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	<title>ATTAC 92</title>
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	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
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		<title>ATTAC 92</title>
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		<title>Le d&#233;fi des &#233;pid&#233;mies modernes. Comment sauver la S&#233;cu en changeant le syst&#232;me de sant&#233;</title>
		<link>https://92.site.attac.org/Le-defi-des-epidemies-modernes-Comment-sauver-la-Secu-en-changeant-le-systeme</link>
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		<dc:date>2007-10-18T06:30:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Montrouge</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; Sociale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Auteur : Andr&#233; Cicolella&lt;br class='autobr' /&gt;
2007 - &#233;ditions La D&#233;couverte 142 pages 9 &#8364;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Notes de lecture de Jean-Paul All&#233;tru - Septembre 2007)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://92.site.attac.org/-Notes-de-lecture-archives-" rel="directory"&gt;Notes de lecture : archives&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Montrouge-11-+" rel="tag"&gt;Montrouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Sante-22-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Securite-Sociale-+" rel="tag"&gt;S&#233;curit&#233; Sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voir le document PDF joint.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Argumentaire Gaillet : Europe et monopole S&#233;curit&#233; Sociale</title>
		<link>https://92.site.attac.org/Argumentaire-Gaillet-Europe-et-monopole-Securite-Sociale</link>
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		<dc:date>2005-01-20T10:57:41Z</dc:date>
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		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Autres groupes</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; Sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jean-Pierre Gaillet est membre d'Attac &lt;br class='autobr' /&gt; Voici [...] le fruit de diverses compilations concernant les rapports entre l'Europe et le monopole de la s&#233;curit&#233; sociale [...] merci &#224; Claude Barratier qui a fourni une partie de la documentation et donn&#233; des avis pertinents. Le texte est un peu long mais j'ai essay&#233; d'&#234;tre assez exhaustif, il ne s'agit pas d'un tract mais du regroupement de quelques textes de r&#233;f&#233;rence sur le sujet. Jean-Pierre Gaillet &lt;br class='autobr' /&gt;
EUROPE ET MONOPOLE DE LA SECURITE SOCIALE...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/-2005-Constitution-europeenne-referendum-" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Sante-22-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Autres-groupes-+" rel="tag"&gt;Autres groupes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Securite-Sociale-+" rel="tag"&gt;S&#233;curit&#233; Sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jean-Pierre Gaillet est membre d'Attac&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici [...] le fruit de diverses compilations concernant les rapports entre l'Europe et le monopole de la s&#233;curit&#233; sociale [...] merci &#224; Claude Barratier qui a fourni une partie de la documentation et donn&#233; des avis pertinents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte est un peu long mais j'ai essay&#233; d'&#234;tre assez exhaustif, il ne s'agit pas d'un tract mais du regroupement de quelques textes de r&#233;f&#233;rence sur le sujet. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Jean-Pierre Gaillet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EUROPE ET MONOPOLE DE LA SECURITE SOCIALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, dans le texte du projet de trait&#233; constitutionnel Europ&#233;en, on recherche les mots &#171; s&#233;curit&#233; sociale &#187;, on d&#233;couvre qu'ils n'apparaissent qu'une seule fois &#224; l'article II 94 :&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&#171; S&#233;curit&#233; sociale et aide sociale&lt;br class='autobr' /&gt;
