<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>ATTAC 92</title>
	<link>https://92.site.attac.org/</link>
	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://92.site.attac.org/spip.php?id_mot=47&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>ATTAC 92</title>
		<url>https://92.site.attac.org/local/cache-vignettes/L144xH264/siteon0-3713d.png?1767607396</url>
		<link>https://92.site.attac.org/</link>
		<height>264</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Retours sur notes de lecture - janvier 2010</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1734</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1734</guid>
		<dc:date>2010-01-24T16:39:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul All&#233;tru</dc:creator>


		<dc:subject>Montrouge</dc:subject>
		<dc:subject>Bibliographie</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>
		<dc:subject>Lib&#233;ralisme</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#171; Notes de lecture &#187; sont une nouvelle publication ap&#233;riodique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au sommaire de ce num&#233;ro : &lt;br class='autobr' /&gt; p. 1 Notes de lecture : &#171; Travailler &#224; en mourir &#187; Paul Moreira Hubert Prolongeau, Flammarion octobre 2009
&lt;br class='autobr' /&gt; p. 3 Notes de lecture : Revue &#171; Pour la science &#187; N&#176; 381 de juillet 2009
&lt;br class='autobr' /&gt; p. 5 Courrier des lecteurs &#224; propos des notes de lecture relatives au livre &#171; Recherche le peuple d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#187;, de Ga&#235;l Brustier et Jean-Philippe Huelin
&lt;br class='autobr' /&gt; p. 6 Courrier des lecteurs &#224; propos des...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Notes de lecture : archives&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Montrouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot24" rel="tag"&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;Lib&#233;ralisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#171; Notes de lecture &#187; sont une nouvelle publication ap&#233;riodique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sommaire de ce num&#233;ro : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
p. 1 Notes de lecture : &#171; Travailler &#224; en mourir &#187; Paul Moreira Hubert Prolongeau, Flammarion octobre 2009
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 3 Notes de lecture : Revue &#171; Pour la science &#187; N&#176; 381 de juillet 2009
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 5 Courrier des lecteurs &#224; propos des notes de lecture relatives au livre &#171; Recherche le peuple d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#187;, de Ga&#235;l Brustier et Jean-Philippe Huelin
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 6 Courrier des lecteurs &#224; propos des notes de lecture relatives au livre &#171; Apr&#232;s la d&#233;mocratie &#187; Emmanuel Todd&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; p. 7 Recensement des notes de lecture pr&#233;c&#233;demment publi&#233;es et toujours disponibles.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir les notes compl&#232;tes dans le document PDF joint.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://92.site.attac.org/IMG/pdf/notes_de_lecture_janvier_2010.pdf" length="104637" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Travailler &#224; en mourir. Notes de lecture du livre de Paul Moreira, Hubert Prolongeau</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1731</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1731</guid>
		<dc:date>2010-01-24T16:21:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Montrouge</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notes de lecture : &#171; Travailler &#224; en mourir &#187;, de Paul Moreira, Hubert Prolongeau, Flammarion oct. 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur de ces notes de lecture souhaite rester anonyme J'ai eu peur que le titre accrocheur et le sujet d'une br&#251;lante actualit&#233; cache un reportage &#224; sensation. Mais ce livre est pr&#233;cieux car il &#233;claire un des myst&#232;res de notre &#233;poque : pourquoi la nouvelle gouvernance d'entreprise (si ex&#233;crable sous bien des aspects) trouve autant de petits soldats pour la servir, avec un d&#233;vouement...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique55" rel="directory"&gt;Notes de lecture : archives&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Montrouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://92.site.attac.org/local/cache-vignettes/L98xH150/arton1731-23455.jpg?1769004551' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes de lecture : &#171; Travailler &#224; en mourir &#187;, de Paul Moreira, Hubert Prolongeau, Flammarion oct. 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'auteur de ces notes de lecture souhaite rester anonyme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu peur que le titre accrocheur et le sujet d'une br&#251;lante actualit&#233; cache un reportage &#224; sensation. Mais ce livre est pr&#233;cieux car il &#233;claire un des myst&#232;res de notre &#233;poque : pourquoi la nouvelle gouvernance d'entreprise (si ex&#233;crable sous bien des aspects) trouve autant de petits soldats pour la servir, avec un d&#233;vouement qui va parfois jusqu'au sacrifice supr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a dit de la guerre que ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui s'entre-tuent, au b&#233;n&#233;fice de gens qui se connaissent, mais ne s'entre-tuent pas. On peut s'&#233;tonner aujourd'hui qu'il y a moins d'un si&#232;cle des millions de Fran&#231;ais et d'Allemands se soient jet&#233;s furieusement les uns contre les autres pour accomplir un des pires d&#233;sastres de l'histoire. Faudra-t-il graver &#224; nouveau des noms sur les monuments aux morts pour honorer ceux qui sont tomb&#233;s au champ d'honneur de cette troisi&#232;me guerre mondiale (dite &#233;conomique et mondialis&#233;e) ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre raconte plusieurs faits r&#233;els. On comprend qu'il ne s'agit que d'une toute petit partie visible d'une grande &#233;pid&#233;mie. Ce qui frappe est la profonde similitude des caract&#232;res de ceux qui ont failli se suicider, l'ont fait, ou sont plus prosa&#239;quement morts d'&#233;puisement. Dans tous les cas il s'agit de personnes d&#233;vou&#233;es, ayant &#224; c&#339;ur de ne pas nuire aux autres, surtout voulant donner un sens &#224; leur vie et ayant une conscience professionnelle au-dessus de la moyenne. Le genre de personne, donc, &#224; avoir son nom grav&#233; sur un monument aux morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est le plus r&#233;voltant est que, pour &#233;viter de supporter les cons&#233;quences d'un accident du travail, les entreprises mettent en avant des fragilit&#233;s psychologiques, ou des probl&#232;mes avec le conjoint (qui n'en peut plus de voir l'autre s'an&#233;antir), alors qu'en r&#233;alit&#233; les gestionnaires savent jouer en expert de ces ressorts qui permettent d'extraire de la meilleure part de l'humanit&#233; jusqu'&#224; la derni&#232;re &#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier cas rapport&#233; se passe dans une banque. Parti de rien (c'est souvent le cas) un cadre de banque a su gagner la confiance de ses clients, avoir la reconnaissance de ses pairs et se r&#233;aliser dans son travail de conseiller financier. Suite &#224; une fusion, il tombe sous la dictature du chiffre. On se souvient du film de Charlot &#171; Les temps modernes &#187; o&#249; on voit la machine broyer l'homme au temps du taylorisme. Il s'agissait de travailleurs manuels. Maintenant les cols blancs sont broy&#233;s, non par une bande transporteuse, mais par des chiffres dans un tableau (et il est encore plus facile d'acc&#233;l&#233;rer des chiffres d&#233;lirants qu'une bande transporteuse). Plus, toujours plus, travailler plus pour gagner la sortie. Mais le pire n'est pas l&#224;, il lui faut tromper ses clients : leur vendre des produits dont ils n'ont pas besoin. Il n'y a plus de relations humaines, ni au-dessus (les chefs sont devenus des tortionnaires qui ne connaissent rien au m&#233;tier), ni &#224; cot&#233; (les coll&#232;gues sont devenus des concurrents), ni en dessous (le client n'est qu'un pigeon &#224; plumer). Il ne supporte pas l'id&#233;e qu'un jour on puisse le traiter d'escroc. Il passe &#224; deux doigts du suicide et s'effondre pour finir inapte au travail. &#171; Ce sont les plus engag&#233;s qui sont les plus atteints. Le conflit &#233;thique touche les gens qui ont des exigences morales. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second cas rapport&#233; se passe &#224; Renault. Un ing&#233;nieur (issu d'une famille immigr&#233;e) qui r&#234;vait de faire &#171; une belle carri&#232;re &#187;. Il souffre d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme un expert et non un manager. En 2006, le nouveau PDG, Carlos Ghosn, met Renault sous pression en fixant des objectifs hors norme. Tous le monde redoute le licenciement et les relations hi&#233;rarchiques se tendent. La mise en route des usines au Br&#233;sil et en Roumanie est terriblement difficile. Il refuse une mission impossible en Roumanie, qu'il voit comme une sanction, et redoute la mise au placard. Il s'investit dans la r&#233;daction d'un manuel de formation pour le Br&#233;sil : 300 pages qu'il a 3 mois pour r&#233;diger, en plus de son travail. Il passe ses nuits &#224; l'&#233;crire. Il se replie sur lui-m&#234;me, quelques jour apr&#232;s avoir remis ce travail (qui s'est r&#233;v&#233;l&#233; tr&#232;s utile) il se jette du haut d'une passerelle de 10 m&#232;tres, dans le hall d'entr&#233;e. Renault cherche &#224; &#233;touffer l'affaire (&#233;tablissement d'un black-out, destruction de documents, effacement de son PDA) et lui reproche d'avoir cach&#233; ses probl&#232;mes. Comment faire part de ses probl&#232;mes quand la moindre d&#233;faillance est guett&#233;e par le milieu pour lancer l'hallali ? La presse s'en m&#234;le, on en apprend de bien belles, mais on d&#233;montre que ce n'est la faute de personne et un juriste invente le concept nouveau de &#171; harc&#232;lement moral institutionnel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Renault encore, sur le m&#234;me site, un technicien se jette dans un bassin. Lui aussi &#171; avait une identification tr&#232;s forte &#224; son travail &#187;. Il avait commenc&#233; tr&#232;s jeune, en bas de l'&#233;chelle. Il est informaticien et a peur que Carlos Ghosn externalise cette activit&#233;. Il retrouve un poste, mais trop hors de ses comp&#233;tences. Personne n'est l&#224; pour le former, et tout le monde est d&#233;bord&#233;. Il demande une formation qu'on lui refuse. Ses comp&#233;tences ne lui servent plus &#224; rien, il commet des erreurs et son extr&#234;me conscience professionnelle est mise &#224; mal. Il se sent d&#233;valoris&#233;, d&#233;prime, travaille de plus en plus et s'isole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine deux semaine plus tard, c'est le tour d'un dessinateur qui ambitionne de passer cadre. Il a &#233;chou&#233; plusieurs fois car il est mauvais en anglais. Parmi les challenges de Carlos Ghosn, il faut sortir une nouvelle voiture encore meilleure et plus vite que jamais. C'est un des endroits le plus stressant de Renault. Malheureusement pour lui, &#224; presque 40 ans, c'est la derni&#232;re occasion de passer cadre qui se pr&#233;sente, il faut passer par une &#171; mise &#224; l'&#233;preuve &#187;, au challenge de Renault il ajoute son challenge personnel. Il remplace un architecte qui vient de d&#233;missionner (sans chercher &#224; savoir pourquoi le pr&#233;c&#232;dent &#224; pris la fuite). Il n'est pas d&#233;charg&#233; de son travail pr&#233;c&#233;dent, et occupe de fait deux postes. Il pense que &#231;a ne va durer que 8 mois et qu'il pourra tenir. Son chef dispara&#238;t dans la r&#233;organisation et est remplac&#233; par un autre qui avoue ne pas conna&#238;tre le m&#233;tier. Il se retrouve bien seul, avec d'&#233;normes responsabilit&#233;s, et sous l'&#339;il critique d'un manager transversal qui lui demande rapport sur rapport, et dont il se sent &#233;pi&#233;. Il est plong&#233; dans le stress &#224; l'&#233;tat pur. Son &#233;pouse, qui a v&#233;cu le si&#232;ge de Sarajevo, trouve la situation pire qu'alors. Il passe son temps en d&#233;placements entre deux sites. Ce qui le stresse le plus est qu'un &#233;chec de son projet entra&#238;nerait certainement des licenciements. Il se rel&#232;ve la nuit pour se remettre &#224; son ordinateur et se l&#232;ve &#224; 5 h. du matin. Il n'a plus confiance en lui et prend peur. &#171; Bien s&#251;r, personne ne l'obligeait &#224; tenir ce rythme. C'est &#231;a, l'horreur du syst&#232;me, on laisse croire que chacun est libre de g&#233;rer son temps, mais la pression implicite est telle qu'il n'y a pas d'autre solution que de jouer le jeu &#187;. Il se sent craquer et s'en ouvre &#224; sa hi&#233;rarchie. L'un le rassure en lui disant que son travail est le plus avanc&#233;, l'autre en lui disant de lister les probl&#232;mes qui restent (il n'y en a que 8). Le lendemain on le cherche : il est chez lui, pendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre &#171; surmenage dans la m&#233;tallurgie &#187; nous fait plonger dans l'enfer qu'est la sous-traitance pour la classe ouvri&#232;re. Avec la crise de la sid&#233;rurgie &#224; Dunkerque (100 000 licenciements), c'est le ch&#244;mage ou l'externalisation : 40% des ouvriers du site, ceux qui font les travaux les plus p&#233;nibles, n'appartiennent pas &#224; la bo&#238;te. Ils appartiennent &#224; de petites bo&#238;tes d'int&#233;rim, souvent fond&#233;es par d'anciens contrema&#238;tres de l'usine. En ce lieu industriel historique, obtenir un vrai contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e est plus improbable que de gagner au loto. Ils sont pr&#233;caires, sont plus flexibles, plus disponibles, mais aussi plus anxieux, plus fragiles. Ils sont corv&#233;ables &#224; merci, ils ne peuvent rien refuser sous peine d'&#234;tre mis &#224; la porte et ont besoin d'argent pour vivre. Ils accourent d&#232;s qu'on les appelle sur leur portable et ils ne prennent jamais de vacances. Sous la contrainte du &#171; flux tendu &#187; et du &#171; z&#233;ro d&#233;faut &#187; qui asservit l'homme &#224; la machine, ils font des 3x8 tournants dans le d&#233;sordre, et certains des heures suppl&#233;mentaires non comptabilis&#233;es pouvant atteindre des journ&#233;es ininterrompues de 21 heures. Les sous-traitants aussi compriment les effectifs. Il faut travailler plus pour gagner plus, ou pour tout perdre : tous sont &#233;puis&#233;s et tombent de fatigue, ou morts... d'une crise cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que conclure ?&lt;/strong&gt; (ici c'est moi qui m'exprime)&lt;br&gt;
