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	<title>ATTAC 92</title>
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	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
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		<title>ATTAC 92</title>
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		<title>Argumentaire Cossart : &#034;Le Projet de Trait&#233; constitutionnel (Projet) et la politique industrielle&#034;</title>
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		<dc:date>2005-03-09T14:31:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Cossart</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Projet de Trait&#233; constitutionnel (Projet) et la politique industrielle &lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Cossart &lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques Cossart est membre du Conseil Scientifique d'Attac &lt;br class='autobr' /&gt; On peut consid&#233;rer que la politique industrielle est une affaire ancienne au sein de l'Europe. Le premier trait&#233; sur la Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier (CECA) du 18 avril 1951 peut &#234;tre appr&#233;ci&#233; comme ouvrant la voie &#224; une politique industrielle commune. Cinq pays europ&#233;ens : la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg,...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot47" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Projet de Trait&#233; constitutionnel (Projet) et la politique industrielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Cossart&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Cossart est membre du Conseil Scientifique d'Attac&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On peut consid&#233;rer que la politique industrielle est une affaire ancienne au sein de l'Europe. Le premier trait&#233; sur la Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier (CECA) du 18 avril 1951 peut &#234;tre appr&#233;ci&#233; comme ouvrant la voie &#224; une politique industrielle commune. Cinq pays europ&#233;ens : la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la RFA, six ans seulement apr&#232;s la fin de la seconde guerre mondiale, instituaient le premier d'une longue s&#233;rie de trait&#233;s organisant une coop&#233;ration entre plusieurs pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'ambition de ce trait&#233; de l'&#233;poque keyn&#233;sienne, la pr&#233;histoire au regard du projet de trait&#233; constitutionnel de 2005, est clairement indiqu&#233; dans son article 2 : &#171; La Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier a pour mission de contribuer, en harmonie avec l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale des &#201;tats membres et gr&#226;ce &#224; l'&#233;tablissement d'un march&#233; commun dans les conditions d&#233;finies &#224; l'article 4, &#224; l'expansion &#233;conomique, au d&#233;veloppement de l'emploi et au rel&#232;vement du niveau de vie dans les &#201;tats membres. La Communaut&#233; doit r&#233;aliser l'&#233;tablissement progressif de conditions assurant par elles-m&#234;mes la r&#233;partition la plus rationnelle de la production au niveau de productivit&#233; le plus &#233;lev&#233;, tout en sauvegardant la continuit&#233; de l'emploi et en &#233;vitant de provoquer, dans les &#233;conomies des &#201;tats membres, des troubles fondamentaux et persistants &#187;. Cinquante cinq ans plus tard on trouvera dans le Projet d&#232;s l'article I l'ambition d'offrir &#171; un march&#233; int&#233;rieur o&#249; la concurrence est libre et non fauss&#233;e &#187;. Quel progr&#232;s accompli ! Les r&#233;dacteurs du Projet seraient sans doute effray&#233;s de lire, s'ils leur en avait pris l'envie, les sept missions (cf. annexe 1) que se fixait la CECA dans l'article 3 de son trait&#233; : quand il est question de march&#233;, c'est souvent pour indiquer comment le r&#233;guler !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La question de la r&#233;gulation est, en effet, centrale dans la r&#233;daction du Projet et la cons&#233;cration qu'elle marque de celle qui est confi&#233;e au march&#233;, c'est &#224; dire par une centaine de transnationales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. les publications de la Conf&#233;rence des Nations Unies sur le commerce et le...&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Alors qu'une r&#233;gulation centrale et publique n'&#233;tait pas absente des premiers trait&#233;s europ&#233;ens, notamment ceux mentionn&#233;s ici et relatifs &#224; la CECA et la CEEA, le principe en dispara&#238;t totalement dans le Projet. Bien s&#251;r, pourrait-on nous faire observer, la Commission interviendra, comme aujourd'hui en permanence dans l'organisation de la vie &#233;conomique de l'Union. Mais c'est, pr&#233;cis&#233;ment, ce &#224; quoi il nous faut nous opposer. La Commission, dont la l&#233;gitimit&#233; est d'ordre administratif et non d'essence d&#233;mocratique, intervient, comme maintes fois d&#233;montr&#233;, en faveur essentiellement de la centaine d'entreprises qui vient d'&#234;tre &#233;voqu&#233;e. Une v&#233;ritable r&#233;gulation publique doit &#234;tre totalement claire et ob&#233;ir &#224; des principes et des processus d&#233;mocratiques : rien de tout cela n'est propos&#233; dans le Projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est, ensuite le Trait&#233; de Rome instituant le 25 mars 1957 la Communaut&#233; Europ&#233;enne dite CEE en m&#234;me temps que sera sign&#233;, &#224; Rome, &#224; la m&#234;me date, le trait&#233; instituant la Communaut&#233; europ&#233;enne de l'&#233;nergie atomique CEEA&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;qui, &#224; l'&#233;vidence, est un projet ressortissant d'une politique industrielle. D&#232;s 1957 parmi les vingt &#171; actions &#187; que se fixe la CEE, on remarque qu'il s'agit d'instaurer &#171; un r&#233;gime assurant que la concurrence n'est pas fauss&#233;e dans le march&#233; int&#233;rieur &#187;. La concurrence n'est donc pas affaire nouvelle, comme elle ne l'est d'ailleurs pas dans toute l'histoire du capitalisme. La novation du Projet en la mati&#232;re, par rapports aux trait&#233;s ant&#233;rieurs, en tous cas ceux de la CECA et la CEEA, est que toute volont&#233; de planification publique d&#233;mocratique, notamment en mati&#232;re industrielle, a disparu. On trouve m&#234;me (cf. annexes) dans les trait&#233;s de 1951 et 1957 des ambitions de politique sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La politique industrielle, en tant que telle, dispara&#238;t dans les trait&#233;s post&#233;rieurs &#224; ceux de la CECA et de la CEEA. On peut en trouver des &#233;l&#233;ments dans ce qui &#224; trait &#224; la recherche et, d'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, &#224; la politique &#233;conomique dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recherche, d&#233;veloppement technologique et espace&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'Acte Unique du 28 f&#233;vrier 1986 fait un ajout au Trait&#233; de Rome de 1957 d&#233;finissant ce que sera la politique de la CEE dans le domaine de la recherche et du d&#233;veloppement technologique (Titre II, chapitre II, section II, sous-section V, article 24).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le Projet aborde le m&#234;me th&#232;me, il est maintenant d&#233;nomm&#233; &#171; Recherche et espace &#187; (Partie III, titre III, chapitre III, section 9, articles III 248 &#224; III 255). On peut go&#251;ter, au passage, le luxe de &#171; pr&#233;cision &#187; auquel s'adonne ce projet de trait&#233; constitutionnel...