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	<title>ATTAC 92</title>
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	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
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		<title>ATTAC 92</title>
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		<title>Argumentaire Gourguechon : La politique r&#233;gionale europ&#233;enne</title>
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		<dc:date>2005-04-21T14:44:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard Gourguechon</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

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&lt;p&gt;La politique r&#233;gionale europ&#233;enne &lt;br class='autobr' /&gt;
30 mars 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la section 3 du chapitre III du titre III du trait&#233; constitutionnel qui aborde la question de la politique r&#233;gionale europ&#233;enne sous la d&#233;nomination &#034;coh&#233;sion &#233;conomique , sociale et territoriale&#034;. L'article III-220 fixe le cadre g&#233;n&#233;ral de l'intervention de l'union dans ce domaine : &#034; Afin de promouvoir un d&#233;veloppement harmonieux de l'ensemble de l'Union , celle-ci d&#233;veloppe et poursuit son action tendant au renforcement de sa...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Attac-Conseil-Scientifique-+" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La politique r&#233;gionale europ&#233;enne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;30 mars 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la section 3 du chapitre III du titre III du trait&#233; constitutionnel qui aborde la question de la politique r&#233;gionale europ&#233;enne sous la d&#233;nomination &#034;coh&#233;sion &#233;conomique , sociale et territoriale&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'article III-220 fixe le cadre g&#233;n&#233;ral de l'intervention de l'union dans ce domaine : &#034; Afin de promouvoir un d&#233;veloppement harmonieux de l'ensemble de l'Union , celle-ci d&#233;veloppe et poursuit son action tendant au renforcement de sa coh&#233;sion &#233;conomique , sociale et territoriale .En particulier ,l'Union vise &#224; r&#233;duire l'&#233;cart entre les niveaux de d&#233;veloppement des diverses r&#233;gions et le retard des r&#233;gions les moins favoris&#233;es .Parmi les r&#233;gions concern&#233;es ,une attention particuli&#232;re est accord&#233;e aux zones rurales ,aux zones o&#249; s'op&#232;re une transition industrielle et aux r&#233;gions qui souffrent de handicaps naturels ou d&#233;mographiques graves et permanents telles que les r&#233;gions les plus septentrionales &#224; tr&#232;s faible densit&#233; de population et les r&#233;gions insulaires ,transfrontali&#232;res et de montagne&#034;.&lt;br&gt;
L'article III-221 pr&#233;cise que pour mener cette action l'Union utilise ses fonds &#224; finalit&#233; structurelle (Fonds europ&#233;en d'orientation et de garantie agricole, Fonds social europ&#233;en ,Fonds europ&#233;en de d&#233;veloppement r&#233;gional),la Banque europ&#233;enne d'investissement et ses autres instruments financiers existants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA PRISE EN COMPTE DU FAIT REGIONAL DEPUIS LE DEBUT DE L'UNION&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le Trait&#233; de Rome de mars 1957 la r&#233;duction des &#233;carts de d&#233;veloppement entre les diff&#233;rentes r&#233;gions est envisag&#233;e par les six pays signataires pour &#034;assurer le d&#233;veloppement harmonieux des &#233;conomies des Etats membres en r&#233;duisant l'&#233;cart entre les diff&#233;rentes r&#233;gions et le retard des moins favoris&#233;es&#034;.&lt;br&gt;
En 1958 sont mis en place le Fonds social europ&#233;en (FSE) et le Fonds europ&#233;en d'orientation et de garantie agricole (FEOGA),mais qui disposent de peu de moyens.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;cision d'une politique r&#233;gionale de d&#233;veloppement communautaire se traduit en 1975 par la cr&#233;ation du Fonds europ&#233;en de d&#233;veloppement r&#233;gional (FEDER) charg&#233; de redistribuer une partie des contributions des Etats aux r&#233;gions d&#233;sh&#233;rit&#233;es .Pendant ses premi&#232;res ann&#233;es les interventions du FEDER vont &#234;tre uniquement des remboursements de sommes directement engag&#233;es par les politiques nationales ;mais progressivement ,&#224; compter de 1979, le FEDER va financer des actions sp&#233;cifiquement communautaires .Cette politique se d&#233;veloppe &#224; partir du constat que des disparit&#233;s r&#233;gionales importantes peuvent constituer un frein au processus d'int&#233;gration lui-m&#234;me et nuire &#224; l'ensemble de l'Union ,et aussi sur la volont&#233; de r&#233;duire tout simplement les disparit&#233;s de d&#233;veloppement entre les r&#233;gions pour r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques.&lt;br&gt;
Les &#233;largissements successifs de l'Union , avec l'entr&#233;e de la Gr&#232;ce en 1981,celle de l'Espagne et du Portugal en 1986,puis celle de l'Autriche ,de la Finlande et de la Su&#232;de en 1995,vont accro&#238;tre les disparit&#233;s r&#233;gionales et vont faire appara&#238;tre des besoins financiers suppl&#233;mentaires.&lt;br&gt;
La signature en f&#233;vrier 1986, par neuf des douze &#201;tats membres, de &#034;l'Acte unique&#034; va conduire &#224; une r&#233;forme importante de la politique r&#233;gionale qui va d&#233;sormais s'appuyer sur trois fonds qualifi&#233;s de structurels ((FSE,FEOGA,FEDER) et sur un principe de cofinancement et de partenariat.A ces fonds vont s'ajouter des financements d&#233;cid&#233;s exclusivement par l'Europe pour des projets ind&#233;pendants (les programmes d'initiatives communautaires).&lt;br&gt;