Il est inutile de revenir sur les origines du mal, bien connues : prise du pouvoir par la finance ; remplacement de l'ancien pouvoir technique (conqu&#233;rir des march&#233;s, imposer un produit par la nouveaut&#233; ou la qualit&#233;) par un pouvoir purement comptable (marges de 15%, faire du fric et rien d'autre, pire faire monter l'action par de simples effets d'annonce, comme licencier et licencier toujours) ; g&#233;n&#233;ralisation de l'irresponsabilit&#233; (l'argent n'a pas d'odeur et ne tient pas en place, le sous-traitant n'a pas d'adresse) ; concurrence des pays &#224; faibles salaires (dumping social) ; d&#233;tournement des fonds publics au service des int&#233;r&#234;ts financiers (renflouement des banques sur fonds publics, baisses d'imp&#244;ts, privatisation de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, de la protection sociale) ; hypnotisation du peuple par les m&#233;dias avec le futile ou la peur (ins&#233;curit&#233;, terrorisme, x&#233;nophobie) ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus int&#233;ressant ici est de se demander par quel miracle ce syst&#232;me inhumain trouve tant de supporters, qui vont jusqu'&#224; y laisser la sant&#233; ou la vie. Certes la menace du ch&#244;mage garantit le contr&#244;le par l'employeur (c'est manifeste dans le cas du surmenage dans la sid&#233;rurgie), mais &#231;a n'explique pas tout. Les cas chez Renault font comprendre la perversit&#233; d'un syst&#232;me qui permet d'entra&#238;ner les meilleurs dans une course &#224; l'ab&#238;me, o&#249; ils vont perdre leurs raisons de vivre dans la qu&#234;te impossible d'un travail ayant du sens. La glorification de la performance personnelle, au service du groupe, qui est une aspiration fondamentale de l'&#234;tre humain, est d&#233;tourn&#233;e au service d'une id&#233;ologie, d'un fanatisme...&lt;br class='autobr' /&gt;
Carlos Ghosn (qui n'est qu'un financier), star du business mondial, a d'&#233;tonnant accents mystiques : &#171; J'essaye de motiver les gens pour qu'ils aient envie d'aller au-del&#224; d'eux-m&#234;mes &#187;. &#171; Moi je veux amener Renault dans un territoire inconnu &#187;. S'agit-il d'une entreprise ou d'une secte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le v&#233;ritable enjeu est le pouvoir, le contr&#244;le insidieux des masses laborieuses. L'efficacit&#233; &#233;conomique n'est qu'un pr&#233;texte, de m&#234;me que l'absolue rationalit&#233; a pu &#234;tre proclam&#233;e comme la raison suffisante du nazisme ou du stalinisme. L'efficacit&#233; n'est probablement pas au rendez-vous. Un enqu&#234;teur au centre de recherche Renault note : &#171; C'est le contraire de l'ambiance cr&#233;ative et assez d&#233;tendue qu'on peut retrouver dans les campus de recherche de la Silicon Valley &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Attac 92 f&#234;te ses 10 ans : synth&#232;se de quelques th&#232;mes</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1522</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1522</guid>
		<dc:date>2008-06-03T20:26:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Divers</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Ecologie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour f&#234;ter ses 10 ans d'existence d'ATTAC, le comit&#233; local des Hauts de Seine ATTAC 92 a pr&#233;sent&#233; lors de la journ&#233;e d'&#233;changes et de d&#233;bats du 24 mai 2008 &#224; Malakoff les panneaux de synth&#232;se sur les th&#232;mes suivants : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Page 1 D&#233;mographie (Fichier PDF, 319 Ko)
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Page 2 Empreinte &#233;cologique (Fichier PDF, 824 Ko)
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Page 3 Energie 1 (Fichier PDF, 374 Ko)
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Page 4 Energie 2 (Fichier PDF, 390 Ko)
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Page 5 Nature (Fichier PDF, 309 Ko)
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Page 6 Productivit&#233; (Fichier PDF, 388 Ko)
&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Page 7...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;M&#233;diath&#232;que&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;Energie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot35" rel="tag"&gt;Divers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot55" rel="tag"&gt;Environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Ecologie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://92.site.attac.org/local/cache-vignettes/L36xH21/arton1522-85428.gif?1767805599' class='spip_logo spip_logo_right' width='36' height='21' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour f&#234;ter ses 10 ans d'existence d'ATTAC, le comit&#233; local des Hauts de Seine ATTAC 92 a pr&#233;sent&#233; lors de la journ&#233;e d'&#233;changes et de d&#233;bats du 24 mai 2008 &#224; Malakoff les panneaux de synth&#232;se sur les th&#232;mes suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/1-demographie.pdf'&gt;Page 1 D&#233;mographie (Fichier PDF, 319 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/2-empreinte_ecologique.pdf'&gt;Page 2 Empreinte &#233;cologique (Fichier PDF, 824 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/3-energie1.pdf'&gt;Page 3 Energie 1 (Fichier PDF, 374 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/4-energie_2.pdf'&gt;Page 4 Energie 2 (Fichier PDF, 390 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/5-nature.pdf'&gt;Page 5 Nature (Fichier PDF, 309 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/6-productivite_1.pdf'&gt;Page 6 Productivit&#233; (Fichier PDF, 388 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/7-emploi-employe_1.pdf'&gt;Page 7 Emploi et employ&#233;s (Fichier PDF, 309 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/8-harmonisation_fiscale.pdf'&gt;Page 8 Harmonisation fiscale (Fichier PDF, 468 Ko)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://92.site.attac.org/IMG/pdf/9-monsanto.pdf'&gt;Page 9 Monsanto (Fichier PDF, 158 Ko)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.local.attac.org/attac92/10ans-attac92/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Visualiser interactivement l'ensemble des panneaux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>G&#233;rard Filoche : Le code du travail est en danger. Interview et conf&#233;rence vid&#233;o.</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1453</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1453</guid>
		<dc:date>2008-01-25T13:42:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject> Attac 92 - groupe local</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>
		<dc:subject>Vid&#233;o</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le nouveau Code du Travail &lt;br class='autobr' /&gt; G.Filoche : le code du travail est en danger - interview d'environ 6mn du 24/11/2007 envoy&#233; par attac92 sur dailymotion Chapitre 1 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 10 mn envoy&#233; par attac92 sur dailymotion Chapitre 2 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 9 mn envoy&#233; par attac92 sur dailymotion Chapitre 3 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;M&#233;diath&#232;que&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt; Attac 92 - groupe local&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot58" rel="tag"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt; &lt;h3 align=&#034;center&#034; class=&#034;rouge_fonce&#034;&gt;&lt;em&gt;Le nouveau Code du Travail&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt; &lt;font color= &#034;#8B0000&#034;&gt;
&lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3m5ie&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3m5ie&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3m5ie_gfiloche-le-code-du-travail-est-en_news&#034;&gt;G.Filoche : le code du travail est en danger - interview d'environ 6mn du 24/11/2007&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr2h&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr2h&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mr2h_chap1-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 1 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 10 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr6o&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr6o&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mr6o_chap2-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 2 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 9 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr8n&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr8n&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mr8n_chap3-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 3 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 10 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr9u&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mr9u&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mr9u_chap4-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 4 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 9 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrb9&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrb9&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mrb9_chap5-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 5 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 10 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrcx&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrcx&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mrcx_chap6-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 6 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 9 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrez&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrez&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mrez_chap7-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 7 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 9 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrg5&amp;miniMode=1&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/x3mrg5&amp;miniMode=1&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; width=&#034;200&#034; height=&#034;166&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x3mrg5_chap8-conf-de-gfiloche-le-code-du-t_politics&#034;&gt;Chapitre 8 de la Conf&#233;rence de G.Filoche - Le code du travail en danger - Dur&#233;e environ 9 mn&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/attac92&#034;&gt;attac92 sur dailymotion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;La souffrance au travail&#034; notes de la r&#233;union du 9 octobre 2007 &#224; Montrouge, intervenant Jean-LucTomas</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1391</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1391</guid>
		<dc:date>2007-11-05T17:34:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Montrouge</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voir le document joint.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;Montrouge&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Montrouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voir le document joint.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://92.site.attac.org/IMG/pdf/la_souffrance_au_travail_attacoctobre2007.pdf" length="23057" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les bonnes questions aux candidats : politique salariale</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article1293</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article1293</guid>
		<dc:date>2007-04-20T13:49:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject> Attac 92 - groupe local</dc:subject>
		<dc:subject>Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;POLITIQUE SALARIALE La part des salaires dans le Produit Int&#233;rieur Brut (PIB, autrement dit la valeur ajout&#233;e), a perdu 10 points en vingt ans au profit du capital. Cela repr&#233;sente 160 milliards d'euros par an qui ne vont plus aux salari&#233;s. On voit ainsi r&#233;apparaitre une population de travailleurs pauvres qui, bien qu'ayant un emploi, ont un revenu au-dessous du seuil de pauvret&#233; et ne peuvent pas subvenir &#224; leurs besoins, par exemple en mati&#232;re de logement. Ils sont ainsi estim&#233;s entre 1,2...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique104" rel="directory"&gt;Pr&#233;sidentielle 2007 : quelques bonnes questions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt; Attac 92 - groupe local&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;Rueil, Garches, Vaucresson, Marnes la Coquette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;POLITIQUE SALARIALE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La part des salaires dans le Produit Int&#233;rieur Brut (PIB, autrement dit la valeur ajout&#233;e), a perdu 10 points en vingt ans au profit du capital. Cela repr&#233;sente 160 milliards d'euros par an qui ne vont plus aux salari&#233;s. On voit ainsi r&#233;apparaitre une population de travailleurs pauvres qui, bien qu'ayant un emploi, ont un revenu au-dessous du seuil de pauvret&#233; et ne peuvent pas subvenir &#224; leurs besoins, par exemple en mati&#232;re de logement. Ils sont ainsi estim&#233;s entre 1,2 et 3,5 millions en France, et 80% d'entre eux sont des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, vous n'&#234;tes pas sans savoir que ce sont aussi les salaires qui alimentent, via les cotisations sociales (et non les &#171; charges &#187; sociales comme on les appelle abusivement), la S&#233;curit&#233; Sociale, les caisses de retraites et les indemnit&#233;s ch&#244;mage : plus le montant global des salaires sera &#233;lev&#233;e, et mieux ces redistributions sociales (comme le financement des retraites par exemple) pourront &#234;tre assur&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rapide extension du travail &#224; temps partiel (impos&#233; dans 80% des cas) contribue fortement &#224; la hausse des in&#233;galit&#233;s salariales : entre le salaire moyen des travailleurs les mieux pay&#233;s et celui des travailleurs les moins bien pay&#233;s, le rapport ne cesse d'augmenter, et le foss&#233; se creuse toujours davantage avec les extr&#234;mes (notamment les tr&#232;s hauts salaires). Par ailleurs, aujourd'hui encore, les femmes ont un salaire en moyenne inf&#233;rieur de 20% &#224; celui des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant d'aller voter, que ce soit aux pr&#233;sidentielles ou aux l&#233;gislatives, demandez-vous, en fonction de ce que vous connaissez de son programme, comment le candidat r&#233;pondrait aux questions suivantes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Si vous &#234;tes &#233;lu, quelles seront vos actions prioritaires en mati&#232;re de politique salariale ?&lt;br&gt;
Quels moyens (voie l&#233;gislative ou n&#233;gociations entre partenaires sociaux) privil&#233;gierez-vous ? Quelles seront vos propositions pour financer des augmentations de salaires ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le supermarch&#233; : un univers o&#249; l'on &#171; positive &#187;</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article914</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article914</guid>
		<dc:date>2005-12-02T14:39:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject> Attac 92 - groupe local</dc:subject>
		<dc:subject>Divers</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;LE SUPERMARCHE : UN UNIVERS OU L'ON &#171; POSITIVE &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; Lorsque nous p&#233;n&#233;trons dans &#171; notre supermarch&#233; &#187; press&#233;s de d&#233;couvrir les merveilles qu'il nous propose, gardons dans un petit coin de notre esprit le texte ci-dessous. &lt;br class='autobr' /&gt;
