#233;ralisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://92.site.attac.org/IMG/pdf/gerard_dumenil_07_12_2005.pdf" length="22869" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>F&#233;vrier 2006 : Compte rendu de la manifestation contre la directive Bolkestein du 11 f&#233;vrier 2006 &#224; Strasbourg</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1014</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1014</guid>
		<dc:date>2006-02-13T18:25:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Catherine Desaulty</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La manifestation contre le projet de directive Bolkestein du 11 f&#233;vrier 2006 &#224; Strasbourg : &lt;br class='autobr' /&gt; Le rendez-vous &#233;tait fix&#233; &#224; 6h30 gare de l'Est et c'est par train sp&#233;cial que nous y sommes all&#233;s. Au d&#233;part, les choses s'annon&#231;aient donc bien : nous &#233;tions nombreux, il faisait moins froid que les jours pr&#233;c&#233;dents et les paysages, tout givr&#233;s, &#233;taient beaux sur le parcours. La ville aussi est tr&#232;s belle car nous avons eu quelques heures pour la re-d&#233;couvrir, entre l'arriv&#233;e du train et...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique133" rel="directory"&gt;2006 - Bolkestein, le retour&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La manifestation contre le projet de directive Bolkestein du 11 f&#233;vrier 2006 &#224; Strasbourg :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le rendez-vous &#233;tait fix&#233; &#224; 6h30 gare de l'Est et c'est par train sp&#233;cial que nous y sommes all&#233;s. Au d&#233;part, les choses s'annon&#231;aient donc bien : nous &#233;tions nombreux, il faisait moins froid que les jours pr&#233;c&#233;dents et les paysages, tout givr&#233;s, &#233;taient beaux sur le parcours. La ville aussi est tr&#232;s belle car nous avons eu quelques heures pour la re-d&#233;couvrir, entre l'arriv&#233;e du train et le d&#233;part de la manifestation vers 14h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La manifestation &#233;tait n&#233;anmoins assez d&#233;cevante : 10000 personnes (?) Bien s&#251;r ce n'est pas rien, &#224; cet endroit et en cette saison.&lt;br&gt;
Par ailleurs les autres europ&#233;ens, surtout les allemands semble t-il, &#233;taient bien repr&#233;sent&#233;s et beaucoup plus &#034;expansifs&#034; que nous. Quant aux membres d'Attac, nous &#233;tions nombreux (ainsi que les fanions et les banderolles) mais difficile d'avancer un chiffre car nous n'&#233;tions pas&lt;br class='autobr' /&gt;
regroup&#233;s.&lt;br&gt;
Mais quand m&#234;me, est-ce suffisant pour impressionner les instances politiques europ&#233;ennes ? Esp&#233;rons que celle du 14 ,avec la CES ,sera plus imposante et que les courriers et courriels re&#231;us par les euro-d&#233;put&#233;s seront plus nombreux.&lt;br&gt;
Un regret : n'avoir pu assister aux r&#233;unions avec les autres Attac d'Europe, Samedi soir et Dimanche matin, mais il aurait fallu, pour cela, passer tout le week-end &#224; Strasbourg. Quelqu'un d'autre y a t-il assist&#233; ?&lt;br&gt; Les &#034;Attac 92&#034; qui &#233;taient &#224; cette manifestation peuvent-ils compl&#233;ter ces quelques informations ?&lt;br&gt; Et ceux qui y seront Mardi prochain peuvent-ils&lt;br class='autobr' /&gt;
nous en faire un bref compte-rendu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans tous les cas, rendez-vous sur ce site, tr&#232;s vite apr&#232;s le 16 f&#233;vrier 2006, jour du vote de la directive Bolkestein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marie-Catherine Desaulty.&lt;br class='autobr' /&gt; Fontenay aux Roses.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Femmes et Constitution</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article717</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article717</guid>
		<dc:date>2005-04-19T15:20:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Autres groupes</dc:subject>
		<dc:subject>Femmes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Femmes et Constitution &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi &#224; propos de la Constitution, parler sp&#233;cifiquement des femmes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
* D'abord parce que pour que le NON augmente, il faut convaincre les abstentionnistes (61 %) o&#249; les femmes sont majoritaires ( 66 %). S'adresser de mani&#232;re sp&#233;cifique &#224; elles est un moyen de faire progresser le NON. &lt;br class='autobr' /&gt;
* Parce que l'&#233;galit&#233; homme-femme dont on nous parle n'est qu'un leurre. &lt;br class='autobr' /&gt;
* Parce qu'elle n'ouvre aucun droit nouveau par rapport aux trait&#233;s ant&#233;rieurs. Au...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Autres groupes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Femmes et Constitution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pourquoi &#224; propos de la Constitution, parler sp&#233;cifiquement des femmes ?&lt;br /&gt;
* D'abord parce que pour que le NON augmente, il faut convaincre les abstentionnistes (61 %) o&#249; les femmes sont majoritaires ( 66 %). S'adresser de mani&#232;re sp&#233;cifique &#224; elles est un moyen de faire progresser le NON.&lt;br /&gt;
* Parce que l'&#233;galit&#233; homme-femme dont on nous parle n'est qu'un leurre.&lt;br /&gt;
* Parce qu'elle n'ouvre aucun droit nouveau par rapport aux trait&#233;s ant&#233;rieurs. Au contraire des droits essentiels en sont absents et d'autres en r&#233;gression.&lt;br /&gt;
* Parce que les femmes sont particuli&#232;rement touch&#233;es par les attaques &#233;conomiques et sociales contenues dans cette Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Egalit&#233; homme-femme&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;* Un des arguments avanc&#233;s pour le OUI est de dire que la constitution reconna&#238;t l'&#233;galit&#233; homme femme. Elle est en effet mentionn&#233;e dans l'article I-2 (partie I : objectifs de l'union), mais elle ne fait pas partie des &#034;valeurs qui fondent l'union&#034;. Elle ne fait donc pas partie des crit&#232;res d'adh&#233;sion. Dire soci&#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par.. ne signifie pas grand chose. Les associations f&#233;ministes n'ont pas r&#233;ussi &#224; le faire mettre dans les valeurs, ce qui n'est pas un hasard.&lt;strong&gt;(a)&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
* Elle &#034;promeut de nouveau cette &#233;galit&#233;&#034; en I-3 &lt;strong&gt;(b)&lt;/strong&gt; et interdit les discriminations en II-81 &lt;strong&gt;(h)&lt;/strong&gt;. Objectifs, certes louables mais pas nouveau. Tout cela existe d&#233;j&#224; dans divers directives.&lt;br /&gt;
Au niveau de l'Europe il y a les politiques dites dures qui s'appuient sur des r&#233;glementations et qui ont un caract&#232;re obligatoire et les souples ou molles qui se traduisent par les recommandations ou des directives non contraignantes et dont rel&#232;vent g&#233;n&#233;ralement les mesures relatives &#224; l'am&#233;lioration de la situation des femmes (principe de subsidiarit&#233;)II-111&lt;strong&gt;(j)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