Le trait&#233; sur l'Union europ&#233;enne sign&#233; &#224; Maastricht en f&#233;vrier 1992 et entr&#233; en vigueur en 1993 consacre la coh&#233;sion comme un des objectifs essentiels de l'Union ,parall&#232;lement &#224; l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire et au March&#233; unique .Il instaure le Fonds de coh&#233;sion qui soutient des projets en faveur de l'environnement et des transports dans les &#201;tats membres les moins prosp&#232;res. Un tiers du budget communautaire est d&#233;sormais consacr&#233; &#224; la politique de coh&#233;sion .En 1999 est adopt&#233; le programme dit de &#171; l'Agenda 2000 &#187; qui va limiter le nombre d'objectifs et r&#233;organiser les fonds structurels en vue de l'&#233;largissement aux dix nouveaux Etats .Pour la p&#233;riode 2000-2006 l'Union europ&#233;enne injecte dans la politique r&#233;gionale 213 milliards d'euros (195 au titre des fonds structurels et 18 pour les fonds de coh&#233;sion) ; par ailleurs 47 milliards d'euros sont destin&#233;s aux pays candidats &#224; l'adh&#233;sion &#224; l'Union pour les aider &#224; &#171; rattraper leurs retards &#187; sur les Etats d&#233;j&#224; membres. Trois objectifs prioritaires sont retenus : le d&#233;veloppement des r&#233;gions les plus pauvres , le soutien aux restructurations &#233;conomiques et sociales des zones en difficult&#233; structurelle et l'adaptation des syst&#232;mes d'&#233;ducation , de formation et d'acc&#232;s &#224; l'emploi.&lt;br&gt;
Le Conseil europ&#233;en de Lisbonne de mars 2000 adopte une strat&#233;gie destin&#233;e &#224; faire de l'Union &#171; l'&#233;conomie de la connaissance la plus comp&#233;titive et la plus dynamique du monde d'ici &#224; 2O1O, capable d'une croissance &#233;conomique durable accompagn&#233;e d'une am&#233;lioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande coh&#233;sion sociale ,dans le respect de l'environnement &#187;.Ceci va progressivement se traduire par de nouvelles mesures de lib&#233;ralisation, d'accentuation des mises en concurrence et des d&#233;r&#232;glementations .&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA PERSISTANCE DES DISPARITES REGIONALES.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Europe des &#171; Six &#187; des Trait&#233;s de Rome de 1957 n'&#233;tait pas un ensemble homog&#232;ne .Il y avait des disparit&#233;s nationales assez fortes de niveau de PIB par habitant ;et chaque Etat connaissait des disparit&#233;s internes r&#233;gionales &#233;galement fortes. Les politiques volontaristes d'am&#233;nagement du territoire et de r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s r&#233;gionales qui pouvaient &#234;tre men&#233;es &#224; l'interne par certains Etats durant la fin de la p&#233;riode dite &#171; des trente glorieuses &#187; ont eu des r&#233;sultats divers conduisant au d&#233;veloppement plus rapide de r&#233;gions ou de zones qui &#233;taient &#171; en retard &#187; par rapport &#224; leur moyenne nationale pendant que d'autres r&#233;gions ou d'autres zones n'arrivaient pas &#224; &#171; rattraper leur retard &#187;, voire que certaines subissaient des crises li&#233;es notamment &#224; certaines d&#233;sindustrialisations. Cette situation s'est rencontr&#233;e dans tous les Etats membres et le r&#233;sultat a &#233;t&#233; le maintien global de disparit&#233;s r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de la derni&#232;re p&#233;riode 1995-2000 les in&#233;galit&#233;s de PIB par habitant ont augment&#233; entre les quinze Etats membres et les disparit&#233;s sont encore plus fortes si on retient le niveau r&#233;gional .De fait il est constat&#233; une d&#233;t&#233;rioration du processus de convergence des ann&#233;es 80 et l'Europe est toujours constitu&#233;e d'espaces r&#233;gionaux &#233;conomiquement tr&#232;s diff&#233;renci&#233;s .Mais toutes les &#233;tudes montrent que la convergence r&#233;gionale est une ambition difficile &#224; r&#233;aliser et , au mieux ,un processus tr&#232;s lent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES INSTRUMENTS ET LES MOYENS ACTUELS DE LA POLITIQUE REGIONALE ET DE COHESION.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les instruments et les moyens allou&#233;s &#224; la politique r&#233;gionale et de coh&#233;sion sont d&#233;cid&#233;s pour une p&#233;riode pluriannuelle .C'est le Conseil europ&#233;en de Berlin de mars 1999 qui en a d&#233;cid&#233; pour la p&#233;riode 2000/2006 .L'enveloppe financi&#232;re retenue repr&#233;sente 0,38 % du PIB de l'Union.&lt;br&gt;
La politique r&#233;gionale et de coh&#233;sion prend des formes variables selon qu'il s'agit des fonds structurels proprement dits ou du fonds de coh&#233;sion.&lt;br&gt;
LES FONDS STRUCTURELS (92 % du budget consacr&#233; &#224; la politique r&#233;gionale et de coh&#233;sion).&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Principes sur lesquels sont fond&#233;s les fonds structurels :&lt;br&gt; *Concentration des fonds sur les r&#233;gions en retard de d&#233;veloppement : l'id&#233;e est d'&#233;viter la dispersion des interventions, et de retenir plut&#244;t un ciblage prioritaire sur les r&#233;gions dont le PIB/habitant est le plus &#233;loign&#233; de la moyenne communautaire.&lt;br&gt; *Additionalit&#233; : les interventions communautaires sont con&#231;ues comme des compl&#233;ments aux actions nationales correspondantes ou des contributions &#224; celles-ci.&lt;br&gt; *Partenariat : la mise en &#339;uvre des fonds structurels associe la Commission europ&#233;enne ,les Etats membres et les organismes associ&#233;s &#224; l'action structurelle (autorit&#233;s r&#233;gionales et locales).&lt;br&gt; *Programmation : les fonds structurels interviennent habituellement en cofinancement de programmes op&#233;rationnels pluriannuels &#233;labor&#233;s en partenariat.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Objectifs des fonds structurels :&lt;br&gt; *Objectif n&#176; 1 : promouvoir le d&#233;veloppement et l'ajustement structurel des r&#233;gions en retard de d&#233;veloppement .Pr&#232;s de 70 % des fonds structurels sont consacr&#233;s &#224; cet objectif. Y sont &#233;ligibles les r&#233;gions dont le PIB/habitant est inf&#233;rieur &#224; 75 % de la moyenne communautaire.&lt;br&gt;