1. L'Union reconna&#238;t et respecte le droit d'acc&#232;s aux prestations de s&#233;curit&#233; sociale et aux services sociaux assurant une protection dans des cas tels que la maternit&#233;, la maladie, les accidents du travail, la d&#233;pendance ou la vieillesse, ainsi qu'en cas de perte d'emploi, selon les r&#232;gles &#233;tablies par le droit de l'Union et les l&#233;gislations et pratiques nationales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En clair, pour les r&#233;dacteurs du projet, la s&#233;curit&#233; sociale n'est un droit que selon les r&#232;gles d&#233;j&#224; &#233;tablies par l'Europe et les r&#232;gles nationales, la constitution n'apporte rien de nouveau.&lt;br&gt;
Pourtant on a assist&#233; &#224; quelques offensives de la part d'ultra-lib&#233;raux, bien souvent poujadistes sur le th&#232;me &#171; Le monopole de la s&#233;curit&#233; sociale c'est fini, nous allons pouvoir choisir librement entre la s&#233;cu et des assurances priv&#233;es. &#187;&lt;br&gt;
Au premier rang de cette offensive, Claude Reichman, animateur d'un groupe poujadiste mais aussi Christian Picart, le pr&#233;sident de l'entreprise de restauration Buffalo Grill.&lt;br&gt;
Pourquoi vouloir ainsi supprimer le monopole de la s&#233;curit&#233; sociale ? Bien &#233;videmment, si demain la s&#233;curit&#233; sociale se retrouvait en concurrence avec des soci&#233;t&#233;s d'assurance priv&#233;es, celles-ci pratiqueraient des tarifs diff&#233;renci&#233;s en fonction des risques.&lt;br&gt;
Au personnel de Buffalo Grill, plut&#244;t jeune et en bonne sant&#233;, ils seraient en mesure de proposer des tarifs inf&#233;rieurs &#224; ceux de la s&#233;curit&#233; sociale. Il s'agirait donc l&#224; d'un moyen commode de &#171; baisser les charges &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que, de ce fait, la s&#233;curit&#233; sociale perde de l'argent et soit encore moins en mesure d'assurer son r&#244;le de solidarit&#233;, nos ultra-lib&#233;raux n'en ont cure.&lt;br&gt;
Son vieux principe &#171; chacun cotise selon ses revenus et re&#231;oit selon ses besoins &#187; doit d'ailleurs donner des boutons &#224; ces ultra-lib&#233;raux&lt;br&gt;
La l&#233;gislation europ&#233;enne : La premi&#232;re mesure, portant en germe la remise en cause du monopole de la s&#233;curit&#233; sociale date du 11 AOUT 1992 :&lt;br&gt;
La directive 92/49/CEE du Conseil, portant coordination des dispositions l&#233;gislatives, r&#233;glementaires et administratives concernant l'assurance directe &#233;tait publi&#233;e ce jour l&#224; au Journal officiel des Communaut&#233;s europ&#233;ennes. Elle, stipule :&lt;br&gt;
&#034; Consid&#233;rant que le march&#233; int&#233;rieur comporte un espace sans fronti&#232;res int&#233;rieures et implique l'acc&#232;s &#224; l'ensemble des activit&#233;s d'assurances autres que l'assurance sur la vie dans toute la Communaut&#233; et, d&#232;s lors, la possibilit&#233; de couvrir n'importe quel risque parmi ceux vis&#233;s &#224; l'annexe de la directive 73/239/CEE ; qu'&#224; cet effet il est n&#233;cessaire de supprimer tout monopole dont jouissent certains organismes dans certains Etats membres pour la couverture de certains risques. &#034; (Point 10).&lt;br&gt;
La directive 73/239/CEE, &#224; laquelle il est fait r&#233;f&#233;rence, pr&#233;cise que &#171; Les risques vis&#233;s &#224; l'annexe sont notamment ceux ci : &#034; 1. Accidents (y compris les accidents du travail et les maladies professionnelles) prestations forfaitaires, prestations indemnitaires, combinaisons, personnes transport&#233;es. 2. Maladie prestations forfaitaires, prestations indemnitaires, combinaisons. &#187;&lt;br&gt;