JOURNAL D'UN MEDECIN DU TRAVAIL Transcription d'un article paru dans Le Monde du 15.11.05 &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis m&#233;decin du travail d'un hypermarch&#233; appartenant &#224; un grand groupe de distribution depuis dix-neuf ans. Cet &#233;tablissement a environ 480 salari&#233;s. Je me suis aper&#231;ue depuis...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;M&#233;diath&#232;que&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt; Attac 92 - groupe local&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot35" rel="tag"&gt;Divers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LE SUPERMARCHE : UN UNIVERS OU L'ON &#171; POSITIVE &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Lorsque nous p&#233;n&#233;trons dans &#171; notre supermarch&#233; &#187; press&#233;s de d&#233;couvrir les merveilles qu'il nous propose, gardons dans un petit coin de notre esprit le texte ci-dessous.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;JOURNAL D'UN MEDECIN DU TRAVAIL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Transcription d'un article paru dans Le Monde du 15.11.05&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis m&#233;decin du travail d'un hypermarch&#233; appartenant &#224; un grand groupe de distribution depuis dix-neuf ans. Cet &#233;tablissement a environ 480 salari&#233;s. Je me suis aper&#231;ue depuis longtemps que les conditions de travail y sont tr&#232;s p&#233;nibles, tant sur le plan physique (manutentions tr&#232;s lourdes, r&#233;p&#233;t&#233;es, souvent sans mat&#233;riel adapt&#233;, et sous contrainte de temps) que sur le plan psychologique : pression morale et brimades sont constantes, la plus fr&#233;quente &#233;tant la suppression des cong&#233;s (ou le changement de jour de repos) lorsque l'on revient d'un arr&#234;t de travail pour maladie ou accident du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je m'imaginais que seuls les salari&#233;s de terrain pouvaient en &#234;tre victimes. D'une fa&#231;on primaire, je pensais que les &#171; chefs &#187; &#233;taient tous des sales types pay&#233;s pour malmener leur &#233;quipe. Ils me semblaient b&#226;tis sur le m&#234;me mod&#232;le. A l'embauche, ils sont comme &#171; gonfl&#233;s &#187; d'un ego sans limite : c'est s&#251;r, dans cette soci&#233;t&#233;, ils auront un avenir brillant ; d'ailleurs on leur a dit que leur avancement serait tr&#232;s rapide &#224; condition de donner (beaucoup de temps, d'&#233;nergie), donner toujours pour le bien de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des visites suivantes, je trouve deux cat&#233;gories :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des jeunes gens qui souffrent, &#233;puis&#233;s physiquement et moralement. Les m&#234;mes propos me reviennent : &lt;i&gt;&#171; &lt;/i&gt; &lt;i&gt;Je n'ai pas les moyens de faire tout ce qu'on me demande ; mon chef veut que je me d&#233;brouille pour virer ce salari&#233;, mais je ne peux pas, il a des enfants, et puis il ne bosse pas plus mal qu'un autre, alors pourquoi le virer ? &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Je ne pourrai pas tenir mon objectif, mais je n'y suis pour rien &#187; &lt;/i&gt;- un &#233;v&#233;nement inattendu, comme de la pluie en &#233;t&#233; a r&#233;duit les ventes de v&#234;tements l&#233;gers ou de salades, mais la direction ne veut rien savoir, le chiffre n'est pas fait et le chef est convoqu&#233; pour un avertissement. &lt;i&gt;&#171; Je donne sans compter mon temps, je rentre le soir crev&#233;, je ne peux plus supporter mes gosses, avec ma femme on s'engueule constamment &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Tr&#232;s souvent, je conseille &#224; ces jeunes sans anciennet&#233; de quitter la soci&#233;t&#233;, car leur souffrance les rendra malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la deuxi&#232;me cat&#233;gorie, je mets tous les chefs qui semblent adh&#233;rer au syst&#232;me. Au fil des visites, j'ai l'impression de rencontrer les membres d'une secte : m&#234;me r&#233;action, m&#234;mes discours, m&#234;mes remarques d&#233;sobligeantes sur leurs &#233;quipiers malades ou accident&#233;s, bref une esp&#232;ce de &#171; pens&#233;e unique &#187;. Ils sont blind&#233;s. Ils vivent souvent seuls ou ont une vie parall&#232;le &#224; celle de leur famille. Certains livrent parfois leur souffrance priv&#233;e, mais refusent d'envisager qu'elle puisse &#234;tre li&#233;e &#224; leurs conditions de travail. Je me d&#233;brouillais donc avec tout &#231;a, jusqu'au jour o&#249; je vois, en visite de reprise du travail, l'un de ces chefs &#171; imperm&#233;ables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mai 2000. Daniel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Daniel travaille depuis 10 ans comme chef de rayon. Il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; plusieurs mois pour d&#233;pression. Lors de la visite de reprise, il est tr&#232;s angoiss&#233;, se d&#233;valorise, d&#233;crit des id&#233;es noires. Il est compl&#232;tement insomniaque. Quand je lui parle de son travail, sanglote : son chef l'a humili&#233; &#224; plusieurs reprises devant ses &#233;quipiers et m&#234;me devant la client&#232;le. &#199;a le paralyse. Il l'entend hurler sans comprendre un mot ; il se dit incapable de supporter&lt;i&gt; &#171; tout &#231;a &#187; &lt;/i&gt;&#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je mets donc Daniel en inaptitude temporaire. &lt;i&gt;(Cette d&#233;cision prot&#232;ge le salari&#233; en suspendant son contrat de travail).&lt;/i&gt; Puis apr&#232;s un nouvel arr&#234;t de travail, un traitement m&#233;dicamenteux et une prise en charge psychiatrique, je le d&#233;clare inapte &#224; tous les postes de l'entreprise, tant il se sent harcel&#233; et a peur de revenir &lt;i&gt;(Cette d&#233;cision donne un mois &#224; l'entreprise pour le licencier avec ses indemnit&#233;s ou lui offrir un poste dans un autre &#233;tablissement du groupe).&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Son chef de secteur et le directeur m'expliquent alors que Daniel &#171; est nul &#187;. L'inaptitude m&#233;dicale leur semble une bonne chose. Daniel sera effectivement licenci&#233; et touchera de grosses indemnit&#233;s, compte tenu de son anciennet&#233;. Il retrouvera tr&#232;s vite un travail dans un secteur d'activit&#233; diff&#233;rent.&lt;br /&gt;
Quand &#224; mois, je me mets &#224; voir la direction de l'&#233;tablissement d'un oeil nouveau. Comment peut-on juger &lt;i&gt;&#171; nul et incomp&#233;tent &#187; &lt;/i&gt;un homme qui tient ses objectifs et qui a dix ans d'anciennet&#233; ? Est-ce pour l'entreprise une victoire ou un &#233;chec ?&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;(L'effondrement de Daniel, qu'elle consid&#233;rait jusque-l&#224; comme un homme arrogant et s&#251;r de lui, est un r&#233;v&#233;lateur pour le docteur Ramaut).&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;A partir de ce moment, je me met &#224; &#233;couter les chefs d'une oreille plus attentive. Sans doute parce que je suis plus r&#233;ceptive, ils se livrent beaucoup plus facilement, certains me racontent qu'avec le nouveau directeur ils sont oblig&#233;s plus souvent que par le pass&#233;, de faire des choses qu'ils r&#233;prouvent.&lt;br /&gt;
Je les incite &#224; ne pas agir contre leur propre conscience et &#224; parler entre eux, puisqu'ils sont tous plus ou moins concern&#233;s. Tr&#232;s vite, je m'aper&#231;ois que les quelques chefs qui ont os&#233; parler sont mis en quarantaine par les autres et deviennent victimes de brimades, voire de v&#233;ritable harc&#232;lement. Tout cela me d&#233;sempare et me laisse tr&#232;s perplexe, je m'interroge sur les cons&#233;quences de mon action et le fonctionnement du management.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Novembre 2000. Mathieu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mathieu, chef de rayon depuis 1988, est arr&#234;t&#233; depuis plusieurs mois pour des lombalgies tr&#232;s invalidantes. Je le re&#231;ois en visite de pr&#233;reprise. Mathieu a 35 ans et ressemble &#224; un vieillard. Il marche courb&#233;, bo&#238;te, s'appuie sur une canne. Il veut pourtant reprendre le travail et m'explique qu'il a pris rendez-vous avec un &lt;i&gt;&#171; grand chirurgien &#187;. &lt;/i&gt;Je n&#233;gocie une reprise apr&#232;s l'avis du &lt;i&gt;&#171; grand chirurgien &#187;. &lt;/i&gt;Quelques semaines plus tard Mathieu m'explique, au t&#233;l&#233;phone, que ce chirurgien ne peut rien pour lui, qu'il souffre toujours autant, mais qu'il faut qu'il reprenne son travail. N'ayant, exceptionnellement, aucune vacation dans le magasin cette semaine l&#224;, je propose de le recevoir ailleurs. Il se tient droit, bo&#238;te moins et oublie sa canne dans la salle d'attente. Il se plaint toujours beaucoup de son dos.&lt;br /&gt;
Comme je lui fait remarquer qu'il a oubli&#233; sa canne, il me r&#233;v&#232;le que, depuis quelques temps, il n'en a besoin que pour se rendre au magasin. Je laisse alors de cot&#233; la pathologie lombaire et &#233;voque ses conditions de travail, notamment ses relations avec son chef de secteur, Beno&#238;t, dont plusieurs autres chefs de rayon se sont plaints. Le visage de Mathieu s'&#233;claire, il me dit : &lt;i&gt;&#171; Vous aussi, vous savez ! &#187;.&lt;/i&gt; Il ajoute : &lt;i&gt;&#171; Vous connaissez la derni&#232;re ? &#187;&lt;/i&gt; (Non je ne sais pas !) Beno&#238;t vient de nommer un autre chef de rayon &#224; sa place en pr&#233;tendant qu'il ne reviendra jamais.&lt;br /&gt;
Je comprend pourquoi Mathieu est si press&#233; de reprendre le travail malgr&#233; sa symptomatologie tr&#232;s douloureuse...&lt;i&gt;(Le docteur revoit plusieurs fois Mathieu en dehors du magasin, et il finit par lui expliquer le fond de l'affaire).&lt;/i&gt;Beno&#238;t lui a demand&#233; de &#171; virer &#187; un salari&#233; jug&#233; trop lent et inefficace. Ne pouvant lui trouver de faute, Mathieu a refus&#233; de le licencier pour un vol imaginaire.&lt;br /&gt;
Tr&#232;s vite il re&#231;oit des missions impossibles &#224; remplir, Beno&#238;t l'humilie, l'atteint dans sa dignit&#233; de chef, puis d'homme, jusqu'au jour o&#249; il a tellement mal au dos qu'il s'arr&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Au fil des entretiens, le m&#233;decin am&#232;ne Mathieu &#224; accepter une prise en charge psychiatrique et le met en inaptitude d&#233;finitive en novembre 2001)&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Sournoisement, j'ai conseill&#233; au Directeur des relations humaines de constater ma d&#233;cision, car j'esp&#232;re que, par ce biais, le m&#233;decin inspecteur r&#233;gional du travail et l'Inspection du Travail seront alert&#233;s et pourront intervenir. Je serais bien d&#233;&#231;ue, car au-del&#224; du soutien qu'ils me manifesteront, leur action n'aura pas les r&#233;percussions que j'esp&#233;rais sur les dysfonctionnements de l'entreprise.&lt;br /&gt;
Pendant ce temps, Mathieu est tr&#232;s inquiet pour sa femme. Elle travaille dans un autre magasin de la m&#234;me enseigne et il est persuad&#233; qu'on va &lt;i&gt;&#171; lui en faire voir &#187;.&lt;/i&gt; Elle subira en effet des pressions.&lt;br /&gt;
Actuellement Mathieu va tr&#232;s bien. Il fait une nouvelle formation professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;cembre 2001. Thibault.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En faisant mes courses dans le magasin, je rencontre deux employ&#233;s qui me disent &#234;tre tr&#232;s inquiets pour leur chef Thibault ; ils l'on vu pleurer dans la r&#233;serve, lui qui est d'habitude si courageux, qui supporte tout. Ils m'apprennent que, depuis quelques temps, le chef de secteur, Beno&#238;t (&lt;i&gt;Le m&#234;me que celui qui avait harcel&#233; Mathieu), &lt;/i&gt;est toujours &#171; sur son dos &#187;.&lt;br /&gt;
Thibault se pr&#233;sente tr&#232;s en retard &#224; sa visite m&#233;dicale. Il a l'air absent, le regard vide. A ma premi&#232;re question, il s'&#233;croule litt&#233;ralement, s'auto d&#233;valorise, et pr&#233;sente des id&#233;es noires, avec menaces de passage &#224; l'acte.&lt;br /&gt;
Il parle abondamment de ses d&#233;boires conjugaux : sa femme va le quitter. Je ram&#232;ne l'entretien sur son travail. Depuis des mois, Beno&#238;t essaye de le &lt;i&gt;&#171; virer &#187;. &lt;/i&gt;Justement, il vient de lui demander l'inventaire du rayon pour le lendemain. Thibault sait que c'est mat&#233;riellement impossible &#224; r&#233;aliser, m&#234;me en faisant travailler son &#233;quipe toute la nuit, ce qu'il refuse, de toute fa&#231;on, &#224; demander &#224; &lt;i&gt;&#171; ses gars &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Je le dirige en urgence vers une structure adapt&#233;e. Apr&#232;s une prise en charge psychoth&#233;rapique et un traitement m&#233;dicamenteux lourd, je le met en inaptitude d&#233;finitive &#224; tout travail dans l'entreprise, en juin 2002.&lt;br /&gt;
Trois semaines plus tard le directeur me signifie, par lettre recommand&#233;e, que d'autres &#233;tablissement du groupe peuvent accueillir Thibault. Ce dernier m'explique qu'il est &#224; tout jamais marqu&#233; au fer rouge ; o&#249; qu'il aille, il sera un paria. Il cite plein d'exemples. Je confirme donc ma d&#233;cision. Plusieurs recommand&#233;s suivent. Je reconnais, par le style et le vocabulaire, qu'ils ont &#233;t&#233; &#233;crits par un avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Le docteur Ramaut informe la direction du service de m&#233;decine inter-entreprise pour lequel elle travaille. Celui-ci, pour la soulager, lui propose qu'un autre m&#233;decin prenne le relais).&lt;/i&gt; Je r&#233;pond que c'est hors de question. Pourtant je ne vais pas tr&#232;s bien. Ces affaires successives m'&#233;branlent, mais les vacances approchent et j'ai d&#233;cid&#233; de ne pas leur faire le cadeau de craquer !&lt;br /&gt;
A l'automne, Thibault est finalement licenci&#233; dans les r&#232;gles. Aujourd'hui, il va tr&#232;s bien. Ses difficult&#233;s conjugales se sont estomp&#233;es. Il a eu un deuxi&#232;me enfant et il vient de retrouver du travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mars 2002. Aur&#233;lie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aur&#233;lie m'est adress&#233;e en urgence par l'inspecteur du travail. Je ne la connais pas. Elle vient d'arriver. &lt;i&gt;(Auparavant, elle a travaill&#233; une quinzaine d'ann&#233;es dans une autre enseigne rachet&#233;e par le groupe). &lt;/i&gt;C'est une femme de 42 ans, &#233;l&#233;gante, mais son visage ne colle pas avec son allure vestimentaire : elle n'est ni coiff&#233;e ni maquill&#233;e. D&#232;s que j'aborde les raisons de sa visite, elle s'&#233;croule, sanglote, en me disant qu'elle ne comprend pas ce qui lui arrive, qu'elle est &lt;i&gt;&#171; tomb&#233;e chez des fous ! &lt;/i&gt; &#187;.Tout lui est devenu intol&#233;rable, arriver sur le parking est d&#233;j&#224; une &#233;preuve terrible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Aur&#233;lie ne supporte pas les agissements et la grossi&#232;ret&#233; de son chef de secteur, J&#233;rome, vis-&#224;-vis de l'un de ses coll&#232;gues, qu'il insulte r&#233;guli&#232;rement, ridiculise et rabaisse. Pour le d&#233;fendre, elle a os&#233; tenir t&#234;te &#224; J&#233;rome).&lt;br /&gt;
