<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>ATTAC 92</title>
	<link>https://92.site.attac.org/</link>
	<description>Association pour la Taxation des Transactions financi&#232;res et l'Action Citoyenne.
Comit&#233; Local ATTAC dans les Hauts-de-Seine.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://92.site.attac.org/spip.php?id_auteur=34&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>ATTAC 92</title>
		<url>https://92.site.attac.org/local/cache-vignettes/L144xH264/siteon0-3713d.png?1767607396</url>
		<link>https://92.site.attac.org/</link>
		<height>264</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Argumentaire Chavign&#233; - Filoche : Les projets de directive Bolkestein et de Constitution europ&#233;enne n'ont-ils vraiment rien &#224; voir ?</title>
		<link>https://92.site.attac.org/spip.php?article603</link>
		<guid isPermaLink="true">https://92.site.attac.org/spip.php?article603</guid>
		<dc:date>2005-02-24T11:15:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard Filoche, Jean-Jacques Chavign&#233; </dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Service</dc:subject>
		<dc:subject> Attac - Conseil Scientifique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Europe lib&#233;rale : travaux pratiques &lt;br class='autobr' /&gt;
Les projets de directive Bolkestein et de Constitution europ&#233;enne n'ont-ils vraiment rien &#224; voir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;s mars 2004, le projet de directive Bolkestein propos&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par la commission europ&#233;enne (inclus Michel Barnier et Pascal Lamy) avait &#233;t&#233; approuv&#233; par tous les chefs d'Etat et de gouvernement. D&#233;s ce moment, tous les anti-lib&#233;raux ont essay&#233; d'alerter sur les dangers de cette directive, ainsi que sur celle visant &#224; allonger la dur&#233;e du...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;2005 - Constitution europ&#233;enne &amp; r&#233;f&#233;rendum&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;Service&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://92.site.attac.org/spip.php?mot40" rel="tag"&gt; Attac - Conseil Scientifique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Europe lib&#233;rale : travaux pratiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les projets de directive Bolkestein et de Constitution europ&#233;enne n'ont-ils vraiment rien &#224; voir ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s mars 2004, le projet de directive Bolkestein propos&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par la commission europ&#233;enne (inclus Michel Barnier et Pascal Lamy) avait &#233;t&#233; approuv&#233; par tous les chefs d'Etat et de gouvernement.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;s ce moment, tous les anti-lib&#233;raux ont essay&#233; d'alerter sur les dangers de cette directive, ainsi que sur celle visant &#224; allonger la dur&#233;e du travail &#8220; opt out &#8221; : toutes deux, sous pr&#233;texte de faciliter la libre circulation des services et la libert&#233; d'&#233;tablissement, ont pour principale fonction de niveler vers le bas le droit du travail des pays de l'Union europ&#233;enne et d'enlever aux institutions &#233;lues (municipalit&#233;s, r&#233;gions, parlements nationaux) la possibilit&#233; d'&#233;dicter des r&#232;gles protectrices des usagers et des consommateurs.&lt;br&gt;
Voil&#224; qu'un an apr&#232;s, certains semblent se r&#233;veiller et rejeter ces directives, de Chirac &#224; Dsk. On en voit se ruer pour signer des appels contre Bolkestein. Bravo ! Mais encore faudrait-il en exiger le &#8220; retrait &#8221;. Et ne pas seulement se contenter d'une diversion et de quelques am&#233;nagements. Mais surtout comment expliquer que ces deux projets de directives arrivent au m&#234;me moment que le projet de Constitution, tous approuv&#233;s par les m&#234;mes chefs d'Etat et de gouvernement dans les m&#234;mes r&#233;unions ? N'ya t il pas de toute &#233;vidence un lien entre Bolkestein et la Constitution Giscard ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les projets de directive et de Constitution ont &#233;t&#233; approuv&#233;s par le m&#234;me Conseil europ&#233;en des chefs d'Etat et de gouvernement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du sommet europ&#233;en des 25 et 26 mars 2004, les chefs d'Etat et de gouvernement ont confirm&#233; leur volont&#233; de voir la directive Bolkestein aboutir d&#232;s 2005 et affirm&#233; : &#8220; l'examen du projet de directive sur les services doit &#234;tre une priorit&#233; absolue &#8221;.&lt;br&gt;
