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	<title>ATTAC 92</title>
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	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
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		<title>ATTAC 92</title>
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		<title>Argumentaire C. Marty : Femmes et Constitution : r&#233;ponses au &#034;Kanduhoui&#034;</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article724</link>
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		<dc:date>2005-04-21T15:27:54Z</dc:date>
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		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Autres groupes</dc:subject>
		<dc:subject>Femmes</dc:subject>

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&lt;p&gt;Femmes et Constitution : r&#233;ponses au &#034;Kanduhoui&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
27 mars 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
Enjeux &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon certaines associations ou partis du Kanduhoui, la Constitution repr&#233;senterait un progr&#232;s dans le domaine de l'&#233;galit&#233; femmes-hommes. L'irrationalit&#233; et les contradictions des all&#233;gations avanc&#233;es pour le prouver sont surprenantes. Erreur d'analyse, autosuggestion ... ou duplicit&#233; ? L'objectif de ce texte n'est pas de trancher sur cette question ni de pol&#233;miquer. Il a pour but de mettre en garde contre...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Autres groupes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Femmes et Constitution : r&#233;ponses au &#034;Kanduhoui&#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;27 mars 2005 &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Enjeux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Selon certaines associations ou partis du Kanduhoui, la Constitution repr&#233;senterait un progr&#232;s dans le domaine de l'&#233;galit&#233; femmes-hommes. L'irrationalit&#233; et les contradictions des all&#233;gations avanc&#233;es pour le prouver sont surprenantes. Erreur d'analyse, autosuggestion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;autosuggestion : action de se suggestionner soi-m&#234;me, volontairement ou non...&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ... ou duplicit&#233; ? L'objectif de ce texte n'est pas de trancher sur cette question ni de pol&#233;miquer. Il a pour but de mettre en garde contre l'inconsistance des belles proclamations de la Constitution et d'attirer l'attention sur son contenu r&#233;el. Il n'est pas s&#233;rieux de se contenter de brandir les num&#233;ros d'articles o&#249; se trouve inscrits le principe d'&#233;galit&#233; femmes-hommes et l'interdiction des discriminations, comme une preuve d&#233;cisive des vertus de la Constitution pour les femmes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ne pas voir qu'il s'agit encore et toujours d'un pur effet d'affichage, sans aucune nouveaut&#233;, sans aucune application concr&#232;te ? Comment ne pas d&#233;noncer l'essentiel, &#224; savoir que cet affichage se trouve ensuite m&#233;thodiquement contredit par les dispositions de la Constitution, tr&#232;s concr&#232;tes celles-l&#224;, qui organisent la mise en oeuvre d'un principe et d'un seul, celui de la &lt;i&gt;concurrence libre et non fauss&#233;e&lt;/i&gt;, tout le reste y &#233;tant subordonn&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a rien de nouveau pour les femmes dans cette Constitution. L'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes ainsi que l'interdiction des discriminations font d&#233;j&#224; l'objet de tout un arsenal juridique, au niveau fran&#231;ais, europ&#233;en (avec pas moins de 10 Directives) ou international (Conventions de l'OIT, textes sur les droits humains). Tout cela s'est mis en place depuis les ann&#233;es 1970 en lien avec la mont&#233;e des revendications f&#233;ministes. D&#233;j&#224; dans le Trait&#233; de Rome de 1957 fondant la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne, l'article 119 instaurait l'&#233;galit&#233; de salaire entre hommes et femmes. Ou est le r&#233;sultat ? Pr&#232;s de 50 ans plus tard, l'&#233;cart de salaire moyen entre hommes et femmes en Europe est toujours de 27% et ne diminue pas vraiment ! De m&#234;me, l'interdiction des discriminations figurait d&#233;j&#224; dans l'article 13 du Trait&#233; d'Amsterdam de 1997. Aujourd'hui, le ch&#244;mage des femmes est toujours syst&#233;matiquement sup&#233;rieur &#224; celui des hommes, l'&#233;cart atteignant m&#234;me un maximum chez les jeunes, malgr&#233; le niveau sup&#233;rieur de formation des femmes. Cet &#233;cart est reconnu comme relevant d'un pur effet de discrimination !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors comment peut-on aujourd'hui afficher comme un progr&#232;s la simple reconduction des principes d'&#233;galit&#233; ou de non-discrimination, et escamoter le fait -primordial- que leur concr&#233;tisation est continuellement mise en faillite par les politiques lib&#233;rales men&#233;es depuis 20 ans ? Comment ne pas d&#233;noncer que ces m&#234;mes politiques sont aujourd'hui inscrites en dur dans la Constitution, rendant ainsi impossible tout autre choix d&#233;mocratique ? Comment ne pas constater que ces politiques lib&#233;rales programment l'aggravation des in&#233;galit&#233;s et de la pr&#233;carit&#233; qui touchent majoritairement les femmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations de femmes qui se sont prononc&#233;es en faveur de la Constitution ne sont pas nos adversaires. Certaines font un travail de lobbying, qui peut &#234;tre utile, aupr&#232;s des instances europ&#233;ennes ou fran&#231;aises. Mais aujourd'hui, les enjeux pour les femmes et pour tous sont trop importants pour continuer &#224; s'illusionner sur la capacit&#233; qu'aurait le lobbying de peser en faveur du progr&#232;s social, et cela sans remettre en cause le carcan lib&#233;ral de la construction europ&#233;enne ! Le rejet de la Constitution, sur la base claire du refus de la r&#233;gression lib&#233;rale et au nom de l'exigence d'avanc&#233;es vers une Europe des droits des femmes fournirait un nouvel &#233;lan, indispensable &#224; l'action des associations f&#233;ministes qui luttent en faveur de l'&#233;galit&#233;. &lt;br /&gt;
C'est dans cette optique que sont pr&#233;sent&#233;s les &#233;l&#233;ments qui suivent. Ils r&#233;pondent aux all&#233;gations concernant les soi-disant avanc&#233;es pour les femmes qu'on peut lire dans diff&#233;rents documents cit&#233;s en r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;All&#233;gation n&#176;1, fr&#233;quente :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes fait partie de l'article I-2 qui proclame les valeurs de l'Union. Elle est donc l'un des crit&#232;res pour l'adh&#233;sion pour les nouveaux pays (article I-58). De m&#234;me, les Etats qui ne la respecteraient pas s'exposent &#224; de graves sanctions (article I-59). C'est une avanc&#233;e et c'est &#034;&lt;i&gt;une victoire du mouvement des femmes en Europe&lt;/i&gt;&#034; (document [1]). &lt;br /&gt;
Un zoom en particulier sur une phrase de ce document qui fait r&#234;ver : &#034;Aucun Etat europ&#233;en ne peut demander d'&#234;tre admis &#224; l'Union s'il ne prouve pas qu'il la respecte effectivement [ie l'&#233;galit&#233; femmes-hommes], en droit et dans la pratique, en vertu de l'article I-58&#034; (soulign&#233; par moi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En r&#233;alit&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Faisons tout de suite le point sur cet article I-58 qui d&#233;finit les crit&#232;res d'adh&#233;sion. Il dit : &#034;L'Union est ouverte &#224; tous les &#201;tats europ&#233;ens qui respectent les valeurs vis&#233;es &#224; l'article I-2 et s'engagent &#224; les promouvoir en commun.&#034; Respecter les valeurs est une chose, &#034;prouver qu'on les respecte effectivement en droit et dans la pratique&#034; en est une autre. Quel Etat, hors ou dans l'Union pourrait s'en pr&#233;valoir ? L'application de ce crit&#232;re viderait &#224; coup s&#251;r l'Union europ&#233;enne de tous ses membres ! On peut rendre hommage &#224; cette vision exigeante pour une Europe qui applique ses valeurs. On peut aussi suspecter une intention de &#034;rassurer&#034; en indiquant des crit&#232;res l'adh&#233;sion plus s&#233;lectifs que ceux du texte...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aimerait &#233;galement croire aux autres affirmations de cette premi&#232;re all&#233;gation. Malheureusement trop de faits les d&#233;mentent. L'&#233;galit&#233; femmes-hommes est bien mentionn&#233;e dans l'article I-2 intitul&#233; &#034;les valeurs de l'Union&#034; mais elle ne fait pas partie des &#034;valeurs qui fondent l'Union&#034;. Ces valeurs sont explicitement d&#233;finies par la premi&#232;re phrase de l'article : &#034;&lt;i&gt;L'Union est fond&#233;e sur les valeurs de dignit&#233; humaine, libert&#233;, d&#233;mocratie, .../...&lt;/i&gt;&#034;. L'&#233;galit&#233; hommes/femmes figure uniquement dans la seconde phrase de l'article qui ne d&#233;finit pas de valeurs, mais dit simplement : &#034;&lt;i&gt;ces valeurs &lt;/i&gt;[ie celles d&#233;finies dans la premi&#232;re phrase] &lt;i&gt;sont communes aux Etats membres dans&lt;/i&gt; &lt;i&gt;une soci&#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par [...] l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes&#034;&lt;/i&gt;. Ce qui ne signifie pas grand chose. La diff&#233;rence entre le statut des deux phrases est bien plus importante qu'une simple question de nuances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les demandes de nombreuses associations, la Convention et la CIG (Conf&#233;rence intergouvernementale) ont refus&#233; jusqu'au bout d'int&#233;grer l'&#233;galit&#233; femmes-hommes dans la premi&#232;re phrase, au m&#234;me rang que la dignit&#233;, la libert&#233; et la d&#233;mocratie. Le commentaire officiel de la Constitution lui-m&#234;me ne cite pas l'&#233;galit&#233; entre les sexes parmi les valeurs de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le Parlement europ&#233;en a adopt&#233; le 12 janvier 2005 une r&#233;solution approuvant la Constitution. On ne peut donc pas le soup&#231;onner de vouloir d&#233;valoriser son contenu. Or dans cette r&#233;solution, sous le paragraphe 3 &#034;&lt;i&gt;Une d&#233;finition claire des valeurs, des principes et des objectifs de l'Union&lt;/i&gt;&#034;, on peut lire un passage qui ne laisse aucun doute sur la distinction entre valeurs d&#233;finies par la 1&#232;re phrase, et principes figurant dans la seconde : &#034;&lt;i&gt;Selon le deuxi&#232;me article de la Constitution, les valeurs qui fondent l'Union, sur lesquelles s'articule toute la construction europ&#233;enne, sont la dignit&#233; humaine, la libert&#233;, la d&#233;mocratie, l'&#233;galit&#233;, l'Etat de droit, les Droits de l'Homme, y inclus les droits des personnes appartenant &#224; des minorit&#233;s. Ces valeurs constituent par ailleurs le crit&#232;re de r&#233;f&#233;rence pour de futures adh&#233;sions et peuvent servir de fondement &#224; l'application de sanctions envers les Etats membres qui les violeraient de fa&#231;on grave et persistante. Ce m&#234;me article d&#233;finit aussi les principes qui guident l'action de l'Union : le pluralisme, la non discrimination, .../... et l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes&lt;/i&gt;.&#034; Du point de vue du Parlement europ&#233;en, c'est donc clair : l'&#233;galit&#233; entre femmes et hommes ne fait pas partie des valeurs qui fondent l'Union, &lt;i&gt;sur lesquelles s'articule toute la construction europ&#233;enne (sic),&lt;/i&gt; et elle ne fait pas partie des &lt;i&gt;crit&#232;res de r&#233;f&#233;rence pour les futures adh&#233;sions&lt;/i&gt; ni pour les &#233;ventuelles sanctions (!) pour manquements.&lt;br /&gt;