Ces r&#233;gions b&#233;n&#233;ficient de programmes d'appui au d&#233;veloppement : infrastructures ,transports , t&#233;l&#233;communications ,&#233;ducation ,sant&#233;, &#233;nergie, formation professionnelle et valorisation des ressources locales .Les r&#233;gions anciennement &#233;ligibles dont le PIB/habitant d&#233;passe d&#233;sormais le seuil d'&#233;ligibilit&#233; des 75 % suite &#224; l'&#233;largissement qui s'est notamment traduit par l'arriv&#233;e de r&#233;gions pauvres b&#233;n&#233;ficient tout de m&#234;me d'un soutien transitoire d&#233;croissant. En France seuls les d&#233;partements d'outre-mer sont encore &#233;ligibles &#224; cet objectif n&#176; 1 .La Corse et le Hainaut en perdent le b&#233;n&#233;fice de mani&#232;re progressive.&lt;br&gt; *Objectif n&#176; 2 : soutenir la reconversion &#233;conomique et sociale des zones en difficult&#233; structurelle . Ce sont les r&#233;gions autres que celles relevant de l'objectif n&#176; 1 qui sont en mutation socio-&#233;conomique dans les secteurs de l'industrie (charbon , acier , textile , etc) et des services , les zones rurales en d&#233;clin, les zones urbaines en difficult&#233; et les zones en crise d&#233;pendant de la p&#234;che. L'aide communautaire est alors centr&#233;e sur l'emploi. Son objectif est de revitaliser le tissu &#233;conomique gr&#226;ce aux investissements productifs , au soutien aux PME et &#224; la formation professionnelle.&lt;br&gt; *Objectif n&#176; 3 : soutenir l'adaptation et la modernisation des politiques et syst&#232;mes d'&#233;ducation , de formation et d'emploi. Cet objectif permet d'intervenir sur l'ensemble du territoire communautaire en dehors des r&#233;gions d'objectif n&#176; 1.&lt;br&gt;
LES PROGRAMMES D'INITIATIVES COMMUNAUTAIRES (PIC) (5,35 % du budget consacr&#233; &#224; la politique r&#233;gionale et de coh&#233;sion).&lt;br&gt;
Ce sont des programmes d&#233;cid&#233;s par la Commission pour financer des actions rev&#234;tant un int&#233;r&#234;t particulier pour la Communaut&#233; (coop&#233;ration transfrontali&#232;re ,lutte contre les discriminations dans le march&#233; du travail , programmes int&#233;gr&#233;s de d&#233;veloppement rural ,r&#233;habilitation de villes et de quartiers en crise, etc).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES ORGANISMES CHARGES DU FINANCEMENT.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Fonds social europ&#233;en (FSE) peut intervenir sur l'int&#233;gralit&#233; des objectifs. Il &#171; vise &#224; promouvoir &#224; l'int&#233;rieur de la Communaut&#233; les facilit&#233;s d'emploi et la mobilit&#233; g&#233;ographique et professionnelle des travailleurs , ainsi qu'&#224; faciliter l'adaptation aux mutations industrielles et &#224; l'&#233;volution des syst&#232;mes de production , notamment par la formation et la reconversion professionnelle &#187;.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Fonds europ&#233;en de d&#233;veloppement r&#233;gional (FEDER) a pour objectif de &#171; contribuer &#224; la correction des principaux d&#233;s&#233;quilibres r&#233;gionaux dans la communaut&#233; par une participation au d&#233;veloppement et &#224; l'ajustement structurel des r&#233;gions en retard de d&#233;veloppement et &#224; la reconversion des r&#233;gions industrielles en d&#233;clin &#187;. Il peut &#234;tre utilis&#233; pour les objectifs 1 et 2 et pour certains &#171; PIC &#187;.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le Fonds europ&#233;en d'orientation et de garantie agricole -section &#171; orientation &#187; (FEOGA-O) ,qui se distingue du FEOGA-G (garantie) charg&#233; du financement de la politique agricole commune, a pour objet le soutien du d&#233;veloppement rural et l'ajustement des structures agricoles (alors que le FEOGA-G a pour objet la r&#233;gulation des march&#233;s et les aides au revenu des agriculteurs).&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'instrument financier d'orientation de la p&#234;che (IFOP) est charg&#233; d'aider les professionnels de la p&#234;che plus particuli&#232;rement dans les zones d'objectif 1.&lt;br class='autobr' /&gt;
LE FONDS DE COHESION.&lt;br&gt;
Ce fonds a &#233;t&#233; mis en place dans le cadre du Trait&#233; de Maastricht ( 1992 ).Il est con&#231;u comme un compl&#233;ment aux autres instruments structurels dans les domaines de l'environnement et des infrastructures de transports .Il b&#233;n&#233;ficie aux Etats membres dont le PNB/habitant est inf&#233;rieur &#224; 90 % de la moyenne communautaire et qui ont mis en place un programme visant &#224; satisfaire les crit&#232;res &#233;conomiques de convergence fix&#233;s dans l'article 104 du Trait&#233; instituant la Communaut&#233; europ&#233;enne .&lt;br&gt;
LES INSTRUMENTS DE PRE-ADHESION.&lt;br&gt;
Pour pr&#233;parer les pays candidats &#224; l'adh&#233;sion plusieurs programmes d'aides ont &#233;t&#233; mis en place &#224; compter de 1990.Au d&#233;part il s'agissait essentiellement de pr&#233;parer les pays d'Europe centrale et orientale &#224; mettre en place une &#233;conomie de march&#233; (apr&#232;s la chute du mur de Berlin en 1989 et la disparition progressive des r&#233;gimes et gouvernements communistes dans cette r&#233;gion de l'Europe) : assistance technique ,formation ,aides &#224; l' &#171; adaptation &#187; et &#224; la mise en &#339;uvre de &#171; l'acquis communautaire &#187; en mati&#232;re agricole ,environnementale ,etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA POLITIQUE REGIONALE ,UN LIEU D'AFFRONTEMENT POLITIQUE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le constat est fait par tous ou presque que l'int&#233;gration europ&#233;enne contribue tout &#224; la fois &#224; accro&#238;tre et &#224; r&#233;sorber en partie les disparit&#233;s r&#233;gionales . L'&#233;largissement continu &#224; de nouveaux Etats , et particuli&#232;rement celui de 2004 qui a concern&#233; dix pays connaissant un retard assez important par rapport aux quinze dans de nombreux domaines ,conduit logiquement &#224; faire entrer dans l'Union des r&#233;gions dont le PIB/habitant est assez fortement inf&#233;rieur &#224; celui de la moyenne des pays d&#233;j&#224; membres .On peut donc dire que l'int&#233;gration europ&#233;enne s'accompagne d'un accroissement des disparit&#233;s r&#233;gionales .Parall&#232;lement la politique r&#233;gionale europ&#233;enne a pu ,pendant une dizaine d'ann&#233;es ,aider &#224; r&#233;sorber en partie le retard de certaines r&#233;gions des pays entrant (Gr&#232;ce ,Espagne ,Portugal notamment).On peut donc dire aussi que l'int&#233;gration europ&#233;enne permet de r&#233;duire les disparit&#233;s r&#233;gionales . C'est un des &#233;l&#233;ments du d&#233;bat sur &#233;largissement / approfondissement , qui n'est pas facile &#224; r&#233;gler : un approfondissement entre un nombre r&#233;duit de pays permettrait certainement d'obtenir assez rapidement des r&#233;sultats relativement satisfaisants ,mais il conduirait &#224; creuser d'autant plus l'&#233;cart avec les pays qui postulent &#224; l'adh&#233;sion ,ce qui rendrait celle ci encore plus difficile .&lt;br&gt;