Le 9 d&#233;cembre 1992, la directive 92/96/CEE du Conseil publi&#233;e au Journal officiel des Communaut&#233;s europ&#233;ennes en rajoutait une couche :&lt;br&gt;
&#034; Consid&#233;rant que, dans le cadre d'un march&#233; int&#233;rieur, il est dans l'int&#233;r&#234;t du preneur d'assurance que celui ci ait acc&#232;s &#224; la plus large gamme de produits d'assurance offerts dans la Communaut&#233; pour pouvoir choisir parmi eux celui qui convient le mieux &#224; ses besoins. &#034; (Point 20). A cet effet, il convient &#034; de permettre &#224; tous les preneurs d'assurance, qu'ils prennent l'initiative eux-m&#234;mes ou non, de faire appel &#224; tout assureur ayant son si&#232;ge social dans la Communaut&#233;. &#034; (Point 3).&lt;br&gt;
Adaptation des lois fran&#231;aises aux directives europ&#233;ennes : Restait &#224; faire passer ces directives dans le cadre de la loi fran&#231;aise : Les lois n&#176; 94 5 du 4 janvier 1994 et n&#176; 94 678 du 8 ao&#251;t 1994, portant transposition des directives 92/49/CEE et 92/96/CEE des 18 juin et 10 novembre 1992 du Conseil des Communaut&#233;s europ&#233;ennes, ont modifi&#233; le code des assurances et le code de la s&#233;curit&#233; sociale :&lt;br&gt;
L'article L.931-1 du code de la s&#233;curit&#233; sociale stipule : &#034; Les institutions de pr&#233;voyance sont des personnes morales de droit priv&#233; ayant un but non lucratif, administr&#233;es paritairement par des membres adh&#233;rents et des membres participants d&#233;finis &#224; l'article L. 931 3. Elles ont pour objet : a) de contracter envers leurs participants des engagements dont l'ex&#233;cution d&#233;pend de la dur&#233;e de la vie humaine, de s'engager &#224; verser un capital en cas de mariage ou de naissance d'enfants ou de faire appel &#224; l'&#233;pargne en vue de la capitalisation et de contracter &#224; cet effet des engagements d&#233;termin&#233;s ; b) de couvrir les risques de dommages corporels li&#233;s aux accidents et &#224; la maladie ; c) de couvrir le risque ch&#244;mage. &#034;&lt;br&gt;
Restait l'expression &#171; but non lucratif &#187;, autrement dit assurances mutuelles qui ne satisfaisait ni les lib&#233;raux, ni les juges europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Condamnation de la France par la cour de Justice Ce premier texte ne suffisant pas, la Cour de Justice des Communaut&#233;s Europ&#233;ennes (CJCE) a, par un arr&#234;t du 16 d&#233;cembre 1999 (affaire C 293/98), condamn&#233; la R&#233;publique fran&#231;aise &#034; pour avoir manqu&#233; aux obligations qui lui incombent en vertu des directives. &#034;&lt;br&gt;
Le gouvernement fran&#231;ais s'est donc fait attribuer par le Parlement le droit de l&#233;gif&#233;rer par ordonnances (Loi n&#176; 2001 1 du 3 janvier 2001), parue au Journal officiel du 4 janvier 2001. C'est ainsi qu'a paru au Journal officiel du 22 avril 2001 l'ordonnance n&#176; 2001-350 du 19 avril 2001 relative au code de la mutualit&#233; et transposant les directives 92/49/CEE et 92/96/CEE du Conseil des 18 juin et 10 novembre 1992.&lt;br&gt;