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il convient d'abord rappeler que ces huit articles s'inscrivent, &#233;videmment, dans l'ensemble du Projet et des diff&#233;rentes sections dans lesquelles ils s'int&#232;grent. C'est ainsi que &#171; L'Union adopte les mesures destin&#233;es &#224; &#233;tablir ou assurer le fonctionnement du march&#233; int&#233;rieur, conform&#233;ment aux dispositions pertinentes de la Constitution &#187;, (III.130.1). On se souvient que les dispositions &#171; pertinentes &#187; ne font pas fi d'une des premi&#232;res dispositions du Projet &#171; L'Union offre &#224; ses citoyens un espace de libert&#233;, de s&#233;curit&#233; et de justice sans fronti&#232;res int&#233;rieures, et un march&#233; int&#233;rieur o&#249; la concurrence est libre et non fauss&#233;e &#187;, (I. I. I. 3. 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reconnaissons que le Projet affirme fi&#232;rement que &#171; L'action de l'Union vise &#224; renforcer ses bases scientifiques et technologiques, par la r&#233;alisation d'un espace europ&#233;en de la recherche dans lequel les chercheurs, les connaissances scientifiques et les technologies circulent librement, &#224; favoriser le d&#233;veloppement de sa comp&#233;titivit&#233;, y compris celle de son industrie, ainsi qu'&#224; promouvoir les actions de recherche jug&#233;es n&#233;cessaires au titre d'autres chapitres de la Constitution &#187;, (III. 248. 1). A partir d'une telle d&#233;claration solennelle, on pourrait &#234;tre tent&#233; de penser qu'une planification va &#234;tre mise en place pour stimuler la &#171; recherche et le d&#233;veloppement technologique &#187;. Mais, on ne s'en &#233;tonnera pas, toute tentation est vite &#233;cart&#233;e, l'article suivant (III, 248, 2) pr&#233;cise notamment &#171; en visant tout particuli&#232;rement &#224; permettre [...] et aux entreprises d'exploiter les potentialit&#233;s du march&#233; int&#233;rieur &#224; la faveur, notamment, de l'ouverture des march&#233;s publics nationaux, de la d&#233;finition de normes communes et de l'&#233;limination des obstacles juridiques et fiscaux &#224; cette coop&#233;ration &#187;. Cet article, &#224; lui seul, m&#233;riterait un commentaire de texte qui illustrerait parfaitement la nature du Projet. On passera sur le terme, sans doute involontaire &#171; exploiter &#187; ! Mais on y trouve le march&#233; int&#233;rieur et ses &#171; potentialit&#233;s &#187; pour les entreprises, l'intrusion dans les march&#233;s publics nationaux, les normes qui sont &#224; la d&#233;mocratie ce que le diable est &#224; la vertu, et l'abolition de tous les &#171; obstacles &#187; qu'est, bien &#233;videmment, toute r&#233;glementation publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faut faire une mention sp&#233;ciale de la &#171; coop&#233;ration avec et entre le entreprises &#187;. C'est ce que la Banque Mondiale appelle les PPP, Partenariats Public Priv&#233;. La langue, comme l'affirmait d&#233;j&#224; il y a pr&#232;s de trente si&#232;cles le fabuliste Esope, est un outil complexe. Les n&#233;olib&#233;raux ont choisi l&#224; une expression qui laisse croire qu'ils apportent un concept nouveau. En r&#233;alit&#233;, il s'agit du vieux principe de financer sur des ressources publiques ce qui pourra profiter &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Dans un espace aussi &#171; riche &#187; que celui de l'Union et dans un domaine aussi sensible et prometteur que le &#171; d&#233;veloppement technologique &#187;, on comprend la tentation des propri&#233;taires du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On imagine parfaitement, malheureusement il ne s'agit pas de pure sp&#233;culation de l'esprit, ce que signifie le recule du public en faveur du priv&#233; en mati&#232;re de recherche : le choix des secteurs jug&#233;s rentables pour les transnationales et l'abandon de domaines r&#233;put&#233;s, eux, sans int&#233;r&#234;t. Dans cette affaire, une fois encore, les citoyens n'auront rien &#224; dire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il faut souligner enfin la r&#233;f&#233;rence &#224; la comp&#233;titivit&#233;. A deux reprises, dans cet article -pourtant relativement court- le Projet pr&#233;cise qu'il faut favoriser la &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187; des entreprises ! Une fois encore, on se heurte ici &#224; la d&#233;marche n&#233;olib&#233;rale ; le but de l'&#233;conomie n'est pas de fournir les meilleurs moyens aux 450 millions de citoyens de l'Union pour vivre dans les conditions qu'ils auront d&#233;termin&#233;es, mais de permettre le meilleur r&#233;sultat possible du compte d'exploitation des entreprises. En ce domaine, on conna&#238;t les recettes, fi&#232;rement annonc&#233;es ou honteusement cach&#233;es : r&#233;duction des frais de main d'&#339;uvre, exploitation des ressources -naturelles et humaines- des pays du Sud, transfert &#224; la collectivit&#233; de charges priv&#233;es. Est-ce l&#224; le respect le respect de l'article I.1.1 du Projet qui pr&#233;tend s'appuyer sur &#171; la volont&#233; des citoyens et des &#201;tats d'Europe de b&#226;tir leur avenir commun &#187; ? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Politique &#233;conomique g&#233;n&#233;rale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Une politique industrielle renvoie, bien &#233;videmment, &#224; la politique &#233;conomique en g&#233;n&#233;ral. Aussi convient-il de se reporter au chapitre 2 du titre III de la partie III pour en savoir davantage. Il s'intitule &#171; politique &#233;conomique et mon&#233;taire &#187; et d&#233;crit, &#224; travers vingt-cinq articles, l'ambition du Projet en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier article de ce chapitre fixe d'embl&#233;e, s'il en &#233;tait encore besoin, tant la redondance en la mati&#232;re n'effraie pas les r&#233;dacteurs, le cadre de cette politique. &#171; Parall&#232;lement, dans les conditions et selon les proc&#233;dures pr&#233;vues par la Constitution, cette action comporte une monnaie unique, l'euro, ainsi que la d&#233;finition et la conduite d'une politique mon&#233;taire et d'une politique de change uniques dont l'objectif principal est de maintenir la stabilit&#233; des prix et, sans pr&#233;judice de cet objectif, de soutenir les politiques &#233;conomiques g&#233;n&#233;rales dans l'Union, conform&#233;ment au principe d'une &#233;conomie de march&#233; ouverte o&#249; la concurrence est libre &#187; (III. 177).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;dacteurs nous affirment ici, comme en maints endroits du Projet, leur &lt;i&gt;credo&lt;/i&gt; : seul le march&#233; peut satisfaire les besoins de l'humanit&#233; en g&#233;n&#233;ral et ceux des ressortissants de l'Union en particulier. Or, en mati&#232;re industrielle, on a une image caricaturale de ce que peut &#171; produire &#187; le march&#233;. Les atteintes &#224; l'homme et &#224; la nature sont la norme et non l'exception. C'est d'ailleurs parfaitement compr&#233;hensible puisqu'il s'agit d'obtenir le meilleur r&#233;sultat d'exploitation. Si un industriel prend, par exemple, des mesures de d&#233;pollution, bien &#233;videmment elles vont peser sur son prix de revient. Or on peut &#234;tre assur&#233; que, sans r&#233;glementation publique puisque &#171; la concurrence est libre &#187;, les &#171; externalit&#233;s n&#233;gatives &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;nuisances provoqu&#233;es par un particulier mises &#224; la charge de la collectivit&#233;&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; seront nombreuses. Les exemples des dommages industriels, locaux et g&#233;n&#233;raux, sont l&#233;gion et, souvent d'une gravit&#233; extr&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le