Le 6 ao&#251;t 2004, ces m&#234;mes chefs d'Etat et de Gouvernement ont approuv&#233; le projet de Constitution europ&#233;enne.&lt;br&gt;
Le m&#234;me arbre donnerait-il des fruits diff&#233;rents : des poires en mars et des pommes en ao&#251;t ? Un projet de directive lib&#233;rale en mars et un projet de Constitution nous prot&#233;geant du lib&#233;ralisme en ao&#251;t ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aucune garantie pour les services publics dans le projet de Constitution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le projet de Constitution n'utilise jamais le terme de &#8220; services publics &#8221;. Le terme &#8220; public &#8221; est banni du vocabulaire de l'Union europ&#233;enne. Le projet de Constitution ne veut conna&#238;tre que les Services d'Int&#233;r&#234;t Economique G&#233;n&#233;ral (SIEG).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le respect de l'acc&#232;s aux SIEG n'appara&#238;t que dans l'article II-36. Mais cet article ne cr&#233;e aucun droit nouveau : le projet de Constitution se contente d'affirmer que l'Union &#8220; reconna&#238;t et respecte l'acc&#232;s aux services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral tels qu'il est pr&#233;vu dans les l&#233;gislations et pratiques nationales &#8221;. Il n'implique en aucun cas la cr&#233;ation de services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral lorsqu'ils n'existent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'&#224; l'article III-122 que les SIEG trouve une base juridique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le contenu de cet article se contente de reprendre, sans changement significatif, ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; inclus dans l'article 16 du Trait&#233; instituant la Communaut&#233; Europ&#233;enne (TCE) : &#8220; ... l'Union et les Etats membres... veillent &#224; ce que ces services fonctionnent sur la base de principes et dans des conditions, notamment &#233;conomiques et financi&#232;res, qui leur permettent d'accomplir leurs missions &#8221;. Rien de nouveau, donc, sous le soleil et aucune raison de se f&#233;liciter puisque cet article n'a pas apport&#233; la moindre protection &#224; la lib&#233;ralisation des services publics des Etats membres de l'Union : transport ferroviaire, transport a&#233;rien, services postaux, t&#233;l&#233;communications, &#233;nergie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, comme dans le Trait&#233; instituant la Communaut&#233; Europ&#233;enne (TCE), cet article soumet les SIEG &#224; deux autres articles qui en fixent aussit&#244;t les limites &#233;troites. Dans le projet de Constitution, il s'agit des articles III-166 et III-167 qui reprennent int&#233;gralement les articles 86 et 87 du TCE. Ces deux articles interdisent aux SIEG de b&#233;n&#233;ficier d'aides publiques qui &#8220; faussent ou qui menacent de fausser la concurrence &#8221; et les soumettent aux r&#232;gles de la concurrence. C'est ces deux articles qui ont servi de point d'appui &#224; l'offensive continue contre les services publics des Etats membres depuis plus de dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de Constitution par son absence de d&#233;finition des &#8220; services publics &#8221; et par la soumission &#224; la concurrence qu'il impose aux SIEG ne pr&#233;sente, contrairement &#224; ce qu'affirment les partisans du projet de Constitution, aucune garantie contre l'un des aspects les plus n&#233;gatifs de la directive Bolkestein : son attaque en r&#232;gle contre les services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire, l'article III-48 encourage la lib&#233;ralisation des services : &#8220; Les Etats-membres s'efforcent de proc&#233;der &#224; la lib&#233;ralisation des services au-del&#224; de la mesure qui est obligatoire... &#8221; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les articles 1-3 et 1-4 du projet de Constitution : premi&#232;re base juridique du projet de directive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, la directive Bolkestein trouve une s&#233;rieuse base juridique dans deux articles du projet de Constitution.&lt;br&gt;