On pr&#233;f&#232;rerait lire qu'elle garantit l'&#233;galit&#233; par ex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* La conception lib&#233;rale de l'&#233;galit&#233; est celle de la r&#233;gression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est au nom de cette &#233;galit&#233; que le travail de nuit a &#233;t&#233; &#233;tendu aux femmes, au lieu de l'interdire pour les homme sauf pour raison de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est au nom de cette &#233;galit&#233; qu'on remet en cause aujourd'hui dans les r&#233;gimes de retraite les dispositifs familiaux accord&#233;s aux femmes &#224; titre de compensation des t&#226;ches parentales qu'elles assument &#224; 80 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est toujours en son nom qu'on pr&#233;pare une directive autorisant des cotisations vieillesse plus forte pour les femmes puisqu'elles vivent plus longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Droits fondamentaux des femmes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;La chartre des droits fondamentaux (partie II) oublie des droits fondamentaux pour les femmes. Elle n'est pas contraignante (II-112- ; 112-5) &lt;strong&gt;(k)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
* droit au mariage mais pas droit au divorce (II-69) &lt;strong&gt;(g)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
* droits &#224; l'avortement et la contraception n'y figurent pas. Or au Portugal, Irlande, Pologne, Malte, il est interdit ou fortement restreint. Pas le droit de choisir son orientation sexuelle.&lt;br /&gt;
(juridiquement l'interdiction d'une discrimination (II-81) &lt;strong&gt;(h)&lt;/strong&gt; n'est pas &#233;quivalente &#224; l'affirmation d'un droit&lt;br /&gt;
Ceci est d'autant plus inqui&#233;tant que l'article (I-52) &lt;strong&gt;(e)&lt;/strong&gt; reconna&#238;t les Eglises comme interlocutrices r&#233;guli&#232;res, ce qui est une menace contre ces droits. [ex de la Pologne, l'avortement &#233;tait l&#233;gal entre 1955 et 1993 et gratuit dans les h&#244;pitaux publics. D&#232;s 1989 il y a eu des offensives contre ce droit. Fin 1992 transformation ultralib&#233;rale de la Pologne. Et en Janvier 1993, apr&#232;s une spectaculaire apparition du chef de l'Eglise polonaise au Parlement, o&#249; il mena&#231;a de retirer le soutien de l'Eglise aux r&#233;formes lib&#233;rales, les d&#233;put&#233;s vot&#232;rent l'interdiction de l'avortement sauf danger de la m&#232;re, viol et malformations du f&#339;tus. Ces ont les m&#233;decins qui pratiquaient des avortements gratuits dans les h&#244;pitaux qui le font aujourd'hui pour tr&#232;s cher.&lt;br /&gt;
* Il faudrait au contraire affirmer le principe de la&#239;cit&#233; pour emp&#234;cher les pressions r&#233;trogrades et misogynes des religions officielles et divers communautarismes.&lt;br /&gt;
* Il manque le droit &#224; vivre sans violences ; domestiques, viols, mutilations g&#233;nitales, mariages forc&#233;s, prostitution. (loi espagnole, spot t&#233;l&#233;, 6 femmes par mois meurent sous les coups de leur compagnon.).&lt;br /&gt;
* L'article II-65 &lt;strong&gt;(f)&lt;/strong&gt;qui interdit l'esclavage et le travail forc&#233; doit interdire explicitement la traite et le trafic de personnes (le plus souvent femmes et enfants) &#224; des fins de prostitution. Quand on conna&#238;t le d&#233;veloppement avec les pays de l'est o&#249; &#224; cause du ch&#244;mage et de la pauvret&#233; des femmes se retrouvent dans ces trafics. Le trait&#233; interdit de plus le contr&#244;le des paradis fiscaux o&#249; est recycl&#233; l'argent de la prostitution (III-156 et 157) &lt;strong&gt;(p et q)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
* D&#233;mocratie repr&#233;sentative I-46 &lt;strong&gt;(d) &lt;/strong&gt;ne parle pas de repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e &#224; tous les niveaux de repr&#233;sentation.&lt;br /&gt;
* Pas de droit d'asile pour les femmes subissant des pers&#233;cutions en raison de leur sexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Politiques lib&#233;rales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La doctrine lib&#233;rale qui constitue le fondement de ce projet de constitution entra&#238;ne des r&#233;gressions importantes qui touchent particuli&#232;rement les femmes dont le taux de ch&#244;mage est sup&#233;rieur de 2 points &#224; celui des hommes, qui sont 80 % des travailleurs pauvres.&lt;br /&gt;
Disparus les droits &#224; l'emploi (II-75) &lt;strong&gt;(r)&lt;/strong&gt;, le droit &#224; un revenu minimum, &#224; une pension, aux allocations ch&#244;mage, &#224; un logement (III-167) &lt;strong&gt;(s)&lt;/strong&gt;. C'est une r&#233;gression par rapport &#224; la D&#233;claration universelle des droits de l'homme de 1948.&lt;br /&gt;
D&#233;veloppement pr&#233;carit&#233; temps partiel), flexibilit&#233;...&lt;br /&gt;
Les d&#233;localisations touchent des secteurs particuli&#232;rement f&#233;minins (habillement, &#233;lectronique)&lt;br /&gt;
Les attaques contre les services publics de sant&#233; d'&#233;ducation, de prise en charge de personnes d&#233;pendantes se r&#233;percuteront plus sur les femmes qui assument en majorit&#233; ces t&#226;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sabine, membre de la Commission &#034;genre et mondialisation&#034; d'Attac et du groupe de proximit&#233; Fontenay-Ch&#226;tillon&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argumentaire Filoche-Chavign&#233; : R&#233;ponse aux arguments du oui au projet de Constitution europ&#233;enne</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article504</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article504</guid>
		<dc:date>2005-01-20T16:33:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;G&#233;rard Filoche est membre du Conseil Scientifique d'Attac et inspecteur du travail &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s le Conseil national du Parti socialiste du 9 octobre &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;ponse aux plus r&#233;cents arguments des partisans du &#171; oui &#187; au projet de Constitution europ&#233;enne &lt;br class='autobr' /&gt;
La dramatisation des risques pour l'unit&#233; du parti socialiste et pour l'union europ&#233;enne d'un vote &#171; non &#187; au projet de Constitution europ&#233;enne commen&#231;ait &#224; faire long feu. On ne va pas passer deux mois &#224; se jeter &#171; le chaos &#187; &#224; la t&#234;te ou la &#171; ...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;G&#233;rard Filoche est membre du Conseil Scientifique d'Attac et inspecteur du travail&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Apr&#232;s le Conseil national du Parti socialiste du 9 octobre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ponse aux plus r&#233;cents arguments des partisans du &#171; oui &#187; au projet de Constitution europ&#233;enne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dramatisation des risques pour l'unit&#233; du parti socialiste et pour l'union europ&#233;enne d'un vote &#171; non &#187; au projet de Constitution europ&#233;enne commen&#231;ait &#224; faire long feu. On ne va pas passer deux mois &#224; se jeter &#171; le chaos &#187; &#224; la t&#234;te ou la &#171; menace &#187; de division. Pas plus la menace de changement dans le parti. Il ne s'agit pas d'un d&#233;bat de congr&#232;s, encore moins d'un d&#233;bat identitaire, de &#171; conscience &#187;, comme le clament certains. C'est un d&#233;bat politique, avec ds arguments politiques et un choix politique.&lt;br&gt;