En tout &#233;tat de cause il faut aussi souligner que la politique r&#233;gionale europ&#233;enne est forc&#233;ment limit&#233;e et qu'elle ne peut pas faire ce qui devrait &#234;tre fait par chaque gouvernement par des politiques de transferts inter r&#233;gionaux de revenus organis&#233;s &#224; l'&#233;chelle nationale.&lt;br&gt;
Et le d&#233;bat politique entre une conception lib&#233;rale et une conception interventionniste existe plus ou moins &#224; l'int&#233;rieur de chaque pays comme il existe au niveau de l'Union .Tr&#232;s sommairement on peut dire que les lib&#233;raux estiment que les disparit&#233;s devraient naturellement se r&#233;sorber avec l'application des conditions de la concurrence ,que ce soit au niveau national ou au niveau de l'espace europ&#233;en , par la libre circulation des marchandises ,des capitaux ,des services ,et des travailleurs et des personnes .Tout aussi sommairement on peut dire que les interventionnistes pr&#233;conisent une intervention forte des fonds publics et une aide massive de l'Europe pour aider les r&#233;gions d&#233;favoris&#233;es (les causes de ces retards pouvant &#234;tre diverses).&lt;br&gt;
En r&#233;alit&#233; , pour une grande partie des dirigeants &#233;conomiques et politiques ,le d&#233;bat est clos et les choix ont &#233;t&#233; faits : ils misent essentiellement sur le march&#233; unique , avec tout ce qu'il comporte , pour &#233;ventuellement r&#233;sorber les &#233;carts r&#233;gionaux de d&#233;veloppement ,sachant par ailleurs qu'un grand nombre d'entre eux acceptent ces in&#233;galit&#233;s r&#233;gionales comme ils acceptent les in&#233;galit&#233;s sociales d&#232;s lors qu'elles ne compromettent pas la rentabilit&#233; financi&#232;re des capitaux.&lt;br&gt;
La poursuite du refus de s'engager sur la voie du f&#233;d&#233;ralisme budg&#233;taire par le choix fait par la plupart des gouvernements des &#233;tats membres de plafonner leur contribution au budget de l'union europ&#233;enne ,y compris donc &#224; sa politique r&#233;gionale , et leur refus d'y affecter un quelconque imp&#244;t europ&#233;en qui pourrait &#234;tre cr&#233;&#233; ,s'accompagnent de la poursuite et de l'acc&#233;l&#233;ration de l'int&#233;gration &#233;conomique et mon&#233;taire ,notamment par l'absolutisme du march&#233; et de la &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187; qui permettent le dumping fiscal et social et l'accroissement des in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES ENJEUX DE LA POLITIQUE REGIONALE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;largissement important intervenu en 2004 ,et l'arriv&#233;e prochaine de la Roumanie et de la Bulgarie ,tous pays en fort retard de d&#233;veloppement par rapport &#171; aux quinze &#187; ,posent la question du niveau de l'effort &#224; faire en faveur des nouveaux &#233;tats membres .Le maintien d'un plafonnement &#224; 4 % de l'apport des fonds structurels et de coh&#233;sion par rapport au PIB de l'Etat b&#233;n&#233;ficiaire risque de repousser &#224; plusieurs d&#233;cades le d&#233;collage &#233;conomique de la plupart des r&#233;gions de ces nouveaux arrivants .Le d&#233;passement de ces 4 % peut poser la question des capacit&#233;s d'absorption des financements communautaires par les nouveaux &lt;br class='autobr' /&gt;
Etats membres :une arriv&#233;e trop importante de fonds pourrait les d&#233;stabiliser plus que les aider pour le long terme.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Se pose aussi la question du devenir des aides dont b&#233;n&#233;ficient actuellement certaines r&#233;gions des quinze .A r&#233;glementation inchang&#233;e de nombreuses r&#233;gions des quinze perdraient leurs aides actuelles ;le maintien au niveau actuel des aides qu &#8216;elles re&#231;oivent n&#233;cessiterait une tr&#232;s forte augmentation des moyens financiers d&#233;volus &#224; la politique r&#233;gionale europ&#233;enne et donc une augmentation &#233;galement forte des contributions des Etats membres les plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;UN BUDGET SANS AMBITION POUR UNE UNION EUROPEENNE SANS PROJET SOCIAL.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une politique budg&#233;taire permet toujours de mesurer la r&#233;alit&#233; des choix politiques au del&#224; des discours .Ceci est vrai au niveau de chaque &#233;tat membre ;et ceci reste vrai au niveau de l'Union europ&#233;enne.&lt;br&gt;
Les contraintes qu'impose le trait&#233; constitutionnel aux futures politiques budg&#233;taires de l'Union ne peuvent que limiter les ambitions de l'Union europ&#233;enne. L'article I-53-2 qui &#233;dicte que &#171; le budget doit &#234;tre &#233;quilibr&#233; en recettes et en d&#233;penses &#187; ,compl&#233;t&#233; par l'article I-54-2 qui pr&#233;cise que &#171; le budget de l'Union est int&#233;gralement financ&#233; par des ressources propres ,sans pr&#233;judice des autres recettes &#187; et les fortes restrictions faites &#224; l'Union pour couvrir certaines d&#233;penses par l'emprunt ne peuvent que limiter la politique budg&#233;taire de l'Union europ&#233;enne ,et particuli&#232;rement sa politique r&#233;gionale .Le doublement des fonds structurels entre 1987 et 1993 a facilit&#233; l'int&#233;gration de la Gr&#232;ce (1981) de l'Espagne et du Portugal (1986) et a permis de limiter en cons&#233;quence les risques de d&#233;localisations et de dumping fiscal et social.&lt;br&gt;