march&#233; n'est pas suffisant il y faut une stabilit&#233; des prix ! A ce stade et pour atteindre ces objectifs les n&#233;olib&#233;raux acceptent de distordre le march&#233;, mais ne chipotons pas, c'est pour la bonne cause : il s'agit de respecter le triptyque &#233;dict&#233; par le consensus de Washington (stabilit&#233; des prix, lib&#233;ralisation, privatisation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi donc, ce tropisme sur la stabilit&#233; des prix, au point m&#234;me que c'est le seul objectif assign&#233; &#224; la Banque centrale europ&#233;enne ? Pour une raison simple, mais combien compr&#233;hensible : la stabilit&#233; des prix permet les meilleur taux de profits pour les entreprises, notamment par le poids dont elle p&#232;se sur les co&#251;ts, en tout premier lieu de main d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu les r&#233;dacteurs n'accepteront jamais de reconna&#238;tre que le fondement du Projet est la maximisation des profits, pourtant la d&#233;monstration nous en est administr&#233;e en maints endroits ; celui-ci en est un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Projet contient deux autres handicaps pour la mise en &#339;uvre d'une politique industrielle au service des citoyens : l'interdiction de financer des d&#233;penses publiques par cr&#233;ation mon&#233;taire et l'encadrement du d&#233;ficit budg&#233;taire. Les r&#233;dacteurs nous affirment, &#224; nouveau, leur foi aveugle dans les pr&#233;ceptes n&#233;olib&#233;raux. Pourtant la th&#233;orie et la pratique en ont maintes fois d&#233;montr&#233; l'inanit&#233;, sauf en ce qui concerne l'avantage que peuvent en retirer les propri&#233;taires du capital. Le Projet est tr&#232;s clair : &#171; Sont interdites toutes mesures et dispositions, ne reposant pas sur des consid&#233;rations d'ordre prudentiel, qui &#233;tablissent un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; des institutions, organes ou organismes de l'Union, des administrations centrales, des autorit&#233;s r&#233;gionales ou locales, des autres autorit&#233;s publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics des &#201;tats membres aux institutions financi&#232;res [entendez les march&#233;s financiers] &#187;, (III.182). &#171; Les &#201;tats membres &#233;vitent les d&#233;ficits publics excessifs &#187;, (III.184.1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute l'histoire &#233;conomique, montre pourtant que les plus forts taux de croissance -dont on nous vante tant cependant les vertus-, particuli&#232;rement dans le secteur industriel, ont toujours comport&#233; des financements publics importants, si ce n'est exclusifs. Ces financements, bien &#233;videmment, utilisent les outils budg&#233;taires et mon&#233;taires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est une autre caract&#233;ristique de ce chapitre 2 qui, pour n'&#234;tre pas une exception dans le Projet, et n'&#234;tre pas non plus une innovation dans la suite des trait&#233;s europ&#233;ens, n'en est pas moins significative de la volont&#233; des r&#233;dacteurs : le r&#244;le attribu&#233; &#224; la Commission. Il y est fait -dans ce seul chapitre- quarante-neuf fois r&#233;f&#233;rence ! Mais, rassurons nous, treize fois seulement le Parlement est &#233;voqu&#233;. S'agissant de la Repr&#233;sentation populaire, il s'agit de &#171; l'informer &#187; dans le premier cas la Commission peut, par exemple, &#171; adresser un avertissement &#224; l'Etat membre &#187;, ou &#171; surveille &#187;, &#171; examine &#187;, &#171; &#233;labore &#187;, &#171; estime &#187;, elle est aussi destinataire de &#171; rapports &#187; en tout genre etc., etc. Bien entendu la Commission a le pouvoir de &#171; proposition &#187; et de &#171; recommandation &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On imagine combien une telle omnipr&#233;sence d'un organe central, sans contr&#244;le parlementaire v&#233;ritable, peut &#234;tre avantageux pour les transnationales, notamment en mati&#232;re industrielle. On est d'ailleurs en droit de se demander comment pareil centralisme peut &#234;tre compatible avec le principe fondamental de &#171; la concurrence libre et non fauss&#233;e &#187;... S'il &#233;tait encore besoin de d&#233;montrer au profit de qui est instaur&#233; ce principe, on le trouverait ici, et de quelle mani&#232;re caricaturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Industrie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'industrie, en tant que telle est nomm&#233;e dans le Projet, toujours dans le m&#234;me titre III, le chapitre V intitul&#233; &#171; domaine o&#249; la commission peut d&#233;cider de mener une action d'appui, de coordination ou de compl&#233;ment &#187;. On y trouve, au milieu de sept sections allant de la &#171; sant&#233; publique &#187; &#224; la &#171; coop&#233;ration administrative &#187;, la section II et son article III, 279 &#171; industrie &#187;. On peut, notamment y lire &#171; la pr&#233;sente section ne constitue pas une base pour l'introduction, par l'Union, de quelque mesure que ce soit pouvant entra&#238;ner des distorsions de concurrence ou comportant des dispositions fiscales ou relatives aux droits et int&#233;r&#234;ts des travailleurs salari&#233;s &#187; (III, 279, 3, dernier alin&#233;a). On trouve confirm&#233; ici, en mati&#232;re sp&#233;cifique d'industrie, tout ce qui a &#233;t&#233; mentionn&#233; plus haut quant &#224; la philosophie g&#233;n&#233;rale du Projet con&#231;ue, au travers du pr&#233;texte de la &#171; concurrence libre et non fauss&#233;e &#187;, pour servir les transnationales.&lt;br /&gt;
Il faut citer &#224; cet &#233;gard l'exemple embl&#233;matique du projet Ariane. S'il un domaine o&#249; le secteur public a jou&#233; le r&#244;le -comme c'est bien indispensable dans notre esprit- d'initiateur et de d&#233;veloppeur, c'est bien celui de l'espace. Qu'en est-il en 2005 ? C'est le groupe EADS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;European aeronotic defense and space&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui contr&#244;le, presque totalement (la pr&#233;sence de l'&#233;tablissement public, CNES, ne change malheureusement rien, mais au contraire apporte sa caution publique). D'ailleurs le Groupe Lagard&#232;re, puisque c'est lui le propri&#233;taire de EADS, pr&#233;sente cette soci&#233;t&#233;, au milieu de beaucoup d'autres dans les secteurs de la presse, du livre, des services ou de l'audiovisuel, comme &#171; devenu en &#224; peine trois ans la r&#233;f&#233;rence dans tous les domaines de l'a&#233;rospatiale. Avec l'A380 qui d&#233;finit une nouvelle norme plan&#233;taire, EADS est le principal innovateur sur le march&#233; de l'aviation commerciale, o&#249; il occupe la premi&#232;re place mondiale. Leader europ&#233;en de l'A&#233;ronautique et de la D&#233;fense, le Groupe emploie plus de 100 000 salari&#233;s r&#233;partis sur plus de 70 sites de production. H&#233;ritier de 30 ann&#233;es de partenariats entre ses membres fondateurs, EADS est d&#233;sormais consid&#233;r&#233; comme l'exemple de r&#233;ussite d'une entreprise multinationale &#187;. &lt;br /&gt;