Les partisans du &#171; oui &#187; comme du &#171; non &#187; &#224; la Constitution europ&#233;enne sont donc forc&#233;s de d&#233;battre du contenu m&#234;me du projet de Constitution et sur celui du bilan du gouvernement de Lionel Jospin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous nous en f&#233;licitons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;fendre ce projet de Constitution, ces partisans du &#171; oui &#187; avancent aujourd'hui deux argumentations qui se veulent compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&#176;) La premi&#232;re argumentation se r&#233;f&#232;re &#224; la nature du projet de Constitution.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ce projet de Constitution ne serait pas de nature diff&#233;rente des trait&#233;s europ&#233;ens qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce projet ne serait donc ni plus ni moins &#171; grav&#233; dans le marbre &#187; que les trait&#233;s qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;. Or, l'histoire imm&#233;diate montrerait que les trait&#233;s europ&#233;ens, loin d'&#234;tre fig&#233;s, sont, au contraire, particuli&#232;rement dynamiques. La preuve de ce dynamisme serait dans les quatre r&#233;visions institutionnelles intervenues depuis l'Acte unique de 1986 : Maastricht en 1992 ; Amsterdam en 1997 ; Nice en 1999 et Bruxelles en 2004.&lt;br&gt;
Mieux, &#224; y regarder de plus pr&#233;s, le projet de Constitution serait m&#234;me moins &#171; grav&#233; dans le marbre &#187; que les trait&#233;s qui l'avaient pr&#233;c&#233;d&#233; car il contiendrait des innovations de proc&#233;dure sur lesquelles la gauche pourrait s'appuyer pour aller plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&#176;) La deuxi&#232;me argumentation s'appuie sur l'exp&#233;rience du Gouvernement de Lionel Jospin.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Cette argumentation cherche &#224; prendre au pi&#232;ge les partisans du &#171; non &#187; en mettant en &#233;vidence ce que seraient leurs contradictions.&lt;br&gt;
Selon les partisans du &#171; non &#187;, en effet, le projet de Constitution paralyserait une politique de gauche. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, selon ces m&#234;mes partisans du &#171; non &#187;, ce projet n'am&#232;nerait aucune v&#233;ritable am&#233;lioration, notamment dans le domaine social par rapport au trait&#233; d'Amsterdam qui &#233;tait le cadre europ&#233;en dans lequel s'est d&#233;roul&#233;e l'exp&#233;rience du gouvernement de la gauche plurielle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela reviendrait donc &#224; affirmer que Lionel Jospin n'a pas men&#233; une politique de gauche, malgr&#233; les 35h, la CMU, les emplois jeunes et un million de ch&#244;meurs en moins...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la nature du projet de Constitution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Le projet de Constitution est-il de m&#234;me nature que les trait&#233;s europ&#233;ens qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, le titre lui-m&#234;me du trait&#233; est sans &#233;quivoque : &lt;strong&gt;&#171; Trait&#233; &#233;tablissant une Constitution pour l'Europe &#187;&lt;/strong&gt;. On ne serait &#234;tre plus clair.&lt;br&gt;
Aujourd'hui, les lib&#233;raux font profil bas. Mais demain, si le projet de Constitution &#233;tait ratifi&#233; par tous les pays de l'Union, ils affirmeraient alors, haut et fort, qu'il s'agit bien d'une Constitution (ne suffisait-il d'ailleurs pas de lire le titre...) et que cette Constitution est une norme sup&#233;rieure qui s'impose &#224; toutes les l&#233;gislations et constitutions des Etats-membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est d'ailleurs d&#233;j&#224; l'avis du Conseil constitutionnel en France&lt;/strong&gt;. M&#234;me s'il a pris la pr&#233;caution d'attendre que les &#233;lections europ&#233;ennes aient eu lieu pour affirmer ce point de vue. Pour lui, en effet, l'ensemble des institutions nationales, politiques et judiciaires devrait, si la Constitution &#233;tait adopt&#233;e, se subordonner aux juridictions europ&#233;ennes. Il n'avait jamais fait une telle d&#233;claration lorsqu'il s'agissait d'un simple trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Cour de Justice europ&#233;enne tend d&#233;j&#224; &#224; s'&#233;riger en Cour supr&#234;me de l'Union.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Elle avait, ainsi, interpr&#233;t&#233; l'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes comme la possibilit&#233; d'imposer le travail de nuit aux femmes, dans l'industrie et les services.&lt;br&gt;
En 1998, elle avait condamn&#233; les dispositions fiscales prises par le gouvernement de Lionel Jospin afin de d&#233;courager les grandes fortunes de quitter la France pour &#233;chapper &#224; l'imp&#244;t sur les plus-values. Pourquoi ? Parce que ce dispositif &#171; entraverait la libert&#233; d'&#233;tablissement au sein de l'Union &#187;.&lt;br&gt;
Elle vient, de la m&#234;me fa&#231;on, de condamner la Finlande parce qu'elle n'autorisait pas un de ses ressortissants &#224; d&#233;duire de son imp&#244;t sur le revenu les cotisations &#224; un fonds de pension. La Finlande a d&#251; changer sa l&#233;gislation.&lt;br&gt;
La possibilit&#233; de s'appuyer sur une Constitution et non plus sur de simples trait&#233;s renforcerait consid&#233;rablement les pouvoirs de la Cour de justice et ses moyens d'imposer les normes lib&#233;rales qui vert&#232;brent le projet de Constitution.&lt;br&gt;
La commission Barroso s'enhardit d&#233;j&#224; en remettant en cause la directive 93-104 sur la limitation de la dur&#233;e du travail hebdomadaire &#224; 48 h maxima. Elle s'enhardit aussi en tra&#231;ant la directive Bolkestein qui d&#233;truit le droit du travail nationaL Elle interpr&#232;te d&#233;j&#224; de fa&#231;on plus forcen&#233;e les choix ultra lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les lib&#233;raux veulent &#224; la fois le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la cr&#233;mi&#232;re.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils veulent le beurre&lt;/strong&gt; : ne pas respecter la tradition constituante europ&#233;enne qui veut qu'une Constitution soit l'&#339;uvre d'une Assembl&#233;e constituante &#233;lue &#224; cet effet par les citoyens ; qui veut que les d&#233;bat de cette assembl&#233;e soient publics ; qui veut que le projet de Constitution arr&#234;t&#233;e par cet assembl&#233;e soit soumis &#224; un referendum unique pour tous les citoyens concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils veulent, aussi, l'argent du beurre&lt;/strong&gt; : donner quand m&#234;me au texte, &#233;labor&#233; sans d&#233;bat public par une assembl&#233;e non &#233;lue mais nomm&#233;e par le Conseil europ&#233;en de Laeken en d&#233;cembre 2001, la l&#233;gitimit&#233; et la force contraignante d'une v&#233;ritable Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils veulent, enfin, le sourire de la cr&#233;mi&#232;re&lt;/strong&gt; : inclure dans la partie III de la Constitution toutes les politiques communes d&#233;j&#224; adopt&#233;es par l'Union europ&#233;enne.&lt;br&gt;