Tr&#232;s vite, J&#233;rome adopte le m&#234;me comportement humiliant &#224; l'&#233;gard d'Aur&#233;lie. Alors elle craque et fait une grosse d&#233;pression. Je la mets en inaptitude temporaire et l'adresse &#224; un psychiatre. Le coll&#232;gue qu'elle a d&#233;fendu est licenci&#233; pour faute grave, je ne le verrai jamais en visite m&#233;dicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Aur&#233;lie prend un avocat, contacte d'autres harcel&#233;s, et porte plainte aux prud'hommes. Cinq cadres l'imitent. Deux auront finalement gain de cause. Aur&#233;lie perdra et fera appel. Le docteur Ramaut la revoit deux ans et demi plus tard).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aur&#233;lie pr&#233;sente toujours un gros syndrome d&#233;pressif. Elle me semble us&#233;e, elle est angoiss&#233;e, insomniaque. Sur le plan administratif, elle est toujours en arr&#234;t de travail, mais elle n'est plus indemnis&#233;e, et je la mets en inaptitude. Finalement, elle sera licenci&#233;e apr&#232;s trois ann&#233;es de proc&#233;dure.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fin 2002.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;Peu apr&#232;s les probl&#232;mes de Mathieu, Thibault et Aur&#233;lie, d'autres cas de harc&#232;lement moral se terminent soit par des licenciements pour faute, soit par des inaptitudes temporaires. Le docteur Ramaut tente d'alerter la direction du magasin, puis celle du groupe, en vain. Elle essaye &#233;galement de saisir le Comit&#233; hygi&#232;ne et s&#233;curit&#233; du Comit&#233; d'entreprise, mais ses propos ne sont jamais retranscrits dans le compte rendu. Elle persiste et relate les faits dans le rapport annuel qu'elle pr&#233;sente au CE&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambiance est tr&#232;s tendue. Les repr&#233;sentants du personnel baissaient la t&#234;te et se taisaient. Une d&#233;l&#233;gu&#233;e a m&#234;me affirm&#233; que ce que je disais &#233;tait faux. Cette m&#234;me d&#233;l&#233;gu&#233;e est ensuite venue me voir pour me confier qu'elle avait &#233;t&#233; forc&#233;e de dire &#231;a mais qu'il fallait que je continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avoue &#234;tre pass&#233;e par de longues p&#233;riodes de doute et de d&#233;sarroi. Il m'est devenu tr&#232;s difficile de travailler dans ce magasin tant mes propres conditions de travail se sont d&#233;grad&#233;es. Les chefs de secteur disent &#224; leurs chefs de rayon de se m&#233;fier de moi. Certains refusent de passer la visite m&#233;dicale. D'autres font des scandales dans la salle d'attente. D'autres encore refusent de se d&#233;shabiller. L'un d'eux fait m&#234;me un compte rendu &#233;crit de sa visite, destin&#233; &#224; ses &#233;quipiers. Au fond, je les plains. Je sais qu'ils se croient oblig&#233;s de tenir ce r&#244;le. Lors de la consultation, certains me le disent, ils me d&#233;crivent leur souffrance et leur impuissance.&lt;br /&gt;
Plusieurs me mettent en garde : faites attention, &#171; ils &#187; vont vous virer, &#171; ils &#187; vont essayer de mettre un objet dans votre sac ou dans votre poche pour vous accuser de vol. J'ai d&#233;cid&#233; de ne rien changer &#224; mon comportement : si j'ai peur, je suis &#171; cuite &#187;, ils ne m'auront pas, je ne craquerai pas. Je continue &#224; faire r&#233;guli&#232;rement mes courses dans le magasin, mais j'essaye de varier les jours et les horaires. Je ne prends qu'un tout petit sac &#224; main que je tiens pr&#232;s du corps. Je ne porte pas de v&#234;tements amples.... D&#232;s qu'un salari&#233; s'approche , je recule. Je sais que le danger peut venir de toutes parts.&lt;br /&gt;
J'ai le sentiment de devenir parano. J'en parle &#224; plusieurs cons&#339;urs, elles m'&#233;coutent, mais je sens bien qu'elles pensent que j'en rajoute. Je ne sais plus bien o&#249; j'en suis. On me conseille de me syndiquer, au cas o&#249;....&lt;br /&gt;
A cette &#233;poque, je vois r&#233;guli&#232;rement, &#224; sa demande, le chef de secteur Beno&#238;t, accus&#233; de harc&#232;lement. Il ne comprend rien &#224; ce qui lui arrive, il ne va pas bien du tout.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Juillet 2003.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(Le Directeur de l'&#233;tablissement a &#233;t&#233; licenci&#233;, les deux chefs harceleurs et le DRH mut&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai, depuis quelques temps, des conditions de travail normales. Le nouveau Directeur est beaucoup plus courtois avec moi ; il me fait croire que le dialogue est possible. Il l'est, mais ne sert &#224; rien. J'ai le sentiment que malgr&#233; mes d&#233;marches, tout continue de fonctionner comme avant, si ce n'est que, depuis que j'ai r&#233;ussi &#224; mettre les probl&#232;mes sur la place publique, les langues se d&#233;lient plus facilement. C'est aujourd'hui ma seule satisfaction.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;cembre 2004.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(Depuis plusieurs mois, un nouveau chef de rayon a g&#233;n&#233;r&#233; d'autres probl&#232;mes. Les syndicats ont demand&#233;, en cachette, au docteur d'intervenir).&lt;br /&gt;
Un matin, un employ&#233; du libre-service p&#232;te les plombs au cours d'une r&#233;union o&#249;, comme chaque jour, il a &#233;t&#233; insult&#233;, avec ses coll&#232;gues. Il quitte violemment la r&#233;union et me t&#233;l&#233;phone afin que je le re&#231;oive. Il est extr&#234;mement agit&#233; et prof&#232;re des menaces de mort : &lt;i&gt;&#171; Je vais le tuer ! &#187;, &lt;/i&gt;dit-il, &#224; plusieurs reprises. Je le mets en inaptitude temporaire et lui conseille d'appeler l'inspection du travail. Quelques jours plus tard, il re&#231;oit une lettre pour un entretien en vue d'un licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Cette fois les syndicats r&#233;agissent. Une gr&#232;ve paralyse le service. Un Comit&#233; hygi&#232;ne et s&#233;curit&#233; exceptionnel est convoqu&#233;. Il est d&#233;cid&#233; que le docteur Ramaut animera des r&#233;unions avec les cadres pour parler du harc&#232;lement moral).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mars 2005.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je crois sinc&#232;rement que ces r&#233;unions ont &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;es. Pour la premi&#232;re fois, dans le magasin, on a parl&#233; de harc&#232;lement. Pour certains, qui avaient &#233;t&#233; eux-m&#234;mes victimes sans se l'avouer ou t&#233;moins, des mots &#233;taient mis sur leur souffrance. D'autres d&#233;couvraient que cela s'&#233;tait produit, et se produirait encore.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Octobre 2005.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On me reconna&#238;t d&#233;sormais comme une professionnelle de la sant&#233; au travail, mais &#224; quoi cela sert-il puisque, sur le terrain, les gens continuent &#224; souffrir ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;BIBLIOGRAPHIE POUR EN SAVOIR PLUS :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le travail sans qualit&#233; - Richard Sennett - 10/18 Albin Michel.&lt;br /&gt;
Souffrance en France : La banalisation de l'injustice sociale - Christophe Dejours - Coll. Point-Seuil&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argumentaire Cossart : &#034;Le Projet de Trait&#233; constitutionnel (Projet) et la politique industrielle&#034;</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article660</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article660</guid>
		<dc:date>2005-03-09T14:31:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Cossart</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Projet de Trait&#233; constitutionnel (Projet) et la politique industrielle &lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Cossart &lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Cossart est membre du Conseil Scientifique d'Attac &lt;br class='autobr' /&gt; On peut consid&#233;rer que la politique industrielle est une affaire ancienne au sein de l'Europe. Le premier trait&#233; sur la Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier (CECA) du 18 avril 1951 peut &#234;tre appr&#233;ci&#233; comme ouvrant la voie &#224; une politique industrielle commune. Cinq pays europ&#233;ens : la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg,...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Projet de Trait&#233; constitutionnel (Projet) et la politique industrielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Cossart&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Cossart est membre du Conseil Scientifique d'Attac&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On peut consid&#233;rer que la politique industrielle est une affaire ancienne au sein de l'Europe. Le premier trait&#233; sur la Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier (CECA) du 18 avril 1951 peut &#234;tre appr&#233;ci&#233; comme ouvrant la voie &#224; une politique industrielle commune. Cinq pays europ&#233;ens : la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la RFA, six ans seulement apr&#232;s la fin de la seconde guerre mondiale, instituaient le premier d'une longue s&#233;rie de trait&#233;s organisant une coop&#233;ration entre plusieurs pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'ambition de ce trait&#233; de l'&#233;poque keyn&#233;sienne, la pr&#233;histoire au regard du projet de trait&#233; constitutionnel de 2005, est clairement indiqu&#233; dans son article 2 : &#171; La Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier a pour mission de contribuer, en harmonie avec l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale des &#201;tats membres et gr&#226;ce &#224; l'&#233;tablissement d'un march&#233; commun dans les conditions d&#233;finies &#224; l'article 4, &#224; l'expansion &#233;conomique, au d&#233;veloppement de l'emploi et au rel&#232;vement du niveau de vie dans les &#201;tats membres. La Communaut&#233; doit r&#233;aliser l'&#233;tablissement progressif de conditions assurant par elles-m&#234;mes la r&#233;partition la plus rationnelle de la production au niveau de productivit&#233; le plus &#233;lev&#233;, tout en sauvegardant la continuit&#233; de l'emploi et en &#233;vitant de provoquer, dans les &#233;conomies des &#201;tats membres, des troubles fondamentaux et persistants &#187;. Cinquante cinq ans plus tard on trouvera dans le Projet d&#232;s l'article I l'ambition d'offrir &#171; un march&#233; int&#233;rieur o&#249; la concurrence est libre et non fauss&#233;e &#187;. Quel progr&#232;s accompli ! Les r&#233;dacteurs du Projet seraient sans doute effray&#233;s de lire, s'ils leur en avait pris l'envie, les sept missions (cf. annexe 1) que se fixait la CECA dans l'article 3 de son trait&#233; : quand il est question de march&#233;, c'est souvent pour indiquer comment le r&#233;guler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La question de la r&#233;gulation est, en effet, centrale dans la r&#233;daction du Projet et la cons&#233;cration qu'elle marque de celle qui est confi&#233;e au march&#233;, c'est &#224; dire par une centaine de transnationales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. les publications de la Conf&#233;rence des Nations Unies sur le commerce et le...&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Alors qu'une r&#233;gulation centrale et publique n'&#233;tait pas absente des premiers trait&#233;s europ&#233;ens, notamment ceux mentionn&#233;s ici et relatifs &#224; la CECA et la CEEA, le principe en dispara&#238;t totalement dans le Projet. Bien s&#251;r, pourrait-on nous faire observer, la Commission interviendra, comme aujourd'hui en permanence dans l'organisation de la vie &#233;conomique de l'Union. Mais c'est, pr&#233;cis&#233;ment, ce &#224; quoi il nous faut nous opposer. La Commission, dont la l&#233;gitimit&#233; est d'ordre administratif et non d'essence d&#233;mocratique, intervient, comme maintes fois d&#233;montr&#233;, en faveur essentiellement de la centaine d'entreprises qui vient d'&#234;tre &#233;voqu&#233;e. Une v&#233;ritable r&#233;gulation publique doit &#234;tre totalement claire et ob&#233;ir &#224; des principes et des processus d&#233;mocratiques : rien de tout cela n'est propos&#233; dans le Projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est, ensuite le Trait&#233; de Rome instituant le 25 mars 1957 la Communaut&#233; Europ&#233;enne dite CEE en m&#234;me temps que sera sign&#233;, &#224; Rome, &#224; la m&#234;me date, le trait&#233; instituant la Communaut&#233; europ&#233;enne de l'&#233;nergie atomique CEEA&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;qui, &#224; l'&#233;vidence, est un projet ressortissant d'une politique industrielle. D&#232;s 1957 parmi les vingt &#171; actions &#187; que se fixe la CEE, on remarque qu'il s'agit d'instaurer &#171; un r&#233;gime assurant que la concurrence n'est pas fauss&#233;e dans le march&#233; int&#233;rieur &#187;. La concurrence n'est donc pas affaire nouvelle, comme elle ne l'est d'ailleurs pas dans toute l'histoire du capitalisme. La novation du Projet en la mati&#232;re, par rapports aux trait&#233;s ant&#233;rieurs, en tous cas ceux de la CECA et la CEEA, est que toute volont&#233; de planification publique d&#233;mocratique, notamment en mati&#232;re industrielle, a disparu. On trouve m&#234;me (cf. annexes) dans les trait&#233;s de 1951 et 1957 des ambitions de politique sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La politique industrielle, en tant que telle, dispara&#238;t dans les trait&#233;s post&#233;rieurs &#224; ceux de la CECA et de la CEEA. On peut en trouver des &#233;l&#233;ments dans ce qui &#224; trait &#224; la recherche et, d'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, &#224; la politique &#233;conomique dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recherche, d&#233;veloppement technologique et espace&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'Acte Unique du 28 f&#233;vrier 1986 fait un ajout au Trait&#233; de Rome de 1957 d&#233;finissant ce que sera la politique de la CEE dans le domaine de la recherche et du d&#233;veloppement technologique (Titre II, chapitre II, section II, sous-section V, article 24).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le Projet aborde le m&#234;me th&#232;me, il est maintenant d&#233;nomm&#233; &#171; Recherche et espace &#187; (Partie III, titre III, chapitre III, section 9, articles III 248 &#224; III 255). On peut go&#251;ter, au passage, le luxe de &#171; pr&#233;cision &#187; auquel s'adonne ce projet de trait&#233; constitutionnel...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il convient d'abord rappeler que ces huit articles s'inscrivent, &#233;videmment, dans l'ensemble du Projet et des diff&#233;rentes sections dans lesquelles ils s'int&#232;grent. C'est ainsi que &#171; L'Union adopte les mesures destin&#233;es &#224; &#233;tablir ou assurer le fonctionnement du march&#233; int&#233;rieur, conform&#233;ment aux dispositions pertinentes de la Constitution &#187;, (III.130.1). On se souvient que les dispositions &#171; pertinentes &#187; ne font pas fi d'une des premi&#232;res dispositions du Projet &#171; L'Union offre &#224; ses citoyens un espace de libert&#233;, de s&#233;curit&#233; et de justice sans fronti&#232;res int&#233;rieures, et un march&#233; int&#233;rieur o&#249; la concurrence est libre et non fauss&#233;e &#187;, (I. I. I. 3. 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconnaissons que le Projet affirme fi&#232;rement que &#171; L'action de l'Union vise &#224; renforcer ses bases scientifiques et technologiques, par la r&#233;alisation d'un espace europ&#233;en de la recherche dans lequel les chercheurs, les connaissances scientifiques et les technologies circulent librement, &#224; favoriser le d&#233;veloppement de sa comp&#233;titivit&#233;, y compris celle de son industrie, ainsi qu'&#224; promouvoir les actions de recherche jug&#233;es n&#233;cessaires au titre d'autres chapitres de la Constitution &#187;, (III. 248. 