D&#233;sormais , la r&#233;duction des aides aux dix nouveaux Etats entr&#233;s en 2004 ne peut que maintenir pour longtemps les &#233;carts de d&#233;veloppement entre toutes les r&#233;gions de l'Union europ&#233;enne &#233;largie et inciter donc les Etats entrant &#224; pratiquer le dumping fiscal ,social et environnemental pour attirer les capitaux et les si&#232;ges d'entreprises qui ensuite exporteront des biens et des services produits dans le cadre de ces l&#233;gislations nationales.&lt;br&gt;
Il est manifeste que tout ceci participe du programme politique des lib&#233;raux : la &#171; contrainte ext&#233;rieure &#187; qui va peser sur les quinze va r&#233;sulter des choix auxquels seront eux-m&#234;mes &#171; contraints &#187; les nouveaux Etats membres faute d'une politique d'aide suffisante .Ceci devrait avoir pour effet de maintenir un taux de ch&#244;mage important chez les quinze ,lequel ch&#244;mage devrait continuer de faire pression sur une majorit&#233; des salari&#233;s, ceux qui sont d&#233;j&#224; sans emploi et dont les allocations pourront continuer d'&#234;tre r&#233;duites ,et les autres qui pourront continuer d'&#234;tre pr&#233;caris&#233;s dans leur r&#233;mun&#233;ration ,et leurs conditions de travail et d'emploi.&lt;br&gt;
Le recul de la politique de solidarit&#233; interr&#233;gionale au sein de l'Union europ&#233;enne appara&#238;t ainsi comme un &#233;l&#233;ment important de la politique lib&#233;rale men&#233;e en Europe et qui vise &#224; une accentuation des mises en concurrence : la mise en concurrence des territoires &#224; laquelle ceci conduit se traduit tr&#232;s rapidement par une mise en concurrence des syst&#232;mes fiscaux et sociaux et donc par une mise en concurrence des mains d'&#339;uvre facilitant la r&#233;duction du co&#251;t salarial (salaires et charges sociales) et facilitant d'autant la productivit&#233; et la rentabilit&#233; des capitaux et des placements financiers . Le trait&#233; constitutionnel p&#233;rennise ces orientations politiques contraires &#224; l'Europe sociale qu'il nous faut construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;G&#233;rard Gourguechon&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Commentaire Gourguechon : Les finances de l'Union Europ&#233;enne</title>
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		<dc:date>2005-02-14T17:37:23Z</dc:date>
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		<dc:creator>G&#233;rard Gourguechon</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

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&lt;p&gt;LES FINANCES DE L'UNION EUROPEENNE. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est le Titre VII de la Partie I du Projet de Trait&#233; constitutionnel qui fixe les r&#232;gles et principes qui doivent r&#233;gir les finances de l'Union. Et le chapitre II du Titre VI de la Partie III explicite les dispositions financi&#232;res qui pr&#233;sident au fonctionnement de l'Union. Tout ceci est, pour l'essentiel, la reprise des textes et des pratiques d&#233;j&#224; retenus et mis en application par l'Union Europ&#233;enne depuis longtemps dans ces domaines.....&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/-2005-Constitution-europeenne-referendum-" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/+-Attac-Conseil-Scientifique-+" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LES FINANCES DE L'UNION EUROPEENNE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; C'est le Titre VII de la Partie I du Projet de Trait&#233; constitutionnel qui fixe les r&#232;gles et principes qui doivent r&#233;gir les finances de l'Union. Et le chapitre II du Titre VI de la Partie III explicite les dispositions financi&#232;res qui pr&#233;sident au fonctionnement de l'Union. Tout ceci est, pour l'essentiel, la reprise des textes et des pratiques d&#233;j&#224; retenus et mis en application par l'Union Europ&#233;enne depuis longtemps dans ces domaines..&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;PRINCIPES BUDGETAIRES ET FINANCIERS.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Le trait&#233; constitutionnel &#233;dicte, comme c'est normal, un certain nombre de principes qui pr&#233;sident au fonctionnement financier de l'Union Europ&#233;enne :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; existence d'un budget pr&#233;visionnel visant tout &#224; la fois les recettes et les d&#233;penses de l'Union ;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; autorisation des d&#233;penses inscrites au budget pour la dur&#233;e de l'exercice budg&#233;taire annuel.&lt;br&gt; Mais il contient aussi certaines dispositions qui ne peuvent que contraindre et limiter durablement (aussi longtemps que durera ce pr&#233;sent trait&#233; si il &#233;tait adopt&#233;) les possibilit&#233;s financi&#232;res de l'Union. Ainsi l'article I-53-2 fixe que &#034;le budget doit &#234;tre &#233;quilibr&#233; en recettes et en d&#233;penses&#034;. L'Union n'&#233;tant toujours pas autoris&#233;e par ce trait&#233; &#224; recourir &#224; l'emprunt pour couvrir certaines d&#233;penses, il est bien clair que de telles dispositions vont conduire &#224; enserrer constamment l'Union Europ&#233;enne. Certaines d&#233;penses d'intervention, et particuli&#232;rement celles qui repr&#233;sentent des investissements sur l'avenir (recherche, &#233;ducation, formation professionnelle, par exemple) ne pourront jamais &#234;tre augment&#233;es par un recours &#224; l'emprunt. Cette r&#233;alit&#233; vient d&#233;gonfler le discours des partisans du trait&#233; qui claironnent que son adoption ouvrira de nouvelles possibilit&#233;s d'intervention pour l'Union Europ&#233;enne. Des d&#233;penses nouvelles ne pourront toujours &#234;tre engag&#233;es que dans la mesure o&#249; elles pourront &#234;tre financ&#233;es par les ressources propres de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le budget est annuel, mais il doit respecter un cadre financier pluriannuel d'au moins cinq ann&#233;es. Ce cadre financier pluriannuel est fix&#233; par une &#034;loi europ&#233;enne&#034; prise par le Conseil, qui statue alors &#224; l'unanimit&#233;, apr&#232;s approbation du Parlement europ&#233;en qui, lui, doit se prononcer &#224; la majorit&#233;. Le budget annuel de l'Union est &#233;galement fix&#233; par une &#034;loi europ&#233;enne&#034; prise par le Conseil &#224; l'unanimit&#233;, apr&#232;s approbation par le Parlement europ&#233;en qui peut, &#224; la majorit&#233; de ses membres, adopter des amendements.