L'article 3 de l'ordonnance stipule : &#034; Sont abrog&#233;es les dispositions de nature l&#233;gislative du code de la mutualit&#233; dans sa r&#233;daction issue de la loi n&#176; 85 773 du 25 juillet 1985 portant r&#233;forme du code de la mutualit&#233;, ainsi que les textes qui l'ont compl&#233;t&#233;e ou modifi&#233;e. &#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'article L. 111-1 du code de la mutualit&#233; annex&#233; &#224; l'ordonnance stipule : &#171; Les mutuelles peuvent avoir pour objet : 1) De r&#233;aliser les op&#233;rations d'assurance suivantes : a) Couvrir les risques de dommages corporels li&#233;s &#224; des accidents ou &#224; la maladie ; b) Contracter des engagements dont l'ex&#233;cution d&#233;pend de la dur&#233;e de la vie humaine, verser un capital en cas de mariage ou de naissance d'enfants, faire appel &#224; l'&#233;pargne en vue de la capitalisation en contractant des engagements d&#233;termin&#233;s ; c) R&#233;aliser des op&#233;rations de protection juridique et d'assistance aux personnes ; d) Couvrir le risque de perte de revenus li&#233; au ch&#244;mage. &#187;&lt;br&gt;
Et Claude Reichman pouvait ainsi conclure un article paru dans le Figaro &#171; Il ressort clairement de tous ces textes que les Fran&#231;ais peuvent s'assurer librement, pour tous les risques relatifs &#224; la maladie, la vieillesse, les accidents du travail et le ch&#244;mage aupr&#232;s de la S&#233;curit&#233; sociale, d'une soci&#233;t&#233; d'assurance, d'une institution de pr&#233;voyance ou d'une mutuelle. De nombreuses mutuelles fran&#231;aises ont obtenu l'agr&#233;ment des pouvoirs publics mais aucune &#224; ce jour ne propose de contrats d'assurance maladie susceptibles de se substituer &#224; la S&#233;curit&#233; sociale. Aucune soci&#233;t&#233; d'assurance fran&#231;aise n'en propose non plus. Seules certaines soci&#233;t&#233;s d'assurance europ&#233;ennes pratiquent &#224; l'heure actuelle les op&#233;rations ci-dessus d&#233;crites. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait aller un peu vite en besogne. Le monopole de la s&#233;curit&#233; sociale n'&#233;tant pas formellement abrog&#233;, ces dispositions autorisent uniquement les assurances priv&#233;es &#224; entrer en concurrence avec les mutuelles pour les assurances compl&#233;mentaires... ce qu'elles ne se sont pas priv&#233;es de faire avec bien souvent la complicit&#233; du patronat.&lt;br&gt;
En effet, contrairement aux mutuelles &#224; vocation solidaires, les assurances m&#233;dicales priv&#233;es pratiquent des tarifs diff&#233;rents pour les personnes en activit&#233; salari&#233;e et pour les retrait&#233;s. Dans le cas ou une part du co&#251;t des assurances compl&#233;mentaires est prise en charge par le patronat, c'est une fois encore, un moyen de r&#233;duire les charges... et tant pis pour la mauvaise surprise des nouveaux retrait&#233;s &#224; qui l'on propose de conserver sa &#171; mutuelle &#187; moyennant une s&#233;rieuse augmentation des cotisations !&lt;br&gt;
Ou en est-on maintenant ? Lors de la r&#233;forme du r&#233;gime de sant&#233; du printemps dernier, les mutuelles ( les vraies, pas les assurances priv&#233;es toutes favorables &#224; la &#171; r&#233;forme &#187;) ont &#233;t&#233; plac&#233;es devant un choix. Soit elles d&#233;cidaient de continuer &#224; jouer la carte de la solidarit&#233; et s'opposaient aux mesures propos&#233;es, soit elles choisissaient l'individualisation du risque et de la cotisation et pouvaient esp&#233;rer concurrencer les assurances priv&#233;es...en se privatisant plus ou moins de fait. Celles qui ont fait ce choix ont, bien &#233;videmment, soutenu les plans gouvernementaux.&lt;br&gt;
L'id&#233;e n'est pas nouvelle et l'on peut citer d'Eric VANLERVERGUE, Pr&#233;sident national de la Mutuelle du Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur qui d&#233;j&#224; en octobre 2002 &#233;crivait : &#034;L'application des directives europ&#233;ennes qui tend &#224; faire jouer la libre concurrence va nous obliger un jour ou l'autre, &#224; briser le monopole de notre s&#233;curit&#233; sociale. L'Allemagne a, depuis 1996, d&#233;j&#224; emprunt&#233; cette voie. La France, en publiant la loi du 17 juillet 2001, a entam&#233;, elle aussi le processus. Le monopole de la S&#233;curit&#233; sociale, c'est termin&#233;.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