1). A partir d'une telle d&#233;claration solennelle, on pourrait &#234;tre tent&#233; de penser qu'une planification va &#234;tre mise en place pour stimuler la &#171; recherche et le d&#233;veloppement technologique &#187;. Mais, on ne s'en &#233;tonnera pas, toute tentation est vite &#233;cart&#233;e, l'article suivant (III, 248, 2) pr&#233;cise notamment &#171; en visant tout particuli&#232;rement &#224; permettre [...] et aux entreprises d'exploiter les potentialit&#233;s du march&#233; int&#233;rieur &#224; la faveur, notamment, de l'ouverture des march&#233;s publics nationaux, de la d&#233;finition de normes communes et de l'&#233;limination des obstacles juridiques et fiscaux &#224; cette coop&#233;ration &#187;. Cet article, &#224; lui seul, m&#233;riterait un commentaire de texte qui illustrerait parfaitement la nature du Projet. On passera sur le terme, sans doute involontaire &#171; exploiter &#187; ! Mais on y trouve le march&#233; int&#233;rieur et ses &#171; potentialit&#233;s &#187; pour les entreprises, l'intrusion dans les march&#233;s publics nationaux, les normes qui sont &#224; la d&#233;mocratie ce que le diable est &#224; la vertu, et l'abolition de tous les &#171; obstacles &#187; qu'est, bien &#233;videmment, toute r&#233;glementation publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faut faire une mention sp&#233;ciale de la &#171; coop&#233;ration avec et entre le entreprises &#187;. C'est ce que la Banque Mondiale appelle les PPP, Partenariats Public Priv&#233;. La langue, comme l'affirmait d&#233;j&#224; il y a pr&#232;s de trente si&#232;cles le fabuliste Esope, est un outil complexe. Les n&#233;olib&#233;raux ont choisi l&#224; une expression qui laisse croire qu'ils apportent un concept nouveau. En r&#233;alit&#233;, il s'agit du vieux principe de financer sur des ressources publiques ce qui pourra profiter &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Dans un espace aussi &#171; riche &#187; que celui de l'Union et dans un domaine aussi sensible et prometteur que le &#171; d&#233;veloppement technologique &#187;, on comprend la tentation des propri&#233;taires du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On imagine parfaitement, malheureusement il ne s'agit pas de pure sp&#233;culation de l'esprit, ce que signifie le recule du public en faveur du priv&#233; en mati&#232;re de recherche : le choix des secteurs jug&#233;s rentables pour les transnationales et l'abandon de domaines r&#233;put&#233;s, eux, sans int&#233;r&#234;t. Dans cette affaire, une fois encore, les citoyens n'auront rien &#224; dire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faut souligner enfin la r&#233;f&#233;rence &#224; la comp&#233;titivit&#233;. A deux reprises, dans cet article -pourtant relativement court- le Projet pr&#233;cise qu'il faut favoriser la &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187; des entreprises ! Une fois encore, on se heurte ici &#224; la d&#233;marche n&#233;olib&#233;rale ; le but de l'&#233;conomie n'est pas de fournir les meilleurs moyens aux 450 millions de citoyens de l'Union pour vivre dans les conditions qu'ils auront d&#233;termin&#233;es, mais de permettre le meilleur r&#233;sultat possible du compte d'exploitation des entreprises. En ce domaine, on conna&#238;t les recettes, fi&#232;rement annonc&#233;es ou honteusement cach&#233;es : r&#233;duction des frais de main d'&#339;uvre, exploitation des ressources -naturelles et humaines- des pays du Sud, transfert &#224; la collectivit&#233; de charges priv&#233;es. Est-ce l&#224; le respect le respect de l'article I.1.1 du Projet qui pr&#233;tend s'appuyer sur &#171; la volont&#233; des citoyens et des &#201;tats d'Europe de b&#226;tir leur avenir commun &#187; ? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Politique &#233;conomique g&#233;n&#233;rale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Une politique industrielle renvoie, bien &#233;videmment, &#224; la politique &#233;conomique en g&#233;n&#233;ral. Aussi convient-il de se reporter au chapitre 2 du titre III de la partie III pour en savoir davantage. Il s'intitule &#171; politique &#233;conomique et mon&#233;taire &#187; et d&#233;crit, &#224; travers vingt-cinq articles, l'ambition du Projet en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier article de ce chapitre fixe d'embl&#233;e, s'il en &#233;tait encore besoin, tant la redondance en la mati&#232;re n'effraie pas les r&#233;dacteurs, le cadre de cette politique. &#171; Parall&#232;lement, dans les conditions et selon les proc&#233;dures pr&#233;vues par la Constitution, cette action comporte une monnaie unique, l'euro, ainsi que la d&#233;finition et la conduite d'une politique mon&#233;taire et d'une politique de change uniques dont l'objectif principal est de maintenir la stabilit&#233; des prix et, sans pr&#233;judice de cet objectif, de soutenir les politiques &#233;conomiques g&#233;n&#233;rales dans l'Union, conform&#233;ment au principe d'une &#233;conomie de march&#233; ouverte o&#249; la concurrence est libre &#187; (III. 177).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;dacteurs nous affirment ici, comme en maints endroits du Projet, leur &lt;i&gt;credo&lt;/i&gt; : seul le march&#233; peut satisfaire les besoins de l'humanit&#233; en g&#233;n&#233;ral et ceux des ressortissants de l'Union en particulier. Or, en mati&#232;re industrielle, on a une image caricaturale de ce que peut &#171; produire &#187; le march&#233;. Les atteintes &#224; l'homme et &#224; la nature sont la norme et non l'exception. C'est d'ailleurs parfaitement compr&#233;hensible puisqu'il s'agit d'obtenir le meilleur r&#233;sultat d'exploitation. Si un industriel prend, par exemple, des mesures de d&#233;pollution, bien &#233;videmment elles vont peser sur son prix de revient. Or on peut &#234;tre assur&#233; que, sans r&#233;glementation publique puisque &#171; la concurrence est libre &#187;, les &#171; externalit&#233;s n&#233;gatives &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;nuisances provoqu&#233;es par un particulier mises &#224; la charge de la collectivit&#233;&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; seront nombreuses. Les exemples des dommages industriels, locaux et g&#233;n&#233;raux, sont l&#233;gion et, souvent d'une gravit&#233; extr&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le march&#233; n'est pas suffisant il y faut une stabilit&#233; des prix ! A ce stade et pour atteindre ces objectifs les n&#233;olib&#233;raux acceptent de distordre le march&#233;, mais ne chipotons pas, c'est pour la bonne cause : il s'agit de respecter le triptyque &#233;dict&#233; par le consensus de Washington (stabilit&#233; des prix, lib&#233;ralisation, privatisation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi donc, ce tropisme sur la stabilit&#233; des prix, au point m&#234;me que c'est le seul objectif assign&#233; &#224; la Banque centrale europ&#233;enne ? Pour une raison simple, mais combien compr&#233;hensible : la stabilit&#233; des prix permet les meilleur taux de profits pour les entreprises, notamment par le poids dont elle p&#232;se sur les co&#251;ts, en tout premier lieu de main d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu les r&#233;dacteurs n'accepteront jamais de reconna&#238;tre que le fondement du Projet est la maximisation des profits, pourtant la d&#233;monstration nous en est administr&#233;e en maints endroits ; celui-ci en est un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Projet contient deux autres handicaps pour la mise en &#339;uvre d'une politique industrielle au service des citoyens : l'interdiction de financer des d&#233;penses publiques par cr&#233;ation mon&#233;taire et l'encadrement du d&#233;ficit budg&#233;taire. Les r&#233;dacteurs nous affirment, &#224; nouveau, leur foi aveugle dans les pr&#233;ceptes n&#233;olib&#233;raux. Pourtant la th&#233;orie et la pratique en ont maintes fois d&#233;montr&#233; l'inanit&#233;, sauf en ce qui concerne l'avantage que peuvent en retirer les propri&#233;taires du capital. Le Projet est tr&#232;s clair : &#171; Sont interdites toutes mesures et dispositions, ne reposant pas sur des consid&#233;rations d'ordre prudentiel, qui &#233;tablissent un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; des institutions, organes ou organismes de l'Union, des administrations centrales, des autorit&#233;s r&#233;gionales ou locales, des autres autorit&#233;s publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics des &#201;tats membres aux institutions financi&#232;res [entendez les march&#233;s financiers] &#187;, (III.182). &#171; Les &#201;tats membres &#233;vitent les d&#233;ficits publics excessifs &#187;, (III.184.1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute l'histoire &#233;conomique, montre pourtant que les plus forts taux de croissance -dont on nous vante tant cependant les vertus-, particuli&#232;rement dans le secteur industriel, ont toujours comport&#233; des financements publics importants, si ce n'est exclusifs. Ces financements, bien &#233;videmment, utilisent les outils budg&#233;taires et mon&#233;taires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est une autre caract&#233;ristique de ce chapitre 2 qui, pour n'&#234;tre pas une exception dans le Projet, et n'&#234;tre pas non plus une innovation dans la suite des trait&#233;s europ&#233;ens, n'en est pas moins significative de la volont&#233; des r&#233;dacteurs : le r&#244;le attribu&#233; &#224; la Commission. Il y est fait -dans ce seul chapitre- quarante-neuf fois r&#233;f&#233;rence ! Mais, rassurons nous, treize fois seulement le Parlement est &#233;voqu&#233;. S'agissant de la Repr&#233;sentation populaire, il s'agit de &#171; l'informer &#187; dans le premier cas la Commission peut, par exemple, &#171; adresser un avertissement &#224; l'Etat membre &#187;, ou &#171; surveille &#187;, &#171; examine &#187;, &#171; &#233;labore &#187;, &#171; estime &#187;, elle est aussi destinataire de &#171; rapports &#187; en tout genre etc., etc. Bien entendu la Commission a le pouvoir de &#171; proposition &#187; et de &#171; recommandation &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On imagine combien une telle omnipr&#233;sence d'un organe central, sans contr&#244;le parlementaire v&#233;ritable, peut &#234;tre avantageux pour les transnationales, notamment en mati&#232;re industrielle. On est d'ailleurs en droit de se demander comment pareil centralisme peut &#234;tre compatible avec le principe fondamental de &#171; la concurrence libre et non fauss&#233;e &#187;... S'il &#233;tait encore besoin de d&#233;montrer au profit de qui est instaur&#233; ce principe, on le trouverait ici, et de quelle mani&#232;re caricaturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Industrie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'industrie, en tant que telle est nomm&#233;e dans le Projet, toujours dans le m&#234;me titre III, le chapitre V intitul&#233; &#171; domaine o&#249; la commission peut d&#233;cider de mener une action d'appui, de coordination ou de compl&#233;ment &#187;. On y trouve, au milieu de sept sections allant de la &#171; sant&#233; publique &#187; &#224; la &#171; coop&#233;ration administrative &#187;, la section II et son article III, 279 &#171; industrie &#187;. On peut, notamment y lire &#171; la pr&#233;sente section ne constitue pas une base pour l'introduction, par l'Union, de quelque mesure que ce soit pouvant entra&#238;ner des distorsions de concurrence ou comportant des dispositions fiscales ou relatives aux droits et int&#233;r&#234;ts des travailleurs salari&#233;s &#187; (III, 279, 3, dernier alin&#233;a). On trouve confirm&#233; ici, en mati&#232;re sp&#233;cifique d'industrie, tout ce qui a &#233;t&#233; mentionn&#233; plus haut quant &#224; la philosophie g&#233;n&#233;rale du Projet con&#231;ue, au travers du pr&#233;texte de la &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187;, pour servir les transnationales.&lt;br /&gt;
Il faut citer &#224; cet &#233;gard l'exemple embl&#233;matique du projet Ariane. S'il un domaine o&#249; le secteur public a jou&#233; le r&#244;le -comme c'est bien indispensable dans notre esprit- d'initiateur et de d&#233;veloppeur, c'est bien celui de l'espace. Qu'en est-il en 2005 ? C'est le groupe EADS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;European aeronotic defense and space&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui contr&#244;le, presque totalement (la pr&#233;sence de l'&#233;tablissement public, CNES, ne change malheureusement rien, mais au contraire apporte sa caution publique). D'ailleurs le Groupe Lagard&#232;re, puisque c'est lui le propri&#233;taire de EADS, pr&#233;sente cette soci&#233;t&#233;, au milieu de beaucoup d'autres dans les secteurs de la presse, du livre, des services ou de l'audiovisuel, comme &#171; devenu en &#224; peine trois ans la r&#233;f&#233;rence dans tous les domaines de l'a&#233;rospatiale. Avec l'A380 qui d&#233;finit une nouvelle norme plan&#233;taire, EADS est le principal innovateur sur le march&#233; de l'aviation commerciale, o&#249; il occupe la premi&#232;re place mondiale. Leader europ&#233;en de l'A&#233;ronautique et de la D&#233;fense, le Groupe emploie plus de 100 000 salari&#233;s r&#233;partis sur plus de 70 sites de production. H&#233;ritier de 30 ann&#233;es de partenariats entre ses membres fondateurs, EADS est d&#233;sormais consid&#233;r&#233; comme l'exemple de r&#233;ussite d'une entreprise multinationale &#187;. &lt;br /&gt;
Au del&#224; du cynisme tranquille d'une telle d&#233;claration, on y trouve une excellente d&#233;monstration de ce que le Projet veut inscrire dans un texte solennel. Une telle arrogance est, en soi, int&#233;ressante dans la mesure o&#249; elle administre une belle d&#233;monstration du processus global dans lequel se coule avec d&#233;lice ce projet constitutionnel. La d&#233;monstration est, en effet &#171; int&#233;ressante &#187; dans la mesure elle ne vient pas de quelques &#171; archa&#239;ques incomp&#233;tents &#187; mais du c&#339;ur m&#234;me du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* *&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; On se demande bien o&#249; les partisans du oui au r&#233;f&#233;rendum &#224; venir, au pr&#233;texte que le Projet comporterait des avanc&#233;es par rapport aux trait&#233;s ant&#233;rieurs, peuvent-ils bien les trouver. D'ailleurs quand on le leur demande, ils sont bien en peine de fournir une r&#233;ponse fond&#233;e. C'est bien pourquoi il faut voter non pour imposer la n&#233;gociation d'un nouveau texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Annexe 1 : Titre premier, article 3, CECA, 18 avril 1951&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article 3&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Les institutions de la Communaut&#233; doivent, dans le cadre de leurs attributions respectives et dans l'int&#233;r&#234;t commun : &lt;br /&gt;
a) veiller &#224; l'approvisionnement r&#233;gulier du march&#233; commun en tenant compte des besoins des pays tiers ;&lt;br /&gt;
b) assurer &#224; tous les utilisateurs du march&#233; commun plac&#233;s dans des conditions comparables un &#233;gal acc&#232;s aux sources de production ;&lt;br /&gt;
c) veiller &#224; l'&#233;tablissement des prix les plus bas dans des conditions telles qu'ils n'entra&#238;nent aucun rel&#232;vement corr&#233;latif des prix pratiqu&#233;s par les m&#234;mes entreprises dans d'autres transactions ni de l'ensemble des prix dans une autre p&#233;riode, tout en permettant les amortissements n&#233;cessaires et en m&#233;nageant aux capitaux engag&#233;s des possibilit&#233;s normales de r&#233;mun&#233;ration ;&lt;br /&gt;
d) veiller au maintien de conditions incitant les entreprises &#224; d&#233;velopper et &#224; am&#233;liorer leur potentiel de production et &#224; promouvoir une politique d'exploitation rationnelle des ressources naturelles &#233;vitant leur &#233;puisement inconsid&#233;r&#233; ;&lt;br /&gt;