Loin de se contenter de fixer les r&#232;gles du jeu comme devrait se limiter &#224; le faire une constitution, le texte qui nous est propos&#233; fixe aussi le jeu lui-m&#234;me en int&#233;grant les politiques europ&#233;ennes dans la Constitution. S'il &#233;tait adopt&#233;, il ne serait plus possible, sans r&#233;vision de la Constitution, de choisir d'autres politiques que celles qui sont inscrites, en d&#233;tail, dans cette Constitution. Les politiques lib&#233;rales inscrites dans la Constitution seraient donc bien &#171; grav&#233;es dans le marbre &#187;.&lt;br&gt;
Ce qui nous est propos&#233; n'est pas une simple Constitution (la Constitution fran&#231;aise de la V&#232;me R&#233;publique tient en 29 pages, le projet de Constitution europ&#233;enne repr&#233;sente, sur le site de l'Union europ&#233;enne, 844 pages !) mais une Constitution-loi-r&#232;glement-jurisprudence. Les annexes du projet incluent, en effet, la jurisprudence de la Cour de justice dans la Constitution. Ainsi, l'article 15 de l'annexe II &#233;num&#232;re-t-il les arr&#234;ts consacr&#233;s &#224; &#171; la libert&#233; professionnelle &#187; : arr&#234;t Nold du 14 mai 1974, arr&#234;t Hauer du 13 d&#233;cembre 1976, arr&#234;t Keller du 8 octobre 1986 ! Ce n'est plus du marbre, mais du tungst&#232;ne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le projet de Constitution est-il ni plus ni moins &#171; grav&#233; dans le marbre &#187; que les pr&#233;c&#233;dents trait&#233;s europ&#233;ens ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Constitution n'est pas l&#224; pour quelques ann&#233;es. Elle marque, au contraire, la volont&#233; d'inscrire son contenu dans la dur&#233;e. C'est d'ailleurs ce qu'affirmait VGE quand il d&#233;clarait que la Constitution europ&#233;enne serait l&#224; pour 50 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affirmer que les quatre trait&#233;s pr&#233;c&#233;dents le projet de Constitution (cinq si l'on inclut l'Acte unique) se sont caract&#233;ris&#233;s par des &#171; r&#233;visions institutionnelles &#187; n'a vraiment qu'un rapport tr&#232;s lointain avec la r&#233;alit&#233;. Car ce qui a caract&#233;ris&#233; ces cinq trait&#233;s ne rel&#232;ve pas, &#224; l'&#233;vidence, des institutions mais bien de l'&#233;conomique et du mon&#233;taire.&lt;br&gt;
Ce qui caract&#233;risait l'Acte unique de 1986 c'&#233;tait qu'il &#244;tait toute entrave &#224; la circulation des capitaux tant &#224; l'int&#233;rieur de l'Europe qu'entre l'Europe et les pays tiers.&lt;br&gt;
Ce qui caract&#233;risait le trait&#233; de Maastricht c'&#233;tait l'adoption de crit&#232;res de convergence vers la monnaie unique et l'instauration d'une Banque centrale europ&#233;enne ind&#233;pendante de tout contr&#244;le des citoyens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui faisait la caract&#233;ristique du trait&#233; d'Amsterdam, c'&#233;tait l'int&#233;gration aux trait&#233;s europ&#233;ens du pacte de stabilit&#233; et le refus d'instaurer un &#171; gouvernement &#233;conomique &#187; pour contrebalancer le poids de la Banque centrale europ&#233;enne.&lt;br&gt;
Ce qui caract&#233;risait le trait&#233; de Nice n'&#233;tait pas le dynamisme institutionnel mais au contraire l'affirmation que (contrairement &#224; tout ce qui avait &#233;t&#233; proclam&#233; depuis Maastricht) l'&#233;largissement se ferait sans approfondissement, sans changement substantiel en direction d'une F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne et sans harmonisation sociale.&lt;br&gt;
Chacun de ces trait&#233;s a &#233;t&#233;, &#233;galement, l'occasion de quelques changements institutionnels. Les pouvoirs du Parlement europ&#233;en ont, &#224; la vitesse de l'escargot, un peu gagn&#233; en consistance. Les domaines des d&#233;cisions prises &#224; la majorit&#233; qualifi&#233;e s'est &#233;tendu mais dans les domaines essentiels pour les socialistes (social, fiscal, politique &#233;trang&#232;re) les d&#233;cisions sont toujours prises &#224; l'unanimit&#233; du Conseil.&lt;br&gt;
Mais l'essentiel du contenu de ces trait&#233;s ne concernaient pas les institutions. Ce qui caract&#233;risait ces trait&#233;s c'&#233;tait la place disproportionn&#233;e qu'y occupaient l'&#233;conomie et la monnaie.&lt;br&gt;
Le leitmotiv des socialistes, des sociaux-d&#233;mocrates europ&#233;ens n'&#233;tait-il pas d'ailleurs, &#224; l'occasion de chacun de ces trait&#233;s : &#171; La politique, le social, ce sera pour la prochaine fois ! Nous ne pouvions pas d&#233;clencher de crise ! &#187; Il est donc quand m&#234;me un peu &#233;tonnant que ce soit ces m&#234;me socialistes qui, aujourd'hui, nous affirment que la dynamique de ces trait&#233;s &#233;tait institutionnelles c'est-&#224;-dire politique...&lt;br class='autobr' /&gt;
Et, au total, l'Union europ&#233;enne qui produit dores et d&#233;j&#224; plus de 60 % des actes l&#233;gislatifs s'imposant &#224; ses Etats-membres n'a toujours pas grand-chose &#224; voir avec un Etat f&#233;d&#233;ral, ni, tout simplement, avec une d&#233;mocratie - m&#234;me telle que la d&#233;crivent les professeurs de droit constitutionnel...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affirmer que les trait&#233;s europ&#233;ens sont particuli&#232;rement dynamiques et qu'il n'y a aucune raison pour que cette tendance s'arr&#234;te puisque quatre trait&#233;s ont &#233;t&#233; sign&#233;s en 20 ans, depuis l'Acte unique de 1986, se situe &#224; un niveau de g&#233;n&#233;ralit&#233; beaucoup trop &#233;lev&#233; pour &#234;tre pertinent.&lt;br&gt;
Il faut, en effet, se demander quel &#233;tait le contenu de cette &#171; dynamique &#187; qui poussait &#224; mettre en place ces trait&#233;s. Or, ce contenu &#233;tait un contenu lib&#233;ral et c'&#233;tait ce contenu qui faisait que chaque trait&#233; en appelait un autre.&lt;br&gt;
Dans un premier temps, le trait&#233; de Rome, sign&#233; en 1957, &#233;tablissait un grand march&#233; des marchandises, en supprimant progressivement droits de douanes et contingentements.&lt;br&gt;
Mais un grand march&#233; ne pouvait &#234;tre un v&#233;ritable grand march&#233; sans un grand march&#233; des capitaux. L'Acte unique de 1986 qui instaurait ce march&#233; &#233;tait donc une n&#233;cessit&#233; aux yeux des lib&#233;raux et d&#233;coulait logiquement du premier trait&#233;.&lt;br&gt;
Mais un grand march&#233; se devait d'&#234;tre couronn&#233; par une monnaie unique et une Banque centrale garante de la valeur de cette monnaie. L&#224; encore, pour les lib&#233;raux, le trait&#233; de Maastricht de 1992 &#233;tait une n&#233;cessit&#233; qui d&#233;coulait des deux trait&#233;s pr&#233;c&#233;dents.&lt;br&gt;
Mais &#224; quoi bon avoir une monnaie unique et avoir fix&#233; comme mission principale &#224; la Banque centrale europ&#233;enne le maintien de la valeur de l'euro si les Etats de la zone euro retrouvaient leur libert&#233; budg&#233;taire et donc la possibilit&#233;, par des d&#233;ficits excessifs, de mettre en p&#233;ril la valeur de la monnaie unique sur le march&#233; des changes ? Le pacte de stabilit&#233; int&#233;gr&#233; au trait&#233; d'Amsterdam de 1997 &#233;tait donc, lui aussi, une n&#233;cessit&#233; aux yeux des lib&#233;raux, dans la lign&#233; des pr&#233;c&#233;dents trait&#233;s, puisqu'il imposait des limites draconiennes aux d&#233;ficits et aux dettes publics.&lt;br&gt;