&lt;br&gt; L'article III-404 pr&#233;cise les pouvoirs respectifs du Conseil, du Parlement et de la Commission en mati&#232;re budg&#233;taire. Il donne, dans certaines conditions, la possibilit&#233; au Parlement europ&#233;en de faire admettre des amendements au projet de budget pr&#233;sent&#233; par la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LE BUDGET DE L'UNION EUROPEENNE.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Le financement que retient l'Union d&#233;termine le niveau d'ambition des politiques communes que l'Union veut mettre en &#339;uvre. C'est &#224; travers ses budgets annuels que l'Union Europ&#233;enne peut d&#233;finir ses priorit&#233;s et ses projets. Elle d&#233;cide ainsi du degr&#233; de solidarit&#233; qu'elle veut manifester &#224; l'&#233;gard de ses membres d'une part, et &#224; l'&#233;gard du reste du monde d'autre part. Quand on sait que le budget europ&#233;en (100 milliards d'euros) ne repr&#233;sente environ que 1% du revenu national brut de l'Union Europ&#233;enne on mesure mieux les limites des redistributions qui peuvent &#234;tre op&#233;r&#233;es entre les Etats membres de l'Union comme les limites des possibilit&#233;s d'intervention de l'Union, &#224; l'interne comme &#224; l'externe. Le projet de trait&#233; constitutionnel ne contient aucune disposition d&#233;cidant d'une limitation a priori des d&#233;penses de l'Union. Le principe d'un plafonnement de ces d&#233;penses a &#233;t&#233; retenu par une d&#233;cision du Conseil du 24 juin 1988.Ce plafond a &#233;t&#233; plusieurs fois revu &#224; la hausse pour &#234;tre fix&#233; &#224; 1,27 % du Produit National Brut (PNB) de l'ensemble des Etats membres en mars 1999.Depuis 2000 l'id&#233;e de &#034;plafond&#034; est r&#233;guli&#232;rement rappel&#233;e par le Conseil ; d&#233;sormais ce plafond est fix&#233; &#224; 1,24 % du Revenu National Brut des Etats membres. De fait ce plafond n'est m&#234;me pas atteint de par la volont&#233; de certains Etats membres de limiter leur participation financi&#232;re au budget communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Les d&#233;penses de l'Union europ&#233;enne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;penses de fonctionnement : les d&#233;penses de fonctionnement de l'Union Europ&#233;enne p&#232;sent tr&#232;s peu dans le budget de l'Union (5,3 % en 2003) &#224; la diff&#233;rence de ce qui se passe pour chaque Etat membre o&#249; les d&#233;penses de fonctionnement repr&#233;sentent en g&#233;n&#233;ral une part importante du budget national (environ 45 % en France, par exemple).Il s'agit des salaires (30.OOO emplois en 2003) et des retraites des fonctionnaires europ&#233;ens et des d&#233;penses li&#233;es aux immeubles et au mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;penses d'intervention : les d&#233;penses d'intervention, c'est &#224; dire celles li&#233;es &#224; des actions et &#224; des politiques de l'Union, repr&#233;sentent pr&#232;s de 95 % du budget de l'Union.&lt;br&gt;
* La politique agricole commune (PAC) est la premi&#232;re d&#233;pense d'intervention de l'Union europ&#233;enne (pr&#232;s de 45 % de son budget, soit environ 45 milliards d'euros).&lt;br&gt;
* La politique de coh&#233;sion &#233;conomique et sociale intervient pour 40 % dans les d&#233;penses budg&#233;taires de l'Union. Cette attribution de l'UE devient un de ses objectifs majeurs ; il s'agit officiellement de permettre de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s de richesse entre les r&#233;gions et de favoriser leur d&#233;veloppement. Elle se traduit par des actions structurelles financ&#233;es par des fonds dits &#034;structurels&#034;.&lt;br&gt;
* Les autres politiques internes &#224; l'Union Europ&#233;enne (recherche, &#233;ducation, formation professionnelle, etc) repr&#233;sentent pr&#232;s de 7 % des d&#233;penses de l'Union.&lt;br&gt;
* Les actions ext&#233;rieures &#224; l'Union Europ&#233;enne, c'est &#224; dire l'ensemble des actions de l'Union Europ&#233;enne en direction des pays du reste du monde, repr&#233;sentent pr&#232;s de 5 milliards d'euros (en 2003).&lt;br&gt; Ces chiffres &#233;clairent autrement le discours de tous ceux qui inscrivent le trait&#233; constitutionnel dans la continuit&#233; des politiques actuellement men&#233;es par l'Union Europ&#233;enne et qu'ils partagent. L'aversion des lib&#233;raux &#224; l'&#233;gard de toutes les &#034;charges&#034; publiques nationales (imp&#244;ts et cotisations sociales) se retrouve naturellement au niveau europ&#233;en. L'extr&#234;me modestie du budget de l'Union Europ&#233;enne traduit le refus des gouvernements des Etats membres de faire jouer &#224; l'Union un r&#244;le d'impulsion &#233;conomique, sociale, culturelle et environnementale, &#224; l'identique de ce que fait chaque gouvernement au plan national. Le budget de l'Union n'est pas un outil de solidarit&#233; dans ses d&#233;penses ; il ne l'est pas non plus dans ses recettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Les ressources de l'Union europ&#233;enne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est une loi europ&#233;enne du Conseil qui fixe les dispositions applicables au syst&#232;me de ressources propres de l'Union. Dans ce cadre, il est possible d'&#233;tablir de nouvelles cat&#233;gories de ressources propres ou d'abroger une cat&#233;gorie existante. Dans ces domaines le Conseil statue &#224; l'unanimit&#233;, apr&#232;s consultation du Parlement europ&#233;en.&lt;br&gt; L'Union europ&#233;enne dispose de plusieurs types de ressources. Elle ne pr&#233;l&#232;ve elle-m&#234;me aucun imp&#244;t et ce sont les Etats membres qui mettent automatiquement des ressources &#224; sa disposition en pr&#233;levant sur leurs propres recettes fiscales nationales.