Au del&#224; du cynisme tranquille d'une telle d&#233;claration, on y trouve une excellente d&#233;monstration de ce que le Projet veut inscrire dans un texte solennel. Une telle arrogance est, en soi, int&#233;ressante dans la mesure o&#249; elle administre une belle d&#233;monstration du processus global dans lequel se coule avec d&#233;lice ce projet constitutionnel. La d&#233;monstration est, en effet &#171; int&#233;ressante &#187; dans la mesure elle ne vient pas de quelques &#171; archa&#239;ques incomp&#233;tents &#187; mais du c&#339;ur m&#234;me du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* *&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; On se demande bien o&#249; les partisans du oui au r&#233;f&#233;rendum &#224; venir, au pr&#233;texte que le Projet comporterait des avanc&#233;es par rapport aux trait&#233;s ant&#233;rieurs, peuvent-ils bien les trouver. D'ailleurs quand on le leur demande, ils sont bien en peine de fournir une r&#233;ponse fond&#233;e. C'est bien pourquoi il faut voter non pour imposer la n&#233;gociation d'un nouveau texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Annexe 1 : Titre premier, article 3, CECA, 18 avril 1951&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article 3&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Les institutions de la Communaut&#233; doivent, dans le cadre de leurs attributions respectives et dans l'int&#233;r&#234;t commun : &lt;br /&gt;
a) veiller &#224; l'approvisionnement r&#233;gulier du march&#233; commun en tenant compte des besoins des pays tiers ;&lt;br /&gt;
b) assurer &#224; tous les utilisateurs du march&#233; commun plac&#233;s dans des conditions comparables un &#233;gal acc&#232;s aux sources de production ;&lt;br /&gt;
c) veiller &#224; l'&#233;tablissement des prix les plus bas dans des conditions telles qu'ils n'entra&#238;nent aucun rel&#232;vement corr&#233;latif des prix pratiqu&#233;s par les m&#234;mes entreprises dans d'autres transactions ni de l'ensemble des prix dans une autre p&#233;riode, tout en permettant les amortissements n&#233;cessaires et en m&#233;nageant aux capitaux engag&#233;s des possibilit&#233;s normales de r&#233;mun&#233;ration ;&lt;br /&gt;
d) veiller au maintien de conditions incitant les entreprises &#224; d&#233;velopper et &#224; am&#233;liorer leur potentiel de production et &#224; promouvoir une politique d'exploitation rationnelle des ressources naturelles &#233;vitant leur &#233;puisement inconsid&#233;r&#233; ;&lt;br /&gt;
e) promouvoir l'am&#233;lioration des conditions de vie et de travail de la main-d'oeuvre, permettant leur &#233;galisation dans le progr&#232;s, dans chacune des industries dont elle a la charge ;&lt;br /&gt;
f) promouvoir le d&#233;veloppement des &#233;changes internationaux et veiller au respect de limites &#233;quitables dans les prix pratiqu&#233;s sur les march&#233;s ext&#233;rieurs ;&lt;br /&gt;
g) promouvoir l'expansion r&#233;guli&#232;re et la modernisation de la production ainsi que l'am&#233;lioration de la qualit&#233;, dans des conditions qui &#233;cartent toute protection contre les industries concurrentes que ne justifierait pas une action ill&#233;gitime men&#233;e par elles ou en leur faveur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Annexe 1 : Premi&#232;re partie, article 3 du Trait&#233; de Rome (25 mars 1957)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux fins &#233;nonc&#233;es &#224; l'article 2, l'action de la Communaut&#233; comporte, dans les conditions et selon les rythmes pr&#233;vus par le pr&#233;sent trait&#233; : &lt;br /&gt;
l'&#233;limination, entre les &#201;tats membres, des droits de douane et des restrictions quantitatives &#224; l'entr&#233;e et &#224; la sortie des marchandises, ainsi que de toutes autres mesures d'effet &#233;quivalent, &lt;br /&gt;
une politique commerciale commune, &lt;br /&gt;
un march&#233; int&#233;rieur caract&#233;ris&#233; par l'abolition, entre les &#201;tats membres, des obstacles &#224; la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux, &lt;br /&gt;
des mesures relatives &#224; l'entr&#233;e et &#224; la circulation des personnes dans le march&#233; int&#233;rieur conform&#233;ment &#224; l'article 100 C, &lt;br /&gt;
une politique commune dans les domaines de l'agriculture et de la p&#234;che, &lt;br /&gt;
une politique commune dans le domaine des transports, &lt;br /&gt;
un r&#233;gime assurant que la concurrence n'est pas fauss&#233;e dans le march&#233; int&#233;rieur, &lt;br /&gt;
le rapprochement des l&#233;gislations nationales dans la mesure n&#233;cessaire au fonctionnement du march&#233; commun, &lt;br /&gt;
une politique dans le domaine social comprenant un Fonds social europ&#233;en, &lt;br /&gt;
le renforcement de la coh&#233;sion &#233;conomique et sociale, &lt;br /&gt;
une politique dans le domaine de l'environnement, &lt;br /&gt;
le renforcement de la comp&#233;titivit&#233; de l'industrie de la Communaut&#233;, &lt;br /&gt;
la promotion de la recherche et du d&#233;veloppement technologique, &lt;br /&gt;
l'encouragement &#224; l'&#233;tablissement et au d&#233;veloppement de r&#233;seaux transeurop&#233;ens, &lt;br /&gt;
une contribution &#224; la r&#233;alisation d'un niveau &#233;lev&#233; de protection de la sant&#233;, &lt;br /&gt;
une contribution &#224; une &#233;ducation et &#224; une formation de qualit&#233; ainsi qu'&#224; l'&#233;panouissement des cultures des &#201;tats membres, &lt;br /&gt;
une politique dans le domaine de la coop&#233;ration au d&#233;veloppement, &lt;br /&gt;
l'association des pays et territoires d'outre-mer, en vue d'accro&#238;tre les &#233;changes et de poursuivre en commun l'effort de d&#233;veloppement &#233;conomique et social, &lt;br /&gt;
une contribution au renforcement de la protection des consommateurs, &lt;br /&gt;
des mesures dans les domaines de l'&#233;nergie, de la protection civile et du tourisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Annexe 2 : Trait&#233; de l'Union europ&#233;enne (Ma&#235;stricht, 7 f&#233;vrier 1992) article B du titre I&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
L'Union se donne pour objectifs : &lt;br /&gt;
de promouvoir un progr&#232;s &#233;conomique et social &#233;quilibr&#233; et durable, notamment par la cr&#233;ation d'un espace sans fronti&#232;res int&#233;rieures, par le renforcement de la coh&#233;sion &#233;conomique et sociale et par l'&#233;tablissement d'une Union &#233;conomique et mon&#233;taire comportant, &#224; terme, une monnaie unique, conform&#233;ment aux dispositions du pr&#233;sent trait&#233; ; &lt;br /&gt;
d'affirmer son identit&#233; sur la sc&#232;ne internationale, notamment par la mise en oeuvre d'une politique &#233;trang&#232;re et de s&#233;curit&#233; commune, y compris la d&#233;finition &#224; terme d'une politique de d&#233;fense commune, qui pourrait conduire, le moment venu, &#224; une d&#233;fense commune ; &lt;br /&gt;
de renforcer la protection des droits et des int&#233;r&#234;ts des ressortissants de ses &#201;tats membres par l'instauration d'une citoyennet&#233; de l'Union ; &lt;br /&gt;
de d&#233;velopper une coop&#233;ration &#233;troite dans le domaine de la justice et des affaires int&#233;rieures ; &lt;br /&gt;
de maintenir int&#233;gralement l'acquis communautaire et de le d&#233;velopper afin d'examiner, conform&#233;ment &#224; la proc&#233;dure vis&#233;e &#224; l'article N, paragraphe 2, dans quelle mesure les politiques et formes de coop&#233;ration instaur&#233;es par le pr&#233;sent trait&#233; devraient &#234;tre r&#233;vis&#233;es en vue d'assurer l'efficacit&#233; des m&#233;canismes et institutions communautaires. &lt;br /&gt;
Les objectifs de l'Union sont atteints conform&#233;ment aux dispositions du pr&#233;sent trait&#233;, dans les conditions et selon les rythmes qui y sont pr&#233;vus, dans le respect du principe de subsidiarit&#233; tel qu'il est d&#233;fini &#224; l'article 3 B du trait&#233; instituant la Communaut&#233; europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. les publications de la Conf&#233;rence des Nations Unies sur le commerce et le d&#233;veloppement (CNUCED)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;nuisances provoqu&#233;es par un particulier mises &#224; la charge de la collectivit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;European aeronotic defense and space&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Argumentaire Cossart : Le projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en et la concurrence</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article630</link>