e) promouvoir l'am&#233;lioration des conditions de vie et de travail de la main-d'oeuvre, permettant leur &#233;galisation dans le progr&#232;s, dans chacune des industries dont elle a la charge ;&lt;br /&gt;
f) promouvoir le d&#233;veloppement des &#233;changes internationaux et veiller au respect de limites &#233;quitables dans les prix pratiqu&#233;s sur les march&#233;s ext&#233;rieurs ;&lt;br /&gt;
g) promouvoir l'expansion r&#233;guli&#232;re et la modernisation de la production ainsi que l'am&#233;lioration de la qualit&#233;, dans des conditions qui &#233;cartent toute protection contre les industries concurrentes que ne justifierait pas une action ill&#233;gitime men&#233;e par elles ou en leur faveur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Annexe 1 : Premi&#232;re partie, article 3 du Trait&#233; de Rome (25 mars 1957)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux fins &#233;nonc&#233;es &#224; l'article 2, l'action de la Communaut&#233; comporte, dans les conditions et selon les rythmes pr&#233;vus par le pr&#233;sent trait&#233; : &lt;br /&gt;
l'&#233;limination, entre les &#201;tats membres, des droits de douane et des restrictions quantitatives &#224; l'entr&#233;e et &#224; la sortie des marchandises, ainsi que de toutes autres mesures d'effet &#233;quivalent, &lt;br /&gt;
une politique commerciale commune, &lt;br /&gt;
un march&#233; int&#233;rieur caract&#233;ris&#233; par l'abolition, entre les &#201;tats membres, des obstacles &#224; la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux, &lt;br /&gt;
des mesures relatives &#224; l'entr&#233;e et &#224; la circulation des personnes dans le march&#233; int&#233;rieur conform&#233;ment &#224; l'article 100 C, &lt;br /&gt;
une politique commune dans les domaines de l'agriculture et de la p&#234;che, &lt;br /&gt;
une politique commune dans le domaine des transports, &lt;br /&gt;
un r&#233;gime assurant que la concurrence n'est pas fauss&#233;e dans le march&#233; int&#233;rieur, &lt;br /&gt;
le rapprochement des l&#233;gislations nationales dans la mesure n&#233;cessaire au fonctionnement du march&#233; commun, &lt;br /&gt;
une politique dans le domaine social comprenant un Fonds social europ&#233;en, &lt;br /&gt;
le renforcement de la coh&#233;sion &#233;conomique et sociale, &lt;br /&gt;
une politique dans le domaine de l'environnement, &lt;br /&gt;
le renforcement de la comp&#233;titivit&#233; de l'industrie de la Communaut&#233;, &lt;br /&gt;
la promotion de la recherche et du d&#233;veloppement technologique, &lt;br /&gt;
l'encouragement &#224; l'&#233;tablissement et au d&#233;veloppement de r&#233;seaux transeurop&#233;ens, &lt;br /&gt;
une contribution &#224; la r&#233;alisation d'un niveau &#233;lev&#233; de protection de la sant&#233;, &lt;br /&gt;
une contribution &#224; une &#233;ducation et &#224; une formation de qualit&#233; ainsi qu'&#224; l'&#233;panouissement des cultures des &#201;tats membres, &lt;br /&gt;
une politique dans le domaine de la coop&#233;ration au d&#233;veloppement, &lt;br /&gt;
l'association des pays et territoires d'outre-mer, en vue d'accro&#238;tre les &#233;changes et de poursuivre en commun l'effort de d&#233;veloppement &#233;conomique et social, &lt;br /&gt;
une contribution au renforcement de la protection des consommateurs, &lt;br /&gt;
des mesures dans les domaines de l'&#233;nergie, de la protection civile et du tourisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Annexe 2 : Trait&#233; de l'Union europ&#233;enne (Ma&#235;stricht, 7 f&#233;vrier 1992) article B du titre I&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L'Union se donne pour objectifs : &lt;br /&gt;
de promouvoir un progr&#232;s &#233;conomique et social &#233;quilibr&#233; et durable, notamment par la cr&#233;ation d'un espace sans fronti&#232;res int&#233;rieures, par le renforcement de la coh&#233;sion &#233;conomique et sociale et par l'&#233;tablissement d'une Union &#233;conomique et mon&#233;taire comportant, &#224; terme, une monnaie unique, conform&#233;ment aux dispositions du pr&#233;sent trait&#233; ; &lt;br /&gt;
d'affirmer son identit&#233; sur la sc&#232;ne internationale, notamment par la mise en oeuvre d'une politique &#233;trang&#232;re et de s&#233;curit&#233; commune, y compris la d&#233;finition &#224; terme d'une politique de d&#233;fense commune, qui pourrait conduire, le moment venu, &#224; une d&#233;fense commune ; &lt;br /&gt;
de renforcer la protection des droits et des int&#233;r&#234;ts des ressortissants de ses &#201;tats membres par l'instauration d'une citoyennet&#233; de l'Union ; &lt;br /&gt;
de d&#233;velopper une coop&#233;ration &#233;troite dans le domaine de la justice et des affaires int&#233;rieures ; &lt;br /&gt;
de maintenir int&#233;gralement l'acquis communautaire et de le d&#233;velopper afin d'examiner, conform&#233;ment &#224; la proc&#233;dure vis&#233;e &#224; l'article N, paragraphe 2, dans quelle mesure les politiques et formes de coop&#233;ration instaur&#233;es par le pr&#233;sent trait&#233; devraient &#234;tre r&#233;vis&#233;es en vue d'assurer l'efficacit&#233; des m&#233;canismes et institutions communautaires. &lt;br /&gt;
Les objectifs de l'Union sont atteints conform&#233;ment aux dispositions du pr&#233;sent trait&#233;, dans les conditions et selon les rythmes qui y sont pr&#233;vus, dans le respect du principe de subsidiarit&#233; tel qu'il est d&#233;fini &#224; l'article 3 B du trait&#233; instituant la Communaut&#233; europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. les publications de la Conf&#233;rence des Nations Unies sur le commerce et le d&#233;veloppement (CNUCED)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;nuisances provoqu&#233;es par un particulier mises &#224; la charge de la collectivit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;European aeronotic defense and space&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://92.site.attac.org/IMG/rtf/A24_Industrie_Jacques_Cossart.rtf" length="103084" type="application/rtf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Article Weber Henri : Deux directives de la Commission Barroso rognent les droits et la protection des salari&#233;s de l'UE</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article631</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article631</guid>
		<dc:date>2005-03-02T15:51:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Autres groupes</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;gression sociale &#224; Bruxelles &lt;br class='autobr' /&gt; Deux directives de la Commission Barroso rognent les droits et la protection des salari&#233;s de l'UE. &lt;br class='autobr' /&gt;
Article paru dans Lib&#233;ration, vendredi 25 f&#233;vrier 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
La Commission Barroso travaille-t-elle sournoisement &#224; la d&#233;faite du oui aux r&#233;f&#233;rendums sur la Constitution europ&#233;enne pr&#233;vus dans dix pays de l'Union cette ann&#233;e ? Sans &#234;tre un adepte attard&#233; de la th&#232;se des duettistes Bon et Burnier, magistralement expos&#233;e dans leur imp&#233;rissable ouvrage Que le...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Autres groupes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;gression sociale &#224; Bruxelles&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux directives de la Commission Barroso rognent les droits et la protection des salari&#233;s de l'UE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Article paru dans Lib&#233;ration, vendredi 25 f&#233;vrier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission Barroso travaille-t-elle sournoisement &#224; la d&#233;faite du oui aux r&#233;f&#233;rendums sur la Constitution europ&#233;enne pr&#233;vus dans dix pays de l'Union cette ann&#233;e ? Sans &#234;tre un adepte attard&#233; de la th&#232;se des duettistes Bon et Burnier, magistralement expos&#233;e dans leur imp&#233;rissable ouvrage &lt;i&gt;Que le meilleur perde,&lt;/i&gt; on peut l&#233;gitimement se poser la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission de Bruxelles ne cesse en effet de jeter des fagots dans le feu qui chauffe la marmite sociale en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la directive sur les services, c&#233;l&#232;bre d&#233;sormais sous le nom de &#171; directive Bolkestein &#187;, voici la directive sur le temps de travail, et bient&#244;t celle sur la lib&#233;ralisation des services portuaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La directive services inventait le principe du pays d'origine (PPO), selon lequel ce sont les lois sociales du pays o&#249; une entreprise de service est &#233;tablie qui s'appliquent &#224; ses salari&#233;s, et non celles du pays o&#249; ces salari&#233;s exercent leurs talents. Ainsi les infirmi&#232;res d'une entreprise - disons poldave pour ne froisser personne -, qui dispenseraient leurs soins en France, se verraient appliquer les lois sociales et le droit du travail poldave, et non fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES) a d&#233;nonc&#233; le dumping social, environnemental et r&#233;glementaire qu'une telle d&#233;cision entra&#238;nerait. Plus besoin de d&#233;localiser les entreprises dans les pays o&#249; les lois sociales sont lacunaires et le droit du travail balbutiant pour b&#233;n&#233;ficier d'une main-d'oeuvre bon march&#233;. Il suffirait de faire venir leurs salari&#233;s, ou mieux, d'y domicilier les si&#232;ges sociaux. Rebaptis&#233;e &#171; directive Frankenstein &#187;, la directive services a soulev&#233; un tel toll&#233; en Europe que la commission Barroso a d&#251; remettre l'ouvrage sur le m&#233;tier, sans toutefois renoncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La directive sur le temps de travail r&#233;vise &#224; la baisse une directive de 1993, qui fixait des r&#232;gles communes minimales en mati&#232;re de dur&#233;e du travail en Europe afin de prot&#233;ger la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; des travailleurs. La dur&#233;e maximale du travail &#233;tait limit&#233;e &#224; quarante-huit heures (heures suppl&#233;mentaires comprises) ; les cong&#233;s pay&#233;s &#233;taient fix&#233;s &#224; quatre semaines minimum par an ; le travail de nuit ne devait pas exc&#233;der huit heures cons&#233;cutives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pression du gouvernement britannique, la pratique de l'&lt;i&gt;opting out&lt;/i&gt; (en fran&#231;ais, &#171; renonciation individuelle &#187;), qui autorise l'employeur &#224; d&#233;passer la dur&#233;e de quarante-huit heures hebdomadaire de travail si le salari&#233; y consent, &#233;tait reconnue. Mais, &#224; l'exception de la Grande-Bretagne, elle &#233;tait peu pratiqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle directive sur le temps de travail, qui sera soumise au vote du Parlement de Strasbourg en mars, comporte une s&#233;rie de r&#233;gressions qui tendent toutes &#224; surflexibiliser le march&#233; du travail. La dur&#233;e du travail reste &#224; quarante-huit heures, mais le temps de r&#233;f&#233;rence dans lequel elle doit s'appliquer est port&#233; de quatre mois &#224; un an, ce qui &lt;i&gt;&#171; donne aux employeurs le droit d'organiser unilat&#233;ralement le temps de travail de leurs salari&#233;s sur une p&#233;riode de douze mois &#187;,&lt;/i&gt; selon John Monks, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CES, et cela sans m&#233;canismes compensatoires ni garanties par voie de n&#233;gociations collectives. L'&lt;i&gt;opting out&lt;/i&gt; individuel est consacr&#233;, ce qui permet d'allonger sans aucune limite la dur&#233;e du temps de travail, le seul contrepoids &#233;tant l'obligation floue de &lt;i&gt;&#171; respecter les principes g&#233;n&#233;raux de la s&#233;curit&#233; et de la sant&#233; des travailleurs &#187;&lt;/i&gt;. Une d&#233;finition tr&#232;s restrictive du temps de travail est adopt&#233;e, excluant par exemple les temps de garde pour les personnels soignants. Des d&#233;rogations &#224; la norme des quarante-huit heures hebdomadaires sont pr&#233;vues pour les cadres et la main-d'oeuvre familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La directive sur les services portuaires, dite Loyola de Palacio, qui sera vot&#233;e au Parlement en septembre, applique la philosophie du pays d'origine aux salari&#233;s des ports. Sous le nom rassurant de &#171; clause d'auto-assistance &#187;, elle autorise les armateurs &#224; recourir aux services des entreprises de dockers de leur choix, voire, s'ils le souhaitent, &#224; cr&#233;er leur propre entreprise de chargement du fret. Il s'agit, l&#224; encore, de permettre &lt;i&gt;&#171; la concurrence libre et non fauss&#233;e &#187;&lt;/i&gt; dans le secteur des services. Le risque est grand de voir la pratique du pavillon de complaisance, en vigueur dans la marine marchande, &#233;tendue au travail des dockers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire bonne mesure, la commissaire europ&#233;enne &#224; la Concurrence, la tr&#232;s lib&#233;rale Neelie Kroes, propose que les aides dont b&#233;n&#233;ficient plusieurs r&#233;gions fran&#231;aises en difficult&#233; ou en reconversion soient r&#233;serv&#233;es d&#233;sormais aux dix nouveaux membres de l'Union ; tandis que sa coll&#232;gue Danuta Hubner, commissaire polonaise &#224; la Politique r&#233;gionale, pr&#233;conise la d&#233;localisation des entreprises vers ces Etats, afin de leur &#233;viter la tentation de s'expatrier en Chine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait esp&#233;rer que l'Union europ&#233;enne nous prot&#232;ge du retour de balancier que l'on constate depuis dix ans, en mati&#232;re de dur&#233;e du travail, dans les pays capitalistes avanc&#233;s o&#249; le temps de travail est peu r&#233;glement&#233;. Selon le Bureau international du travail (BIT), le nombre de personnes travaillant plus de cinquante heures par semaine a augment&#233;, entre 1990 et 2000, de 15 &#224; 20 % aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Z&#233;lande. L'id&#233;al de civilisation voulue par les Europ&#233;ens impliquait, au contraire, jusqu'&#224; pr&#233;sent, que les progr&#232;s techniques et &#233;conomiques se traduisent aussi, en partie, par l'extension du temps libre, celui que l'on consacre aux occupations de son choix : activit&#233;s sportives, culturelles, ludiques, familiales, amicales, amoureuses, citoyennes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience fran&#231;aise de 1997-2002, comme celle des pays scandinaves, a montr&#233; que cet id&#233;al n'&#233;tait pas anti&#233;conomique, bien au contraire. Le temps libre n'est pas un temps vide, mais un temps riche, favorable &#224; l'essor de nombreux secteurs &#233;conomiques. On ne r&#233;p&#233;tera jamais assez qu'en nombre d'heures ouvr&#233;es, on n'a jamais autant travaill&#233; en France qu'entre 1999 et 2001, au plus fort de l'application de la loi sur les 35 heures. 500 000 emplois suppl&#233;mentaires annuels ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s pendant quatre ann&#233;es cons&#233;cutives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Domin&#233;e par les conservateurs lib&#233;raux, la Commission de Bruxelles embo&#238;te le pas aux pays anglo-saxons et met &#224; mal l'id&#233;al europ&#233;en d'une soci&#233;t&#233; du bien-vivre. Son recul - tactique et provisoire - sur la directive des services montre qu'une opposition des syndicats et de la gauche peut produire des effets. Une mobilisation europ&#233;enne de grande envergure est n&#233;cessaire pour obtenir le retrait des directives Bolkestein et Palacio, l'abrogation de l'&lt;i&gt;opting out&lt;/i&gt;, la prise en compte de la s&#233;curit&#233; et de la sant&#233; des salari&#233;s dans l'organisation du temps de travail, le maintien des aides pour les r&#233;gions d'Europe de l'Ouest en reconversion &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Henri Weber d&#233;put&#233; europ&#233;en (PS)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://92.site.attac.org/IMG/rtf/B9_H._Weber_Regression_sociale_a_Bruxelles.rtf" length="12153" type="application/rtf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argumentaire Harribey : Le trait&#233; constitutionnel, le temps de travail et la conception du progr&#232;s</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article604</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article604</guid>