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Droits de douane. Il s'agit des droits de douane per&#231;us sur les importations en provenance des pays tiers et entrant dans l'Union europ&#233;enne ; ces droits de douane sont &#233;tablis en application du tarif douanier commun en vigueur aux fronti&#232;res ext&#233;rieures de l'Union. Il n'y a, bien entendu, plus du tout de droits de douane entre les pays membres (c'&#233;tait la premi&#232;re &#233;tape de la construction du &#034;march&#233; commun&#034;). L'objectif premier du Trait&#233; de Rome du 25 mars 1957 cr&#233;ant la Communaut&#233; Economique Europ&#233;enne (CEE) entre six pays &#233;tait la mise en place d'un march&#233; commun. D&#232;s le 1 juillet 1968 les droits de douane &#233;taient totalement supprim&#233;s entre ces six Etats, mais un tarif douanier commun &#233;tait mis en place aux fronti&#232;res ext&#233;rieures de la CEE.Alors ces droits de douane intervenaient pour beaucoup dans les ressources communes. Depuis, les nombreux accords de r&#233;duction ou de suppression des droits de douane entre de tr&#232;s nombreux pays (application de l'id&#233;ologie lib&#233;rale de libert&#233; totale de circulation des marchandises et des services, puis des capitaux, et de non protection des march&#233;s int&#233;rieurs) ont entra&#238;n&#233; une diminution importante de cette ressource (14,3 % des ressources propres de l'UE en 2003).&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pr&#233;l&#232;vements agricoles. Il s'agit des pr&#233;l&#232;vements op&#233;r&#233;s sur les importations dans l'Union Europ&#233;enne de produits agricoles couverts par la politique agricole commune. Ces taxes doivent compenser la diff&#233;rence entre les cours mondiaux de ces produits agricoles et leurs prix plus &#233;lev&#233;s dans l'Union Europ&#233;enne. Cette ressource est tr&#232;s marginale (1,9 % des ressources en 2003).&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ressource TVA.Il s'agit d'une contribution des Etats membres correspondant au montant d'une TVA per&#231;ue au taux de 1 % sur la TVA qu'ils per&#231;oivent. Ce taux est pass&#233; &#224; 0,5 % en 2004.Depuis 1999 l'assiette de la TVA prise en compte pour chaque Etat a &#233;t&#233; plafonn&#233;e &#224; 50 % de son PNB (ceci repr&#233;sente 24 % des ressources propres de l'Union en 2003).&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ressources PNB.Il s'agit d'un pr&#233;l&#232;vement calcul&#233; sur le PNB de chaque Etat membre et dont le pourcentage est fix&#233; annuellement par le budget de l'Union. Cette ressource est dite compl&#233;mentaire, en ce sens qu'elle n'est per&#231;ue que si les autres ressources propres sont insuffisantes pour couvrir les d&#233;penses. Comme c'est de plus en plus le cas cette ressource est en augmentation rapide (plus de 59 % des ressources propres en 2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;D&#233;fense des int&#233;r&#234;ts financiers de l'Union.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le trait&#233; constitutionnel stipule que l'Union et les Etats membres combattent la fraude et toute autre activit&#233; ill&#233;gale portant atteinte aux int&#233;r&#234;ts financiers de l'Union.&lt;br&gt; L'article III-415 pr&#233;cise que pour combattre la fraude portant atteinte aux int&#233;r&#234;ts financiers de l'Union les Etats membres doivent prendre les m&#234;mes mesures que celles qu'ils prennent pour combattre la fraude portant atteinte &#224; leurs propres int&#233;r&#234;ts financiers.&lt;br&gt; Les Etats membres sont invit&#233;s &#224; coordonner leur action visant &#224; prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts financiers de l'Union contre la fraude.A cette fin, en liens avec la Commission, ils organisent une collaboration &#233;troite et r&#233;guli&#232;re entre les autorit&#233;s comp&#233;tentes. Il est &#233;galement stipul&#233; dans cet article III-415 que la loi europ&#233;enne doit &#233;tablir les mesures n&#233;cessaires dans les domaines de la pr&#233;vention de la fraude portant atteinte aux int&#233;r&#234;ts financiers de l'Union et aussi de la lutte contre cette fraude elle-m&#234;me.&lt;br&gt; Ces dispositions sont la reprise de celles d&#233;j&#224; existantes, et qui ont donn&#233; peu de r&#233;sultats. La d&#233;termination des Etats membres &#224; se coordonner pour lutter contre la fraude fiscale reste tr&#232;s faible, que ce soit la fraude fiscale mettant en cause directement les int&#233;r&#234;ts financiers de l'Union ou la fraude fiscale mettant en cause les int&#233;r&#234;ts financiers des Etats membres ou de tel ou tel Etat membre. L'article IV-440-6-a pr&#233;cise que &#034;le pr&#233;sent trait&#233; ne s'applique aux &#238;les anglo-normandes et &#224; l'&#238;le de Man que dans la mesure n&#233;cessaire pour assurer l'application du r&#233;gime pr&#233;vu pour ces &#238;les...&#034;. Les paradis fiscaux aux portes de l'Union europ&#233;enne sont donc confort&#233;s, et dans le m&#234;me temps les Etats membres qui garantissent le secret bancaire (Autriche, Belgique et Luxembourg ) comme ceux qui sont d'ores et d&#233;j&#224; class&#233;s dans les paradis fiscaux (Luxembourg, et la Gr&#232;ce pour les pavillons de complaisance) sont renforc&#233;s notamment par l'arriv&#233;e de Chypre et de Malte. Plus largement, il faut souligner que la concurrence fiscale est retenue comme un &#233;l&#233;ment &#034;parmi d'autres&#034; de la concurrence entre les territoires en ce sens qu'elle ne peut &#234;tre que salutaire pour le march&#233; et, dans l'optique de l'id&#233;ologie lib&#233;rale, qu'elle oblige les Etats &#224; &#234;tre vertueux, &#224; &#034;faire des &#233;conomies&#034; pour r&#233;duire les &#034;pr&#233;l&#232;vements obligatoires&#034; qui &#034;p&#232;sent&#034; sur les entreprises et &#034;nuisent&#034; &#224; l'emploi. L'harmonisation fiscale n'est envisag&#233;e (III-171) que pour les impositions indirectes (TVA et accises &#233;tablies sur les alcools par exemple) ; elle n'est pas du tout pr&#233;vue en mati&#232;re d'imp&#244;ts directs (imp&#244;t sur le revenu des personnes et imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s).Cette non harmonisation &#034;de droit&#034; sur ces imp&#244;ts conduit &#224; une harmonisation &#034;de fait&#034; par le jeu de la concurrence fiscale entre les Etats membres qui veulent rendre leur territoire &#034;attractif&#034; aux capitaux : r&#233;duction constante et r&#233;guli&#232;re de l'imposition des soci&#233;t&#233;s et des revenus les plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;DEBATS EN COURS SUR LES QUESTIONS BUDGETAIRES.