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		<dc:date>2005-03-02T15:42:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Cossart</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en et la concurrence &lt;br class='autobr' /&gt;
24 f&#233;vrier 2005 &lt;br class='autobr' /&gt; Comme &#233;lev&#233;e au rang &#171; d'objectif de l'Union &#187;, comme r&#233;affirm&#233;e &#224; plusieurs autres reprises au fil du Projet, comme d&#233;montr&#233;e aussi dans de nombreux commentaires, la concurrence, dans le cadre qui sera &#233;voqu&#233; plus loin, est le principe m&#234;me de l'organisation de la vie de l'Union telle que la pr&#233;voit le projet de Trait&#233;. On peut pr&#233;tendre, &#224; cet &#233;gard, que cet &#171; id&#233;al &#187; vient de loin puisque l'instauration du...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le projet de trait&#233; constitutionnel europ&#233;en et la concurrence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;24 f&#233;vrier 2005&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Comme &#233;lev&#233;e au rang &#171; d'objectif de l'Union &#187;, comme r&#233;affirm&#233;e &#224; plusieurs autres reprises au fil du Projet, comme d&#233;montr&#233;e aussi dans de nombreux commentaires, la concurrence, dans le cadre qui sera &#233;voqu&#233; plus loin, est le principe m&#234;me de l'organisation de la vie de l'Union telle que la pr&#233;voit le projet de Trait&#233;. On peut pr&#233;tendre, &#224; cet &#233;gard, que cet &#171; id&#233;al &#187; vient de loin puisque l'instauration du march&#233; int&#233;rieur avait, pr&#233;cis&#233;ment, pour but central d'offrir toute l'efficacit&#233; voulue &#224; cette concurrence. &lt;br /&gt; D&#232;s le pr&#233;ambule dudit Projet, les r&#233;dacteurs prennent soin de pr&#233;ciser, dans l'avant dernier paragraphe, qu'il convient de &#171; poursuivre l'&#339;uvre accomplie &#187;. Mais, pour leur &#171; &#339;uvre &#187;, ils ont pris le soin de faire la lecture la plus n&#233;olib&#233;rale possible de la construction europ&#233;enne depuis le premier trait&#233; de 1951. Or, en bien des domaines et pour bien des r&#233;gions de l'espace europ&#233;en, l'apport pendant les premi&#232;res d&#233;cennies de l'existence de &#171; l'Europe &#187;, est consid&#233;rable. C'est par exemple le cas pour les pays du sud du continent, comme c'est le cas pour la paysannerie, en particulier fran&#231;aise ; mais tous ces &#171; acquis &#187; -dont le contenu n'est &#233;videmment pas examin&#233; ici- ont, pr&#233;cis&#233;ment &#233;t&#233; obtenus par l'application de mesures interventionnistes ! L' &#171; &#339;uvre accomplie &#187; &#224; laquelle se r&#233;f&#232;rent les auteurs est bien plus manifestement, celle de la seconde p&#233;riode de la construction europ&#233;enne, celle de la d&#233;r&#233;gulation. &lt;br /&gt; C'est sans doute pourquoi la place faite au principe de concurrence dans les trait&#233;s pr&#233;c&#233;dents n'a pas &#233;t&#233; jug&#233;e suffisamment pr&#233;pond&#233;rante. Certes l'Acte Unique de 1986 pr&#233;voit bien d'adopter &#171; les d&#233;cisions n&#233;cessaires &#224; la r&#233;alisation du march&#233; int&#233;rieur &#187; et se r&#233;f&#232;re au Livre Blanc qui ne barguigne pas sur la libre concurrence. Dans les cinq objectifs du Trait&#233; de Ma&#235;stricht de 1992, on ne trouve pas celui de la concurrence ! Amsterdam, en 1997, n'apporte pas de novation en la mati&#232;re. La Charte des Droits fondamentaux de d&#233;cembre 2000 mentionne dans ses articles 16 et 17 la libert&#233; d'entreprise et le droit de propri&#233;t&#233;, y compris intellectuelle. Quant au trait&#233; de Nice de f&#233;vrier 2001, tous les partisans du &#171; oui &#187;, au premier rang desquels les n&#233;gociateurs dudit trait&#233;, ont raison, il ne faut pas en rester l&#224;, il n'est ni assez explicite ni assez emphatique en mati&#232;re de concurrence !&lt;br /&gt; Vint alors le Projet qui, d&#232;s son article I, fixe cinq objectifs &#224; l'Union dont le second est &#171; ... un march&#233; int&#233;rieur o&#249; les concurrence est libre et non fauss&#233;e &#187;, (article I-3-2). S'il ne s'agit pas de novation puisque, depuis le premier trait&#233; europ&#233;en celui de la CECA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier, 1951&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le principe d'une &#233;conomie dite de march&#233; reste intangible, le Projet lui conf&#232;re, une solennit&#233;, une pr&#233;&#233;minence et une redondance qui marque bien la volont&#233; des r&#233;dacteurs. Il faut surtout souligner que cette place centrale accord&#233;e &#224; la concurrence -dont on verra plus loin le contexte tout particulier- s'oppose, sur son principe, &#224; toute intervention planificatrice. Ce refus n'est pas cependant consubstantiel &#224; la construction europ&#233;enne, la CECA et la CEEA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communaut&#233; europ&#233;enne de l'&#233;nergie atomique, 1957&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, montrent au contraire, une d&#233;marche inverse ; on pourra, &#224; cet &#233;gard, se reporter au texte intitul&#233; &#171; Projet et la politique industrielle &#187;. &lt;br /&gt;
D&#232;s lors la messe est dite ! Un march&#233; o&#249; la concurrence ne doit pas &#234;tre &#171; fauss&#233;e &#187; ne peut alors s'en remettre qu'&#224; la seule r&#233;gulation qui vaille, celle du prix. L&#224; o&#249; il y aura offre &#171; pertinente &#187; il y aura demande solvable. Le nombre d'exclus d'un tel march&#233;, en raison de leur incapacit&#233; &#224; s'acquitter du prix exig&#233;, n'entre pas en ligne de compte, faute de quoi on &#171; fausserait &#187; le march&#233; ; s'effondrerait ainsi le bel &#233;quilibre ! Comme on le notera, &#224; plusieurs endroits dans ce document, il faut rappeler que les prix ne sont en rien fix&#233;s par une &#171; main invisible &#187; qui ne ferait aucune diff&#233;rence entre tous les agents &#233;conomiques leur garantissant ainsi une parfaite &#233;galit&#233;. Les prix, dans le monde et au sein de l'Union, sont fix&#233;s par la centaine de transnationales qui comptent sur la plan&#232;te, les citoyens n'ont rien &#224; voir l&#224; dedans ! &lt;br /&gt;
C'est vraisemblablement l&#224; que r&#233;side le motif fondamental de tous ceux qui, voulant un autre monde, appellent &#224; voter &#171; non &#187;. Vouloir que les 450 millions d'Europ&#233;ens aient la m&#234;me capacit&#233; d'acc&#232;s aux biens et services de l'Union est tout &#224; fait impossible si on s'en remet &#224; la seule &#171; r&#233;gulation &#187; par le march&#233;. Il faut, au rebours de ce qu'&#233;dicte l'article I que la concurrence ne soit pas libre mais qu'elle soit fauss&#233;e pour respecter ce principe essentiel d'&#233;gal acc&#232;s pour tous. &#171; Fausser &#187; la concurrence en faveur de tous les habitants de l'Union, et du monde, renvoie &#224; des principes et des mesures qui sont largement d&#233;velopp&#233;es par ATTAC dans nombre de ses publications : fiscalit&#233;, services publics et d&#233;mocratie sont, certainement, le point nodal de la &#171; distorsion &#187; n&#233;cessaire. &lt;br /&gt;