On pourrait bien s&#251;r remettre en cause la compr&#233;hension de nos eurod&#233;put&#233;s, arguer que le commentaire officiel de la Constitution n'a pas de l&#233;gitimit&#233; d'interpr&#233;tation, et que si la Convention a refus&#233; d'int&#233;grer l'&#233;galit&#233; femmes-hommes dans la premi&#232;re phrase, c'est dans un souci esth&#233;tique, pour ne pas l'alourdir inutilement. Mais est ce bien convaincant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, il est permis de s'interroger sur l'incoh&#233;rence d'associations de femmes qui soutiennent cette all&#233;gation n&#176;1. Le document d'information du Lobby europ&#233;en des femmes (LEF) sur la Constitution [2], dat&#233; du 21 f&#233;vrier 2005, parle de progr&#232;s dans le domaine de l'&#233;galit&#233; femmes-hommes. Il pr&#233;cise n&#233;anmoins dans un paragraphe intitul&#233; &#034;D&#233;ceptions&#034; que le LEF n'a pas r&#233;ussi &#224; obtenir que &#034;&lt;i&gt;l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes soit mentionn&#233;e &#224; la premi&#232;re phrase car c'est l&#224; que sont cit&#233;es les valeurs de l'Union. La deuxi&#232;me phrase n'&#233;nonce pas de valeurs, .../...&#034; &lt;/i&gt; !&lt;br /&gt;
Nous sommes donc d'accord. Mais alors pourquoi signer la d&#233;claration du 8 mars 2005 [1] qui dit le contraire, parle de victoire du mouvement des femmes et affirme que l'&#233;galit&#233; femmes-hommes est un crit&#232;re d'adh&#233;sion et de sanction contre les Etats qui ne la respecteraient pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;All&#233;gation n&#176;2, fr&#233;quente &lt;/strong&gt;(y compris de la part du PS, Verts, UMP, etc)&lt;br /&gt;
L'int&#233;gration de la Charte des droits fondamentaux dans la Constitution est un r&#233;el progr&#232;s, notamment pour les femmes. Cette Charte devient l&#233;galement contraignante&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il existe diff&#233;rentes versions de cet argument : certaines (par exemple,...&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
D'une part, &lt;strong&gt;la Charte est tr&#232;s peu contraignante&lt;/strong&gt; : en effet, l'article II-111 indique que les dispositions de la Charte s'appliquent aux institutions de l'Union et aux Etats membres &#034;&lt;i&gt;uniquement lorsqu'ils mettent en &#339;uvre le droit de l'Union&lt;/i&gt;&#034; c'est &#224; dire dans un &#233;ventail tr&#232;s limit&#233; de conditions. Il est pr&#233;cis&#233; dans cet article que &#034;&lt;i&gt;la Charte n'&#233;tend pas le champ d'application du droit de l'Union&lt;/i&gt;&#034;, &#034;&lt;i&gt;ni ne cr&#233;e aucune comp&#233;tence ni aucune t&#226;che nouvelles pour l'Union, et ne modifie pas les comp&#233;tences et t&#226;ches d&#233;finies dans les autres parties de la Constitution&lt;/i&gt;&#034;. Mais ce n'est pas tout, les droits pr&#233;sents dans la Charte doivent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s en harmonie avec les traditions nationales (article II-112-4). En clair, ce sont les l&#233;gislations nationales qui s'appliquent. A quoi sert donc cette Charte ?&lt;br /&gt;
&#034;Les droits reconnus par la pr&#233;sente Charte qui font l'objet de dispositions dans d'autres parties de la Constitution s'exercent dans des conditions et limites y d&#233;finies&#034; (article II 112-2). Ce qui constitue probablement la limitation supr&#234;me, car cela signifie en clair que les droits sont subordonn&#233;s dans leur exercice aux conditions et limites fix&#233;es par toutes les autres dispositions de la Constitution. Par exemple, ils sont soumis au respect de &#034;la concurrence libre et non fauss&#233;e&#034; (article I-3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, en plus de ne pas &#234;tre contraignante, la Charte des droits fondamentaux est &lt;strong&gt;tr&#232;s insuffisante au niveau des droits affich&#233;s&lt;/strong&gt;. Une Charte &#233;labor&#233;e dans un souci du progr&#232;s social aurait d&#251; &#234;tre la r&#233;f&#233;rence haute en mati&#232;re de droits, tracer la voie d'une harmonisation par le haut pour l'ensemble des pays et a minima, inclure une clause de non r&#233;gression ! On en est &#224; l'oppos&#233;, toute harmonisation est explicitement exclue...&lt;br /&gt;
Comment peut-on faire passer cette charte pour un progr&#232;s alors que &lt;strong&gt;les droits fondamentaux des femmes sont tout bonnement absents&lt;/strong&gt; ? Ainsi, ne figure aucun des droits suivants : droit &#224; l'avortement, &#224; la contraception, au divorce, droit &#224; vivre sans violence&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Certes, il existe dans les annexes une D&#233;claration sur l'article 116 qui...&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, droit d'asile pour des motifs de violences ou r&#233;pression en raison du sexe ou de la sexualit&#233;, interdiction de la traite &#224; des fins de prostitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En plus, certains droits sociaux essentiels sont en recul&lt;/strong&gt; par rapport aux textes de r&#233;f&#233;rence sur les droits (D&#233;claration universelle des droits de l'homme de 1948, Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs de 1989, etc) : droit &#224; la s&#233;curit&#233; sociale, au logement, au revenu minimum, &#224; une pension de retraite. Ces droits n'existent plus. Le droit &#224; la protection sociale est remplac&#233; par le &#034;droit d'acc&#232;s aux prestations de s&#233;curit&#233; sociale et aux services sociaux&#034;, le droit au logement par le &#034;droit d'acc&#232;s &#224; une aide au logement&#034;, etc. Ces droits sont importants pour tous, mais plus encore pour les femmes parce qu'elles sont majoritaires parmi les pr&#233;caires, les bas salaires, les ch&#244;meurs non indemnis&#233;s et pensions de retraite inf&#233;rieures au minimum vieillesse, les b&#233;n&#233;ficiaires de minima sociaux. &lt;br /&gt;
Le recul sur les droits &#224; prestation n'est pas un hasard. Ils sont tout simplement incompatibles avec la doctrine lib&#233;rale qui est le fondement de la Constitution et qui impose la r&#233;duction des d&#233;ficits publics, donc des d&#233;penses publiques et sociales. Ce sont les &#034;grandes orientations de politiques &#233;conomiques&#034; (GOPE) d&#233;finissant les politiques des Etats (article III-178) qui imposent ces restrictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment faut-il interpr&#233;ter le fait que des associations de femmes qui avaient fermement critiqu&#233; cette Charte au moment de son adoption &#224; Nice en 2000 lui attribuent aujourd'hui des vertus de progr&#232;s ? La revendication des droits cit&#233;s ci-dessus figurait au premier plan dans le document du LEF de novembre 2000, puis dans sa critique de l'avant projet du Trait&#233; constitutionnel en novembre 2002, et encore dans &#034;l'Appel &#224; la Conf&#233;rence intergouvernementale&#034; publi&#233; par l'Association des femmes de l'Europe m&#233;ridionale (AFEM) le 30 septembre 2003. Pour quelle raison myst&#233;rieuse ces revendications majeures se sont-elles &#233;vanouies aujourd'hui alors qu'aucune n'a &#233;t&#233; satisfaite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, pour quelle raison ne trouve-t-on plus trace de l'exigence de l'inscription de la d&#233;mocratie paritaire, qui &#233;tait auparavant instamment demand&#233;e par ces m&#234;mes associations ? Aujourd'hui, elles se f&#233;licitent simplement des dispositions relatives &#224; la d&#233;mocratie participative [1]. Autre disparition, la demande d'inscription du principe de la&#239;cit&#233;, li&#233;e &#224; la demande de suppression de l'article I-52 qui accorde un statut sp&#233;cial aux &#233;glises. Cet article repr&#233;sente de l'avis de toutes les f&#233;ministes une s&#233;rieuse menace pour les droits des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;All&#233;gation n&#176; 3 :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Extraits du document [1] : &#034;Nous rappelons que l'article 23 de la Charte (article II-86 de la Constitution) proclame le droit fondamental &#224; l'&#233;galit&#233; r&#233;elle entre femmes et hommes&#034;.../... &#034;Nous nous f&#233;licitons que soit maintenue &#224; l'article III-116 de la Constitution l'obligation de l'Union, actuellement impos&#233;e par l'article 3 al.2 du Trait&#233; sur l'Union europ&#233;enne [ie le Trait&#233; d'Amsterdam], d'&#233;liminer les in&#233;galit&#233;s et de promouvoir l'&#233;galit&#233; entre femmes et hommes dans toutes ses actions&#034; (soulign&#233; par moi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ces affirmations sont inexactes car il n'est question dans les articles cit&#233;s ni de droit fondamental &#224; l'&#233;galit&#233; r&#233;elle, j'y reviens plus loin, ni d'obligation d'&#233;liminer les in&#233;galit&#233;s. L'article 116 annonce plus modestement que l'Union &#034;cherche &#224; &#233;liminer les in&#233;galit&#233;s&#034;. Les mots ont un sens, les r&#233;dacteurs de la Constitution savent tr&#232;s bien en jouer et on y trouve par exemple nombre d'expressions comme &#034;l'Union reconna&#238;t et respecte&#034; en lieu et place de &#034;l'Union garantit&#034;. Par ailleurs, comment peut-on se f&#233;liciter du simple fait que la Constitution maintienne les articles qui &#233;tablissent le principe de l'&#233;galit&#233; entre femmes et hommes ? Un non recul consid&#233;r&#233; comme un progr&#232;s n'annonce pas de grandes ambitions pour l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document [1] indique que &#034;&lt;i&gt;l'article II-86 de la Constitution proclame le droit fondamental &#224; l'&#233;galit&#233; r&#233;elle entre femmes et hommes&lt;/i&gt;&#034;. En r&#233;alit&#233; c'est l'article II-83 (et non 86) qui affiche, non pas le droit fondamental &#224; l'&#233;galit&#233; &lt;i&gt;r&#233;elle&lt;/i&gt;, mais simplement l'&#233;galit&#233; entre femmes et hommes. Rien de nouveau puisque, comme dit pr&#233;c&#233;demment, l'&#233;galit&#233; femmes-hommes figurait d&#233;j&#224; en tant qu'objectif et mission dans les articles 2 et 3 du Trait&#233; d'Amsterdam de 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'essentiel est ailleurs. Il est r&#233;v&#233;l&#233; par le lapsus (s'il s'agit bien d'un lapsus) qui fait &#233;crire &#233;galit&#233; &lt;i&gt;r&#233;elle&lt;/i&gt;. Car c'est bien le c&#339;ur du probl&#232;me : &#224; savoir l'&#233;cart &#233;norme entre l'&#233;galit&#233; formelle et l'&#233;galit&#233; r&#233;elle, c'est &#224; dire entre l'&#233;galit&#233; dans les lois et dans la r&#233;alit&#233;. L'affirmation de principes dans les textes est loin de suffire, puisque ces textes cohabitent tr&#232;s bien, et depuis longtemps, avec de fortes in&#233;galit&#233;s sur le terrain ! L'exemple sur les salaires et le ch&#244;mage cit&#233; plus haut en est une illustration. Ce qui est primordial aujourd'hui, c'est de passer aux dispositifs concrets d'application. Et justement, il n'y en a aucun dans la Constitution. &lt;br /&gt;
Il n'y en a aucun non plus dans le tout r&#233;cent &#034;agenda social&#034; (f&#233;vrier 2005), programme sur cinq ans dans le domaine de la politique sociale que vient de publier la Commission europ&#233;enne... Ce qui a donn&#233; lieu &#224; un communiqu&#233; tr&#232;s explicite du LEF, qui m&#233;rite d'&#234;tre largement cit&#233; car il met parfaitement en lumi&#232;re le lien avec la Constitution. &lt;br /&gt;
Intitul&#233; &#034;La Commission sape les fondements de l'Europe sociale : les femmes d&#233;moralis&#233;es&#034;, il indique : &#034;l'Agenda social affaiblit consid&#233;rablement les engagements ant&#233;rieurs envers l'&#233;galit&#233; femmes-hommes et la dimension sociale de l'Union europ&#233;enne&#034;. &#034;La Commission supprime les r&#233;f&#233;rences &#224; l'article I-3 qui stipule que l'Union combat l'exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociale, l'EGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES&#034; (en majuscules dans le communiqu&#233;). Et encore : &#034;le LEF veut savoir o&#249; sont les r&#233;f&#233;rences &#224; la Charte des droits fondamentaux, aux engagements en mati&#232;re de gender mainstreaming, aux valeurs ou aux objectifs de l'Union, enfin au dialogue civil dans l'Agenda social. La version de la Constitution que refl&#232;te l'Agenda social n'est pas un texte pour lequel les femmes d'Europe voteraient.&#034;&lt;br /&gt;
Tiens donc... Est-ce que l'Agenda social trahit la Constitution en ne tenant aucun compte de ses engagements ? Ou au contraire est-ce qu'il y est conforme, en appliquant les prescriptions lib&#233;rales qui y sont inscrites ? La Commission europ&#233;enne, qui a tout lieu de bien conna&#238;tre la Constitution, affirme que l'Agenda social &#034;s'inspire du Trait&#233; constitutionnel&#034;. Alors, bienvenue dans le monde merveilleux du march&#233; ! &lt;br /&gt;