Quant &#224; l'&#233;largissement aux pays d'Europe centrale et orientale, c'&#233;tait l&#224; une opportunit&#233; (ouverte par l'heureux effondrement du mur de Berlin) que les lib&#233;raux ne pouvaient pas, de leur point de vue, se permettre de laisser passer. Ils avaient l&#224;, en effet, l'occasion inesp&#233;r&#233;e d'accentuer leur pression au nivellement par le bas de toutes les l&#233;gislations sociales et fiscales en refusant toute harmonisation par le haut dans un espace &#233;conomique o&#249; l'&#233;cart des salaires moyens serait de un &#224; 10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Fran&#231;ois Hollande, devant notre Conseil national, affirme, bravache, &#171; j'assume le trait&#233; de Rome, l'acte unique, les trait&#233;s de Maastricht, et d'Amsterdam &#187;, il n'am&#233;liore pas son argumentaire : car qu'assume t il ? Des compromis qui ont, certes, construit une &#171; certaine &#187; Europe, mais davantage une Europe lib&#233;rale qu'une Europe sociale. Assumer cela, chacun le sait, d&#233;bouche sur d'autres 21 avril, comme apr&#232;s les trait&#233;s de Nice et de Barcelone...&lt;br&gt;
Parce, depuis vingt que ces trait&#233;s sont ainsi assum&#233;s par le principal porte-parole du &#171; oui &#187;, la situation sociale de l'Europe s'est d&#233;grad&#233;e. Ces vingt derni&#232;res ann&#233;es sont celles de Donald Reagan, et, en Europe de Margaret Thatcher : les lib&#233;raux e sont radicalis&#233;s &#224; droite et avancent leurs th&#233;ories de fa&#231;on de plus en plus violente : au point qu'en France m&#234;me on a un gouvernement thatch&#233;rien qui s'efforce de rendre irr&#233;versible la remise en cause des services publics, la privatisation des retraites et de la S&#233;curit&#233; sociale, tout ce qui, il y a vingt ans, paraissait encore d&#233;fendable &#224; un certain niveau dans le patrimoine commun europ&#233;en.&lt;br&gt;
Est-ce cela qu'assume Fran&#231;ois Hollande ? Le recul en mati&#232;re de comit&#233;s d'entreprise entre 1983 et 1993 ? Les reculs en mati&#232;re d'emploi, de protection sociale, partout, de retraite, de sant&#233;, de services publics ? Les pas vers l'opt-out et la directive Bolkestein ? L'accentuation des d&#233;localisations et du dumping social ? Il faut r&#233;pondre &#224; ces questions, car elles ne sont pas dissociables des &#171; dynamiques &#187; des trait&#233;s successifs : la pratique &#233;claire ces textes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, cette &#171; dynamique &#187; des trait&#233;s lib&#233;raux arrive &#224; son terme. Le projet de constitution vient clore, fermer, cette longue succession de trait&#233;s &#233;conomiques, mon&#233;taires, en clouant les vannes de tout acc&#232;s au social. Il n'est plus besoin, maintenant de nouveau trait&#233; pour les lib&#233;raux : le fleuve du lib&#233;ralisme a pris toute sa place dans le lac europ&#233;en... &lt;br&gt; La &#171; directive Bolkestein &#187; permettra d'accentuer la lib&#233;ralisation des services et de r&#233;duire encore plus le domaine des services publics. Les n&#233;gociations au sein de l'Omc et de l'Agcs feront sauter les derniers obstacles &#224; l'existence d' &#171; un march&#233; int&#233;rieur o&#249; la concurrence et libre et non fauss&#233;e &#187;.&lt;br&gt;
L'int&#233;gration de la Bulgarie et de la Roumanie, comme d'ailleurs celle de la Turquie n'appelle pas, du point de vue des lib&#233;raux, de nouveau trait&#233;. Le projet de Constitution pr&#233;voit d'ailleurs que la composition de la Commission devrait rester la m&#234;me jusqu'en 2014 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Le projet de Constitution est-il moins &#171; grav&#233; dans le marbre &#187; que les trait&#233;s qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La proc&#233;dure de &#171; r&#233;vision simplifi&#233;e &#187; (la fameuse &#171; clause passerelle &#187;), pr&#233;vue pour les politiques communes (la Partie III du projet de Constitution) diff&#232;re-t-elle concr&#232;tement de la proc&#233;dure de r&#233;vision ordinaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proc&#233;dure de r&#233;vision ordinaire (article IV-443) exige une double unanimit&#233; pour r&#233;viser le moindre alin&#233;a d'un seul article de la Constitution : le vote unanime du Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement des 25 Etats-membres ; la ratification de cette r&#233;vision (selon leurs proc&#233;dures constitutionnelles) par tous les Etats-membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles IV-444 et IV-445 pr&#233;voient une &#171; proc&#233;dure de r&#233;vision simplifi&#233;e &#187;. Cette proc&#233;dure concerne uniquement la Partie III du projet de Constitution (les politiques de l'Union).&lt;br&gt;
La simplification consiste, d'abord, en la possibilit&#233; pour le Conseil de statuer &#224; la majorit&#233; qualifi&#233;e dans un domaine o&#249; il devrait, en principe, statuer &#224; l'unanimit&#233; ; en la possibilit&#233; ensuite que cette d&#233;cision soit adopt&#233;e si aucun Parlement national ne s'y oppose dans un d&#233;lai de six mois.&lt;br&gt;
Mais, c'est &#224; l'unanimit&#233; ( !) que le Conseil doit d&#233;cider d'adopter cette proc&#233;dure de r&#233;vision simplifi&#233;e. L'unanimit&#233; sort par la porte mais rentre aussit&#244;t par la fen&#234;tre et nous nous retrouvons donc dans le m&#234;me cadre que celui de la proc&#233;dure de r&#233;vision ordinaire.&lt;br&gt;
Mais, lorsqu'il s'agit du Titre III de la Partie III cette &#171; d&#233;cision europ&#233;enne n'entre en vigueur qu'apr&#232;s son approbation par les Etats membres conform&#233;ment &#224; leurs r&#232;gles constitutionnelles respectives &#187;. Ce qui signifie que si ces r&#232;gles constitutionnelles pr&#233;voient un r&#233;f&#233;rendum, la d&#233;cision devra &#234;tre ratifi&#233;e par r&#233;f&#233;rendum. L&#224; encore, la proc&#233;dure n'est pas diff&#233;rente de la proc&#233;dure de r&#233;vision ordinaire : la modification apport&#233;e &#224; la Constitution doit &#234;tre ratifi&#233;e par tous les Etats-membres.&lt;br&gt;
Or, les politiques et actions internes d&#233;finies au Titre III sont essentielles &#224; tout projet de transformation sociale puisqu'elles concernent (excusez du peu !) : le march&#233; int&#233;rieur, la politique &#233;conomique et mon&#233;taire, les r&#232;gles de la concurrence, l'emploi, la politique sociale, l'environnement, les transports, l'&#233;nergie, l'agriculture et la p&#234;che, la sant&#233; publique, l'industrie, la culture, l'&#233;ducation, la formation professionnelle...&lt;br&gt;
La proc&#233;dure de &#171; r&#233;vision simplifi&#233;e &#187; est donc, pour les socialistes, un verrou tout aussi efficace que la proc&#233;dure de r&#233;vision ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le m&#233;canisme des coop&#233;rations renforc&#233;es est-il assoupli ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Non.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les limites aux coop&#233;rations renforc&#233;es contenues dans le trait&#233; de Nice (article 11) sont maintenues.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon l'article IV- 416 : ces coop&#233;rations doivent respecter la Constitution et le droit de l'Union. Elles ne peuvent constituer ni une entrave ni une discrimination aux &#233;changes entre les Etats membres ni provoquer de concurrence entre ceux-ci.&lt;br&gt;