On aura compris que, aux yeux des r&#233;dacteurs, un principe aussi essentiel que celui de la concurrence m&#233;rite la plus grande attention. Aussi le Projet lui consacre-t-il une section compl&#232;te, la section 5 de la partie III, premier chapitre. Il s'attache d'abord aux r&#232;gles applicables aux entreprises avant de codifier le comportement des &#233;tats en mati&#232;re de subvention, l'horreur de tous les n&#233;olib&#233;raux, donc des r&#233;dacteurs du Projet.&lt;br /&gt;
Il convient, cependant, de ne pas se m&#233;prendre &#224; propos de cette r&#233;f&#233;rence pr&#233;&#233;minente au &#171; march&#233; &#187;, on reviendra d'ailleurs plus loin sur cette question. Cette affirmation est tout &#224; la fois p&#233;dagogique et politique : seule une &#233;conomie de &#171; march&#233; &#187; est susceptible d'apporter les meilleurs avantages aux peuples concern&#233;s, c'est elle qui garantit, comme disent les &#233;conomistes, la meilleure &#171; allocation des ressources &#187;. Sur le fond, l'ambition des r&#233;dacteurs du Projet, comme celle de la Commission depuis qu'elle existe, est bien d'organiser ce &#171; march&#233; &#187; conform&#233;ment aux int&#233;r&#234;ts -et aux exigences- des transnationales. Ils suivent, en cela, la pratique &#233;tats-unienne et les &#171; recettes &#187; des garants de la &#171; gouvernance &#187; mondiale que sont le Fonds mon&#233;taire international et la banque Mondiale, sauf sur un point qui ne sera pas abord&#233; ici : l'ind&#233;pendance de la Banque centrale. On voit bien, avec les taux de change entre l'euro et le dollar &#233;tats-unien, que cette ind&#233;pendance pourrait g&#234;ner certaines transnationales europ&#233;ennes. Les transnationales &#233;tats-uniennes ont pris garde, elles, de ne pas laisser la Federal &lt;i&gt;Reserve Bank&lt;/i&gt; ind&#233;pendante du pouvoir f&#233;d&#233;ral qu'il leur est plus facile de contr&#244;ler !&lt;br /&gt;
Une autre question essentielle n'est pas pos&#233;e, et pour cause, dans ce leitmotiv de la concurrence c'est celle de l'emploi -qui lui est pourtant tr&#232;s directement li&#233;e- et celle ayant trait aux biens publics mondiaux et aux biens communs de l'humanit&#233;. On rejoint l&#224; de grands classiques de l'&#233;conomie capitaliste que les &#233;conomistes d&#233;signent par le vocable &#171; externalit&#233;s &#187; et par la pratique du &#171; passager clandestin &#187; : faire payer ce qui rapporte aux seules entreprises par la collectivit&#233;. &lt;br /&gt;
On peut aller jusqu'&#224; pr&#233;tendre que si l'&#233;conomie de march&#233; est pr&#233;sente d&#232;s 1951 dans la construction europ&#233;enne, elle &#233;tait, au cours des premi&#232;res d&#233;cennies, mise en &#339;uvre dans un cadre r&#233;gul&#233; par les pouvoirs publics. Le &#171; consensus de Washington &#187;, dont Ma&#235;stricht &#233;tait une &#171; belle application &#187; a pour ambition -tr&#232;s largement aboutie &#224; travers le monde- de supprimer toute r&#233;gulation publique pour la confier au march&#233;, c'est &#224; dire &#224; la centaine de transnationales qui compte. Le Projet officialise et donne une solennit&#233; particuli&#232;re &#224; cette &#171; vision &#187; : tout le dispositif juridique et &#233;conomique de l'Union europ&#233;enne vise bien l'objectif central qui vient d'&#234;tre rappel&#233;. Toutes les pr&#233;cautions de style et tous les miroirs aux alouettes ne change rien &#224; cette volont&#233; d&#233;testable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les r&#232;gles applicables aux entreprises&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Le cadre est fix&#233; d'entr&#233;e de jeu, l'article III-161-1 pr&#233;cise, sans la moindre ambigu&#239;t&#233; de r&#233;daction, &#171; sont incompatibles avec le march&#233; int&#233;rieur et interdits tous accords entre entreprises, toutes d&#233;cisions d'association d'entreprises et toutes pratiques concert&#233;es, qui sont susceptibles d'affecter le commerce... ou de fausser le jeu de la concurrence... &#187;. Les r&#233;dacteurs d&#233;taillent m&#234;me en quatre points ce qu'ils entendent par l&#224;. Une fois encore, il convient de rappeler que l'alignement sur le discours officiel du n&#233;olib&#233;ralisme ne doit pas faire obstacle &#224; la pratique constante du capitalisme : les propri&#233;taires de capital, ceux qui comptent tout au moins, doivent pouvoir &#234;tre les b&#233;n&#233;ficiaires, en dernier ressort, de toutes les dispositions prises. &lt;br /&gt;
Aussi, c'est bel et bon que cet article, pourrait-on penser. Le projet de trait&#233; va mettre en place la concurrence pure et parfaite promise au dix-neuvi&#232;me si&#232;cle par L&#233;on Walras permettant, ainsi, &#224; tous les agents &#233;conomiques de disposer des m&#234;mes informations et, d&#232;s lors, de disposer des m&#234;mes pouvoirs !&lt;br /&gt;
Outre que, de mani&#232;re constante, la th&#233;orie et la pratique ont d&#233;montr&#233; l'inanit&#233; de cette &#171; belle &#187; ambition, elle est, de surcro&#238;t, intol&#233;rable pour ceux des propri&#233;taires de capital qui dirigent v&#233;ritablement le monde &#224; travers de nombreux m&#233;canismes dont ils ont le contr&#244;le complet. Il n'y a gu&#232;re qu'une centaine de transnationales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces donn&#233;es sont tr&#232;s document&#233;es dans les publications de la Conf&#233;rence des...&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dont plusieurs dizaines, ayant leur si&#232;ge au sein de l'Union Europ&#233;enne, qui peut pr&#233;tendre &#224; ce statut. C'est bien au profit de celles-ci, qu'il s'agit &#171; d'organiser &#187; la concurrence, il ne s'agit pas, il est vrai, d'une particularit&#233; propre &#224; l'Union. A cet &#233;gard on se reportera &#224; l'article&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Figaro, 9 f&#233;vrier 2005&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du n&#233;olib&#233;ral militant, Pascal Salin, qui n'a pas de mots assez durs pour stigmatiser cette concurrence qui n'en n'est pas une ! Peut-&#234;tre nous expliquera-t-il aussi pourquoi ceux que l'on d&#233;signent sous l'appellation &#171; mon&#233;taristes &#187;, y compris bien entendu au sein de l'Union, font-ils si peu de cas de la monnaie. Mais ce n'est pas le sujet de ce billet. &lt;br /&gt;
Si la concurrence ne devait pas profiter, d'abord si ce n'est exclusivement, aux transnationales, celles-l&#224; m&#234;mes qui organisent &#224; Bruxelles comme &#224; Washington, la &#171; gouvernance &#187; mondiale, il conviendrait de nous expliquer pourquoi avoir mis en place une Commission toute puissante, &#224; travers ses Directives et le quasi monopole, de droit et de fait, qu'elle exerce en mati&#232;re d'organisation, de contr&#244;le et de sanction de l'activit&#233;. L'&#233;conomiste Philippe Herzog, qui peut-&#234;tre se souvient du temps o&#249; il appartenait au Comit&#233; central du Parti Communiste fran&#231;ais, et qui aujourd'hui d&#233;fend avec vigueur le Projet, nous livre son diagnostic &#224; propos de la Commission, &#171; la seule institution au monde en charge de la concurrence qui ait pouvoir d'interdire des aides d'Etat &#187; ! Oh, quelles vilaines habitudes &#171; &#233;tatistes &#187; ! Mais comme elles sont utiles aux d&#233;tenteurs du pouvoir &#233;conomique. De ce point de vue, la pratique de l'Union, amplifi&#233;e et solennis&#233;e par le Projet, ressemble de plus en plus &#224; la pratique &#233;tats-unienne qui vante libre-&#233;change et libre concurrence mais use d'un centralisme &#171; public &#187; (y compris en mati&#232;re en mati&#232;re de monnaie, ce que ne fait pas la Banque centrale europ&#233;enne) au profit de &#171; ses &#187; transnationales.&lt;br /&gt;