En toute logique, la derni&#232;re phrase cit&#233;e du communiqu&#233; du LEF devrait devenir : &#034;La Constitution n'est pas un texte pour lequel les femmes d'Europe voteraient&#034; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui pr&#233;c&#232;de ne fait que confirmer nos arguments, &#224; savoir que l'affichage de valeurs dans la Constitution, l'&#233;galit&#233; hommes-femmes, la vitrine sociale, tout cela n'est qu'une coquille vide. A titre d'exemple, la protection sociale, l'am&#233;lioration des conditions de vie et de travail, la promotion de l'emploi, la lutte contre les exclusions sont subordonn&#233;es &#224; &#034;&lt;i&gt;la n&#233;cessit&#233; de maintenir la comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie&lt;/i&gt;&#034; (article III-209). Le plus tangible de cette Constitution est qu'elle programme la poursuite et l'aggravation des politiques lib&#233;rales responsables du recul social, de la privatisation des services publics, et de l'augmentation de la pr&#233;carit&#233; (voir le document&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Document d'Attac t&#233;l&#233;chargeable sur :&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#034;Pour les droits des femmes, pour l'&#233;galit&#233;, Non &#224; cette Constitution&#034;). Nous y avons montr&#233; comment la strat&#233;gie lib&#233;rale europ&#233;enne a vid&#233; la notion d'&#233;galit&#233; femmes-hommes de tout contenu progressiste pour la mettre au service de la logique lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais terminer en illustrant par un exemple r&#233;cent la mani&#232;re dont la Commission europ&#233;enne applique l'&#233;galit&#233; hommes-femmes. Une nouvelle directive&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Directive 2004/113/CE&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; europ&#233;enne, intitul&#233;e &#034;&lt;i&gt;Directive&lt;/i&gt; &lt;i&gt;mettant en &#339;uvre le principe de l'&#233;galit&#233; de traitement entre les femmes et les hommes dans l'acc&#232;s &#224; des biens et services et la fourniture de biens et services&#034;&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; adopt&#233;e en d&#233;cembre 2004. Elle &#233;tait annonc&#233;e pour, entre autres, mettre fin &#224; des pratiques discriminatoires dans le calcul des primes et prestations des assurances et autres services financiers (les femmes paient plus cher que les hommes, puisqu'elles pr&#233;sentent le &#034;risque&#034; de vivre plus longtemps !). Le lobby des assureurs n'avait pas l'intention de se laisser faire et il a gagn&#233;. Cette directive, malgr&#233; son titre, autorise bel et bien les diff&#233;rences dans le calcul des primes en fonction du sexe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple t&#233;moigne une fois de plus que l'exigence d'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes -tout comme l'exigence de progr&#232;s social- ne p&#232;se pas lourd face aux pressions des institutions financi&#232;res. Il est temps d'en tirer les cons&#233;quences. L'occasion nous sera donn&#233;e de dire non le 29 mai pour rejeter l'&#233;volution actuelle et affirmer nos aspirations &#224; une Europe qui mette le progr&#232;s social, la solidarit&#233; et l'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes au-dessus de la loi du march&#233;. Toutes les personnes qui sont attach&#233;es &#224; ces valeurs devraient se mobiliser ensemble pour ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
1- &#034;D&#233;claration des associations f&#233;minines fran&#231;aises au sujet du Trait&#233; &#233;tablissant une Constitution pour l'Europe&#034;, 8 mars 2005, sign&#233;e notamment par l'AFEM (association des femmes de l'Europe m&#233;ridionale), la CLEF (coordination du Lobby europ&#233;en des femmes), l'UFCS (Union f&#233;minine civique et sociale).&lt;br /&gt;
2- &#034;Document d'information du LEF (Lobby europ&#233;en des femmes) sur le Trait&#233; &#233;tablissant une Constitution pour l'Europe&#034;, 21 f&#233;vrier 2005.&lt;br /&gt;
3- Document du Mouvement europ&#233;en &#034;La Constitution, une chance pour les femmes&#034;, mars 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christiane Marty, commission genre et mondialisation, ATTAC&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;autosuggestion : action de se suggestionner soi-m&#234;me, volontairement ou non (petit Robert).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il existe diff&#233;rentes versions de cet argument : certaines (par exemple, celle du mouvement europ&#233;en) s'en tiennent &#224; cette affirmation purement mensong&#232;re : &#034;la Charte devient contraignante&#034;. D'autres (par exemple le LEF) pr&#233;cisent que la Charte devient contraignante pour les institutions de l'Union et aux Etats membres lorsqu'ils mettent en &#339;uvre le droit europ&#233;en, sans mentionner plus les &#233;normes limitations de cette Charte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Certes, il existe dans les annexes une D&#233;claration sur l'article 116 qui indique que l'Union visera &#224; lutter contre toutes les formes de violence domestique. C'est mieux que rien. Mais peut-on se contenter d'une d&#233;claration en annexe pour se saisir de ce ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233; ? La violence que subissent les femmes dans tous les pays &#224; des niveaux tr&#232;s &#233;lev&#233;s exige que le droit &#224; vivre sans violence soit inscrit en tant que droit fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Document d'Attac t&#233;l&#233;chargeable sur : &lt;a href=&#034;http://france.attac.org/a4010&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://france.attac.org/a4010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Directive 2004/113/CE&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Femmes et Constitution</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article717</link>
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		<dc:date>2005-04-19T15:20:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Autres groupes</dc:subject>
		<dc:subject>Femmes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Femmes et Constitution &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi &#224; propos de la Constitution, parler sp&#233;cifiquement des femmes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
* D'abord parce que pour que le NON augmente, il faut convaincre les abstentionnistes (61 %) o&#249; les femmes sont majoritaires ( 66 %). S'adresser de mani&#232;re sp&#233;cifique &#224; elles est un moyen de faire progresser le NON. &lt;br class='autobr' /&gt;
* Parce que l'&#233;galit&#233; homme-femme dont on nous parle n'est qu'un leurre. &lt;br class='autobr' /&gt;
* Parce qu'elle n'ouvre aucun droit nouveau par rapport aux trait&#233;s ant&#233;rieurs. Au...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Ch&#226;tillon, Fontenay aux Roses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Autres groupes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Femmes et Constitution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pourquoi &#224; propos de la Constitution, parler sp&#233;cifiquement des femmes ?&lt;br /&gt;
* D'abord parce que pour que le NON augmente, il faut convaincre les abstentionnistes (61 %) o&#249; les femmes sont majoritaires ( 66 %). S'adresser de mani&#232;re sp&#233;cifique &#224; elles est un moyen de faire progresser le NON.&lt;br /&gt;
* Parce que l'&#233;galit&#233; homme-femme dont on nous parle n'est qu'un leurre.&lt;br /&gt;
* Parce qu'elle n'ouvre aucun droit nouveau par rapport aux trait&#233;s ant&#233;rieurs. Au contraire des droits essentiels en sont absents et d'autres en r&#233;gression.&lt;br /&gt;
* Parce que les femmes sont particuli&#232;rement touch&#233;es par les attaques &#233;conomiques et sociales contenues dans cette Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Egalit&#233; homme-femme&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;* Un des arguments avanc&#233;s pour le OUI est de dire que la constitution reconna&#238;t l'&#233;galit&#233; homme femme. Elle est en effet mentionn&#233;e dans l'article I-2 (partie I : objectifs de l'union), mais elle ne fait pas partie des &#034;valeurs qui fondent l'union&#034;. Elle ne fait donc pas partie des crit&#232;res d'adh&#233;sion. Dire soci&#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par.. ne signifie pas grand chose. Les associations f&#233;ministes n'ont pas r&#233;ussi &#224; le faire mettre dans les valeurs, ce qui n'est pas un hasard.&lt;strong&gt;(a)&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
* Elle &#034;promeut de nouveau cette &#233;galit&#233;&#034; en I-3 &lt;strong&gt;(b)&lt;/strong&gt; et interdit les discriminations en II-81 &lt;strong&gt;(h)&lt;/strong&gt;. Objectifs, certes louables mais pas nouveau. Tout cela existe d&#233;j&#224; dans divers directives.&lt;br /&gt;
Au niveau de l'Europe il y a les politiques dites dures qui s'appuient sur des r&#233;glementations et qui ont un caract&#232;re obligatoire et les souples ou molles qui se traduisent par les recommandations ou des directives non contraignantes et dont rel&#232;vent g&#233;n&#233;ralement les mesures relatives &#224; l'am&#233;lioration de la situation des femmes (principe de subsidiarit&#233;)II-111&lt;strong&gt;(j)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
On pr&#233;f&#232;rerait lire qu'elle garantit l'&#233;galit&#233; par ex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* La conception lib&#233;rale de l'&#233;galit&#233; est celle de la r&#233;gression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est au nom de cette &#233;galit&#233; que le travail de nuit a &#233;t&#233; &#233;tendu aux femmes, au lieu de l'interdire pour les homme sauf pour raison de service public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est au nom de cette &#233;galit&#233; qu'on remet en cause aujourd'hui dans les r&#233;gimes de retraite les dispositifs familiaux accord&#233;s aux femmes &#224; titre de compensation des t&#226;ches parentales qu'elles assument &#224; 80 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est toujours en son nom qu'on pr&#233;pare une directive autorisant des cotisations vieillesse plus forte pour les femmes puisqu'elles vivent plus longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Droits fondamentaux des femmes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;La chartre des droits fondamentaux (partie II) oublie des droits fondamentaux pour les femmes. Elle n'est pas contraignante (II-112- ; 112-5) &lt;strong&gt;(k)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
* droit au mariage mais pas droit au divorce (II-69) &lt;strong&gt;(g)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
* droits &#224; l'avortement et la contraception n'y figurent pas. Or au Portugal, Irlande, Pologne, Malte, il est interdit ou fortement restreint. Pas le droit de choisir son orientation sexuelle.&lt;br /&gt;
(juridiquement l'interdiction d'une discrimination (II-81) &lt;strong&gt;(h)&lt;/strong&gt; n'est pas &#233;quivalente &#224; l'affirmation d'un droit&lt;br /&gt;
Ceci est d'autant plus inqui&#233;tant que l'article (I-52) &lt;strong&gt;(e)&lt;/strong&gt; reconna&#238;t les Eglises comme interlocutrices r&#233;guli&#232;res, ce qui est une menace contre ces droits. [ex de la Pologne, l'avortement &#233;tait l&#233;gal entre 1955 et 1993 et gratuit dans les h&#244;pitaux publics. D&#232;s 1989 il y a eu des offensives contre ce droit. Fin 1992 transformation ultralib&#233;rale de la Pologne. Et en Janvier 1993, apr&#232;s une spectaculaire apparition du chef de l'Eglise polonaise au Parlement, o&#249; il mena&#231;a de retirer le soutien de l'Eglise aux r&#233;formes lib&#233;rales, les d&#233;put&#233;s vot&#232;rent l'interdiction de l'avortement sauf danger de la m&#232;re, viol et malformations du f&#339;tus. Ces ont les m&#233;decins qui pratiquaient des avortements gratuits dans les h&#244;pitaux qui le font aujourd'hui pour tr&#232;s cher.&lt;br /&gt;
* Il faudrait au contraire affirmer le principe de la&#239;cit&#233; pour emp&#234;cher les pressions r&#233;trogrades et misogynes des religions officielles et divers communautarismes.&lt;br /&gt;
* Il manque le droit &#224; vivre sans violences ; domestiques, viols, mutilations g&#233;nitales, mariages forc&#233;s, prostitution. (loi espagnole, spot t&#233;l&#233;, 6 femmes par mois meurent sous les coups de leur compagnon.).&lt;br /&gt;