L'article 1-3 alin&#233;a 2 affirme, tout d'abord que l'Union se fixe pour objectif &#8220; un march&#233; int&#233;rieur o&#249; la concurrence est libre et non fauss&#233;e &#8221;.&lt;br&gt;
L'article 1-4 consid&#232;re comme &#8220; libert&#233;s fondamentales &#8221; : &#8220; La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la libert&#233; d'&#233;tablissement...garanties par l'Union... &#8221;&lt;br&gt;
C'est, en effet, au nom de cet objectif, de la libre circulation des services et de la libert&#233; d'&#233;tablissement que la directive Bolkestein va tenter de lever tous les obstacles qui entravent ces &#8220; libert&#233;s &#8221; : les services publics, les monopoles de S&#233;curit&#233; sociale, les droits du travail nationaux, la protection des usagers et des consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Titre III de la II&#232;me partie du projet de Constitution : deuxi&#232;me base juridique du projet de directive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article III-137 stipule : &#8220; les restrictions &#224; la libert&#233; d'&#233;tablissement des ressortissants d'un Etat membre sur le territoire d'un autre Etat membre sont interdites. &#8221;&lt;br&gt;
Le projet de directive Bolkestein tire toutes les cons&#233;quences de cet article. Pour faciliter la circulation des services, il veut interdire tout obstacle administratif &#224; l'&#233;tablissement des prestataires de services. Un prestataire de services serait soumis uniquement &#224; la loi de son pays d'origine et ne devrait donc plus se conformer &#224; des r&#232;glements et des exigences administratives nationaux divergentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne pourrait, ainsi, exiger d'une soci&#233;t&#233; prestataire de services qu'elle ait un si&#232;ge social dans le pays o&#249; elle exerce, ni m&#234;me une adresse ou un repr&#233;sentant, ni de se soumettre aux r&#232;gles applicables au m&#234;me service dans le pays (&#234;tre inscrit dans un ordre, poss&#233;der un acc&#232;s &#224; la profession...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article III-144 pr&#233;cise &#8220; les restrictions &#224; la libre prestation des services &#224; l'int&#233;rieur de l'Union sont interdites &#224; l'&#233;gard des ressortissants des Etats membres &#233;tablis dans un Etat membre autre que celui du destinataire de la prestation &#8221;.&lt;br&gt;
Impossible donc, comme le pr&#233;voit la directive Bolkestein, d'imposer aux officines pharmaceutiques venant d'un autre pays de l'Union des normes d'implantation en fonction de la population ou d'une distance g&#233;ographique minimum entre prestataires, comme c'est aujourd'hui la r&#232;gle en France.&lt;br&gt;
Impossible, aussi, d'imposer (en dehors de normes incontr&#244;lables en mati&#232;re de salaires minimum et de dur&#233;e du travail) &#224; des entreprises de construction polonaises ou baltes, le respect des conventions collectives ou tout simplement du droit du travail du pays destinataires. &lt;br&gt;
Impossible, &#233;galement, d'imposer &#224; une entreprise de construction slovaque ou lettone le respect des r&#232;gles de s&#233;curit&#233; pour les &#233;chafaudages ou les chantiers de d&#233;samiantage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour couronner le tout, le prestataire de soins s'installant dans un pays tiers ne sera plus oblig&#233; de respecter le syst&#232;me de S&#233;curit&#233; sociale du pays h&#244;te. Pour la directive Bolkestein, en effet, le respect des syst&#232;mes nationaux de S&#233;curit&#233; sociale serait contradictoire avec la libre circulation des services dans l'Union... Cette directive compl&#232;terait parfaitement la r&#233;forme Douste Blazy pour remettre en cause toute politique de sant&#233; publique en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article III-145 donne une d&#233;finition tr&#232;s