Elles ne peuvent intervenir dan les domaines des comp&#233;tences exclusives de l'Union (article 1-44). Or ces comp&#233;tences sont tr&#232;s &#233;tendues : union douani&#232;re, r&#232;gles de la concurrence n&#233;cessaires au bon fonctionnement du march&#233; int&#233;rieur, politique mon&#233;taire, politique commerciale commune...&lt;br&gt;
La Commission peut, toujours, choisir de refuser de soumettre la proposition de coop&#233;ration renforc&#233;e au Conseil des ministres.&lt;br&gt;
Le Conseil des ministres continue &#224; d&#233;cider &#224; l'unanimit&#233; lorsqu'il s'agit de la Politique Etrang&#232;re et de S&#233;curit&#233; Commune (PESC), &#224; la majorit&#233; qualifi&#233;e dans les autres cas. La majorit&#233; qualifi&#233;e est constitu&#233;e (article 1-25) par un minimum de 15 Etats. Or, les 10 nouveaux Etats arrivants ne sont gu&#232;re favorables aux coop&#233;rations renforc&#233;es. Ils craignent qu'une telle proc&#233;dure ne les marginalise encore plus. Il suffirait donc du veto du Royaume-Uni pour qu'une coop&#233;ration renforc&#233;e ne puisse voir le jour...&lt;br&gt;
Enfin, un tiers au moins des Etats-membres doit participer &#224; cette coop&#233;ration renforc&#233;e, soit 9 Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles limites sont apport&#233;es par le projet de Constitution.&lt;br&gt;
Le trait&#233; de Nice ne pr&#233;voyait, dans la plupart des cas, que la consultation du Parlement europ&#233;en. Le projet de Constitution ajoute un obstacle suppl&#233;mentaire : l'approbation de ce m&#234;me Parlement.&lt;br&gt;
Enfin, selon l'article I-44.2, ces coop&#233;rations ne pourront &#234;tre engag&#233;es que si le Conseil &#233;tablit que &#171; les objectifs recherch&#233;s par cette coop&#233;ration ne peuvent &#234;tre atteint dans un d&#233;lai raisonnable ( ? ) par l'Union dans son ensemble &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le domaine des coop&#233;rations renforc&#233;es est donc limit&#233; et la proc&#233;dure pour faire approuver une coop&#233;ration est une v&#233;ritable course d'obstacles qui rend quasi impossible l'adoption de telles coop&#233;rations. Ce n'est donc sans doute pas par hasard, si depuis l'instauration de ces coop&#233;rations par le trait&#233; d'Amsterdam en 1997, aucune n'a encore vue le jour. Alors m&#234;me, rappelons-le, que les socialistes ou les sociaux-d&#233;mocrates dirigeaient ou participaient &#224; 13 gouvernements sur 15 de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, sur le fond, qui peut croire que les coop&#233;rations renforc&#233;es puissent &#234;tre, comme l'avancent les partisans du &#171; oui &#187;, une solution &#224; l'absence d'harmonisation sociale et fiscale dans l'ensemble de l'Union ?&lt;br&gt;
Imaginons que les 15 pays o&#249; les salaires sont les plus &#233;lev&#233;s d&#233;cident d'instaurer entre eux un &#171; trait&#233; social &#187; sous forme de coop&#233;ration renforc&#233;e. Cette coop&#233;ration renforc&#233;e constituerait-il un obstacle ou un encouragement aux d&#233;localisations vers les 10 autres pays de l'Union ?&lt;br&gt;
Les cons&#233;quences seraient-elles diff&#233;rentes pour une &#171; harmonisation fiscale &#187; qui ne concernerait pas l'ensemble des pays de l'Union ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les partisans du &#171; oui &#187; avance un dernier argument : le pacte de stabilit&#233; int&#233;gr&#233; au trait&#233; d'Amsterdam est remis en cause actuellement. C'est donc bien qu'il &#171; n'&#233;tait pas grav&#233; dans le marbre &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Le pacte de stabilit&#233; est remis en question parce que, du point de vue m&#234;me des lib&#233;raux il &#233;tait &#171; stupide &#187; (Romano Prodi, alors pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne). Pour qu'il puisse garder son efficacit&#233;, il fallait lui donner un peu plus de souplesse. C'est ce qui, semble-t-il est en train d'&#234;tre r&#233;alis&#233;. Mais le but de la man&#339;uvre n'est pas d'en finir avec les limites apport&#233;es aux d&#233;ficits et aux dettes publiques, il est simplement de prendre en compte la r&#233;alit&#233; pour permettre que ces limites soient r&#233;ellement appliqu&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les partisans du &#171; oui &#187;, que le simple mot de &#171; crise &#187; semble effrayer, devraient d'ailleurs s'interroger sur ce qui a permis cette modification du pacte de stabilit&#233;. Car c'est bien la crise d&#233;clench&#233;e par Chirac et Schr&#246;der, refusant d'appliquer la lettre du pacte de stabilit&#233;, qui a entra&#238;n&#233; cet assouplissement que les partisans du oui nous citent maintenant en exemple.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est sans doute pas inutile, non plus, de rappeler que les dirigeants de notre parti accusaient alors syst&#233;matiquement Chirac de ne pas respecter le pacte de stabilit&#233; dans toute sa rigueur et donc dans toute sa &#171; stupidit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'initiative constitutionnelle est-elle conf&#233;r&#233;e au Parlement europ&#233;en ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les partisans du &#171; oui &#187;, cette initiative permettrait au Parlement de se muer, de fait, en Assembl&#233;e constituante et &#224; une majorit&#233; parlementaire de gauche de lancer un second trait&#233; constitutionnel d&#232;s 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Assembl&#233;e constituante de fait est une contradiction dans les termes. Cela signifierait, en effet, que le Parlement europ&#233;en deviendrait assembl&#233;e constituante sans avoir &#233;t&#233; &#233;lu pour cela. C'est contraire &#224; toute la tradition constituante des pays europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, qui peut croire un seul instant qu'un Parlement, qui n'a pas la possibilit&#233; d'adopter une loi sans que le Conseil en ait d&#233;cid&#233; ainsi et qui n'a m&#234;me pas la possibilit&#233; de proposer les lois (l'initiative des lois est du ressort exclusif de la Commission), pourrait se muer en Assembl&#233;e constituante ?&lt;br&gt;
Or, le projet de Constitution est sans aucune ambigu&#239;t&#233;. L'article 1-34 &#233;nonce, en effet : &#171; Les lois et lois-cadres europ&#233;ennes sont adopt&#233;es, sur proposition de la Commission, conjointement par le Parlement europ&#233;en et le Conseil... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le droit d'initiative populaire serait-il, comme l'affirme les partisans du &#171; oui &#187;, un outil efficace pour peser vers de nouvelles avanc&#233;es institutionnelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; cette question mieux vaut relire attentivement l'article 1-47.3 et constater les limites extr&#234;mement &#233;troites apport&#233;es &#224; ce droit : &#171; Des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants d'une nombre significatif d'Etats-membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, &#224; soumettre une proposition appropri&#233;e sur des questions pour lesquelles ces citoyens consid&#232;rent qu'une acte juridique de l'Union est n&#233;cessaires aux fins de l'application de la Constitution. &#187;&lt;br&gt;