Par comparaison &#224; l'exp&#233;rience &#233;tats-unienne, celle de l'Union ajoute une particularit&#233;. La plupart des gouvernements de l'Union, le gouvernement fran&#231;ais n'&#233;tant pas en reste de ce point de vue, ont all&#233;grement abandonn&#233; leurs pr&#233;rogatives au profit de cette Commission mais se retranchent, aujourd'hui, derri&#232;re les d&#233;cisions de celle-ci d&#232;s lors que les citoyens des pays concern&#233;s &#233;mettent la moindre vell&#233;it&#233; contestataire. La boucle est ferm&#233;e : on prot&#232;ge les int&#233;r&#234;ts de ceux qui, officieusement, vous mandatent tout en tentant de se prot&#233;ger du courroux de ceux qui, officiellement vous confient le pouvoir. &lt;br /&gt;
Foin de contradiction, apr&#232;s avoir affirmer comment l'Union allait m&#226;ter ces entreprises pr&#233;datrices pr&#234;tes &#224; s'enrichir sur le dos de ces pauvres consommateurs qu'il convient de prot&#233;ger, le Projet met imm&#233;diatement le hol&#224; &#224; cette foire tout juste bonne &#224; des effets de manches sur les estrades ; le paragraphe 3 du m&#234;me article III-161 r&#233;tablit l'ordre des choses &#171; toutefois, le paragraphe 1 peut &#234;tre d&#233;clar&#233; inapplicable : &#224; tout accord ou cat&#233;gorie d'accords entre entreprises, &#224; toute d&#233;cision ou cat&#233;gorie de d&#233;cisions d'associations d'entreprises, et &#224; toute pratique concert&#233;e ou cat&#233;gorie de pratiques concert&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
qui contribuent &#224; am&#233;liorer la production ou la distribution des produits ou &#224; promouvoir le progr&#232;s technique ou &#233;conomique, tout en r&#233;servant aux utilisateurs une partie &#233;quitable du profit qui en r&#233;sulte... &#187;.&lt;br /&gt;
Nous voil&#224; rassur&#233;s, on sera intraitable avec toutes les petites et moyennes entreprises de l'Union, de France et de Navarre mais on ne va pas renoncer &#171; &#224; promouvoir le progr&#232;s &#187; en imposant pareil carcan &#224; celles qui savent, si bien, cr&#233;er de la &#171; valeur &#187; ! Le comportement &#224; l'&#233;gard des PME est d'ailleurs assez &#233;clairant dans le monde en g&#233;n&#233;ral et au sein de l'Union en particulier. Bien entendu, le discours doit les vanter et les prot&#233;ger, bien entendu les gouvernements nationaux doivent, pour partie, satisfaire une client&#232;le &#171; naturelle &#187;, mais la r&#233;alit&#233; est bien diff&#233;rente : elles n'entrent pas en ligne de compte v&#233;ritable dans l'architecture g&#233;n&#233;rale. A cet &#233;gard, la pratique du cr&#233;dit, qui peut &#234;tre un instrument puissant de politique &#233;conomique est d&#233;monstrative : les PME doivent ob&#233;ir &#224; des r&#232;gles et exigences qui, bien entendu, ne s'appliquent pas aux transnationales ; il suffit de voir, par exemple, comment sont prot&#233;g&#233;s les investissements directs &#233;trangers pour s'en convaincre !&lt;br /&gt;
On a l&#224; un de ces raccourcis, qui seraient d&#233;licieux s'ils n'affectaient pas gravement la vie de centaines de millions de ressortissants de l'Union, raccourci consistant &#224; laisser croire que la pratique n&#233;olib&#233;rale a pour fondement la libert&#233; alors que la pratique, elle, ne s'applique qu'aux puissants. Que peuvent bien attendre les dizaines de millions de ch&#244;meurs et de pr&#233;caires que compte l'Union Europ&#233;enne de tels principes tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment codifi&#233;s dans le Projet ?&lt;br /&gt;
D'ailleurs pour que toute ambigu&#239;t&#233;, toujours possible avec ces peuples qui, parfois, pr&#233;tendent imposer leur volont&#233;, le Projet qui vaudrait &#171; pour cinquante ans &#187; selon le v&#339;u de Val&#233;ry Giscard d'Estaing, pr&#233;cise clairement les choses. Ce march&#233; o&#249; la concurrence ne doit pas &#234;tre fauss&#233;e n'a pas pour objet de rendre de meilleurs services aux citoyens de l'Union. L'article III-166-1 affirme en effet que &#171; les &#201;tats membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits sp&#233;ciaux ou exclusifs, n'&#233;dictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire &#224; la Constitution, notamment &#224; l'article I-4, paragraphe 2, et aux articles III-161 &#224; III-169 &#187;. L'article I-4-2 auquel il est fait r&#233;f&#233;rence m&#233;rite d'&#234;tre cit&#233; : &#171; dans le champ d'application de la Constitution, et sans pr&#233;judice de ses dispositions particuli&#232;res, toute discrimination exerc&#233;e en raison de la nationalit&#233; est interdite &#187;. Une lecture inattentive d'un tel rappel pourrait &#234;tre compris comme parfaitement g&#233;n&#233;reux. Une fois encore la r&#233;alit&#233; obscurcit consid&#233;rablement ladite g&#233;n&#233;rosit&#233;. Ce Projet ne vient pas &lt;i&gt;ex nihilo&lt;/i&gt; et ne saurait s'interpr&#233;ter sans l'important &#171; travail &#187; accompli par ailleurs, notamment &#224; la Commission. Or la r&#233;f&#233;rence, ici, &#224; l'interdiction de toute discrimination nationale ne peut s'interpr&#233;ter sans, par exemple, la prise en compte du projet de Directive dite &#171; Bolkestein &#187;. Si cette Directive, &#224; propos duquel la Commission pr&#233;cise qu'il n'est pas retir&#233; et qui vient de recevoir l'assentiment, apr&#232;s celui de Anthony Blair, de Gerhard Schr&#246;der, est adopt&#233;e, une entreprise, fran&#231;aise par exemple, pourra domicilier son si&#232;ge dans un autre pays de l'Union, la Pologne par exemple, et continuer &#224; travailler en France tout en b&#233;n&#233;ficiant de la plupart des dispositions polonaises. Ainsi donc le Projet, par ces quelques mots en apparence anodins, donnerait toute la solennit&#233;, et l'engagement, d'une &#171; constitution &#187; en faveur de ce qui est annonc&#233; fi&#232;rement comme un march&#233; non fauss&#233; : si des pays de l'Union, en raison de l'Histoire, ne sont pas encore parvenus au niveau de progr&#232;s d'autres pays de la m&#234;me Union, c'est, &#233;videmment, aux seconds de s'aligner sur les premiers !&lt;br /&gt;
S'agissant du sort r&#233;serv&#233; aux services publics qui, on le sait deviennent dans le vocabulaire de l'Union &#171; services d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique g&#233;n&#233;ral &#187;, le Projet n'interdit pas aux Etats membres d'accorder &#171; des droits sp&#233;ciaux ou exclusifs &#187;. Cependant, l'alin&#233;a suivant pr&#233;cise clairement, pour ceux qui d&#233;cid&#233;ment ne comprendraient pas que l'article I-3-2 est, d&#233;finitivement, bien plac&#233; en t&#234;te de document et s'applique &#224; l'ensemble, le contexte auquel ne saurait &#233;chapper ces services publics. L'article III-166, pour &#233;viter toute interpr&#233;tation maligne, pr&#233;cise ce qu'il convient d'entendre par l&#224;. &#171; 1.Les &#201;tats membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits sp&#233;ciaux ou exclusifs, n'&#233;dictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire &#224; la Constitution, notamment &#224; l'article I-4, paragraphe 2, et aux articles III-161 &#224; III-169 [les r&#233;f&#233;rence &#224; la concurrence]. &lt;br /&gt;
2. Les entreprises charg&#233;es de la gestion de services d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique g&#233;n&#233;ral ou pr&#233;sentant le caract&#232;re d'un monopole fiscal sont soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux r&#232;gles de concurrence, dans la mesure o&#249; l'application de ces dispositions ne fait pas &#233;chec &#224; l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particuli&#232;re qui leur a &#233;t&#233; impartie. Le d&#233;veloppement des &#233;changes ne doit pas &#234;tre affect&#233; dans une mesure contraire &#224; l'int&#233;r&#234;t de l'Union. &lt;br /&gt;