		<dc:date>2005-02-25T10:29:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Marie Harribey</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le trait&#233; constitutionnel, le temps de travail et la conception du progr&#232;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Marie Harribey &lt;br class='autobr' /&gt;
23 f&#233;vrier 2005 &lt;br class='autobr' /&gt; Bien qu'il affirme le contraire, le projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en fait dispara&#238;tre dans les faits les droits sociaux puisqu'il les soumet &#224; la &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187;. Pour qu'il n'y ait pas de malentendus, des directives de la Commission europ&#233;enne mettent en place l'arsenal r&#233;glementaire pour permettre aux employeurs d'allonger le temps de travail...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le trait&#233; constitutionnel, le temps de travail et la conception du progr&#232;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jean-Marie Harribey&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 f&#233;vrier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bien qu'il affirme le contraire, le projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en fait dispara&#238;tre dans les faits les droits sociaux puisqu'il les soumet &#224; la &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187;. Pour qu'il n'y ait pas de malentendus, des directives de la Commission europ&#233;enne mettent en place l'arsenal r&#233;glementaire pour permettre aux employeurs d'allonger le temps de travail des salari&#233;s. Elles donnent corps &#224; la strat&#233;gie de Lisbonne d&#233;cid&#233;e les 23 et 24 mars 2000, fond&#233;e sur des crit&#232;res de comp&#233;titivit&#233;, r&#233;affirm&#233;e le 2 f&#233;vrier 2005 pour &#171; accro&#238;tre la capacit&#233; d'adaptation des travailleurs et des entreprises et la flexibilit&#233; des march&#233;s du travail &#187;. A contrario, la r&#233;duction du temps de travail reste un enjeu essentiel pour la lutte contre le ch&#244;mage, le partage des richesses produites, la qualit&#233; de la vie et reconstruire le sens du progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. La directive des travaux forc&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette premi&#232;re partie (sauf les encadr&#233;s) reprend une chronique &#233;crite pour...&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur le trait&#233; constitutionnel europ&#233;en se d&#233;roule parall&#232;lement &#224; celui sur certaines directives adopt&#233;es ou projet&#233;es par la Commission europ&#233;enne qui, s'il en &#233;tait besoin, &#233;clairent cr&#251;ment le sens &#224; peine cach&#233; du dit trait&#233;. Ainsi, la directive Bolkestein a invent&#233; le principe du pays d'origine permettant &#224; un prestataire de services de s'&#233;tablir dans un pays avec une l&#233;gislation sociale faible, puis d'aller faire travailler ses salari&#233;s sous le r&#233;gime de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout. La Commission envisage de modifier la directive concernant le temps de travail. Celle en vigueur date de 1993 (93/104/CE), compl&#233;t&#233;e en 2003 (2003/88/CE). Elle fixe la dur&#233;e hebdomadaire maximale de travail &#224; 48 heures, y compris les heures suppl&#233;mentaires (art. 6). Elle &#171; ne porte pas atteinte &#224; la facult&#233; des Etats membres &#187; d'accorder des dispositions plus favorables &#224; la s&#233;curit&#233; et &#224; la sant&#233; des travailleurs (art. 15). Et elle fixe la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence pour le calcul de la dur&#233;e moyenne de travail hebdomadaire &#224; un maximum de quatre mois (art. 16). Cependant, il est permis de d&#233;roger &#224; ce maximum de 48 heures si l'employeur obtient l'accord du travailleur (art. 22). Cette possibilit&#233; de d&#233;rogation connue sous le nom de opt-out a servi de banc d'essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la Commission (2004/0209 COD) propose de r&#233;viser cette directive de fond en comble&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://europa.eu.int/comm/employmen...&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . D'abord, la dur&#233;e hebdomadaire maximale serait port&#233;e &#224; 65 heures, une fois obtenu l'accord &#233;crit du travailleur, sauf convention collective diff&#233;rente, sans que l'on ne sache si la possibilit&#233; d'aller encore au-del&#224; est interdite ou non (art. 22 modifi&#233;). Ensuite, la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence resterait fix&#233;e &#224; quatre mois, mais chaque Etat pourrait la porter &#224; douze (art. 16 modifi&#233;). Enfin, le projet de directive introduit deux notions nouvelles pour red&#233;finir compl&#232;tement le temps de travail (art. 2 modifi&#233;). La premi&#232;re est celle du temps de garde : &#171; p&#233;riode pendant laquelle le travailleur a l'obligation d'&#234;tre disponible sur son lieu de travail afin d'intervenir, &#224; la demande de son employeur, pour exercer son activit&#233; ou ses fonctions &#187;. La seconde est celle de p&#233;riode inactive du temps de garde : &#171; p&#233;riode pendant laquelle le travailleur est de garde, mais n'est pas appel&#233; par son employeur &#224; exercer son activit&#233; ou ses fonctions &#187;. La p&#233;riode inactive du temps de garde ne sera alors pas consid&#233;r&#233;e comme du temps de travail (art. 2 bis modifi&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;table border=2 width=90%&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;L'&#233;largissement de l'opt out&lt;br&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;	Dans la directive de 2003 (2003/88/CE) modifiant celle de 1993 (93/104/CE), une clause &#233;tablie &#224; la demande des Britanniques permettait &#224; un employeur de faire travailler un salari&#233; plus de 48 heures au cours d'une p&#233;riode 7 jours si cinq conditions &#233;taient remplies (art. 22-1) : 1) l'accord du travailleur ; 2) le travailleur ne subit aucun pr&#233;judice s'il refuse ; 3) l'inscription sur un registre ; 4) le registre est mis &#224; disposition des autorit&#233;s comp&#233;tentes ; 5) l'employeur donne aux autorit&#233;s comp&#233;tentes les informations sur les accords donn&#233;s par les travailleurs.&lt;br&gt; Lorsque l'Europe est pass&#233;e de quinze &#224; vingt-cinq membres, le probl&#232;me s'est pos&#233; de rendre compatibles les dur&#233;es maximales de travail. Or, au m&#234;me moment, la Cour europ&#233;enne de justice a rendu le 9 septembre 2004 un arr&#234;t concernant le cas du Docteur Jaeger oppos&#233; &#224; la ville de Kiel en Allemagne qui refusait de prendre en compte son temps d'astreinte &#224; l'h&#244;pital comme du temps de travail (&lt;a href=&#034;http://www.snphar.com/A_la_une/phar28/legislation-28.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.snphar.com/A_la_une/phar...&lt;/a&gt;). La Cour europ&#233;enne avait donn&#233; raison au m&#233;decin. De ce fait, la Commission europ&#233;enne a propos&#233; le 22 septembre 2004 (2004/0209 COD) de s&#233;parer les divers types de pr&#233;sence sur le lieu de travail.&lt;br&gt; Cette proposition de la Commission r&#233;sonne comme en &#233;cho &#224; la loi Borloo r&#233;cemment adopt&#233;e en France o&#249; le temps de trajet du si&#232;ge de l'entreprise jusqu'au chantier n'est pas compt&#233; comme temps de travail. On y retrouve &#233;galement le mythe raffarinesque de &#171; la libert&#233; de choix &#187; par le salari&#233; du nombre d'heures de travail qu'il effectuera pour le compte de son employeur auquel il est juridiquement subordonn&#233;.
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le texte du projet de directive est d&#233;pourvu de toute ambigu&#239;t&#233; : le cap est mis sur le p&#244;le lib&#233;ral. Mais il est int&#233;ressant de lire l'expos&#233; des motifs. Apr&#232;s un la&#239;us qui ne mange pas de pain sur le &#171; niveau &#233;lev&#233; de protection de la sant&#233; et de la s&#233;curit&#233; des travailleurs &#187;, la Commission indique qu'il faut &#171; donner aux entreprises et aux Etats membres une plus grande flexibilit&#233; dans la gestion du temps de travail &#187;. Beno&#238;tement, elle fait &#233;tat que &#171; sur le contenu d'une telle proposition, les avis sont partag&#233;s &#187;, mais donne raison aux repr&#233;sentants patronaux (UNICE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Union des industries de la Communaut&#233; europ&#233;enne ; le sous-titre de...&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ) face aux syndicats (Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats - CES) tant sur la dur&#233;e, sur la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence que sur la d&#233;finition du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;table border=2 width=90%&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;&#171; Ah, qu'en termes galants ces choses-l&#224; sont dites... &#187;&lt;br&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt; Pour pr&#233;senter son projet de directive sur le temps de travail, la Commission europ&#233;enne &#233;crit dans son dossier de presse : &#171; La Commission a adopt&#233; aujourd'hui une proposition visant &#224; actualiser certains aspects essentiels de la directive sur le temps de travail. Il s'agit d'un ensemble &#233;quilibr&#233; de mesures interd&#233;pendantes, qui pr&#233;serve l'objectif premier de la directive - la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; des travailleurs - tout en r&#233;pondant aux besoins d'une &#233;conomie europ&#233;enne moderne. &#187; (&lt;a href=&#034;http://europa.eu.int/comm/employment_social/news/2004/sep/working_time_prop_fr.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://europa.eu.int/comm/employmen...&lt;/a&gt;).&lt;br&gt; Chacun comprend que la sant&#233; et la s&#233;curit&#233; des travailleurs sont mieux pr&#233;serv&#233;es &#224; 65 heures de travail hebdomadaire, sans compter les temps de &#171; garde inactive &#187;, qu'&#224; 48 et a fortiori qu'&#224; 35...
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Si de telles dispositions &#233;taient arr&#234;t&#233;es, comment ne pas voir qu'elles sont parfaitement dans la logique du trait&#233; constitutionnel ? Celui-ci ne con&#231;oit des droits sociaux qu' &#171; en tenant compte de la n&#233;cessit&#233; de maintenir la comp&#233;titivit&#233; de l'Union &#187; (art. III-209). La main d'&#339;uvre doit &#171; s'adapter &#187; &#224; l'&#233;conomie (art. III-203). Le plein emploi est subordonn&#233; au respect de l'orthodoxie mon&#233;taire et budg&#233;taire (art. III-179). Toute harmonisation sociale, sous-entendu par le haut, est exclue (art. III-210). Le droit du travail, notion absente du trait&#233;, laisse la place au &#171; droit de travailler &#187; et &#224; la &#171; libert&#233; de chercher un emploi &#187; (art. II-75). Et, pour couronner le tout, le droit de gr&#232;ve est reconnu aux salari&#233;s (on ne peut faire moins) et... aux employeurs (art. II-88). La libert&#233; des capitaux et des marchandises est mise sur le m&#234;me plan que celle des personnes (art. I-4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement le trait&#233; ent&#233;rine les politiques lib&#233;rales men&#233;es depuis cinquante ans et, tout particuli&#232;rement, celles qui font de l'Europe une pi&#232;ce-ma&#238;tresse de la mondialisation capitaliste, non seulement il entend les p&#233;renniser en leur donnant une l&#233;gitimit&#233; que leur conf&#232;rerait l'autorit&#233; d'une Constitution, mais il est accompagn&#233; de directives qui organisent la d&#233;sagr&#233;gation progressive du droit du travail partout o&#249; celui-ci existe et son interdiction partout o&#249; il n'existe pas. Le patronat europ&#233;en a d&#233;j&#224; pris les devants pour rallonger le temps de travail pendant que les profits font des bonds extravagants. Et il est donc logique que, pour que cela dure, il faille organiser les travaux forc&#233;s (&#224; perp&#233;tuit&#233;, puisque l'&#226;ge de la retraite est partout repouss&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. L'enjeu du temps de travail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette deuxi&#232;me partie est la synth&#232;se de plusieurs contributions r&#233;centes,...&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ton avait &#233;t&#233; donn&#233; en 2002 et 2003. Le gouvernement fran&#231;ais avait suspendu l'application de la loi des 35 heures aux entreprises de moins de vingt salari&#233;s : ainsi, 8 millions de travailleurs n'ont pas connu pas cette r&#233;duction du temps de travail. Puis, par le biais de la loi Fillon du 17 janvier 2003, il avait accord&#233; une augmentation du contingent annuel d'heures suppl&#233;mentaires autoris&#233;es, passant de 130 &#224; 180 heures, sans oublier le jour f&#233;ri&#233; supprim&#233;. Et le peu qui restait de la loi des 35 heures vient d'&#234;tre supprim&#233; (janvier 2005) en portant le contingent d'heures suppl&#233;mentaires &#224; 220 heures, en donnant la possibilit&#233; aux salari&#233;s de convertir du temps en argent et en prolongeant la disposition pour les PME de ne payer les heures suppl&#233;mentaires que 10% en plus au lieu de 25%.&lt;/p&gt;
&lt;table border=2 width=90%&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Le bilan des 35 heures&lt;br&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
Le passage aux 35 heures repr&#233;sentait une RTT de 10% et donc un potentiel de 1,8 millions d'emplois nouveaux par rapport &#224; environ 18 millions de salari&#233;s. Si 8 millions d'entre eux dans les entreprises de moins de vingt salari&#233;s sont exclus de la mesure, cela supprime 800 000 emplois potentiels. Il ne reste plus qu'un million d'emplois potentiels. Comme le seconde loi Aubry a enlev&#233; l'obligation contenue dans la premi&#232;re de cr&#233;er au moins 6% d'emplois pour pouvoir b&#233;n&#233;ficier des aides de l'Etat, et qu'en trois ans les entreprises ont &#224; peu pr&#232;s gagn&#233; 6% de productivit&#233; du travail, les entreprises qui sont pass&#233;es aux 35 heures ont ainsi &#233;vit&#233; 6% de 10 millions = 600 000 embauches. Total : les 35 heures n'ont permis que de cr&#233;er environ 1 000 000 - 600 000 = 400 000 emplois. C'est loin d'&#234;tre indigne, mais le compte esp&#233;r&#233; n'y est pas, d'autant que l'application de la loi fut l'occasion pour les entreprises de flexibiliser davantage l'organisation du travail et de r&#233;cup&#233;rer ainsi sous forme de productivit&#233; accrue le temps conc&#233;d&#233;.