En octobre dernier, le journal &#171; Le Parisien &#187; s'est fait l'&#233;cho de la campagne engag&#233; par le patron de Buffalo Grill pour inciter ses employ&#233;s &#224; quitter la s&#233;curit&#233; sociale, ne plus payer de CSG etc...&lt;br class='autobr' /&gt;
Le refrain est toujours le m&#234;me :&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&#034; Je veux &#234;tre le premier chef d'entreprise &#224; affranchir mes salari&#233;s qui le souhaitent de l'obligation de consacrer 45 % de leurs revenus au financement de leur protection sociale &#034;&lt;/i&gt;, a-t-il confi&#233; hier &#224; notre journal. Un souci de l&#233;galit&#233; &lt;i&gt;&#034; Cela leur permettra d'&#233;conomiser entre 20 % et 30 % et de faire grimper d'autant leur pouvoir d'achat &#034;&lt;/i&gt;, estime Christian Picart. Explication : &lt;i&gt;&#034; Si, comme le pr&#233;voient les directives europ&#233;ennes, un employ&#233; s'autoassure ailleurs qu'&#224; la S&#233;curit&#233; sociale, nous n'avons aucune raison de continuer &#224; lui pr&#233;lever des charges sociales. Je m'engage, si nous pouvons effectivement le faire, &#224; lui reverser dans son salaire l'&#233;quivalent des charges patronales. &#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
La r&#233;ponse du ministre :&lt;br&gt;
Voici, in extenso le communiqu&#233; de Douste-Blazy dont il faut souligner la clart&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Douste-Blazy Ministre de la sant&#233; et de la Protection sociale&lt;br&gt;
Xavier Bertrand Secr&#233;taire d'Etat &#224; l'Assurance Maladie &lt;br class='autobr' /&gt;
Paris, le 22 octobre 2004&lt;br&gt;
COMMUNIQUE : Affiliation obligatoire &#224; la s&#233;curit&#233; sociale&lt;br&gt;
A la suite de r&#233;centes informations parues dans la presse, le minist&#232;re de la Sant&#233; et de la Protection sociale et le secr&#233;tariat d'Etat &#224; l'Assurance maladie rappellent que toute personne qui travaille et r&#233;side en France est obligatoirement affili&#233;e au r&#233;gime de s&#233;curit&#233; sociale fran&#231;ais dont elle rel&#232;ve : r&#233;gime g&#233;n&#233;ral des salari&#233;s, r&#233;gimes des non-salari&#233;s ou r&#233;gimes sp&#233;ciaux.&lt;br&gt;
A ce titre, elle est assujettie aux cotisations de s&#233;curit&#233; sociale correspondantes, &#224; la CSG et &#224; la CRDS. Cette obligation respecte pleinement les directives europ&#233;ennes sur l'assurance (directives CEE 92/49 et CEE 92/96). Ces directives ont mis en place un march&#233; unique de l'assurance priv&#233;e mais ne concernent pas les r&#233;gimes de s&#233;curit&#233; sociale des Etats membres de l'Union europ&#233;enne.&lt;br&gt;
Ceci est explicitement indiqu&#233; dans l'article 2.2 dans la directive CEE 92/49.&lt;br&gt;
La Cour de justice des communaut&#233;s europ&#233;ennes, saisie de plusieurs recours portant sur l'obligation d'affiliation &#224; la s&#233;curit&#233; sociale, a confirm&#233; par deux arr&#234;ts datant de 1994 et 1996, la conformit&#233; des dispositions du code de la s&#233;curit&#233; sociale au droit communautaire.&lt;br&gt;
Les entreprises qui inciteraient leurs salari&#233;s &#224; ne plus cotiser &#224; la s&#233;curit&#233; sociale se placeraient dans une situation ill&#233;gale faisant peser des risques juridiques lourds sur leurs propres salari&#233;s. Il est rappel&#233; &#224; cet &#233;gard que le refus d'acquitter les pr&#233;l&#232;vements sociaux et le fait d'inciter les salari&#233;s &#224; cesser de cotiser &#224; la s&#233;curit&#233; sociale exposent l'employeur &#224; des poursuites p&#233;nales.&lt;br&gt;
La France a fait le choix d'une s&#233;curit&#233; sociale solidaire prot&#233;geant l'ensemble de la population quelles que soient les caract&#233;ristiques d'&#226;ge ou de sant&#233; des citoyens.&lt;br&gt;