3. La Commission veille &#224; l'application du pr&#233;sent article et adopte, en tant que de besoin, les r&#232;glements ou d&#233;cisions europ&#233;ens appropri&#233;s. &#187;&lt;br /&gt; Les r&#232;gles de la concurrence, auxquelles se r&#233;f&#232;re explicitement l'article III-166 s'imposent donc aux services publics mettant en danger plusieurs de leurs caract&#233;ristiques de base comme la p&#233;r&#233;quation et le m&#234;me service offert &#224; tous sur l'ensemble du territoire. Bien entendu, le Projet fort prudemment, comme les trait&#233;s pr&#233;c&#233;dents n'interdit pas aux Etats membres d'appliquer ces principes, mais, en premier lieu ils ne sont pas pr&#233;vus au niveau de l'Union dans son ensemble, ce qui -organis&#233;e par le haut- pourrait &#234;tre un v&#233;ritable progr&#232;s, mais aussi la logique g&#233;n&#233;rale et surtout la pratique constante de la pr&#233;&#233;minente Commission, depuis qu'elle existe, s'y opposent farouchement (cf. alin&#233;a 3 ci-dessus).&lt;br /&gt; Ce n'est pas dans cette section, on le comprend, qu'il sera possible de trouver les avanc&#233;es sociales tant vant&#233;es par les d&#233;fenseurs de ce Projet !&lt;br /&gt; On se reportera avec profit &#224; cet &#233;gard, au texte de Philippe Muhlstein sur la politique des transports. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les r&#232;gles applicables aux &#233;tats en mati&#232;re de subventions&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Mais soyons &#233;quitables &#224; l'&#233;gard des r&#233;dacteurs : il ont su &#233;mailler la totalit&#233; du texte d'une foultitude de pr&#233;cisions sans craindre le redondance, &lt;i&gt;abusus non tollit usum,&lt;/i&gt; de telle sorte que pr&#233;tendre &#233;chapper &#224; la seule r&#232;gle qui semble &#234;tre le seul objet de ce Projet ne saurait relever que de la plus parfaite mauvaise foi.&lt;br /&gt;
Un &#233;tudiant de premi&#232;re ann&#233;e en sciences &#233;conomiques a, en effet, parfaitement int&#233;gr&#233; qu'on pourrait ne pas fausser la concurrence tout en accordant des subventions. Mais plusieurs pr&#233;cautions valent bien mieux qu'une !&lt;br /&gt;
Aussi l'article III-167-1 est-il explicite : &#171; Sauf d&#233;rogations pr&#233;vues par la Constitution, sont incompatibles avec le march&#233; int&#233;rieur, dans la mesure o&#249; elles affectent les &#233;changes entre &#201;tats membres, les aides accord&#233;es par les &#201;tats membres ou au moyen de ressources d'&#201;tat sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions &#187;. Ces &#171; d&#233;rogations &#187; entrent parfaitement dans tout ce qui est mis en &#233;vidence ici : on s'aligne sur le vocabulaire de la doxa n&#233;olib&#233;rale, mais on prend soin de pr&#233;voir que les v&#233;ritables commanditaires du Projet, comme des trait&#233;s ant&#233;rieurs, pourront bien en &#234;tres les b&#233;n&#233;ficiaires ! &lt;br /&gt;
Le Projet semble se m&#233;fier des Etats membres puisqu'une fois encore il enjoint, en la mati&#232;re, &#224; la Commission d'exercer une surveillance visant &#224; sanctionner les r&#233;calcitrants. L'article III-168 d&#233;crit par le menu comment doit se conduire cette op&#233;ration de police. &#171; La Commission proc&#232;de avec les &#201;tats membres &#224; l'examen permanent des r&#233;gimes d'aides existant dans ces &#201;tats. Elle leur propose les mesures utiles exig&#233;es par le d&#233;veloppement progressif ou le fonctionnement du march&#233; int&#233;rieur &#187;. On appr&#233;ciera tout particuli&#232;rement l'expression &#171; &#224; l'examen permanent &#187; !&lt;br /&gt;
Notre &#233;tudiant de tout &#224; l'heure sait encore que, &lt;i&gt;in cauda venenum&lt;/i&gt;, il faut veiller &#224; tout. Aussi ne suffit-il pas d'interdire toute subvention pour que de vulgaires d&#233;fenseurs de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, introduisent, via la fiscalit&#233;, de nouvelles distorsions. Vigilants, les r&#233;dacteurs ont pr&#233;vu que &#171; aucun &#201;tat membre ne frappe directement ou indirectement les produits des autres &#201;tats membres d'impositions int&#233;rieures, de quelque nature qu'elles soient, sup&#233;rieures &#224; celles qui frappent directement ou indirectement les produits nationaux similaires. En outre, aucun &#201;tat membre ne frappe les produits des autres &#201;tats membres d'impositions int&#233;rieures de nature &#224; prot&#233;ger indirectement d'autres productions &#187;.&lt;br /&gt; Mais, nous dira-t-on, le Projet pr&#233;voit n&#233;anmoins dans ce m&#234;me article III-167 des circonstances qui autoriseraient des dispositifs de subventions. Il s'agit de mesures propres &#224; l'Allemagne dont on peut s'&#233;tonner de voir citer ici un seul pays de l'Union, de mesures pour faire face &#224; des catastrophes naturelles ou &#171; les aides &#224; caract&#232;re social octroy&#233;es aux consommateurs individuels &#187;. On mesure la port&#233;e des exceptions ! Il est aussi pr&#233;vues cinq autres cas particuliers dont le contr&#244;le doit &#234;tre strict ; c'est pourquoi on y note les expressions comme &#171; dans lesquelles le niveau de vie est anormalement bas ou dans lesquelles s&#233;vit un grave sous-emploi &#187;, ou &#171; rem&#233;dier &#224; une perturbation grave de l'&#233;conomie d'un &#201;tat membre &#187;, ou &#171; quand elles n'alt&#232;rent pas les conditions des &#233;changes et de la concurrence &#187; ou encore, on n'est jamais trop prudent, &#171; les autres cat&#233;gories d'aides d&#233;termin&#233;es par des r&#232;glements ou d&#233;cisions europ&#233;ens adopt&#233;s par le Conseil sur proposition de la Commission &#187;. Une fois encore les transnationales ont su veiller au grain : elles auront bien la possibilit&#233;, elles, d'avoir acc&#232;s aux financements publics. Mais ce n'est pas, il est vrai, une nouveaut&#233; ; c'est m&#234;me une constante du &#171; monde libre &#187; : affecter des ressources publiques &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous autres citoyens qui ne sommes pas, dans notre immense majorit&#233;, propri&#233;taires de capital, qui pour lutter contre les in&#233;galit&#233;s qui nous agressent comptons, en premier lieu, sur les services publics, qui estimons que les biens communs de l'humanit&#233; doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s, qui r&#233;clamons un v&#233;ritable financement important des biens publics mondiaux et europ&#233;ens, qui luttons pour une profonde r&#233;forme fiscale r&#233;tablissant, en premier lieu une juste contribution des revenus du capital, qui nous opposons aux trop nombreux risques de tous ordres auxquels l'Union et le Monde doivent faire face, nous tous ne voyons aucune avanc&#233;e dans le texte qui va nous &#234;tre soumis, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Parce que, contrairement &#224; ce qu'ambitionne le Projet de Trait&#233; Constitutionnel en mati&#232;re de concurrence, la volont&#233; des citoyens doit pouvoir la fausser, nous voterons &#171; non &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Cossart&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier, 1951&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Communaut&#233; europ&#233;enne de l'&#233;nergie atomique, 1957&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces donn&#233;es sont tr&#232;s document&#233;es dans les publications de la Conf&#233;rence des Nations Unies sur le commerce et le d&#233;veloppement (CNUCED)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Figaro, 9 f&#233;vrier 2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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