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;En Allemagne, le patronat avait d&#233;clar&#233; fin 2003 que la dur&#233;e normale de travail devait &#234;tre de 43 &#224; 45 heures, voire 48 heures par semaine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 18 d&#233;cembre 2003.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Il a mis sa menace &#224; ex&#233;cution : les entreprises Siemens et Daimler-Chrysler ont impos&#233; au syndicat IG-Metall une augmentation du temps de travail, et Continental, Thomas Cook et la Deutsche Bahn se sont engag&#233;es dans la m&#234;me voie. Siemens rallonge la dur&#233;e du travail hebdomadaire &#224; 40 heures pay&#233;es 35 en promettant de ne pas d&#233;localiser deux mille emplois en Hongrie. Daimler-Chrysler augmente le dur&#233;e journali&#232;re de 40 minutes et Opel la dur&#233;e hebdomadaire de 35 &#224; 40 heures pour le m&#234;me salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La br&#232;che ouverte en Allemagne a &#233;t&#233; &#233;largie en Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Su&#232;de. L'entreprise sid&#233;rurgique Marichal Ketin de Li&#232;ge veut passer de 36 &#224; 40 heures alors que ses salari&#233;s refusent unanimement. Une filiale belge de Siemens augmente le temps de travail de 37 &#224; 38 heures. L'&#233;quipementier Bosch &#224; V&#233;nissieux a exig&#233; que plus de 90% de ses salari&#233;s acceptent de supprimer six jours de cong&#233;s sans compensation salariale, sous peine de d&#233;localisation en R&#233;publique tch&#232;que. SEB, le marchand de bonheur m&#233;nager, remet en cause l'accord sur les 35 heures qu'il avait sign&#233;. Doux, premier producteur de poulets en Europe, ne plume pas que la volaille : il supprime 23 jours de cong&#233;s pour pouvoir maintenir les 35 heures par semaine, d&#233;compte du salaire 2h30 de temps de pause obligatoires, tout en licenciant 300 personnes. Le groupe italien Vetroarredo, propri&#233;taire de l'entreprise Sediver &#224; Saint-Yorre, impose une baisse des salaires de 25 &#224; 30%. Armor, le fabricant d'encre, pas tr&#232;s sympathique, veut g&#233;n&#233;raliser les 3x8 et imposer le travail de nuit &#224; toutes les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le XIXe si&#232;cle est l'avenir de l'homme et de la femme. &#187; En substance, c'est le discours du FMI qui pr&#233;conise d'augmenter la dur&#233;e du travail en Europe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport du FMI publi&#233; le 3 ao&#251;t 2004, cit&#233; par M. Orange, &#171; Le FMI recommande...&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Le tout emball&#233; sous l'&#233;tiquette : &#171; C'est &#231;a ou le ch&#244;mage &#187;. On avait d&#233;j&#224; entendu par le pass&#233; : &#171; L'emploi ou les salaires &#187;. On sait ce qu'il en fut : ch&#244;mage et pr&#233;carit&#233;, flexibilit&#233; et baisse des salaires, comme une sorte de double attelage tirant le carrosse de Sa Majest&#233; le Profit, prot&#233;g&#233; par la mar&#233;chauss&#233;e : l'entreprise Snappon &#224; Chartres, &#233;quipementier automobile, a d&#233;m&#233;nag&#233;, sous protection des CRS, ses lignes de production en R&#233;publique tch&#232;que, &#171; au nom des droits de propri&#233;t&#233; et de la libert&#233; du commerce et de l'industrie &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jugement du Tribunal de grande instance de Chartres qui a ordonn&#233; &#171;...&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . La d&#233;claration du 10 f&#233;vrier 2005 de la nouvelle commissaire europ&#233;enne charg&#233;e de la politique r&#233;gionale Danuta H&#252;bner qui entend &#171; faciliter les d&#233;localisations en Europe &#187; ent&#233;rine la pratique patronale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse bien-pensante &#171; pr&#233;sente les pistes du Premier ministre pour enrichir la croissance en emplois &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 31 juillet 2004, &#171; Ch&#244;mage en hausse malgr&#233; la reprise &#187;.&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Et elle brocarde le partage du travail comme malthusien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;F. De Bondt, &#171; Exercice d'assouplissement &#187;, Sud Ouest, 5 juillet 2004.&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Mais c'est la mise &#224; l'&#233;cart du &#171; banquet &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour stigmatiser l'aide aux pauvres trop prolifiques, Malthus disait qu'il...&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; par le ch&#244;mage qui est malthusien, pas la RTT. Et l'augmentation de la dur&#233;e du travail - que ce soit &#224; la semaine, &#224; l'ann&#233;e ou sur l'ensemble de la vie active avec l'augmentation de la dur&#233;e de cotisations pour la retraite - ne peut qu'accro&#238;tre le ch&#244;mage et appauvrir la croissance en emplois puisque la productivit&#233; par t&#234;te augmentera. L'exemple am&#233;ricain actuel le confirme s'il en &#233;tait besoin : la croissance ne cr&#233;e que peu d'emplois car la productivit&#233; par t&#234;te progresse presque aussi vite que la production&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir E. Leser, &#171; L'&#233;conomie am&#233;ricaine cr&#233;e nettement moins d'emplois que...&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . M&#234;me chose en France o&#249; la timide reprise de la croissance se fait sans que le ch&#244;mage ne recule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte pour la r&#233;partition des gains de productivit&#233; est une lutte de tous les instants qui n'a pas besoin d'&#234;tre subordonn&#233;e au niveau de la croissance ni &#224; celui de la richesse accumul&#233;e : elle ne peut &#234;tre con&#231;ue comme acceptable quand l'emploi va mal et elle est oubli&#233;e d&#232;s que la conjoncture repart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, on peut dire que la RTT s'int&#232;gre dans une vision rationnelle, et pour une fois raisonnable, de l'activit&#233; humaine que l'on pourrait r&#233;sumer par la loi du moindre effort et du moindre gaspillage. Parce que le processus de travail reste le c&#339;ur de l'organisation des rapports sociaux capitalistes, et que la bataille qui s'y d&#233;roule reste fondamentale, la dur&#233;e du travail constitue toujours un enjeu crucial : pour les capitalistes parce qu'elle signifie des gains de productivit&#233; et donc des march&#233;s et des profits ; pour les salari&#233;s parce qu'ils peuvent soit &#234;tre victimes de ces gains, soit en b&#233;n&#233;ficier, selon la mani&#232;re dont ils sont obtenus et ensuite r&#233;partis.&lt;/p&gt;
&lt;table border=2 width=90%&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Une certaine rh&#233;torique sur la RTT&lt;br&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
Lorsque le gouvernement Raffarin a d&#233;cid&#233; de supprimer un jour f&#233;ri&#233;, il a temp&#233;r&#233; en disant : &#171; Les entreprises auront le choix entre supprimer un jour f&#233;ri&#233; ou un jour de RTT &#187;. Quel est le sens cach&#233; de l'expression &#171; supprimer un jour de RTT &#187; ? La loi des 35 heures et, de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, toute RTT, sont si mal accept&#233;es par les lib&#233;raux qu'ils font comme si la norme n'avait pas chang&#233;, comme si la dur&#233;e l&#233;gale de travail &#233;tait rest&#233;e &#224; 39 heures par semaine et que chaque fois que les salari&#233;s d&#233;bauchent plus t&#244;t ou ne viennent pas travailler le mercredi ou le vendredi apr&#232;s-midi, ils &#171; prennent leur RTT &#187;, telle une prime occasionnelle. L'effet pervers de cette rh&#233;torique est ainsi que m&#234;me un grand nombre de salari&#233;s ont int&#233;gr&#233; ce langage, d&#233;naturant ainsi la port&#233;e de l'abaissement de la dur&#233;e l&#233;gale du travail. Dire &#171; supprimer un jour de RTT &#187; est habile car la mesure semble n'&#234;tre que la suppression d'une prime indue, le retour &#224; une norme autant intouchable qu'implacable.&lt;br&gt;
Cette rh&#233;torique est nouvelle car lorsque la cinqui&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s fut conquise, on n'entendit pas dire : &#171; la semaine de RTT &#187; ; car une nouvelle norme &#233;tait en place et l&#233;gitim&#233;e. Aujourd'hui, le passage de 39 heures &#224; 35 heures est encore frapp&#233; d'ill&#233;gitimit&#233;, la perversion du langage &#233;tant l'un des instruments de cette d&#233;l&#233;gitimation. Ainsi, l'&#233;quipementier Bosch &#224; V&#233;nissieux a exig&#233; que ses salari&#233;s acceptent de supprimer &#171; six jours de RTT &#187; sans compensation salariale, mais il n'a pas dit &#171; six jours de cong&#233; &#187;.
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Comment arriver progressivement &#224; d&#233;barrasser nos esprits de la croyance inculqu&#233;e par des d&#233;cennies de conditionnement consum&#233;riste - si bien int&#233;rioris&#233;e au point de constituer un habitus - selon laquelle nous ne pouvons &#234;tre mieux qu'en ayant davantage ? Il y a au moins un pr&#233;alable imp&#233;rieux. Les in&#233;galit&#233;s sociales &#233;tant si grandes, leur r&#233;duction est indispensable afin que l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de la vie apport&#233;e par la RTT ne soit pas l'apanage de ceux qui ont d&#233;j&#224; des revenus suffisants. D'ailleurs, la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s aurait une influence sur la dynamique &#233;conomique puisque la propension &#224; consommer des classes pauvres est plus &#233;lev&#233;e que celle des riches. Elle suffirait sans doute largement &#224; assurer une croissance provisoire permettant de penser une transition en vue d'un d&#233;crochage volontaire de la croissance mat&#233;rielle et du d&#233;veloppement qualitatif dont nous avons besoin pour sortir de la voie de la marchandisation &#224; outrance. Faire reculer la marchandise parce qu'on jugerait le temps de vivre comme une exigence de premier plan n'est possible que, premi&#232;rement, si, dans le m&#234;me temps, sont assur&#233;s des services publics et une protection sociale de haut niveau dont d&#233;pend avant tout le bien-&#234;tre des populations les plus d&#233;munies, et, deuxi&#232;mement, si les individus ont la possibilit&#233; de se livrer librement &#224; des activit&#233;s autonomes sans que ne p&#232;sent sur eux de contraintes mercantiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La richesse sociale de ne se r&#233;duit pas &#224; l'accumulation de marchandises, &#224; des valeurs d'&#233;change qui rapportent un profit mon&#233;taire. Un pan entier de la vie en soci&#233;t&#233; est constitu&#233; des rapports non marchands, au sein desquels sont produits des services dont le financement est socialis&#233; (&#233;ducation, sant&#233;, retraites), et des rapports non mon&#233;taires qui procurent aussi production et lien social (dans le cadre du travail domestique, du b&#233;n&#233;volat et de la r&#233;ciprocit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs d&#233;cennies de d&#233;nigrement lib&#233;ral qui trouvent maintenant leur traduction politique dans le trait&#233; constitutionnel et dans les directives Bolkestein et sur le temps de travail, nous devons r&#233;habiliter ce non marchand et ce non mon&#233;taire, lieux o&#249; se produisent d'authentiques valeurs d'usage, &#233;l&#233;ments primordiaux de la richesse collective. Le combat pour donner une place &#224; la gratuit&#233; est ins&#233;parable de celui qui vise &#224; r&#233;duire le temps de travail au fur et &#224; mesure que progresse la productivit&#233;, car au-del&#224; des finalit&#233;s de la production sont en jeu les finalit&#233;s du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La RTT est au centre d'un faisceau de d&#233;terminations qu'il faut penser dans leur complexit&#233; et leurs interactions : les rapports de forces entre les classes sociales et la nature des rapports sociaux, l'organisation du travail, les finalit&#233;s du travail et de la production, le type de d&#233;veloppement, la conception de la richesse sociale, la ma&#238;trise du temps de vie, la transmission aux g&#233;n&#233;rations futures d'un capital productif, d'un patrimoine naturel, d'une culture et de valeurs. La RTT est un objectif de lutte et simultan&#233;ment un moyen de s'extraire du pi&#232;ge tendu par le capitalisme : de Charybde en Scylla, ch&#244;mage ou d&#233;vastation plan&#233;taire. En outre, elle peut aider &#224; sortir par le haut d'un d&#233;bat mal engag&#233; sur une hypoth&#233;tique d&#233;croissance : la crise &#233;cologique nous interdit aujourd'hui de continuer &#224; adh&#233;rer &#224; l'id&#233;ologie de la croissance infinie, mais il n'est pas souhaitable non plus que les pauvres restent pauvres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette premi&#232;re partie (sauf les encadr&#233;s) reprend une chronique &#233;crite pour Politis, n&#176; 841, 10 mars 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://europa.eu.int/comm/employment_social/news/2004/sep/working_time_prop_fr.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://europa.eu.int/comm/employmen...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Union des industries de la Communaut&#233; europ&#233;enne ; le sous-titre de l'acronyme UNICE, dans la page d'accueil du site de l'UNICE ( &lt;a href=&#034;http://www.unice.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.unice.org/&lt;/a&gt;), est : &#171; The voice of business in Europe &#187;, la voix du monde des affaires en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette deuxi&#232;me partie est la synth&#232;se de plusieurs contributions r&#233;centes, notamment : J.M. Harribey, &#171; L'enjeu de la RTT : transformer les rapports sociaux et le sens du progr&#232;s &#187;, &lt;a href=&#034;http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/travail/enjeu-rtt.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://harribey.u-bordeaux4.fr/trav...&lt;/a&gt; ; B. Larsabal, &#171; La bourse ou la vie : Ubu Premier Ministre &#187;, Le Passant Ordinaire, n&#176; 48, avril-juin 2004, &lt;a href=&#034;http://harribey.u-bordeaux4.fr/ledire/upm.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://harribey.u-bordeaux4.fr/ledi...&lt;/a&gt; ; B. Larsabal, &#171; La dialectique des couples &#187;, Le Passant Ordinaire, n&#176; 50, octobre-d&#233;cembre 2004, &lt;a href=&#034;http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/travail/couples.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://harribey.u-bordeaux4.fr/trav...&lt;/a&gt; ; J.M. Harribey, &#171; &#034;Constituer&#034; l'Europe ? &#187;, &lt;a href=&#034;http://www.france.attac.org/a4110&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.france.attac.org/a4110&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Monde, 18 d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport du FMI publi&#233; le 3 ao&#251;t 2004, cit&#233; par M. Orange, &#171; Le FMI recommande &#224; l'Europe de travailler davantage &#187;, Le Monde, 5 ao&#251;t 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jugement du Tribunal de grande instance de Chartres qui a ordonn&#233; &#171; l'expulsion des salari&#233;s de l'usine pour la dur&#233;e n&#233;cessaire &#224; la r&#233;alisation des op&#233;rations de d&#233;m&#233;nagement (au besoin) avec l'assistance de la force publique &#187;, cit&#233; par S. Lauer, &#171; D&#233;m&#233;nagement sous surveillance polici&#232;re de l'usine Snappon, &#224; destination de la R&#233;publique tch&#232;que &#187;, Le Monde, 28 ao&#251;t 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Monde, 31 juillet 2004, &#171; Ch&#244;mage en hausse malgr&#233; la reprise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;F. De Bondt, &#171; Exercice d'assouplissement &#187;, Sud Ouest, 5 juillet 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour stigmatiser l'aide aux pauvres trop prolifiques, Malthus disait qu'il n'y avait pas assez de place pour tout le monde au &#171; banquet de la nature &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir E. Leser, &#171; L'&#233;conomie am&#233;ricaine cr&#233;e nettement moins d'emplois que pr&#233;vu en juillet &#187;, Le Monde, 8 et 9 ao&#251;t 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://92.site.attac.org/IMG/rtf/A18_Directive_TT_J.M._Harribey_23-02-2005.rtf" length="47436" type="application/rtf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