* L'article II-65 &lt;strong&gt;(f)&lt;/strong&gt;qui interdit l'esclavage et le travail forc&#233; doit interdire explicitement la traite et le trafic de personnes (le plus souvent femmes et enfants) &#224; des fins de prostitution. Quand on conna&#238;t le d&#233;veloppement avec les pays de l'est o&#249; &#224; cause du ch&#244;mage et de la pauvret&#233; des femmes se retrouvent dans ces trafics. Le trait&#233; interdit de plus le contr&#244;le des paradis fiscaux o&#249; est recycl&#233; l'argent de la prostitution (III-156 et 157) &lt;strong&gt;(p et q)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
* D&#233;mocratie repr&#233;sentative I-46 &lt;strong&gt;(d) &lt;/strong&gt;ne parle pas de repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e &#224; tous les niveaux de repr&#233;sentation.&lt;br /&gt;
* Pas de droit d'asile pour les femmes subissant des pers&#233;cutions en raison de leur sexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Politiques lib&#233;rales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La doctrine lib&#233;rale qui constitue le fondement de ce projet de constitution entra&#238;ne des r&#233;gressions importantes qui touchent particuli&#232;rement les femmes dont le taux de ch&#244;mage est sup&#233;rieur de 2 points &#224; celui des hommes, qui sont 80 % des travailleurs pauvres.&lt;br /&gt;
Disparus les droits &#224; l'emploi (II-75) &lt;strong&gt;(r)&lt;/strong&gt;, le droit &#224; un revenu minimum, &#224; une pension, aux allocations ch&#244;mage, &#224; un logement (III-167) &lt;strong&gt;(s)&lt;/strong&gt;. C'est une r&#233;gression par rapport &#224; la D&#233;claration universelle des droits de l'homme de 1948.&lt;br /&gt;
D&#233;veloppement pr&#233;carit&#233; temps partiel), flexibilit&#233;...&lt;br /&gt;
Les d&#233;localisations touchent des secteurs particuli&#232;rement f&#233;minins (habillement, &#233;lectronique)&lt;br /&gt;
Les attaques contre les services publics de sant&#233; d'&#233;ducation, de prise en charge de personnes d&#233;pendantes se r&#233;percuteront plus sur les femmes qui assument en majorit&#233; ces t&#226;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sabine, membre de la Commission &#034;genre et mondialisation&#034; d'Attac et du groupe de proximit&#233; Fontenay-Ch&#226;tillon&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Argumentaire Marty : Egalit&#233; hommes/femmes dans la Constitution europ&#233;enne : un affichage mensonger</title>
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		<dc:date>2005-02-14T18:20:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Femmes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Egalit&#233; hommes/femmes dans la Constitution europ&#233;enne : un affichage mensonger &lt;br class='autobr' /&gt;
Christiane Marty - Commission genre et mondialisation - Attac &lt;br class='autobr' /&gt;
9/02/2005 - Campagnes &lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e que la promotion de l'&#233;galit&#233; hommes/femmes est une pr&#233;occupation plus forte au niveau des institutions europ&#233;ennes est utilis&#233;e par les partisans du &#034;oui&#034; pour affirmer que la Constitution repr&#233;sente une avanc&#233;e du point de vue des droits des femmes. Non seulement c'est faux, mais la Constitution contient au contraire...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Egalit&#233; hommes/femmes dans la Constitution europ&#233;enne : un affichage mensonger&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christiane Marty - Commission genre et mondialisation - Attac&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9/02/2005 - Campagnes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e que la promotion de l'&#233;galit&#233; hommes/femmes est une pr&#233;occupation plus forte au niveau des institutions europ&#233;ennes est utilis&#233;e par les partisans du &#034;oui&#034; pour affirmer que la Constitution repr&#233;sente une avanc&#233;e du point de vue des droits des femmes. Non seulement c'est faux, mais la Constitution contient au contraire des graves menaces de r&#233;gression.&lt;br&gt;
&#8226; Il n'y a rien de nouveau par rapport aux trait&#233;s et aux Directives europ&#233;ennes en vigueur et il manque au contraire des droits essentiels pour les femmes. La Charte des droits fondamentaux est insuffisante, de plus sa port&#233;e juridique est tr&#232;s limit&#233;e et subordonn&#233;e aux autres dispositions de la Constitution.&lt;br&gt;
&#8226; Contrairement &#224; ce qu'affirment les partisans de la Constitution, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes n'est pas reconnue comme une valeur qui fonde l'Union.&lt;br&gt;
&#8226; Elle figure parmi les objectifs de l'Union, mais cet affichage ne reste qu'une d&#233;claration d'intention en l'absence de tout dispositif contraignant.&lt;br&gt;
&#8226; Enfin et c'est l&#224; le plus important, la politique lib&#233;rale qui est le fondement de la Constitution est en elle-m&#234;me une atteinte aux droits des femmes. Cette politique programme le recul social, l'aggravation des in&#233;galit&#233;s et de la pr&#233;carit&#233; qui touche d&#233;j&#224; majoritairement les femmes. La notion d'&#233;galit&#233; hommes/femmes mise en &#339;uvre par la Strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi est vid&#233;e de son contenu progressiste pour &#234;tre mise au service du lib&#233;ralisme et servir &#224; justifier toujours plus de flexibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Des droits manquants...&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; droit &#224; la contraception, &#224; l'avortement et &#224; l'orientation sexuelle de son choix, droit &#224; vivre sans violence, droit au divorce&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; interdiction de la traite &#224; des fins de prostitution : l'article II-65 doit interdire explicitement la traite &#224; des fins de prostitution, compte tenu de l'ampleur croissante de l'exploitation sexuelle des &#234;tres humains. C'est loin d'&#234;tre la pr&#233;occupation des politiques lib&#233;rales qui envisagent au contraire le d&#233;veloppement de la prostitution comme un march&#233; potentiel tr&#232;s profitable, au m&#234;me titre que n'importe quel service ! &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; principe de d&#233;mocratie repr&#233;sentative paritaire : d&#233;fini dans l'article I-46, il doit pr&#233;ciser que la d&#233;mocratie n'est repr&#233;sentative que si elle assure une repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e des hommes et des femmes, c'est &#224; dire la parit&#233;, &#224; tous les niveaux de d&#233;cision &#233;conomique et politique.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; citoyennet&#233; : elle doit &#234;tre &#233;tendue aux r&#233;sident-es pour les droits sociaux. Les droits des femmes &#233;trang&#232;res ou immigr&#233;es sont trop souvent d&#233;pendants de leur statut marital et elles sont soumises aux traditions oppressives de leur pays d'origine &#224; travers les codes de statut personnel.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; droit d'asile : d&#233;fini dans l'article II-78, il doit &#234;tre reconnu pour les motifs de violences, r&#233;pression et pers&#233;cutions subies par des femmes en raison de leur sexe ou de leur sexualit&#233;.&lt;br&gt;
... et m&#234;me des r&#233;gressions, coh&#233;rentes avec la logique lib&#233;rale&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; droit &#224; l'emploi La Constitution reconna&#238;t &#224; toute personne &#034;le droit de travailler&#034; et &#034;la libert&#233; de chercher un emploi&#034; (article II-75). Quelle chance ! Mais c'est bien diff&#233;rent du droit au travail ou &#224; l'emploi ! Il s'agit d'une r&#233;gression car le droit au travail est inscrit dans la D&#233;claration des droits de l'homme de 1948. Alors que dans l'Europe des 25, le taux de ch&#244;mage est de 9% et que le taux de ch&#244;mage moyen des femmes est sup&#233;rieur de 2 points &#224; celui des hommes, il n'y a dans la Constitution aucun objectif de r&#233;duction du taux de ch&#244;mage. Le ch&#244;mage n'y est d'ailleurs m&#234;me pas mentionn&#233; ! Rendre effectif un v&#233;ritable droit &#224; l'emploi est particuli&#232;rement important pour les femmes. C'est la condition de leur autonomie. Pourtant de nombreux obstacles existent : ch&#244;mage sup&#233;rieur, manque de cr&#232;ches, de services de soins aux personnes d&#233;pendantes, in&#233;galit&#233;s professionnelles, emplois d&#233;grad&#233;s, etc. Ni le droit &#224; l'emploi, ni sa transcription en terme de politique ne figurent dans la Constitution. La disparition de ce droit, l'absence de tout objectif de r&#233;duction du ch&#244;mage comme de toute norme exigeante de qualit&#233; de l'emploi ne sont pas des oublis, ils sont simplement incompatibles avec la doctrine lib&#233;rale qui est le fondement de la Constitution.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; droit &#224; un revenu minimum, &#224; une pension, aux allocations de ch&#244;mage Ces droits ne sont pas reconnus. On r&#233;gresse donc par rapport &#224; la D&#233;claration universelle des droits de l'homme de 1948 qui d&#233;clarait que toute personne &#034;a droit &#224; un niveau de vie suffisant pour assurer sa sant&#233;, son bien-&#234;tre et celui de sa famille [...] ; elle a droit &#224; la s&#233;curit&#233; en cas de ch&#244;mage, de maladie, d'invalidit&#233;, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance&#034;, ou encore la Charte des droits sociaux des travailleurs de 1989 qui garantissait &#034;le droit de b&#233;n&#233;ficier au moment de la retraite de ressources assurant un niveau de vie d&#233;cent&#034;. Il n'y a pas non plus de reconnaissance du SMIC. Or tous ces droits concernent particuli&#232;rement les femmes qui sont majoritaires parmi les ch&#244;meurs, on l'a dit, mais aussi parmi les ch&#244;meurs non indemnis&#233;s, les smicards et les b&#233;n&#233;ficiaires de minima sociaux. Elles repr&#233;sentent en France 80% des travailleurs pauvres et 83% des retrait&#233;s qui per&#231;oivent une pension inf&#233;rieure au minimum vieillesse. La suppression des droits &#224; prestation n'est pas un hasard, c'est l'application des &#034;grandes orientations de politiques &#233;conomiques&#034; qui d&#233;finissent les politiques des Etats (article III-178). Ces orientations (GOPE) imposent la restriction des budgets publics et des prestations afin de veiller &#034;&#224; ce qu'il soit financi&#232;rement avantageux de rester actif sur le march&#233; du travail&#034;. Selon les lib&#233;raux, le RMI et les allocations de ch&#244;mage sont surtout des &#034;pi&#232;ges &#224; inactivit&#233;&#034;...&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la place faite aux &#233;glises et aux communaut&#233;s religieuses (article I-52) est superflue et surtout dangereuse pour les droits des femmes : la mont&#233;e des int&#233;grismes religieux, tous fortement misogynes, correspond &#224; une menace croissante contre les droits acquis comme la contraception, l'avortement, le divorce, le libre choix de l'orientation sexuelle. Seule la r&#233;affirmation du principe de la&#239;cit&#233; de toutes les institutions et r&#232;gles de l'Union serait en mesure de garantir les droits des femmes contre les pressions des Eglises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. L'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes ne fait pas partie des valeurs qui fondent l'Union...&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
... et dont la reconnaissance est un crit&#232;re d'adh&#233;sion pour les futurs pays. Bien que mentionn&#233;e dans l'article 1-2 intitul&#233; &#034;les valeurs de l'Union&#034;, elle ne fait pas partie des &#034;valeurs qui fondent l'Union&#034; explicitement d&#233;finies par la premi&#232;re phrase de l'article : &#034;L'Union est fond&#233;e sur les valeurs de dignit&#233; humaine, libert&#233;, d&#233;mocratie, ...&#034;. L'&#233;galit&#233; hommes/femmes figure uniquement dans la seconde phrase de l'article, qui dit : &#034;ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une soci&#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par [...] l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes&#034;. Ce qui ne signifie pas grand chose. La diff&#233;rence entre le statut des deux phrases est importante. Ce n'est pas un hasard si la Convention a refus&#233; jusqu'au bout d'int&#233;grer l'&#233;galit&#233; hommes/femmes dans les valeurs fondatrices au m&#234;me rang que la dignit&#233;, la libert&#233; et la d&#233;mocratie, malgr&#233; les demandes de nombreuses associations. La Commission des droits des femmes du Parlement europ&#233;en elle-m&#234;me s'est inqui&#233;t&#233;e de cette diff&#233;rence. M&#234;me le site officiel commentant la Constitution ne cite pas l'&#233;galit&#233; hommes/femmes parmi les nouvelles valeurs ! Cela n'emp&#234;che pas les partisans du oui, y compris certaines associations de femmes, de soutenir qu'elle fait maintenant partie des valeurs et qu'il s'agit d'une avanc&#233;e d&#233;terminante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. L'affirmation de l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes n'est qu'un emballage vide&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