Premi&#232;re limite : le contenu de l'initiative est strictement encadr&#233;. Il ne s'agit, en aucun cas, de pouvoir &#171; peser vers de nouvelles avanc&#233;es institutionnelles &#187;, comme l'affirment un peu rapidement les partisans du &#171; oui &#187;, mais uniquement de soumettre une proposition n&#233;cessaire &#224; &#171; l'application de la Constitution &#187;.&lt;br&gt;
Deuxi&#232;me limite : la Commission n'est qu' &#171; invit&#233;e &#187; &#224; examiner la proposition. Rien ne l'oblige &#224; donner suite. Elle peut parfaitement ne rien faire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Troisi&#232;me limite : si la Commission d&#233;cide de donner suite, c'est elle qui d&#233;cidera de la forme et du contenu que prendra la &#171; proposition appropri&#233;e &#187; qui sera pr&#233;sent&#233;e au Conseil et au Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;senter ces quatre &#171; innovations &#187; dont la port&#233;e reste extr&#234;mement limit&#233;e et m&#234;me parfaitement inexistante dans le cas de la troisi&#232;me, comme des outils efficaces pour faire avancer l'Union a surtout le m&#233;rite de montrer &#224; quoi en sont r&#233;duits les partisans du &#171; oui &#187; pour tenter de prouver, contre toute &#233;vidence, que le lib&#233;ralisme ne serait pas &#171; grav&#233; dans le marbre &#187; de la Constitution europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; les trait&#233;s de Maastricht et d'Amsterdam, le gouvernement de Lionel Jospin a-t-il men&#233; une politique de gauche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne confondons &#233;videmment pas la politique men&#233;e par Lionel Jospin avec celle men&#233;e par Chirac-Raffarin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons soulign&#233; en France, la profonde diff&#233;rence entre la droite et la gauche, c'est justement pour ne pas l'effacer au niveau europ&#233;en. Au niveau europ&#233;en, les lib&#233;raux sont tellement &#224; l'offensive pour d&#233;manteler les acquis sociaux des peuples, qu'il y a raison suppl&#233;mentaire de ne pas leur laisser les initiatives, de ne pas travailler au consensus avec eux, il faut les combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se rappeler ce que cela nous co&#251;t&#233;, de laisser s'ombrer la fronti&#232;re entre la gauche et la droite lors du sommet de Barcelone en mars 2002. Lors du sommet de Nice Lionel Jospin s'en &#233;tait f&#233;licit&#233; en expliquant que cela r&#233;parait le calamiteux traite d'Amsterdam. Puis voil&#224; qu'on a expliqu&#233; qu'on etait oblig&#233; d'accepter les &#171; petits pas &#187; de l'&#233;largissement, h&#233;las, sans approfondissement. Aujourd'hui, tous les socialsites regrettent de n'avoir pas, &#224; temps, bataill&#233; pour que l'&#233;largissement se fasse diff&#233;remment. Alors, on nous dit que la constitution va effacer le calamiteux trait&#233; de Nice : cette fa&#231;on de faire des &#171; petits pas &#187; qu'on regrette aussit&#244;t, pour en refaire dans le m&#234;me sens, ne reste pas sans cons&#233;quences. Et la fin de l'exp&#233;rience du gouvernement de la gauche plurielle, c'est la catastrophe du 21 avril 2002.&lt;br&gt;
Il est certes possible de consid&#233;rer que cette catastrophe est la faute de Chev&#232;nement, de Taubira, d'Arlette, du facteur ou de Hue. Il resterait encore &#224; comprendre pourquoi ils ont pu avoir l'oreille du peuple de gauche.&lt;br&gt;
Il est aussi possible de consid&#233;rer que c'est la faute du peuple qui n'a pas compris. Il resterait donc la solution de changer de peuple. Mais chacun pourra reconna&#238;tre que ce n'est gu&#232;re r&#233;aliste. Il vaut mieux comprendre pourquoi le peuple en a assez de voter des trait&#233;s dans lesquels il ne se retrouve pas, et pourquoi il s'abstient de plus en plus en Europe tous les cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est donc pas possible d'&#233;chapper &#224; la n&#233;cessiter de dresser le bilan de la politique men&#233;e par le gouvernement de Lionel Jospin. Or, ce bilan est un bilan mitig&#233; et la pression exerc&#233;e par l'Union europ&#233;enne n'est pas &#233;trang&#232;re &#224; l'aspect n&#233;gatif de ce bilan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le gouvernement de la gauche plurielle a su imposer au patronat la 1&#232;re loi Aubry et mettre en place les emplois jeunes et la CMU. L'aspect positif de son bilan ne s'arr&#234;te d'ailleurs pas l&#224; : il a, &#233;galement, fait adopter une loi d'autonomie pour r&#233;pondre aux besoins de personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes, le PACS, la parit&#233; hommes-femmes, l'instauration d'un seuil communal de 20 % de logements sociaux ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les aspects n&#233;gatifs de ce bilan sont nombreux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, le gouvernement de Lionel Jospin n'a pas d&#233;fait ce que la droite avait fait : ni la loi quinquennale Balladur-Giraud sur l'annualisation du temps de travail ni la contre-r&#233;forme Balladur de nos retraites. D'ailleurs, le sommet de Barcelone en 2002 et les conclusions sign&#233;es par Lionel Jospin et Chirac allaient dans le m&#234;me sens que cette contre-r&#233;forme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, apr&#232;s avoir abandonn&#233; les salari&#233;s de Renault-Vilvorde &#224; leur sort, alors que les repr&#233;sentants de l'Etat et des salari&#233;s &#233;taient majoritaires au conseil d'administration de Renault (9 sur 15), le gouvernement de la gauche plurielle a, sous la pression des directives europ&#233;ennes, acc&#233;l&#233;r&#233; les privatisations partielles des entreprises publiques : France-t&#233;l&#233;com, Air-France, Gan... Il a, sous la m&#234;me pression, discut&#233; de la lib&#233;ralisation partielle du march&#233; du gaz et de l'&#233;lectricit&#233;. Chaque socialiste a pu, depuis, mesurer la port&#233;e de ces d&#233;cisions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement de Lionel Jospin a, &#233;galement, mis en place un plan d'all&#233;gement de l'imp&#244;t sur le revenu, pourtant le seul imp&#244;t &#224; &#234;tre progressif. Il a &#233;galement diminu&#233; l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s, sous la pression du dumping fiscal europ&#233;en, d&#233;coulant de l'absence de toute politique d'harmonisation fiscale de l'Union europ&#233;enne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement de la gauche plurielle, enfin, n'a pas su r&#233;pondre &#224; l'urgence sociale en refusant de mettre en place une nouvelle forme d' &#171; autorisation administrative de licenciement &#187; pour riposter aux &#171; licenciements boursiers &#187; et en diff&#233;rant chaque ann&#233;e la tenue d'une conf&#233;rence annuelle sur les salaires, il n' a pas lutt&#233; contre les d&#233;localisations, conc&#233;dant que &#171; l'&#233;tat ne peut pas tout &#187;..&lt;br&gt;