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Plusieurs d&#233;bats sont engag&#233;s depuis quelques ann&#233;es entre les quinze Etats membres sur les questions budg&#233;taires de l'Union. L'&#233;largissement &#224; 10 nouveaux Etats le 1 mai 2004 renforce la n&#233;cessit&#233; d'y trouver des r&#233;ponses.&lt;br&gt; Ces questions ne sont pas directement li&#233;es &#224; la partie financi&#232;re du Trait&#233; constitutionnel mais les politiques &#233;conomiques lib&#233;rales qui sont d&#233;sormais cadr&#233;es dans la Partie III du Trait&#233; auront forc&#233;ment des incidences financi&#232;res sur le budget de l'Union Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Question du volume du budget europ&#233;en, et question de l'allocation des d&#233;penses.&lt;br&gt; Le niveau actuel du budget europ&#233;en est tr&#232;s faible (1 % du revenu national brut de l'Union Europ&#233;enne).Il est certain qu'un tel budget limite fortement les possibilit&#233;s d'interventions communes. Le discours lib&#233;ral dominant actuel est de maintenir le budget &#224; ce niveau, et ceci malgr&#233; le r&#233;cent &#233;largissement de l'Union Europ&#233;enne &#224; dix nouveaux Etats qui devrait poser un d&#233;fi de solidarit&#233;. L'&#233;largissement aux dix nouveaux Etats le 1&#176; mai 2004 est de peu d'effets sur le niveau des ressources de l'Union europ&#233;enne, par contre il va effectivement mettre en avant de nouveaux besoins. En effet le PNB de ces Etats repr&#233;sente moins de 5 % du PNB des quinze Etats membres ; par contre le PIB moyen par habitant de ces dix nouveaux membres est inf&#233;rieur de 40 % &#224; ,la moyenne &#034;des quinze&#034;. D'ores et d&#233;j&#224; pr&#233;side l'id&#233;e que l'extension de la politique agricole comme l'extension de la politique r&#233;gionale aux nouveaux Etats membres se feront &#224; budgets constants. C'est dire que la solidarit&#233; &#224; l'&#233;gard de ces nouveaux membres va &#234;tre particuli&#232;rement limit&#233;e et que les moyens financiers disponibles pour les ressortissants des quinze anciens membres seront eux r&#233;duits. Il y a m&#234;me le risque que la faiblesse du budget communautaire interdise des politiques communes europ&#233;ennes, lesquelles seraient alors, &#034;au mieux&#034;, reprises directement par les Etats en lieu et place de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Question de l'&#233;quit&#233; du partage de la charge financi&#232;re entre les pays &#034;riches&#034;.&lt;br&gt; Il est &#233;vident qu'une mise en commun de moyens financiers pour mener des politiques communes conduit &#224; ce que, par ce canal, certains &#034;versent&#034; plus qu'ils ne &#034;re&#231;oivent&#034;, et que d'autres vont recevoir plus qu'ils n'ont vers&#233;. C'est toute la raison d'une mise en commun : cr&#233;er de nouvelles solidarit&#233;s.&lt;br&gt; Il est manifeste que l'id&#233;ologie lib&#233;rale conjugue assez mal cette id&#233;e : de plus en plus d'Etats membres comparent le montant de leur contribution au montant de ce qu'ils re&#231;oivent ; certains sont &#034;b&#233;n&#233;ficiaires nets&#034;, d'autres sont &#034;contributeurs nets&#034;.&lt;br&gt; Depuis 1984 le Royaume-Uni a obtenu la possibilit&#233; de r&#233;duire sa contribution, ce qui a d&#251; &#234;tre pay&#233; par les autres. L'Allemagne a alors obtenu une ristourne sur le financement de sa quote-part du ch&#232;que britannique. Et en 1999 c'est, en plus de la part de l'Allemagne, celles des Pays-Bas, de la Su&#232;de et de l'Autriche dans le financement de la part non pay&#233;e par la Grande-Bretagne qui a &#233;t&#233; diminu&#233;e.&lt;br&gt; Tout ceci illustre que l'id&#233;e de solidarit&#233; est en grand recul dans la plupart des Etats membres de l'Union Europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Question de la solidarit&#233; et de l'&#233;quit&#233;.&lt;br&gt; A l'inverse, certains pr&#244;nent une plus grande solidarit&#233; intra europ&#233;enne ; pour la rendre possible ils pr&#233;conisent assez souvent un imp&#244;t europ&#233;en qui pourrait stabiliser et garantir les ressources europ&#233;ennes. Cette proposition est souvent associ&#233;e &#224; celle de &#034;biens publics europ&#233;ens&#034;. La mise en place d'un imp&#244;t europ&#233;en pourrait conduire &#224; ajouter une fiscalit&#233; nouvelle &#224; des fiscalit&#233;s nationales d&#233;j&#224; existantes. Elle pourrait aussi &#234;tre accompagn&#233;e d'une baisse corr&#233;lative identique des fiscalit&#233;s nationales, lesquelles n'auraient plus &#224; financer cette part prise en charge directement par ce nouvel imp&#244;t europ&#233;en. Elle serait certainement un signal politique important t&#233;moignant d'un renforcement politique du niveau europ&#233;en. L'unanimit&#233; exig&#233;e par le projet de trait&#233; constitutionnel en mati&#232;re de ressources propres de l'Union rend tr&#232;s improbable la mise en place d'un tel imp&#244;t europ&#233;en dans le contexte id&#233;ologique dominant. Tout ceci n'interdit pas d'avoir le d&#233;bat sur les solidarit&#233;s qu'il conviendrait de prendre en charge collectivement au niveau de l'Union europ&#233;enne et sur la nature de l'imp&#244;t ou des imp&#244;ts &#224; mettre en place pour leur financement. Une Europe, non pas lib&#233;rale mais solidaire, est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;G&#233;rard Gourguechon&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Gourguechon est vice pr&#233;sident du Conseil Scientifique d'ATTAC&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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