L'affichage de l'objectif d'&#233;galit&#233; entre hommes et femmes (article I-3), l'interdiction des discriminations (article II-81) sont certes louables mais bien loin de suffire. Tous ces droits et principes font d&#233;j&#224; l'objet de diff&#233;rentes Directives europ&#233;ennes et Conventions internationales : la r&#233;alit&#233; t&#233;moigne de l'&#233;cart &#233;norme existant entre le droit formel et le droit r&#233;el ! Ce qui est primordial aujourd'hui, c'est de passer aux mesures concr&#232;tes. Cela aurait suppos&#233; de doter l'Union europ&#233;enne de comp&#233;tences dans ce domaine et d'instruments ambitieux. Ce n'est pas le cas. Ainsi l'article III-124 ne fait qu'indiquer prudemment : &#034;sans pr&#233;judice des autres dispositions de la Constitution et dans les limites de comp&#233;tence que celle-ci attribue &#224; l'Union, une loi cadre europ&#233;enne peut &#233;tablir les mesures n&#233;cessaires pour combattre toute discrimination&#034;. Et il faudra l'unanimit&#233; pour faire appliquer les mesures ! Dans une Europe des 25 o&#249; le statut des femmes est tr&#232;s divers, une Constitution soucieuse de progr&#232;s social aurait d&#251; tracer la voie d'une harmonisation par le haut de l'ensemble des droits des femmes. On en est loin puisque toute harmonisation est explicitement exclue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. La logique lib&#233;rale de la Constitution porte la r&#233;gression de la situation des femmes&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ce qui est programm&#233;, c'est l'aggravation des politiques lib&#233;rales actuelles, responsables du d&#233;veloppement de la pauvret&#233;, de la pr&#233;carit&#233;, du temps partiel qui concernent d&#233;j&#224; particuli&#232;rement les femmes, et c'est aussi la privatisation des services publics. L'exp&#233;rience montre que le recul des services publics fait retomber sur les femmes la responsabilit&#233; des t&#226;ches qui ne sont plus assur&#233;es par la collectivit&#233; ou qui le sont &#224; des prix dissuasifs (voir par exemple les menaces de fermeture d'&#233;coles maternelles en France). La Strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi -contenue dans la Constitution &#224; travers les lignes directrices de l'emploi (article III-206)- fait bien une place &#224; l'&#233;galit&#233; hommes/femmes, mais celle-ci a &#233;t&#233; vid&#233;e de son contenu progressiste pour devenir un instrument au service de la logique lib&#233;rale : profiter de la main d'&#339;uvre f&#233;minine, l&#233;gitimer le temps partiel et la flexibilit&#233;, &#233;largir le champ des activit&#233;s marchandes, d&#233;grader le statut des emplois. Un exemple significatif de l'interpr&#233;tation lib&#233;rale de l'&#233;galit&#233; hommes-femmes est celui du travail de nuit, o&#249; au nom de l'exigence europ&#233;enne, les conditions de travail des femmes ont &#233;t&#233; align&#233;es sur celles des hommes... par le bas ! Se profilent aussi des menaces concernant l'alignement de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite et la suppression des dispositifs familiaux, pourtant accord&#233;s aux femmes &#224; titre de compensation (bien insuffisante) des t&#226;ches parentales.&lt;br&gt;
Les femmes comme potentiel de main d'&#339;uvre : dans une perspective de p&#233;nurie de main d'&#339;uvre, l'emploi des femmes devient int&#233;ressant. L'&#233;galit&#233; professionnelle, loin d'&#234;tre un but en soi, devient n&#233;cessaire car trop d'in&#233;galit&#233;s risquent de dissuader les femmes d'entrer sur le march&#233; du travail !&lt;br&gt;
Temps partiel, flexibilit&#233;, pr&#233;carit&#233; : le partage &#233;quitable du travail domestique et parental dispara&#238;t compl&#232;tement dans la conception lib&#233;rale de l'&#233;galit&#233; hommes/femmes pour faire place &#224; la notion de &#034;conciliation entre la vie familiale et professionnelle&#034;. Ainsi &#034;pour favoriser un meilleur &#233;quilibre entre vie professionnelle et vie familiale, et entre flexibilit&#233; et s&#233;curit&#233;&#034;, la strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi pr&#233;conise la &#034;diversification des contrats en terme de temps de travail&#034;. L'article III-203 de la Constitution parle de &#034;promouvoir une main d'&#339;uvre (...) susceptible de s'adapter&#034;. L'&#233;galit&#233; hommes/femmes est utilis&#233;e pour l&#233;gitimer toujours plus de flexibilit&#233;, le temps partiel est cens&#233; r&#233;pondre &#224; ce besoin de &#034;conciliation&#034; ! C'est un affichage tr&#232;s pratique pour masquer que le temps partiel est surtout b&#233;n&#233;fique aux entreprises, souvent impos&#233; et toujours tr&#232;s d&#233;favorable aux salari&#233;-es. C'est la voie royale pour affaiblir la norme m&#234;me de temps complet, et ouvrir la voie &#224; l'individualisation totale des contrats de travail pour la plus grande satisfaction du Medef.&lt;br&gt;
De nouvelles opportunit&#233;s d'emplois de basse qualit&#233; au d&#233;triment des femmes : pour d&#233;charger les femmes de leurs t&#226;ches domestiques et leur permettre de postuler &#224; un emploi, les besoins en gardes d'enfants et services aux personnes sont bien identifi&#233;s par la strat&#233;gie lib&#233;rale qui y voit une nouvelle opportunit&#233; d'activit&#233;s lucratives. Moyennant des emplois faiblement qualifi&#233;s et peu co&#251;teux ! Ces emplois s'adressent &#034;traditionnellement&#034; aux femmes (il est m&#234;me envisag&#233; de faire appel aux &#034;mamies&#034; et aux immigrantes), renfor&#231;ant par l&#224;-m&#234;me la s&#233;gr&#233;gation sectorielle du travail et les in&#233;galit&#233;s salariales entre les sexes. La porte ouverte &#224; tout type de petit boulot : lorsqu'on rapproche l'objectif d'augmentation du taux d'emploi (article III-205) avec l'absence de d&#233;finition de l'emploi et &#224; plus forte raison avec l'absence de norme sur la qualit&#233; de l'emploi, on comprend le risque de voir se d&#233;velopper, encore plus qu'aujourd'hui, n'importe quel petit boulot. Une norme exigeante sur l'emploi serait pourtant primordiale pour les femmes, majoritaires parmi les contrats pr&#233;caires et les bas salaires. Mais une telle norme va &#224; l'oppos&#233; des politiques prescrites &#224; l'Union europ&#233;enne, qui accordent au contraire la supr&#233;matie &#224; la &#034;comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie&#034; par rapport &#224; &#034;l'am&#233;lioration des conditions de vie et de travail&#034; (article III-209). Cette primaut&#233; de la comp&#233;titivit&#233; va justifier encore plus le d&#233;veloppement du dumping social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christiane Marty - Commission genre et mondialisation - Attac - Janvier 2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Argumentaire Marty C. : Pour les droits des femmes, pour l'&#233;galit&#233;, Non &#224; leur Constitution</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article526</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article526</guid>
		<dc:date>2005-02-07T13:22:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Femmes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Projet 4 pages Attac, Christiane Marty janvier 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
Attac a d&#233;j&#224; largement analys&#233; le projet de Constitution europ&#233;enne et en a montr&#233; le caract&#232;re profond&#233;ment anti-d&#233;mocratique tant au niveau de l'&#233;laboration que de l'extr&#234;me difficult&#233; qu'il y aurait &#224; la remettre en cause une fois adopt&#233;e. Son contenu en fait un ensemble juridique contraignant qui impose une politique, le n&#233;olib&#233;ralisme, s'opposant ainsi &#224; d'autres choix d&#233;mocratiques. Le march&#233;, la libre concurrence deviennent la...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Projet 4 pages Attac, Christiane Marty janvier 2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Attac a d&#233;j&#224; largement analys&#233; le projet de Constitution europ&#233;enne et en a montr&#233; le caract&#232;re profond&#233;ment anti-d&#233;mocratique tant au niveau de l'&#233;laboration que de l'extr&#234;me difficult&#233; qu'il y aurait &#224; la remettre en cause une fois adopt&#233;e. Son contenu en fait un ensemble juridique contraignant qui impose une politique, le n&#233;olib&#233;ralisme, s'opposant ainsi &#224; d'autres choix d&#233;mocratiques. Le march&#233;, la libre concurrence deviennent la valeur et l'objectif central de l'Union europ&#233;enne, tout le reste y est subordonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est ici de compl&#233;ter cette analyse de la Constitution en y int&#233;grant la dimension de genre, c'est &#224; dire des rapports sociaux entre les hommes et les femmes. A l'heure o&#249; les derniers sondages font &#233;tat d'une forte intention d'abstention (61%), encore plus forte de la part des femmes (66%), il semble indispensable de bien mettre en &#233;vidence les menaces de r&#233;gression que contient cette Constitution vis &#224; vis des droits des femmes et de l'&#233;galit&#233; de genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon ses partisans, la Constitution repr&#233;senterait une chance pour les femmes. Ils s'appuient sur l'id&#233;e assez r&#233;pandue que l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes est depuis longtemps une pr&#233;occupation des institutions europ&#233;ennes, ce qui favoriserait donc des avanc&#233;es dans ce domaine. Cette id&#233;e ne r&#233;siste pas &#224; la confrontation avec la r&#233;alit&#233;.&lt;br&gt;
Qui peut croire en effet &#224; une chance pour les femmes quand on voit comment sont concr&#232;tement mises en oeuvre les Directives europ&#233;ennes ? C'est par exemple au nom de l'imp&#233;ratif europ&#233;en d'&#233;galit&#233; que le travail de nuit a &#233;t&#233; &#233;tendu aux femmes, alors que le progr&#232;s consistait &#224; l'interdire pour tout le monde et &#224; ne l'autoriser que pour des raisons d'int&#233;r&#234;t collectif. Le principe d'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes mis en &#339;uvre par les politiques lib&#233;rales europ&#233;ennes est celui de ... l'&#233;galit&#233; par le bas ! Or ce sont ces politiques qui sont maintenant inscrites en dur dans la Constitution, privil&#233;giant la recherche du profit maximum plut&#244;t que la satisfaction des besoins sociaux. Au-del&#224; des femmes, tout le monde est concern&#233; par le recul social programm&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Constitution loin de repr&#233;senter une avanc&#233;e pour les droits des femmes contient au contraire de graves menaces de r&#233;gression.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il n'y a aucun droit nouveau par rapport aux trait&#233;s et Directives en vigueur. Au contraire, il manque des droits essentiels pour les femmes et certains sont en r&#233;gression. La Charte des droits fondamentaux est donc insuffisante, de plus sa port&#233;e juridique est tr&#232;s limit&#233;e et subordonn&#233;e aux autres dispositions de la Constitution.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes n'est pas reconnue comme une valeur qui fonde l'Union au m&#234;me titre que la dignit&#233; ou la d&#233;mocratie. &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elle figure bien en tant qu'objectif de l'Union, mais en l'absence de tout dispositif d'application, ne reste qu'une d&#233;claration d'intention. &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Enfin et c'est l&#224; le plus important, la doctrine lib&#233;rale qui constitue le fondement de la Constitution est en elle-m&#234;me une atteinte aux droits des femmes. Elle programme le recul social, la privatisation des services publics, l'aggravation des in&#233;galit&#233;s et de la pr&#233;carit&#233; qui touchent d&#233;j&#224; majoritairement les femmes. La notion d'&#233;galit&#233; femmes/hommes mise en &#339;uvre par la Strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi est vid&#233;e de tout contenu progressiste pour &#234;tre mise au service du lib&#233;ralisme et servir &#224; justifier toujours plus de flexibilit&#233;.&lt;br&gt;