Il n'a pas, non plus, su r&#233;pondre &#224; cette urgence sociale parce que le trait&#233; d'Amsterdam (sign&#233; par Lionel Jospin et Chirac) restreignait la possibilit&#233; de d&#233;ficits budg&#233;taires et donc le financement d'une politique de grands travaux qui auraient permis, notamment, de casser les &#171; ghettos &#187; et de fournir du travail &#224; des centaines de milliers de ch&#244;meur. A ceux qui, justement, entendaient le gouvernement affirmer que &#171; cela allait mieux &#187; mais qui, pour eux, ne voyaient rien venir. A ceux qui &#233;taient toujours victimes, apr&#232;s cinq ans de gauche, de la fracture sociale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et, le 21 avril 2002, nombreux sont ceux qui ont vot&#233; &#224; l'extr&#234;me-gauche ou se sont abstenus, rel&#233;guant ainsi, h&#233;las, Lionel Jospin &#224; la troisi&#232;me place, derri&#232;re Chirac et Le Pen...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me question se pose pour l'avenir car, l'adoption du projet de Constitution europ&#233;enne qui impose, jusque dans les d&#233;tails les politiques lib&#233;rales, n'interdirait pas (quand il y a une volont&#233;, il y a un chemin...) mais rendrait encore plus difficile toute politique de transformation sociale en France.&lt;br&gt;
Or, les &#233;lections r&#233;gionales et europ&#233;ennes de 2004 n'ont pas tourn&#233; la page du 21 avril. Le vote des Fran&#231;ais est constant : le 21 avril comme le 28 mars ce qu'ils ont sanctionn&#233;, c'est le lib&#233;ralisme. Ils ne sont pas les seuls en Europe : les Britanniques, les Allemands, les Espagnols et les Italiens empruntent le m&#234;me chemin.&lt;br&gt;
Et demain, il en irait de m&#234;me pour tout gouvernement de gauche qui, sous contrainte de la Constitution europ&#233;enne, ne m&#232;nerait pas une v&#233;ritable politique de transformation sociale. Autant donc &#233;viter, en approuvant le projet de Constitution europ&#233;enne, de donner nous-m&#234;mes, les b&#226;tons pour nous faire battre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que, dernier argument, inlassablement repris par les partisans du &#171; oui &#187; : &#171; nous serions isol&#233;s &#187; de nos partenaires europ&#233;ens. Certes, des dirigeants du Pse, qui ne consultent pas leurs militants, et qui conduisent des politiques antisociales, comme Blair et Schr&#244;der aujourd'hui. Mais ce n'est donc pas seulement &#224; cause de notre refus du trait&#233; que nous sommes &#171; isol&#233;s &#187;, c'est &#224; cause du fait que, n'est-ce pas, notre projet 2007 ne veut, en aucun cas, imiter Schr&#244;der et Blair... C'est parce que nous, nous tirons, des le&#231;ons du 21 avril, et que nous voulons un vrai programme de transformation sociale ! En France comme en Europe, de fa&#231;on coh&#233;rente. Soyons certains que des dizaines de milliers de socialistes europ&#233;ens r&#233;duits au silence parce que l'on ne leur a pas donn&#233; l'occasion d&#233;battre, esp&#232;rent avec ferveur qu'en France, nous disions &#171; non &#187;.&lt;br&gt;
Or cette constitution, c'est la politique de Chirac-Raffarin-Sarkozy institutionnalis&#233;e, nous la combattons ici comme &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rard Filoche&lt;br&gt;
Jean-Jacques Chavign&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un commentaire : &lt;strong&gt;le &#171; non &#187; peut et doit gagner !&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
le &#171; non &#187; est tr&#232;s probablement, arithm&#233;tiquement, majoritaire, &#224; la base du parti socialiste. L'addition des forces repr&#233;sent&#233;es par Nps, Nm et Fm, plus celle des camarades comme Manuel Valls, Paul Quil&#233;s, Marie No&#235;lle Lienemann, Andr&#233; Percheron, Serge Janquin, et aussi dix pr&#233;sidents de conseil r&#233;gionaux, comme Pierre Jo&#235;l Bont&#233;, Martin Malvy, ou Jean-Paul Bachy, et arriv&#233;s, en plus, aussi Laurent Fabius et ses proches, tout cela fait entre 55 et 60 % des voix. Toutes les voix comptent, toutes les voix sont bonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi les partisans du &#171; oui &#187; qui se sentent minoritaires, sont si d&#233;termin&#233;s, et qu'ils utilisent tous les arguments du &#171; chaos &#187;, de la dramatisation, de l'identit&#233;, pour que tous les r&#233;flexes de crainte et de l&#233;gitimit&#233; puissent jouer contre la lecture, la r&#233;flexion, la raison. Ils vont mener bataille jusqu'&#224; la derni&#232;re carte dans la plus petite section. Contr&#244;lons partout ce qui se passe, ce qui se dit, disputons chaque voix, imposons loyaut&#233; et raison jusqu'au 1er d&#233;cembre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons rester enti&#232;rement sur le terrain de la raison, ne pas c&#233;der aux tensions ou aux d&#233;rapages, car ils obscurciraient l'&#233;vidence, celle qui fait que nos arguments sont plus forts, et que si on veut une gauche authentique, forte, qui tourne la page du 21 avril, c'est vraiment l'occasion, l'heure du choix politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est qu'&#224; voir la bagarre m&#233;diatique qui dramatise les effets du d&#233;bat : les m&#233;dias sont &#224; 90 % pour le &#171; oui &#187;, ils font barrage, sont injurieux, manipulateurs, acharn&#233;s. C'est un signe de l'enjeu. L'ennemi v&#233;ritable, puissant, actuel dans ce pays, c'est Chirac, Raffarin, Sarkozy, ce sont eux qui gouvernent, eux qui nous attaquent chaque jour, eux qui font la sale politique : il faudra les battre lors du r&#233;f&#233;rendum en 2005 ! Le &#171; non &#187; sera double : contre Chirac et contre la constitution Giscard, contre le lib&#233;ralisme en France et contre le lib&#233;ralisme en Europe. C'est une seule et m&#234;me politique que nous combattons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous, partisans de non, devons combattre avec ardeur de toutes nos forces pour ne pas nous faire voler par des man&#339;uvres d'appareil, par des arguties de seconde zone, notre victoire aujourd'hui possible !&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes en osmose avec la majorit&#233; du peuple fran&#231;ais qui votera &#171; non &#187;, &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes avec le Pas de Calais, mais pas avec le 16&#176; arrondissement, avec le Nord, pas avec les si&#232;ges de TF1, avec les salari&#233;s, pas avec les banquiers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre le non et le oui, celui qui l'emportera sera le plus d&#233;termin&#233;, soyons donc tous ensemble d&#233;termin&#233;s, acharn&#233;s, et nous allons, nous pouvons conduire une belle bataille vers une belle victoire ! Pour cela, il faut aussi bien tenir des rassemblements r&#233;gionaux, locaux que nationaux, tout en allant dans chaque section, e parlant avec chaque camarade individuellement. Un rassemblement national Nps, Nm, Fm accro&#238;trait la dynamique, sans s'opposer, au contraire, aux taches de conviction locales, partout sur le territoire. &lt;i&gt;GF&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argumentaire Filoche-Chavign&#233; : R&#233;ponse aux plus r&#233;cents arguments des partisans du &#171; oui &#187; au projet de Constitution europ&#233;enne</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article457</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article457</guid>
		<dc:date>2004-12-05T18:08:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique95" rel="directory"&gt;Ch&#226;tillon - Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