Ce choix a &#233;t&#233; r&#233;affirm&#233; dans le cadre de la loi portant r&#233;forme de l'assurance maladie qui rappelle dans son article 1er : &#171; La Nation affirme son attachement au caract&#232;re universel, obligatoire et solidaire de l'assurance maladie. &#187;&lt;br&gt;
La contrepartie des droits reconnus &#224; tous les r&#233;sidents en France est l'obligation pour tous de cotiser &#224; ce socle commun de protection sociale.&lt;br&gt;
Comme quoi la riposte peut aussi venir de l&#224; o&#249; on ne l'attend pas !&lt;br&gt;
Les adversaires du monopole de la s&#233;curit&#233; sociale ne d&#233;sarment pas.&lt;br&gt;
En r&#233;ponse au communiqu&#233; du ministre, REICHMANN lui-m&#234;me dit que son mouvement pour la libert&#233; de la protection sociale (MLPS) va traduire en Cour de Justice les ministres qui s'opposent &#224; cette libert&#233;.&lt;br&gt;
&#034; Pour la premi&#232;re fois depuis dix ans, les repr&#233;sentants des pouvoirs publics osent &#233;crire qu'en France il est obligatoire d'&#234;tre affili&#233; &#224; la S&#233;curit&#233; sociale. C'est totalement faux &#034;, s'emporte Claude Reichman. &#034;Depuis 1994, poursuit-il, deux directives permettent &#224; tous les preneurs d'assurances de faire appel &#224; tout assureur ayant son si&#232;ge dans la communaut&#233;. &#034; Textes qui, selon lui, ont &#233;t&#233; transpos&#233;s dans le droit fran&#231;ais par deux lois - &#034; 4 janvier 1994 et 8 ao&#251;t 1994 &#034; - ainsi que par l'ordonnance du 19 avril 2001 ratifi&#233;e par la loi du 17 juillet 2001. &#034; La loi, affirme Claude Reichman, donne ainsi &#224; tout citoyen le droit de s'assurer pour la maladie, la retraite, les accidents du travail et le ch&#244;mage aupr&#232;s d'une soci&#233;t&#233; d'assurances, une institution de pr&#233;voyance ou une mutuelle. C'est tr&#232;s exactement ce droit que le pr&#233;sident de Buffalo Grill, Christian Picart, a d&#233;clar&#233; vouloir faire valoir pour ses salari&#233;s &#034;&lt;br&gt;
Fort de cet argumentaire, le MLPS conteste la th&#232;se gouvernementale qui voudrait que &#034; toute personne qui travaille et r&#233;side en France est affili&#233;e obligatoirement au r&#233;gime de s&#233;curit&#233; sociale fran&#231;ais dont elle rel&#232;ve &#034;. &#034; Dire que les entreprises qui inciteraient leurs salari&#233;s &#224; ne plus cotiser &#224; la S&#233;cu se placeraient en situation ill&#233;gale est scandaleux et appelle une sanction exemplaire &#034;, affirme Claude Reichman. Et ce dernier d'invoquer le Code p&#233;nal, qui pr&#233;voit qu'une personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; publique prenant des mesures destin&#233;es &#224; faire &#233;chec &#224; l'ex&#233;cution de la loi soit punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Rappelant que, selon la Constitution, les membres du gouvernement sont jug&#233;s par la Cour de justice de la R&#233;publique, le pr&#233;sident du MLPS s'appr&#234;te donc &#224; la saisir contre MM. Douste-Blazy et Bertrand. Egalement vis&#233;, Herv&#233; Gaymard. Dans une lettre &#224; un parlementaire dat&#233;e du 26 ao&#251;t 2004, le ministre de l'Agriculture a, tout en reconnaissant la primaut&#233; des directives europ&#233;ennes, affirm&#233; sa volont&#233; de ne pas les appliquer en vertu de dispositions du Code rural. Or, selon Claude Reichman, ce dernier n'a plus la moindre l&#233;galit&#233;. &#034; En mati&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
agricole aussi, il y a viol des lois de la R&#233;publique &#034;, affirme-t-il. Une &#233;preuve judiciaire en perspective qui, pourtant, n'effraie gu&#232;re les minist&#232;res concern&#233;s. Interrog&#233; hier, l'entourage de Philippe Douste-Blazy s'est montr&#233; tr&#232;s serein : &#034; Nous avons des r&#233;f&#233;rences juridiques tr&#232;s solides. Nous attendons avec impatience la d&#233;lib&#233;ration de la Cour de justice, avec les risques de recours abusif qu'une telle d&#233;marche constitue&lt;br class='autobr' /&gt;