Ces points sont d&#233;velopp&#233;s dans ce qui suit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Il manque des droits essentiels pour les femmes...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Charte des droits fondamentaux (Nice 2000) qui a &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;e en partie II de la Constitution est tr&#232;s insuffisante, Attac comme les associations f&#233;ministes l'avaient d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; &#224; l'&#233;poque. Mais surtout, la Charte &#034;ne cr&#233;e aucune comp&#233;tence ni aucune t&#226;che nouvelle pour l'Union&#034; (article II-111). Les droits &#034;doivent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s en harmonie avec les traditions nationales&#034; (II-112-4) et les &#034;l&#233;gislations nationales doivent &#234;tre pleinement prises en compte&#034; (II-112-5). Ce qui signifie en clair que la Charte des droits fondamentaux n'est pas contraignante. &lt;br&gt;
En plus de ce d&#233;faut capital, il est n&#233;cessaire de souligner que dans cette Charte, qui sera n&#233;anmoins consid&#233;r&#233;e comme le texte de r&#233;f&#233;rence de l'Union en mati&#232;re de droits fondamentaux, il n'y a aucun droit nouveau pour les femmes, il manque des droits fondamentaux et il y a m&#234;me des r&#233;gressions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit &#224; la contraception, &#224; l'avortement et &#224; l'orientation sexuelle de son choix&lt;/strong&gt;&lt;br&gt; Le droit &#224; la ma&#238;trise de son corps et de sa capacit&#233; reproductive - droit &#224; l'avortement et &#224; la contraception- rel&#232;ve de la libert&#233; fondamentale pour tout individu. Ce droit n'est pas n&#233;gociable pour les femmes, or il est absent. Dans un certain nombre de pays (Portugal, Irlande, Pologne, Malte, Chypre), l'avortement est interdit ou fortement restreint. L'argument selon lequel l'int&#233;gration dans la Charte du droit &#224; l'avortement &#233;tait impossible parce que l'Union n'a pas &#224; l'imposer &#224; ces pays ne tient pas : on l'a dit, la Charte n'a pas ce pouvoir contraignant. Mais l'harmonisation par le haut des l&#233;gislations sur ces droits aurait d&#251; &#234;tre vue pr&#233;cis&#233;ment comme un objectif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le droit &#224; choisir son orientation sexuelle devrait aussi &#234;tre inscrit. Le fait que toute discrimination fond&#233;e sur l'orientation sexuelle soit explicitement interdite (article II-81) ne suffit pas : l'interdiction de la discrimination n'est pas juridiquement &#233;quivalente &#224; l'affirmation du droit au libre choix de l'orientation sexuelle. On le voit bien pour l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes : l'interdiction des discriminations &#224; raison du sexe ne saurait remplacer l'affirmation du droit &#224; l'&#233;galit&#233;. De plus, on sait que les discriminations sont tr&#232;s difficiles &#224; prouver. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est indispensable d'&#234;tre vigilant sur ces droits, car les pressions pour les remettre en cause se multiplient. La nouvelle pr&#233;sidente de la Commission des droits des femmes du Parlement europ&#233;en n'est autre que Anna Zaborska, connue pour ses positions anti-avortement et sa proposition d'interner les homosexuels dans des h&#244;pitaux psychiatriques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit &#224; vivre sans violence&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ce droit &#233;l&#233;mentaire est &#233;galement absent. Les violences subies par les femmes commencent &#224; sortir de l'occultation qui les caract&#233;rise depuis si longtemps, elles concernent tous les pays &#224; des niveaux toujours &#233;lev&#233;s. Pourtant on constate une tol&#233;rance ind&#233;niable envers ces violences et la Constitution en t&#233;moigne par son absence totale de pr&#233;occupation pour cette question. Le droit &#224; vivre sans violence doit signifier une lutte intransigeante contre la violence sous toutes ses formes, violences domestiques, viols, commerce des femmes, mariages forc&#233;s, mutilations g&#233;nitales, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit au divorce&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis dans l'article II-69. Le droit &#224; mettre fin au mariage c'est &#224; dire de divorcer doit &#234;tre express&#233;ment pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interdiction de la traite des &#234;tre humains &#224; des fins de prostitution&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
L'article II-65 qui interdit l'esclavage et le travail forc&#233; doit interdire explicitement la traite et le trafic de personnes &#224; des fins de prostitution. Cette interdiction et sa mise en &#339;uvre sont absolument indispensables compte tenu de l'ampleur croissante de l'exploitation sexuelle des &#234;tres humains et des cons&#233;quences d&#233;sastreuses du &#034;tourisme sexuel&#034; sur les enfants et les jeunes femmes qui en sont victimes. Pourtant, c'est loin d'&#234;tre la pr&#233;occupation des instances lib&#233;rales europ&#233;ennes ! Le d&#233;veloppement de la prostitution est vu par certains comme un march&#233; potentiel tr&#232;s profitable, au m&#234;me titre que n'importe quel service ! Le corps deviendrait une marchandise comme une autre. Les restrictions aux mouvements de capitaux sont interdites (articles III-156 et 157) et rendent incontr&#244;lable le blanchiment dans les paradis fiscaux de l'argent du trafic et de la prostitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[[Principe de d&#233;mocratie repr&#233;sentative&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Le principe de d&#233;mocratie repr&#233;sentative d&#233;fini dans l'article I-46 doit pr&#233;ciser que la d&#233;mocratie ne peut &#234;tre repr&#233;sentative que si elle assure une repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e des hommes et des femmes c'est &#224; dire la parit&#233;, et ceci &#224; tous les niveaux de prise de d&#233;cision &#233;conomique et politique. La Convention qui a &#233;tabli le projet de Constitution s'est illustr&#233;e par sa composition presque uniquement masculine... De m&#234;me, si on se r&#233;f&#232;re au fonctionnement de la Commission, on a quelques raisons de craindre l'absence totale de prise en compte de la dimension du genre dans les orientations adopt&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Citoyennet&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;finition de la citoyennet&#233; de l'Union doit &#234;tre &#233;tendue aux r&#233;sidents et r&#233;sidentes pour les droits sociaux et pour les droits d&#233;finis dans les articles II-36 &#224; II-49 (droits de vote et d'&#233;ligibilit&#233;, de circulation, etc.) Les droits des femmes &#233;trang&#232;res ou immigr&#233;es sont trop souvent d&#233;pendants de leur statut marital. Elles sont victimes du racisme et des traditions oppressives de leur pays d'origine &#224; travers les codes de statut personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit d'asile&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le droit d'asile d&#233;fini dans l'article II-78 doit &#234;tre reconnu pour les motifs de violences, r&#233;pression et pers&#233;cutions subies par des femmes en raison de leur sexe ou de leur sexualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;... certains droits sont en r&#233;gression&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit &#224; l'emploi&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La Constitution reconna&#238;t &#224; toute personne &#034;le droit de travailler&#034; et &#034;la libert&#233; de chercher un emploi&#034; (article II-75). Quelle chance ! Mais c'est bien diff&#233;rent du droit au travail ou &#224; l'emploi ! Il s'agit d'une r&#233;gression car le droit au travail est inscrit dans la D&#233;claration des droits de l'homme de 1948. Alors que dans l'Europe des 25, le taux de ch&#244;mage moyen est de 9% et que le taux de ch&#244;mage moyen des femmes est sup&#233;rieur de 2 points &#224; celui des hommes, il n'y a dans la Constitution aucun objectif de r&#233;duction du taux de ch&#244;mage. Le mot ch&#244;mage n'y est d'ailleurs m&#234;me pas mentionn&#233; !&lt;br&gt;
Rendre effectif un v&#233;ritable droit &#224; l'emploi pour tous et toutes est particuli&#232;rement important pour les femmes car le mod&#232;le de la femme -et surtout de la m&#232;re- au foyer n'a pas compl&#232;tement disparu et se ravive en p&#233;riode de ch&#244;mage. Avoir un emploi est la condition de l'autonomie des femmes. Pourtant elles se heurtent &#224; de nombreux obstacles : ch&#244;mage sup&#233;rieur, manque de cr&#232;ches, de services de soins aux personnes d&#233;pendantes, in&#233;galit&#233;s professionnelles, emplois d&#233;grad&#233;s, etc. La disparition du droit &#224; l'emploi, l'absence de tout objectif de r&#233;duction du ch&#244;mage comme de toute norme de qualit&#233; de l'emploi sont loin d'&#234;tre des oublis, ces droits sont tout simplement incompatibles avec la doctrine lib&#233;rale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit &#224; un revenu minimum, &#224; une pension, aux allocations de ch&#244;mage&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ces droits ne sont pas reconnus. On r&#233;gresse donc par rapport &#224; la D&#233;claration universelle des droits de l'homme de 1948 qui d&#233;clarait que toute personne &#034;a droit &#224; un niveau de vie suffisant pour assurer sa sant&#233;, son bien-&#234;tre et celui de sa famille [...] ; elle a droit &#224; la s&#233;curit&#233; en cas de ch&#244;mage, de maladie, d'invalidit&#233;, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance &#034;, ou par rapport &#224; la Charte des droits sociaux fondamentaux des travailleurs de 1989 qui garantissait &#034;le droit de b&#233;n&#233;ficier, au moment de la retraite, de ressources assurant un niveau de vie d&#233;cent&#034;. Il n'y a pas de reconnaissance du SMIC, ni a fortiori d'un SMIC europ&#233;en. Or tous ces droits concernent particuli&#232;rement les femmes, majoritaires parmi les ch&#244;meurs, on l'a dit, mais aussi parmi les ch&#244;meurs non indemnis&#233;s, les bas salaires et les b&#233;n&#233;ficiaires de minima sociaux. Elles repr&#233;sentent en France 80% des travailleurs pauvres et 83% des retrait&#233;s qui per&#231;oivent une pension inf&#233;rieure au minimum vieillesse. Les femmes immigr&#233;es et les m&#232;res isol&#233;es cumulent les handicaps.&lt;br&gt;
La suppression des droits &#224; prestation n'est pas un hasard, c'est l'application des &#034;grandes orientations de politiques &#233;conomiques&#034; qui d&#233;finissent les politiques des Etats (article III-178). Ces orientations (GOPE) imposent la restriction des budgets publics et des prestations afin de veiller &#034;&#224; ce qu'il soit financi&#232;rement avantageux de rester actif sur le march&#233; du travail&#034;. En clair, pour les lib&#233;raux, le RMI ou les allocations de ch&#244;mage sont trop &#233;lev&#233;s et d&#233;sincitent ceux qui les re&#231;oivent de chercher un emploi. Ce seraient des &#034;pi&#232;ges &#224; inactivit&#233;&#034; ! Comme si on choisissait d'&#234;tre Rmiste ou ch&#244;meur-euse et de le rester !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;... et la porte s'ouvre &#224; de nouvelles menaces&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Eglises et les communaut&#233;s religieuses sont reconnues comme interlocutrices r&#233;guli&#232;res. L'Union maintient avec elles &#034;un dialogue ouvert, transparent et r&#233;gulier&#034;, au m&#234;me titre que des associations repr&#233;sentatives et la soci&#233;t&#233; civile (article I-52). Cette reconnaissance est superflue -les libert&#233;s d'expression, de conscience et de culte sont garanties par ailleurs- et surtout dangereuse pour les droits des femmes : en Europe comme dans le reste du monde, la mont&#233;e des int&#233;grismes religieux, tous fortement misogynes, correspond &#224; une menace croissante contre les droits acquis comme la contraception, l'avortement, le divorce, le libre choix de l'orientation sexuelle. Les Eglises d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, et &#224; plus forte raison les int&#233;grismes th&#233;orisent des r&#244;les sociaux diff&#233;rents pour les hommes et les femmes, voire un statut inf&#233;rieur pour les femmes, avec toutes leurs cons&#233;quences en mati&#232;re d'in&#233;galit&#233;s. Seule la r&#233;affirmation du principe de la&#239;cit&#233; de toutes les institutions et r&#232;gles de l'Union serait en mesure de garantir les droits des femmes contre les pressions des Eglises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. L'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes ne fait pas partie des valeurs qui fondent l'Union&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle est mentionn&#233;e dans l'article 1-2 intitul&#233; &#034;les valeurs de l'Union&#034; mais elle ne fait pas partie des &#034;valeurs qui fondent l'Union&#034;, ce qui signifie en particulier qu'elle ne fait pas partie des crit&#232;res d'adh&#233;sion pour les nouveaux pays. Les valeurs sont explicitement d&#233;finies par la premi&#232;re phrase de l'article : &#034;L'Union est fond&#233;e sur les valeurs de dignit&#233; humaine, libert&#233;, d&#233;mocratie, ...&#034;. L'&#233;galit&#233; hommes/femmes figure uniquement dans la seconde phrase de l'article, qui dit : &#034;ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une soci&#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par [...] l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes&#034;. Ce qui ne signifie pas grand chose. La diff&#233;rence entre le statut des deux phrases est importante.&lt;br&gt;