large des &#8220; services &#8221; : &#8220; Aux fins de la Constitution, sont consid&#233;r&#233;s comme services, les prestations fournies normalement contre r&#233;mun&#233;ration &#8221;. Combin&#233;e &#224; l'absence de d&#233;finition des services publics et aux restrictions apport&#233;es aux SIEG au nom de la concurrence &#8220; libre et non fauss&#233;e &#8221; dans le projet de Constitution, cette d&#233;finition extr&#234;mement large des services offre un solide point d'appui &#224; l'entreprise de d&#233;molition des services publics orchestr&#233;e par la directive Bolkestein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, en pratique, &#224; part la police, la justice (pas les frais d' avocats...) ou l'arm&#233;e, aucun service public n'est gratuit : on paie l'inscription en fac, une partie de l'enseignement est priv&#233; et l'enseignement est donc payant, une partie des frais hospitaliers sont &#224; la charge du patient... Tous ses services publics peuvent donc &#234;tre, selon le projet de Constitution et la directive Bolkestein, consid&#233;r&#233; comme des &#8220; services &#8221; et mis en concurrence avec des &#8220; services &#8221; fournis par des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es d'un autre Etat de l'Union...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un projet de directive conforme &#224; la volont&#233; du projet de Constitution d'interdire l'harmonisation des dispositions l&#233;gislatives des Etats membres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notamment le cas de l'article III-210 qui interdit tout harmonisation entre les droits du travail des Etats membres de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est regrettable que les partisans du projet de Constitution ne se soient pas aper&#231;us que cet article &#233;tait en parfaite contradiction avec &#8220; la d&#233;marche communautaire &#8221; (la fameuse m&#233;thode Delors) dont ils se r&#233;clament &#8220; qui vise &#224; rapprocher et &#224; harmoniser les dispositions des Etats membres &#8221; &lt;br&gt;
D'autant que l'article III-209 pr&#233;cise sans la moindre ambigu&#239;t&#233; que c'est le &#8220; fonctionnement du march&#233; qui favorisera l'harmonisation des syst&#232;mes sociaux &#8221;. C'est tr&#232;s exactement l'objectif de la directive Bolkestein : favoriser l'harmonisation par le bas des syst&#232;mes sociaux en les mettant en concurrence directe les uns avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, ce projet de directive arrive au moment opportun pour les lib&#233;raux : au moment o&#249; entrent dans l'Union dix pays d'Europe centrale et orientale dont les droits du travail et de protection des consommateurs sont nettement inf&#233;rieurs &#224; ceux de l'Europe des quinze. C'est donc tout &#224; fait sciemment que la directive Bolkestein prend appui sur l'article III-210 pour organiser le dumping social entre les dix et les quinze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poisson-pilote de son gouvernement, l'entrepreneur letton Laval anticipe l'adoption de la directive Bolkestein. Cet entrepreneur avait commenc&#233; la construction d'une &#233;cole en Su&#232;de et refus&#233; de signer les accords collectifs su&#233;dois au pr&#233;texte qu'il &#233;tait d&#233;j&#224; signataire des accords en vigueur en Lettonie qui est un pays membre de l'UE.&lt;br&gt;
Dagnija Stukena, porte-parole du minist&#232;re letton des Affaires &#233;trang&#232;res condamne sans appel le boycott des syndicats su&#233;dois en s'appuyant sur le projet de Constitution : &#8220; L'action des syndicats su&#233;dois est en contradiction avec l'essence m&#234;me de l'UE et la possibilit&#233; pour tous les citoyens de travailler librement dans l'UE &#8221; (Lib&#233;ration du 1er f&#233;vrier 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'effet Dracula&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le vampire Dracula, prince des t&#233;n&#232;bres, ne supportaient pas la lumi&#232;re du jour qui le transformait en poussi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 1990, cet &#8220; effet Dracula &#8221; avait frapp&#233; le projet d'Accord Multilat&#233;ral sur les Investissements. Lorsque ce projet a &#233;t&#233; mis en pleine lumi&#232;re par ceux que l'on n'appelait pas encore les altermondialistes, ses promoteurs avaient alors, prudemment, fait marche arri&#232;re. Mais ils n'ont pas renonc&#233;, leur repli n'&#233;tait que tactique : ils essaient, aujourd'hui, de refaire passer ce plat &#233;pic&#233; dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semblerait que le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne commence &#224; se produire avec la directive Bolkestein. Les mobilisations organis&#233;es par ATTAC et des syndicats avec la participation du Parti Socialiste en Belgique, la mont&#233;e au cr&#233;neau (m&#234;me tardive) des dirigeants socialistes fran&#231;ais, apr&#232;s celle d'ATTAC, du PCF et des syndicats ont contribu&#233; &#224; mettre en lumi&#232;re le contenu du projet de directive et sem&#233; la panique parmi ses promoteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en qui avait donn&#233; un avis favorable au projet de directive en f&#233;vrier 2003 change son fusil d'&#233;paule. Chirac qui l'avait approuv&#233;, comme tous les chefs d'Etat, en mars 2004, fait mine de d&#233;couvrir les menaces de dumping social que rec&#232;le ce projet de Directive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, Jean-Manuel Barroso finit par tirer de tout cela la conclusion que cette directive doit &#234;tre &#8220; remise &#224; plat &#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne pas baisser la garde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le repli de Barroso et de Chirac est un succ&#232;s mais ce n'est qu'un succ&#232;s temporaire : leur repli n'est qu'un repli tactique dans l'attente de jours meilleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne a d'ailleurs aussit&#244;t r&#233;affirm&#233; la n&#233;cessit&#233; de ne &#8220; pas perdre de vue (les) principaux objectifs &#8221; de cette directive. Il a aussit&#244;t r&#233;affirm&#233; la pertinence du &#8220; principe du pays d'origine &#8221; qui est le principe fondamental du projet de directive puisqu'il permet aux prestataires de services de ne pas d&#233;pendre de la l&#233;gislation du pays destinataire mais de leur pays d'origine. &#8220; La Commission n'a aucune intention de retirer la directive sur la lib&#233;ralisation des Services, dite &#034;Bolkestein&#034;, mais est pr&#234;te &#224; travailler avec le Parlement europ&#233;en et les Etats membres &#034;pour trouver des solutions &#224; des probl&#232;mes difficiles&#034;, a indiqu&#233; d&#232;s le 3 f&#233;vrier la porte-parole de la Commission, Fran&#231;oise Le Bail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc compter sur Barroso pour ne pas perdre de vue les &#8220; principaux objectifs &#8221; des lib&#233;raux : pour eux, la lib&#233;ralisation du march&#233; des services (70 % du PIB de l'Union) est une priorit&#233;, maintes fois r&#233;affirm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui aujourd'hui les fait surtout reculer, c'est le r&#233;f&#233;rendum fran&#231;ais sur le projet de Constitution europ&#233;enne. Ils comprennent que le m&#233;contentement social pourrait tr&#232;s bien s'emparer du r&#233;f&#233;rendum chiraquien et, sans se tromper le moins du monde de col&#232;re, bien au contraire, dire non &#224; la fois au lib&#233;ralisme en France et en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en lumi&#232;re de la directive Bolkestein et la mobilisation pour le retrait (et non pour la &#8220; remise &#224; plat &#8221; !) de cette directive sc&#233;l&#233;rate est donc plus que jamais n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, la directive Bolkestein n'est que la mise en application au domaine des services du projet de Constitution europ&#233;enne : le moyen le plus s&#251;r d'emp&#234;cher cette directive de voir le jour passe donc d'abord par le rejet de ce projet de Constitution lors du r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jean-Jacques Chavign&#233; et G&#233;rard Filoche&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://92.site.attac.org/IMG/rtf/A19_Bolkestein_et_CE_J.J_Chavigne_-_G._Filoche_23-02-2005.rtf" length="23010" type="application/rtf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