pour les plaignants. &#034; Et le minist&#232;re de rappeler que, selon lui, &#034; les Etats membres organisent leur propre syst&#232;me de sant&#233; et que la France n'a pas fait le choix de la concurrence avec les assurances priv&#233;es, comme en Allemagne ou en Hollande &#034;. Point de vue similaire au minist&#232;re de l'Agriculture, o&#249; l'on consid&#232;re que l'analyse juridique du MLPS est &#034; totalement erron&#233;e et ne rel&#232;ve en aucun cas de la Cour de justice de la R&#233;publique &#034;.&lt;br&gt;
Nouvelle offensive via la l&#233;gislation europ&#233;enne &lt;br class='autobr' /&gt;
Le trop c&#233;l&#232;bre projet de directive BOLKESTEIN pr&#233;voit de faire entrer la r&#233;glementation du syst&#232;me de soins dans le march&#233; int&#233;rieur, alors qu'actuellement chaque Etat membre r&#233;glemente son propre syst&#232;me de soins et en d&#233;finit les normes, permettrait aux travailleurs d'un pays membre de vivre dans le pays o&#249; ils travaillent avec les lois sociales et le droit du travail du pays d'origine de la soci&#233;t&#233; qui les a embauch&#233;s Le monopole de notre assurance maladie comme le syst&#232;me de r&#233;partition de nos retraites ne s'appliquerait donc pas. Le monopole serait cass&#233;.&lt;br&gt;
Concernant l'interpr&#233;tation de la l&#233;gislation europ&#233;enne, le minist&#232;re reste n&#233;anmoins sur ses positions : Pour lui l'obligation de cotisation &#224; la s&#233;curit&#233; sociale &#171; respecte pleinement les directives europ&#233;ennes sur l'assurance&#034;. Ces directives ont mis en place un march&#233; unique de l'assurance priv&#233;e qui ne concerne pas les r&#233;gimes de S&#233;curit&#233; sociale obligatoires, mais s'applique en revanche &#224; tous les r&#233;gimes de protection compl&#233;mentaire facultatifs (pr&#233;voyance, maladie, retraite...). Ainsi, parce qu'ils sont obligatoires, les r&#233;gimes compl&#233;mentaires de retraite Arrco-Agirc sont consid&#233;r&#233;s en droit europ&#233;en comme un prolongement de la S&#233;curit&#233; sociale, donc soumis au monopole. En revanche, les soci&#233;t&#233;s d'assurance et mutuelles qui fournissent des contrats compl&#233;mentaires facultatifs sont soumises &#224; la concurrence et aux directives europ&#233;ennes qui ont d'ailleurs &#233;t&#233; transcrites en droit national d&#232;s 1994 dans le Code des assurances, en 2001 dans le Code de la mutualit&#233;. Saisie de plusieurs recours en 1993 et en 1996, &#233;manant notamment de travailleurs ind&#233;pendants (CDCA), la Cour de justice des Communaut&#233;s europ&#233;ennes a, &#224; chaque fois, confirm&#233; ce fait que le communiqu&#233; de la Commission rappelle. En France, le refus d'acquitter les pr&#233;l&#232;vements sociaux et le fait d'inciter ses salari&#233;s &#224; cesser de cotiser &#224; la S&#233;cu exposent d'ailleurs l'employeur &#224; des poursuites p&#233;nales : 6 mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende, et m&#234;me jusqu'&#224; 2 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende pour ceux qui vont jusqu'&#224; &#034;organiser le refus par les assujettis de se conformer&#034; &#224; la loi.&lt;br&gt;
Pour ne pas entraver la libre circulation des personnes, les r&#232;gles de la coordination communautaire imposent &#224; chaque Etat membre de conserver aux travailleurs qui quittent leur pays pour un emploi dans un autre Etat membre de lui conserver les droits acquis dans son Etat d'origine. De m&#234;me chaque pays doit-il pr&#233;ciser quelle l&#233;gislation nationale de S&#233;curit&#233; sociale est applicable aux cas particuliers (frontaliers, d&#233;tachements temporaires) : ainsi, par exemple, la loi fran&#231;aise autorise un travailleur allemand r&#233;sidant en France pour une p&#233;riode limit&#233;e &#224; relever de la seule s&#233;curit&#233; sociale allemande et donc des pr&#233;l&#232;vements applicables outre-Rhin. &#187;&lt;br&gt;