Ce n'est pas un hasard si la Convention a refus&#233; jusqu'au bout d'int&#233;grer l'&#233;galit&#233; femmes/hommes dans les valeurs fondatrices au m&#234;me rang que la dignit&#233;, la libert&#233; et la d&#233;mocratie, comme le demandaient pourtant de nombreuses associations. En mai 2004, la Commission des droits des femmes du Parlement europ&#233;en s'inqui&#233;tait du statut &#034;au rabais&#034; des valeurs de la seconde phrase : &#034;Tandis que les discussions sur le projet de Constitution entrent dans une phase critique, le risque que l'&#233;galit&#233; des genres ait un statut plus faible dans la Constitution que les valeurs de dignit&#233; humaine, libert&#233; et d&#233;mocratie flotte toujours&#034;. Le commentaire officiel de la Constitution lui-m&#234;me ne cite pas l'&#233;galit&#233; entre les sexes parmi les nouvelles valeurs. Les partisans du Oui le taisent soigneusement, et font mine de consid&#233;rer que l'&#233;galit&#233; femmes/hommes est devenue une valeur de l'Union et qu'il s'agit d'une avanc&#233;e d&#233;terminante !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3. L'affirmation de l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes dans la Constitution n'est qu'un emballage vide ...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'affichage de l'objectif d'&#233;galit&#233; entre femmes et hommes (article I-3), l'interdiction des discriminations (article II-81) sont certes louables, mais il n'y a rien de nouveau. Tous ces droits et principes font d&#233;j&#224; l'objet de diff&#233;rentes Directives europ&#233;ennes et de Conventions internationales. En r&#233;alit&#233;, tout un arsenal juridique existe d&#233;j&#224;, construit progressivement depuis les ann&#233;es 70 simultan&#233;ment &#224; la mont&#233;e des revendications f&#233;ministes. Mais l'affirmation de principes est loin de suffire : la r&#233;alit&#233; t&#233;moigne de l'&#233;cart &#233;norme existant entre le droit formel et le droit r&#233;el ! Ce qui est primordial aujourd'hui, c'est de passer aux mesures concr&#232;tes. Il n'y en a aucune...&lt;br class='autobr' /&gt;
Une pr&#233;cision est ici n&#233;cessaire. Normalement, une Constitution se limite &#224; l'affirmation de valeurs, de droits, d'objectifs et &#224; l'organisation du fonctionnement des institutions (et &#233;mane de ses citoyen-nes ! ) Mais, on l'a signal&#233;, ce projet de Constitution europ&#233;enne va bien au-del&#224; en imposant le n&#233;o-lib&#233;ralisme, et en organisant concr&#232;tement la mise en &#339;uvre d'un droit et d'un seul, celui de la concurrence libre et non fauss&#233;e ! S'il y avait eu une volont&#233; d'avancer concr&#232;tement vers l'&#233;galit&#233; entre les sexes ainsi qu'affich&#233; dans les objectifs, cela aurait suppos&#233; de doter l'Union europ&#233;enne de comp&#233;tences dans ce domaine et d'instruments ambitieux. Ce qui est loin d'&#234;tre le cas. Ainsi l'article III-124 ne fait qu'indiquer prudemment : &#034;sans pr&#233;judice des autres dispositions de la Constitution et dans les limites de comp&#233;tence que celle-ci attribue &#224; l'Union, une loi cadre europ&#233;enne peut &#233;tablir les mesures n&#233;cessaires pour combattre toute discrimination&#034;. Et il faudra l'unanimit&#233; pour faire appliquer les mesures. Autant dire qu'on n'est pas pr&#232;s d'en voir le r&#233;sultat ! De m&#234;me, il est r&#233;v&#233;lateur que soit programm&#233;e l'augmentation des budgets militaires (article I-41-3), mais aucun financement de programme communautaire pour l'&#233;galit&#233; des genres !&lt;br&gt;
Dans une Europe des 25 o&#249; le statut juridique des femmes est tr&#232;s in&#233;gal, une Constitution soucieuse de progr&#232;s social aurait d&#251; tracer la voie d'une harmonisation par le haut de l'ensemble des droits des femmes (et a minima, inclure une clause de non r&#233;gression !) L&#224; encore, on en est &#224; l'oppos&#233; puisque toute harmonisation est explicitement exclue (article III-210).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4. ... emballage vide de mesures pour l'&#233;galit&#233;, mais plein de promesses de r&#233;gression !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est programm&#233;, c'est l'aggravation des politiques lib&#233;rales actuelles, responsables du d&#233;veloppement de la pauvret&#233;, de la pr&#233;carit&#233; et du temps partiel, chacun des trois concernant d&#233;j&#224; particuli&#232;rement les femmes, et c'est aussi le d&#233;mant&#232;lement des services publics. L'exp&#233;rience montre que le recul des services publics fait retomber sur les femmes la responsabilit&#233; des t&#226;ches qui ne sont plus assur&#233;es par la collectivit&#233; ou qui le sont &#224; des prix dissuasifs (voir par exemple les menaces de fermeture d'&#233;coles maternelles en France). La restriction des d&#233;penses publiques (article III-194) signifie des coupes budg&#233;taires &#233;galement dans le domaine de la protection sociale (remise en cause des allocations ch&#244;mage, des minima sociaux) et de la sant&#233;, rendant les soins et les services plus co&#251;teux et moins accessibles.&lt;br&gt;
La Strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi -contenue dans la Constitution &#224; travers les lignes directrices de l'emploi (article III-206)- fait bien une place &#224; l'&#233;galit&#233; femmes/hommes, mais celle-ci a &#233;t&#233; vid&#233;e de tout contenu progressiste pour devenir un instrument au service de la logique lib&#233;rale : elle vise &#224; profiter de la main d'&#339;uvre f&#233;minine, l&#233;gitimer le temps partiel et la flexibilit&#233;, &#233;largir le champ des activit&#233;s marchandes g&#233;n&#233;ratrices de profits et d&#233;grader le statut des emplois pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les femmes comme potentiel de main d'&#339;uvre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi a fix&#233; un objectif d'augmentation du taux d'emploi. Le but est d'atteindre 70% en 2010 pour le taux global et 60% pour le taux d'emploi des femmes. Ce qui appelle deux remarques. &lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re concerne la signification du choix du taux d'emploi : il permet de ne plus parler du taux de ch&#244;mage. &#034;Augmenter le taux d'emploi&#034; se traduit dans la Constitution par la formulation &#034;atteindre un niveau d'emploi &#233;lev&#233;&#034; (article III-205). Cette formulation habile laisse croire &#224; une volont&#233; de r&#233;duire le ch&#244;mage. Or il n'en est rien (voir encadr&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Niveau d'emploi &#233;lev&#233; ne signifie pas disparition du ch&#244;mage&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Le taux d'emploi est le rapport entre le nombre de personnes ayant un emploi et celui de la population en &#226;ge de travailler (c'est &#224; dire actifs et inactifs). Le taux de ch&#244;mage est le rapport entre le nombre de personnes au ch&#244;mage et la population active (qui regroupe &#224; la fois les personnes en emploi et au ch&#244;mage). On voit donc que le taux d'emploi peut augmenter &#224; taux de ch&#244;mage constant, si des personnes jusqu'alors inactives (par exemple les femmes) prennent un emploi. La strat&#233;gie lib&#233;rale consiste pr&#233;cis&#233;ment &#224; combiner l'accroissement de la main d'&#339;uvre avec le maintien d'un volant cons&#233;quent de ch&#244;mage, b&#233;n&#233;fique pour faire pression &#224; la baisse sur les conditions de travail et les salaires. Dans le syst&#232;me capitaliste, l'accroissement de la main d'&#339;uvre est en effet n&#233;cessaire pour produire toujours plus de biens et services, sources de profits. Dans cette optique, les femmes deviennent un potentiel int&#233;ressant pour fournir cette main d'&#339;uvre !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde remarque concerne la conception de l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes qui est mise en &#339;uvre par la strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi : elle est essentiellement utilitariste ! En effet, faire entrer les femmes sur le march&#233; du travail n'est pas envisag&#233; dans un souci d'&#233;galit&#233; (en tant qu'acc&#232;s &#224; l'autonomie financi&#232;re) mais simplement parce que c'est profitable du point de vue &#233;conomique. Le constat est fait que trop d'in&#233;galit&#233;s touchant les femmes sur le march&#233; du travail (salaires plus faibles, carri&#232;res plafonn&#233;es, discriminations &#224; l'embauche...) les dissuadent d'y entrer ! On s'en pr&#233;occupe donc. La Constitution affiche bien (article III-214) le principe de l'&#233;galit&#233; professionnelle entre hommes et femmes. Quant &#224; l'&#233;galit&#233; dans la sph&#232;re priv&#233;e, elle a compl&#232;tement disparu : la conception lib&#233;rale de l'&#233;galit&#233; &#034;made in EU&#034; &#233;vite soigneusement de remettre en cause les r&#244;les sociaux diff&#233;rents &#224; l'origine des in&#233;galit&#233;s, qui font par exemple que les femmes &#034;travaillent&#034; moins souvent que les hommes ! Ce qui explique que l'objectif de taux d'emploi est fix&#233; &#224; un niveau plus faible pour les femmes que pour les hommes, et qu'il n'est pas pr&#233;vu de faire diminuer l'&#233;cart entre les deux. Malgr&#233; les revendications des mouvements f&#233;ministes, le partage &#233;quitable du travail domestique et parental a fait place &#224; la notion de &#034;conciliation entre la vie familiale et professionnelle&#034;. Inutile de dire que cette conciliation vise les seules femmes ! A elles de se d&#233;brouiller pour cumuler travail, enfants, m&#233;nage, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Temps partiel, flexibilit&#233;, pr&#233;carit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel est donc pr&#233;sent&#233; comme r&#233;pondant &#224; ce besoin de &#034;conciliation&#034;. C'est un affichage tr&#232;s pratique pour masquer qu'il est surtout b&#233;n&#233;fique aux entreprises, et toujours tr&#232;s d&#233;favorable aux salari&#233;-es (qui sont &#224; 81% des femmes en Europe). Il est synonyme de salaire partiel, de retraite partielle et, &#233;tant souvent impos&#233;, &#233;quivaut &#224; du ch&#244;mage partiel ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, &#034;pour favoriser un meilleur &#233;quilibre entre vie professionnelle et vie familiale, et entre flexibilit&#233; et s&#233;curit&#233;&#034;, la strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi pr&#233;conise la &#034;diversification des contrats en terme de temps de travail&#034;. L'article III-203 de la Constitution parle de &#034;promouvoir une main d'&#339;uvre (...) susceptible de s'adapter&#034;. Temps partiel, diversification des temps de travail affaiblissent pour tous la norme m&#234;me de temps complet, l'enjeu &#233;tant le non paiement des heures suppl&#233;mentaires et la flexibilit&#233; totale. L'argument de l'&#233;galit&#233; femmes/hommes sert donc &#224; la l&#233;gitimer. Une nouvelle Directive sur le temps de travail pr&#233;voit de porter de 48 &#224; 60 heures la dur&#233;e maximale hebdomadaire du travail, et de g&#233;n&#233;raliser l'individualisation des contrats de travail pour la plus grande satisfaction du Medef. Faut-il rappeler que l'offensive contre les 35 heures en France est cens&#233;e r&#233;pondre au d&#233;sir de &#034;travailler plus pour gagner plus&#034;, mais qu'il n'est pas pr&#233;vu de permettre aux &#034;temps partiels impos&#233;s&#034; de passer &#224; temps complet ! La r&#233;duction du temps de travail &#224; salaire &#233;gal pour tous &#233;tait et reste une revendication f&#233;ministe pour permettre une meilleure qualit&#233; de vie et un partage &#233;quitable des t&#226;ches familiales ... et de l'emploi. C'est tout le contraire qui est programm&#233; par la Constitution !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De nouvelles opportunit&#233;s d'emplois de basse qualit&#233; au d&#233;triment des femmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;charger les femmes des t&#226;ches domestiques et leur permettre de postuler &#224; un emploi, les besoins en gardes d'enfants et services aux personnes sont bien identifi&#233;s par la strat&#233;gie lib&#233;rale qui y voit une nouvelle opportunit&#233; d'activit&#233;s lucratives. Non pas bien s&#251;r par l'extension de services publics de qualit&#233;, avec du personnel qualifi&#233; et disposant d'un statut, mais moyennant des emplois faiblement qualifi&#233;s et peu co&#251;teux ! Ces emplois s'adressent &#034;traditionnellement&#034; aux femmes (il est m&#234;me envisag&#233; de faire appel aux &#034;mamies&#034; et aux immigrantes), renfor&#231;ant par l&#224;-m&#234;me la concentration f&#233;minine dans les secteurs de services et les in&#233;galit&#233;s salariales entre les sexes. Conscients du peu d'attrait pour ces professions difficiles et mal pay&#233;es, les lib&#233;raux inventent de nouvelles appellations comme &#034;l'ing&#233;nierie familiale&#034; (rapport Borloo de 2004) cens&#233;es les valoriser, tout en oubliant de faire suivre les salaires et de revoir les conventions collectives de ce secteur qui sont parmi les plus mauvaises !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La porte ouverte &#224; tout type de petit boulot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on rapproche l'objectif d'augmentation du taux d'emploi (article III-205) avec l'absence de d&#233;finition de l'emploi et &#224; plus forte raison avec l'absence de norme sur la qualit&#233; de l'emploi, on comprend le risque de voir se d&#233;velopper, encore plus qu'aujourd'hui, n'importe quel petit boulot. Une norme exigeante sur l'emploi serait pourtant primordiale pour les femmes, majoritaires on l'a dit, parmi les contrats pr&#233;caires et les bas salaires. Mais une telle norme va &#224; l'oppos&#233; des politiques prescrites &#224; l'Union europ&#233;enne, qui accordent au contraire la supr&#233;matie &#224; la &#034;comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie&#034; par rapport &#224; &#034;l'am&#233;lioration des conditions de vie et de travail&#034; (article III-209). Cette primaut&#233; de la comp&#233;titivit&#233; va justifier encore plus le d&#233;veloppement du dumping social. Les d&#233;localisations touchent des secteurs tr&#232;s f&#233;minins, comme l'&#233;lectronique, le textile, les centres d'appel.&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut aussi rapprocher l'objectif de &#034;promouvoir une main d'&#339;uvre susceptible s'adapter &#034; avec les r&#233;f&#233;rences &#224; la &#034;mobilit&#233; g&#233;ographique et professionnelle des travailleurs&#034; (III-219), des chercheurs (III-249), des &#233;tudiants et enseignants (III-282), des formateurs et personnes en formation (III-283). Le mod&#232;le lib&#233;ral verrait bien les salari&#233;-es, la valise &#224; la main, pr&#234;ts &#224; rejoindre l'emploi l&#224; o&#249; les l&#233;gislations sociales ou fiscales seront les plus favorables aux profits, et &#224; accepter un contrat de travail &#233;ph&#233;m&#232;re, de la dur&#233;e qui conviendra le mieux &#224; l'employeur. Inutile de pr&#233;ciser que ce mod&#232;le, tr&#232;s n&#233;faste pour tous, est aussi un obstacle &#224; l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes et rend plus difficile la vie du couple bi-actif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre cette Europe l&#224;, une autre Europe est possible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience t&#233;moigne que les avanc&#233;es sur le plan de l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes sont synonymes d'avanc&#233;es dans la r&#233;duction de toutes les autres in&#233;galit&#233;s. La place qui sera faite aux femmes et &#224; l'exigence d'&#233;galit&#233; est donc d&#233;cisive pour la construction d'une Europe sociale. Celle-ci doit traduire les aspirations des populations au progr&#232;s social et les ambitions des femmes &#224; changer la vie. L'am&#233;lioration constante des conditions de vie et de travail des peuples dans le respect de l'environnement devrait &#234;tre l'objectif essentiel de la construction de l'Europe. Ce ne sera possible que si les valeurs de solidarit&#233; et de coop&#233;ration remplacent celles de comp&#233;tition et de concurrence. Seule une Europe sociale o&#249; les droits fondamentaux et les services publics seront prioritaires par rapport au march&#233; unique pourra garantir les droits acquis par les femmes, faire progresser l'&#233;galit&#233; entre les sexes et harmoniser par le haut l'ensemble des droits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour construire cette autre Europe, il est indispensable que tout le monde, et plus encore les femmes, se mobilisent pour dire &lt;strong&gt;non &#224; cette Constitution.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tract &#034;Pour les droits des femmes, pour l'&#233;galit&#233;, NON &#224; cette Europe l&#224;&#034; : D&#233;bat public le 16 f&#233;vrier 2005 &#224; Paris</title>
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		<dc:date>2005-01-25T10:27:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac92</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Autres groupes</dc:subject>
		<dc:subject>Femmes</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour les droits des femmes, pour l'&#233;galit&#233;, NON &#224; cette Europe l&#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;bat public &lt;br class='autobr' /&gt;
mercredi 16 f&#233;vrier au SNUIPP &lt;br class='autobr' /&gt;
12 Rue Cabanis- Paris 14&#232;me - &#224; 20 heures &lt;br class='autobr' /&gt;
avec la participation de Catherine Samary (Attac), Claire Villiers (Copernic), Christiane Marty (Attac), Femmes Solidaires, P&#233;n&#233;lopes, Initiative f&#233;ministe pour le &#034;non&#034;, le reseau &#034;Ruptures&#034; et le soutien des Comites Attac paris-13 et Paris -15. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon ses partisans, le &#034;Trait&#233; constitutionnel&#034; ferait progresser l'&#233;galit&#233; entre les...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;Autres groupes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour les droits des femmes, pour l'&#233;galit&#233;,
NON &#224; cette Europe l&#224;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bat public&lt;br&gt;
mercredi 16 f&#233;vrier au SNUIPP&lt;br&gt;
12 Rue Cabanis- Paris 14&#232;me - &#224; 20 heures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avec la participation de &lt;strong&gt;Catherine Samary (Attac), Claire Villiers (Copernic), Christiane Marty (Attac), Femmes Solidaires, P&#233;n&#233;lopes, Initiative f&#233;ministe pour le &#034;non&#034;, le reseau &#034;Ruptures&#034; et le soutien des Comites Attac paris-13 et Paris -15.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon ses partisans, le &#034;Trait&#233; constitutionnel&#034; ferait progresser l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes puisque des valeurs et des droits nouveaux y seraient reconnus. C'est un leurre et la Constitution contient m&#234;me de graves menaces de r&#233;gression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Contrairement aux affirmations des partisans de la Constitution, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes n'est pas reconnue comme une valeur fondatrice de l'Union. De plus, les droits ou principes concernant les femmes qui y sont inscrits ne sont que pur affichage en l'absence de dispositif contraignant : de simples d&#233;clarations d'intention !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il n'y a rien de nouveau par rapport aux trait&#233;s et aux Directives europ&#233;ennes en vigueur et il manque au contraire des droits essentiels pour les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La Constitution n'apporte rien de nouveau pour les droits des femmes... au contraire : manquent les droits &#224; la contraception, l'avortement, l'orientation sexuelle de son choix, le droit au divorce, &#224; vivre sans violence, l'interdiction de la traite &#224; des fins de prostitution, le droit d'asile pour motifs de violences ou pers&#233;cutions.Le principe de la&#239;cit&#233; dispara&#238;t, ouvrant la porte aux pressions r&#233;trogrades des &#233;glises. les femmes immigr&#233;es seront toujours soumises aux traditions oppressives de leur pays &#224; travers les codes de statut personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Certains des droits sociaux essentiels pour tous et particuli&#232;rement pour les femmes sont en r&#233;gression. Le droit au travail, inscrit dans la d&#233;claration des droits de l'homme de 1948, devient &#034;le droit de travailler et la libert&#233; de chercher un emploi&#034; ! Avoir un emploi est la condition de l'autonomie des femmes. De m&#234;me, le droit &#224; un revenu minimum devient &#034;le droit &#224; une aide sociale&#034; : un recul particuli&#232;rement n&#233;faste pour les femmes qui repr&#233;sentent 80% des travailleurs pauvres et la majorit&#233; des ch&#244;meurs non indemnis&#233;s et des b&#233;n&#233;ficiaires de minima sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La remise en cause de ces droits n'est pas un hasard ! C'est l'application de la doctrine n&#233;o-lib&#233;rale qui est le fondement de la Constitution. Ainsi, au nom du march&#233;, on programme la privatisation des services publics. L'exp&#233;rience montre que leur recul fait retomber sur les femmes des t&#226;ches qui ne sont plus assur&#233;es par la collectivit&#233; ou qui deviennent trop chers, p&#233;nalisant par l&#224; les femmes les plus modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dans la strat&#233;gie europ&#233;enne de l'emploi, l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes est utilis&#233;e pour l&#233;gitimer toujours plus de flexibilit&#233; et de pr&#233;carit&#233;. Depuis toujours, le temps partiel a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; aux femmes comme le moyen de trouver un &#034;&#233;quilibre entre la vie familiale et professionnelle&#034;. Le temps libre revendiqu&#233; par les mouvements f&#233;ministes pour la qualit&#233; de la vie est aujourd'hui vid&#233; de son contenu progressiste. Il est utilis&#233; pour l&#233;gitimer un temps de travail &#224; la carte qui dans le contexte actuel ne fait que satisfaire les besoins de flexibilit&#233; des employeurs. Une voie royale pour affaiblir la norme m&#234;me de temps complet et d&#233;velopper les statuts d'emplois pr&#233;caires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour toutes ces raisons, il est essentiel de faire entendre la voix de toutes celles et ceux qui au nom de l'&#233;galit&#233; hommes/femmes s'opposent &#224; cette Constitution. Plusieurs associations et militantes f&#233;ministes se sont d&#233;j&#224; exprim&#233;es en ce sens et veulent contribuer &#224; une campagne de d&#233;nonciation de cette Constitution. En organisant cette rencontre publique, la commission &#034;genre et mondialisation&#034; d'ATTAC souhaite contribuer &#224; cette campagne et favoriser les convergences.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Seule une Europe sociale o&#249; les droits fondamentaux et les services publics seront des valeurs sup&#233;rieures &#224; celle de la concurrence pourra garantir les droits acquis par les femmes et faire progresser l'&#233;galit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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