Retour sur le trait&#233; constitutionnel Comme rappel&#233; au d&#233;but, le texte du trait&#233; constitutionnel n'impose pas clairement la fin du monopole de la s&#233;curit&#233; sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne trouve que des r&#233;f&#233;rences aux &#171; services d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique g&#233;n&#233;ral &#187;, ce qui inclus tous les services publics et la s&#233;curit&#233; sociale. Il s'agit surtout de l'article III-166&lt;br&gt;
1 Les &#201;tats membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits sp&#233;ciaux ou exclusifs, n'&#233;dictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire &#224; la Constitution, notamment &#224; l'article I-4, paragraphe 2, et aux articles III-161 &#224; III-169.&lt;br&gt;
2. Les entreprises charg&#233;es de la gestion de services d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique g&#233;n&#233;ral ou pr&#233;sentant le caract&#232;re d'un monopole fiscal sont soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux r&#232;gles de concurrence, dans la mesure o&#249; l'application de ces dispositions ne fait pas &#233;chec &#224; l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particuli&#232;re qui leur a &#233;t&#233; impartie. Le d&#233;veloppement des &#233;changes ne doit pas &#234;tre affect&#233; dans une mesure contraire &#224; l'int&#233;r&#234;t de l'Union.&lt;br&gt;
Comme nous l'avons d&#233;j&#224; analys&#233; autre part, l'ensemble des articles III-161 &#224; III-169 ouvre clairement la porte &#224; la mise en concurrence des services publics.&lt;br&gt;
Le seul aspect du texte qui pourrait autoriser le maintien du monopole de la s&#233;curit&#233; sociale est dans la petite phrase &#171; dans la mesure o&#249; l'application de ces dispositions ne fait pas &#233;chec &#224; l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particuli&#232;re qui leur a &#233;t&#233; impartie &#187;&lt;br&gt;
En s'appuyant sur une partie de la jurisprudence il semble possible de montrer que la suppression du monopole de la s&#233;curit&#233; sociale ferait &#171; &#233;chec &#224; l'accomplissement en droit et fait de la mission particuli&#232;re confi&#233;e &#224; la s&#233;curit&#233; sociale.&lt;br&gt;
Reste que dans une Europe domin&#233;e par les lib&#233;raux, et comme le montre la tentative de directive BOKELSTEIN, la bataille ne fait que commencer et que l'adoption de la constitution donnerait &#171; du grain &#224; moudre &#187; aux lib&#233;raux.&lt;br&gt;
Dire aujourd'hui que l'adoption du trait&#233; constitutionnel entra&#238;nerait automatiquement la suppression du monopole de la s&#233;curit&#233; sociale serait &#224; la fois faux et d&#233;sarmant pour les batailles futures en cas d'adoption de celle-ci.&lt;br&gt;
Il reste que cette constitution ne donne aucune arme nouvelle pour d&#233;fendre la s&#233;curit&#233; sociale et que, pire, si elle &#233;tait adopt&#233;e cela serait un s&#233;rieux encouragement &#224; tous ceux qui ont d&#233;j&#224; entrepris de r&#233;duire les services publics. Apr&#232;s la poste et l'EDF, la s&#233;curit&#233; sociale serait dans le collimateur.&lt;br&gt;
En sens inverse, le rejet de cette constitution par le peuple affirmant ainsi, une fois de plus, son refus de voir poursuivre la politique lib&#233;rale, serait un encouragement extraordinaire pour tous ceux qui estiment encore possible le retour &#224; un syst&#232;me de sant&#233; bas&#233; sur la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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